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ISBN : 2070314650
Éditeur : Gallimard (03/03/2005)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Marie Darrieussecq reconnue depuis son Truismes d’inspiration kafkaïenne, explore dans chacun de ses nouveaux romans un territoire d’écriture neuf et renouvelé. C’était le cas dans Naissance des fantômes (1998) et Le Bébé (2002). Elle récidive dans White. Un couple, Edmée et Peter, elle, ingénieur en télécommunication, lui, ingénieur chauffagiste, se retrouve isolé du monde sur une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Pavlik
  03 février 2016
Jusqu'à présent, pour moi, Marie Darrieussecq était (roulement de tambour)...une page blanche (cymbale, éclats de rire).
C'est donc vierge de toute idée préconçue (si ce n'est qu'elle connut le succès avec son premier roman "Truisme") que je me lança dans cette lecture. J'ai mis du temps à me faire à sa plume, à ce style haché, en apparence assez impersonnel et froid, à cet abus de virgule. Et puis cette syntaxe toute personnelle, faite de phrase courte, de coupure abrupte. Au niveau du rythme c'est pas du binaire, mais c'est pas du ternaire non plus...En fait s'il fallait vraiment y accoler un adjectif, je dirais : déstructuré...moderne, en somme. Pour être honnête il m'agaça prodigieusement, ce style, pour finir par me séduire...
Voici pour la forme, mais le fond, la partie immergée de l'iceberg, la glace originelle enfouie sous 3000 mètres de couches successives de neige compressée ? Et bien ce n'est pas une histoire, non. Pas au sens d'un récit. Marie Darrieusecq entend plutôt nous parler, selon moi, de corps, du corps qui perçoit, qui sent, qui voit, qui entend, ressent...Du corps sensoriel. Et qui, triste condition que celle de l'homme, échoue à appréhender le réel, le monde, l'environnement. Ainsi, quoi de mieux que le pôle Sud comme impasse pour les sens, ce territoire grand comme l'Europe, où ciel et neige ne fond qu'un, où distances et proportions sont imperceptibles à leur juste valeur, "inconnaissable" en fait ?
C'est ainsi qu'elle y plonge Edmée et Peter, sous le vague prétexte d'une expédition scientifique (le projet White). Tous deux ne sont donc, au début, que des corps, traversées de quelques pensées. Puis, petit à petit, elle parsème son récit de bribes de leur passé. Tout deux sont, pour des raisons différentes, des déracinés. Tout deux sont hantés par des fantômes, des spectres que l'auteur fait parler à la première personne. A l'instar de la neige, ils s'accumulent et finissent par devenir envahissants. L'époque est incertaine, nous sommes dans un futur extrêmement proche et l'humanité s'apprête à poser le pied sur Mars (je dis ça pour les amateurs de SF mais au final, vous l'aurez compris, ce n'en est pas).
Ainsi, plus le récit avance, plus Edmée et Peter s'humanisent, sans pour autant devenir attachants. Dans le monde de Marie Darrieussecq, on ne pénètre pas le secret de l'intime...Y compris les intéressés eux-même. Voilà, j'ai plutôt apprécié. Pour autant la fin me laisse dubitatif, un peu comme une impression de hors-sujet (je n'en dis pas plus, à vous de voir...et de croire).
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yann-frat
  12 septembre 2014
En gros ça parle de :
D'une femme, Edmée qui part dans une expédition au pôle sud. le sujet Darieusecq par excellence: le corps face au vide blanc, au grand rien.
Mon avis à moi que j'ai :
J'ai absolument adoré les deux premiers "chapitres" avec Darieusecq en roue libre qui décrit le corps dans un bateau, le corps tordu par les vomissements et le sol qui bouge, le corps face au blanc, face au froid, face au vide. Et puis le deuxième avec les corps qui vivent côte à côte, le rien à faire et le vide, le corps à occuper et puis les fantômes qui reviennent, qui n'abandonnent jamais. Mais, va savoir pourquoi, dans le troisième "chapitre" elle a absolument voulu/ du (?) caser une histoire d'amour. C'est idiot, ça n'a aucun sens, ça devient même à la limite du lisible (oui même pour les fans c'est pour dire) et en plus ça conclue le livre sur une note neuneu, le corps bis, le bébé. Bref, j'ai pas compris; a part l'envie absolue de garder en prétexte une vague histoire romanesque, pour ne pas dire que c'est un roman conceptuel sur le corps, je ne vois pas. Et si c'est ça je n'aurais donc qu'une seule question : MAIS POURQUOI ????
Lien : http://yannfrat.com/blog/?p=..
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leschercheursdor
  09 décembre 2010
Je me suis habitué très vite au style de l'auteur : haché, sans trop de mise en forme...mais diablement efficace. Marie DARRIEUSSECQ écrit comme elle pense, et comme elle pense bien...
Le premier niveau de l'histoire est captivant , un voyage vers le bout du monde, on se croirait dans un roman de Jules Verne, dans des récits de voyage.
Après, il y a la rencontre des personnages principaux, leur histoire passée racontée avec de petites touches.
J'y retourne.
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leschercheursdor
  10 décembre 2010
J'ai terminé ce bouquin, l'histoire d'une rencontre joliment racontée.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   29 janvier 2016
Le pôle Sud est notre forme, comme la mer pour le mélancolique, la chaise longue pour le tuberculeux, la pièce vide pour l'amnésique. Et si la précision était compatible avec notre nature, nous dirions ceci : que l'Antarctique est notre équivalent géographique. Nous poserions cette équation : que l'Antarctique est à la Géographie ce que nos corps sont à l'Histoire.
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PavlikPavlik   28 janvier 2016
On pourrait imaginer qu'en faisant le tour de l'iceberg (combien ? une heure de mer ? une journée ?) il y aurait, face cachée de la Lune, des signes laissés, une intention. Mais ça n'a rien à voir avec les humains. Ça se passe d'eux. De la glace un point c'est tout. Ni prairie au dégel, ni arbres, ni rivières, ni même ces déserts qu'on connait, avec du sable, des buissons, un lit de rivière à sec. Oued. Non, ça ne veut rien dire. Edmée aimerait croire (sentinelle, émissaire) que ça guette, que ça attend. Que ça leur veut quelque chose, et pas rien.
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PavlikPavlik   01 février 2016
Si le noir est l'absence de couleurs, la toile de fond entre les étoiles, le truc tendu dans la soupente de l'univers - le blanc est la fusion du rien.
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PavlikPavlik   31 janvier 2016
Même en finnois Edmée Blanco essaie de dire son petit mot. S'il lui reste un peu de vision satellite elle cherche sur Internet comment se dit ceci et puis cela, elle s'occupe, Edmée, elle s'intéresse, sauf que le Finlandais n'est pas finlandais mais estonien, chose que son épouse Ida, à Tallinn, ne prend pas la peine d'expliquer à la pétasse du standard, vu le coût de la minute Tallinn-pôle Sud.
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PavlikPavlik   29 janvier 2016
Il n'y a qu'au pôle Sud que ce métier, chauffagiste, atteint sa pleine mesure.
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Videos de Marie Darrieussecq (58) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Darrieussecq
Fiston MWANZA MUJILA Tram 23 éditions Métailié : Où Fiston Mwanza Mujila lit quelques pages de Tram 23 à l'Institut Français de Libreville (Gabon) le 3 mai 2018 à l'occasion d'une rencontre sur "La ville africaine" avec Sami Tchak et Marie Darrieussecq, animée par Steeve Robert Renombo "Au commencement était la pierre et la pierre provoqua la possession et la possession la ruée, et dans la ruée débarquèrent des hommes aux multiples visages qui construisirent dans le roc des chemins de fer, fabriquèrent une vie de vin de palme, inventèrent un système, entre mines et marchandises."
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