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Michel Delon (Éditeur scientifique)Anatole France (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2070393186
Éditeur : Gallimard (23/02/1995)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.52/5 (sur 95 notes)
Résumé :
J'aimais éperdument la Comtesse de ... ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna: et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de Mme de T..., qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût com... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Ktyminilit
  08 juin 2017
Vivant Denon, auteur du XVIIIème siècle écrit « Point de lendemain » en 1777. Il s'agit d'un court récit, une nouvelle d'une vingtaine de pages.
Un jeune homme de vingt ans se trouve au centre d'amours tumultueuses et de tromperies savamment manigancées par ses deux maitresses.
L'écriture de ce siècle est précise, poétique, elle enjolive les frasques libertines d'adultes consentants sans jamais basculer dans l'inconvenable.
Un plaisir de lecture immense, dommage que le récit soit si bref, on en redemanderait …
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Cath36
  20 janvier 2011
Plus cocu que que le héros, tu meurs ! c'est l'histoire (assez tordue, il faut bien le dire) d'une femme qui trompe trois hommes : son mari, son amant, et un jeune homme qui tombe par malheur entre ses griffes, et ce pour que le mari ne découvre pas quel est son véritable amant.Une histoire qui à l'époque aurait pu finir sur le pré, sans l'habileté machiavélique de la dame.
On se prend à regretter le temps où les femmes ne travaillaient pas et défiaient le machisme ambiant plus sûrement qu'une DRH !
Et quelle écriture ! rapide, acérée, faisant mouche à chaque fois !
On connaissait Vivant Denon comme égyptologue et ami de Bonaparte, l' écrivain mérite d' être savouré. D'ailleurs, ne vaut-il pas mieux (surtout aux XVIII-XIXe s) être vivant de nom que mort de réputation ?
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PiertyM
  08 mai 2016
"Je cherchai bien la morale de toute cette aventure, et... je n'en trouvai point. " C'est ainsi que se termine cette nouvelle, et à moi lecteur, je dirais quel sens donner à cette nouvelle, je n'en trouve point, c'est juste une petite aventure de libertinage. Mais, par contre l'écriture, ça vous emballe de la même manière que notre narrateur s'est laissé emballé dans une scène d'aventure amoureuse alors que ce n'était qu'un jeu, un rêve...
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Pasoa
  10 juin 2017
Unique roman écrit par Vivant Denon, Point de Lendemain fait partie des oeuvres incontournables de la littérature libertine du XVIIIème siècle.
Dans ce conte (c'est ainsi que le désigne son auteur), un jeune ingénu de 20 ans, introduit dans les loisirs de la société aristocratique, fait un soir la rencontre de Madame de T.... Celle-ci pour, dit-elle "que je vous sauve le ridicule d'une pareille solitude", lui offre de passer la nuit... à ses côtés.
C'est ici, dans un style délicat et chatoyant (celui du XVIIIème siècle), que l'auteur va déployer toute la subtile intrigue du récit, évoquant tous les recoins des lieux et du temps, jusqu'à l'étonnant jeu de faux-semblants de ses personnages. Comme un désenchantement, le récit se termine par cet aveu du jeune ingénu : "Je cherchai bien la morale de toute cette aventure, et... je n'en trouvai pas".
Oeuvre brève, autographiée MDGODR (pour Monsieur Denon, gentilhomme ordinaire du roi), Point de Lendemain est un récit léger, distrayant, des plus plaisants à lire.
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AmandineMM
  23 décembre 2012
"Je cherchai bien la morale de toute cette aventure, et… je n'en trouvai point."
La dernière phrase de ce conte est assez significative de l'ensemble du texte : il est inutile d'y chercher une quelconque morale ou leçon, seuls le caprice et l'inspiration d'un moment ont présidé à cette plaisante aventure. Celle-ci est initiée par Madame de T***, femme soucieuse de sa réputation et sachant la préserver (sans avoir celle d'une prude pour autant), à qui il prend brusquement la fantaisie d'enlever le jeune narrateur à une de ses amies et de l'emmener à la campagne de son mari. Bien que surpris, Damon se laisse conduire et entraîner dans un rêve éveillé. Cette dimension onirique est en partie causée par la rapidité des évènements. Cette vitesse se répercute sur la narration et donne au lecteur la sensation d'être lui aussi pris dans ce tourbillon. Toutes les procédés d'usage de ce type d'arrangement amoureux sont respectés, mais de façon accélérée, en une nuit. Vivant Denon livre donc dans cette nouvelle une épure des intrigues libertines aristocratiques et romanesques : tel Meilcour par Madame de Lursay, Damon est initié à l'amour et à ses délicatesses par Madame de T***, bien plus rapide dans cette entreprise. Elle y est bien entendu aidée par son jeune apprenti, déjà formé au langage codé de la société de l'époque.
Comme l'annonce le titre, cette nuit d'initiation et de rêve restera sans lendemain : "Tout m'échappe avec la même rapidité que le réveil détruit un songe, et je me trouvai dans le corridor avant d'avoir pu reprendre mes sens." le conte se poursuit alors, non plus sur le mode érotique comme précédemment, mais sur celui de la comédie : les retournements de situation se succèdent – avec bonheur, pour qui sait les lire entre les lignes, comme il est de coutume dans ces récits du 18e siècle –, chacun joue son rôle, sans toujours se rendre compte de son ridicule, et tous repartent contents. Bien sûr, tout n'est pas idyllique dans ce dernier tableau, le cynisme de Vivant Denon ne s'efface pas ainsi : la figure de Madame de T*** domine comme celle de la marionnettiste dans la pièce qui se joue, c'est-à-dire comme celle qui manipule tout ce beau monde et est la seule à sortir indemne de cette comédie sociale et amoureuse.
"Conviens que le théâtre du monde offre des choses bien étranges, qu'il s'y passe des scènes bien divertissantes."

Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   20 janvier 2011
Il en est des baisers comme des confidences : ils s'attirent, ils s'accélèrent, ils s'échauffent les uns les autres. En effet le premier ne fut pas plutôt donné qu'un second le suivit ; puis un autre : ils se pressaient, ils entrecoupaient la conversation, ils la remplaçaient ; à peine enfin laissaient-ils aux soupirs la liberté de s'échapper. Le silence survint, on l'entendit (car on entend quelquefois le silence) : il effraya.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   07 juin 2010
J'aimais éperdument la comtesse de *** ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa ; je me fâchai ; elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes.
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PiertyMPiertyM   08 mai 2016
J’aimais éperdument la Comtesse de *** ; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu ; elle me trompa ; je me fâchai ; elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   07 juin 2010
Je montai dans la voiture qui m'attendait. Je cherchai bien la morale de toute cette aventure, et... je n'en trouvai point.
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KtyminilitKtyminilit   01 juin 2017
La lune se couchait, et le dernier de ses rayons emporta bientôt le voile d'une pudeur qui, je crois, devenait importune. Tout se confondait dans les ténèbres.
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Vivant DENON – Point de Lendemain
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