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ISBN : 2207116131
Éditeur : Denoël (26/04/2013)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Passionné par le Japon et sa culture, directeur de production d'un studio de jeux vidéo, Jean-Philippe Depotte a laissé la France en 2005 pour habiter Tôkyô avec sa famille pendant quatre années. Là, il a appris le japonais, parcouru le pays et rencontré les gens. C'est là-bas, aussi, qu'il a décidé de devenir romancier. Le Chemin des dieux est son quatrième roman.

« Il n'y a pas de bien, il n'y a pas de mal. Il n'y a que la beauté. »

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  11 mai 2013
Le hanami est la coutume traditionnelle japonaise d'apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier.
Ce roman fantastique (au sens propre comme au figuré) est comme un hanami, une magnifique floraison éthérée, que l'on suit page après page, hypnotisé toujours plus profondément par son atmosphère.
Jean-Philippe Depotte vous invite à voyager à travers le Japon du passé et du présent, dans une histoire combinant tradition et modernité, pour un dépaysement total et une immersion complète (il a vécu plusieurs années sur place).
Vous allez très vite perdre vos repères d'occidental, mais rassurez-vous, Depotte va vous tenir par la main tout au long de son récit, tel un guide bienveillant.
L'auteur a construit une histoire qui commence dans le réel, pour se poursuivre de manière vaporeuse dans l'irréel, en se basant sur les croyances animistes japonaises. Ces croyances dans lesquelles une âme, une force vitale, anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent. Une façon d'être très éloignée de nos certitudes d'occidentaux.
Laissez-vous envouter par cette histoire qui mêle instant et éternité et où de nombreux personnages de la mythologie japonaise vous apparaitront.
Mais comme le disent les japonais, ne cherchez pas constamment les explications à ce qui se déroule devant vos yeux, mais laissez-vous emporter (page 95 : « il faut la grossièreté d'un gaïgin (étranger) pour s'attacher au pourquoi ou au comment des choses »).
Le Japon est un pays de superstitions plus que de religion et Depotte a admirablement construit son récit autour de ce fait avec style, élégance et finesse. Il nous dépeint un pays fascinant, mais également totalement replié sur lui-même.
Prenez votre envol avec Jean-Philippe Depotte pour ce voyage onirique assez extraordinaire, dont le seul défaut, que je pourrais lui trouver, est d'être un poil trop long.
Et n'oubliez pas en le lisant : l'essentiel se cache bien souvent dans l'intervalle qui sépare les choses.
Étonnante et déroutante découverte qui est à mettre entre les mains d'un large public.
Un dernier mot pour souligner la couverture absolument magnifique !
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Commenter  J’apprécie          270
kuroineko
  31 janvier 2017
Une attirante couverture, avec au centre une hiératique beauté nippone tout droit sortie du Dit du Genji de Dame Murasaki Shikibu, le "Hi no maru" - soleil rougeoyant sur le drapeau national - en auréole derrière elle...
Un titre: le chemin des dieux... la transcription littérale des deux idéogrammes formant le terme "shintô"...
Il n'en fallait pas plus pour m'inciter à entamer cette lecture, sans passer par la case "résumé en 4ème de couverture".
Jean-Philippe Depotte nous entraîne dans un roman hors norme, à plusieurs titres. Au départ, avec l'appel au secours de Francis du Japon, à son ami Achille revenu en France 12 ans auparavant, on a l'impression  d'entamer une intrigue de type enquête privée plutôt que policière.
Revenu à Tokyo, Achille éprouve la nostalgie de ce pays qu'il a tant aimé tout en constatant les différences. Et notamment un "incident" mystérieux qui priverait l'archipel d'électricité. Et là le polar semble s'allier au thriller écologique. Après tout, la catastrophe du 11 mars 2011 et ses conséquences terribles sur les réacteurs nucléaires de Fukushima ne sont pas loin.
L'auteur joue ainsi de différents genres romanesques. Il plante son décor en prenant son temps. le cadre contextuel représente d'ailleurs à mes yeux la qualité principale de ce livre. Jean-Philippe Depotte connaît bien le Japon et la mentalité japonaise. Il sait aussi ce que cela signifie d'être un "gaijin" (un étranger) parmi ce peuple qui n'assimile pas facilement les ressortissants d'autres pays. Il donne à voir la société nipponne actuelle prise entre le conformisme social et des excentricités ahurissantes, une tradition séculaire très forte et une hypermodernité. Certains aspects qu'il amène, comme les nouvelles conceptions amoureuses semblent à peine croyances à nos yeux occidentaux : on peut être un jeune couple sans se toucher, sans relation sexuelle car trop compliqué à gérer. Et certains jeunes hommes de préférer s'amouracher de jeunes "idoles" préfabriquées par des boîtes de production, et collectionner figurines et posters de leur égérie. Ou s'identifier à des personnages de dessins animés ou de jeux vidéos en y mettant une passion et un sérieux inouïs. Mais vrai. Il suffit de lire les ouvrages de sociologie de Muriel Jolivet, professeur d'origine française à l'université Ste Sophie de Tokyo, pour s'en convaincre.
Achille se retrouve pris dans des événements qui le dépasse, rencontrant au passage une foule de personnages plus extraordinaires les uns que les autres. C'est au fil de ces rencontres et pérégrinations que l'auteur instille de façon subtile le surnaturel dans son récit. le passage ne se fait pas tout à trac mais le lecteur se sent conduit, avec Achille, dans un monde flottant où l'irréel devient réel. le shintô étant la religion originelle et fondatrice du Japon, la frontière si floue entre le monde profane et le monde sacré finit par sembler comme allant de soi. Plus qu'une religion, il s'agit plutôt d'un ensemble de croyance en une sacralité intrinsèque des éléments de la nature, avec leurs Kami (divinités) et tout un panel de créatures fantastiques que les Japonais regroupent sous le nom générique de yôkai.
C'est donc dans un Tokyo où les deux réalités se concentrent qu'on suit le développement de l'intrigue. le roman de Jean-Philippe Depotte nous renvoie avec plaisir aux folklore et grands mythes fondateurs de l'Empire du Soleil Levant.
Tous ces éléments offrent déjà un programme alléchant. Mais l'auteur va plus loin en abordant, même sans s'y appesantir, les concepts typiques de l'esthétisme japonais. Certains passages m'ont tout droit renvoyée à l'Éloge de l'ombre de Tanizaki, par exemple.
On y découvre également les mille Et une nuances et éloquences d'une civilisation qui a fait du vide une notion fondamentale. C'est dans les silences ou les intervalles que se glissent les choses les plus importantes.
Et enfin l'auteur propose, sous-jacente à son intrigue, une réflexion d'ordre philosophique sur la nature des êtres, sur celle du Japon, s'interrogeant (et le lecteur avec) sur l'impermanence et l'immuabilité, sur l'éphémère et l'éternité, etc.
Un roman très riche donc, et surprenant, à plus d'un point. D'où le terme de "hors-norme" que j'ai utilisé plus haut. Un ouvrage qui divertit, passionne, augmente nos connaissances et donne à réfléchir... Pourquoi hésiter plus longtemps?
Sur le procédé narratif, Jean-Philippe Depotte recourt à un rythme plutôt lent, ce qui pourrait décourager les amateurs de tempo endiablé.
Tout comme les termes et noms propres relatifs aux mythes et légendes peuvent décontenancer. En dépit de cela, l'aventure en vaut la peine et je le recommande vivement à tous les amoureux des films de Miyazaki Hayao ou de séries de japanimation comme Les 12 Royaumes. Pour les plus curieux, avides d'en connaître un peu plus sur l'univers fantastique des yôkai, je conseille le Dictionnaire des yôkai en 2 volumes de Mizuki Shigeru. Je me suis amusée pendant ma lecture à y rechercher les créatures présentées dans le roman pour en apprendre un peu plus. Ah la curiosité, quelle remarquable vertu!
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PostTenebrasLire
  11 avril 2019
C'est un très gros coup de coeur pour moi.
Pour qu'il le soit aussi pour vous je vous conseille vivement de vous renseigner sur les mythes et légendes japonaises.
## Quelques liens livres, mangas, ...
Je recommande :
- L'excellent blog de Joranne vous parle par exemple d' Amaterasu - 天照 - La déesse du soleil
https://www.joranne.com/2016/02/amaterasu-la-deesse-du-soleil.html
- le livre "jeunesse" Yôkai ! le monde étrange des monstres japonais https://post-tenebras-lire.net/Y%C3%B4kai_le_monde_%C3%A9trange_des_monstres_japonais/
- le manga "nonnonbâ" de Shigeru Mizuki
Connaître un peu les mythes et créatures mythiques principaux du Japon vous rendra la lecture bien plus profitable.
Le roman écrit par un Français se passe au Japon. Et au Japon on s'y sent vraiment. Il y a ces petits détails qui vous font vous sentir là-bas : une maison, une rivière, une attitude, un quartier, la nourriture ...
## Mais quelle est l'histoire ?
Un homme, Achille, est appelé par son ami depuis le Japon. La femme qu'il a aimée a été enlevée.
Il prend le premier vol et arrive dans un pays en proie à un "incident" inexpliqué.
La consommation électrique doit être réduite, restreinte drastiquement.
Dans un Japon de plus en plus gagné par l'obscurité, des choses étranges se passent, des êtres se mêlent à la réalité.
L'enquête prend un tournant immédiat avec le suicide de l'ami d'Achille
## Mais quel est mon avis ?
C'est un voyage initiatique dans une histoire qui mêle réel onirique d'une très belle façon. Un voyage aux marges de la société japonaise.
C'est un affrontement entre l'obscurité et la lumière entre l'éternel et le changement.
Un enchantement pour ceux qui connaissent quelques mythes (sinon vous risquez vraiment de passer à côté d'une grande partie des personnages).
## Mon conseil ?
Entrez dans ce roman comme dans un polar et lâchez prise.
Au Japon, il y a un petit espace entre les bâtiments.
Regardez le bien. C'est sombre et humide.
N'y a-t-il pas quelque chose dans l'obscurité la-bas ?
Un chemin ?
Un chemin vers un autre Japon, un chemin des esprits, un chemin des dieux.
Empruntez le avec Achille.
### Bonus :
une bonne partie se passe à Tokyo dans des quartiers connus et reconnaissables (il faut j'y retourne !)
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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sl972
  12 novembre 2017
Ce roman fait partie de ces OVNI littéraires qu'on adore ou qu'on déteste. Personnellement, j'ai adoré le lire et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.
L'idée de départ semble simple : un homme, Achille, apprend par un ami, Francis, qu'Uzumé, la femme qu'il a aimée et qu'il a voulu épouser il y a plus de dix ans, a disparu. Il quitte aussitôt son pays, la France, pour se rendre sur place, au Japon.
On comprend très vite que la situation est bien plus complexe que cela. Quand Achille arrive à Tôkyô, rien ne correspond à son idée : Francis est mort, Uzumé est sur toutes les affiches, la doyenne de l'humanité a été kidnappée et le Japon perd peu à peu sa lumière à cause d'un Incident qui reste inexpliqué.
Les questions sont nombreuses, Achille ne comprend pas ce qui se passe (moi non plus d'ailleurs) et se retrouve très vite perdu dans ce pays si différent du sien (et du nôtre), aux traditions et aux superstitions si éloignées de celles qu'il connaît.
Comme je l'ai dit plus haut, ce livre est impossible à mettre dans une catégorie précise. On le commence en pensant avoir affaire à un roman policier, on bascule ensuite vers une fable écologique puis dans le fantastique, avant de réfléchir à la beauté et de se plonger dans la mythologie shintoïste. Et je pourrais en dire encore beaucoup.
Le résultat de ce délicat mélange est un roman qui n'est pas que cela, porté par un style fluide et facile à lire, qui nous permet de découvrir un autre visage du Japon, entre tradition et modernité, et de réfléchir, sans en avoir l'air, aux deux conceptions de la beauté – et de la vie tout simplement – qui nous sont proposées : l'éphémère et l'éternité.
+ Lire la suite
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Philemont
  08 mai 2013
Quand il apprend que la japonaise qu'il a aimé et voulu épouser douze années plus tôt est portée disparue à Tokyo, Achille plaque sa vie parisienne pour se rendre sur place. Là il découvre un Japon en plein bouleversement, le pays étant la proie d'une crise énergétique sans précédent. Inexpliquée, cette crise a pour conséquence de couper tout le pays du reste du monde et de multiplier les phénomènes troublants tels l'enlèvement de la doyenne de l'humanité ou le suicide incompréhensible de l'ami qui l'a prévenu de la disparition de son ancien amour. Coincé dans le pays, Achille entame donc une quête qui va lui faire prendre conscience que les créatures de la mythologie japonaise semblent avoir pris vie dans la société contemporaine, et que tous ces phénomènes incompréhensibles dont il est témoin sont liés d'une façon ou d'une autre ; mais encore faut-il être capable de les relier pour comprendre le fin mot de la situation au Japon...
Le chemin des dieux est le quatrième roman de Jean-Philippe DEPOTTE. Jusque-là spécialisé dans la reconstitution historique mâtinée de fantastique, l'auteur se lance cette fois-ci dans un exercice de pure fantasy, et plus précisément de fantasy urbaine, comme le laisse entendre le pitch brièvement présenté ci-dessus. Néanmoins l'immersion des créatures mythologiques dans le Tokyo contemporain est très progressive ; l'auteur entame même son roman un peu à la manière d'Haruki MURAKAMI, développant son univers banal (mais le Japon est-il réellement banal pour le lecteur occidental ?) à l'aide d'artifices merveilleux par petites touches délicates. C'est d'ailleurs la partie la plus réussie du roman, sa mélancolie, son étrangeté et sa cruauté donnant au récit une sensation de douce poésie.
En revanche, lorsque la mythologie classique rencontre définitivement la mythologie moderne (celle de la technologie et des jeux vidéos), le récit perd en crédibilité et devient difficile à suivre pour le néophyte en matière nippone. C'est en particulier la mythologie du pays qui n'est pas simple à appréhender et que l'auteur n'explicite que trop brièvement. de plus cela n'empêche aucunement le récit de tirer trop souvent en longueur alors même que les aventures d'Achille s'enchaînent à un rythme soutenu.
Le chemin des dieux est donc un roman en demi-teinte. le lecteur ne peut qu'en apprécier la poésie, mais sa fantasy est bien trop artificielle pour qu'il y adhère pleinement.
Lien : http://philemont.over-blog.n..
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critiques presse (2)
Actualitte   21 novembre 2013
Ce roman est une sorte de fantasy urbaine, très visuelle mais déroutante, très proche apparemment de l'ouvrage de Neil Gaiman, « American Gods », et qui témoigne, incontestablement, de la grande connaissance du Japon de l'écrivain.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Elbakin.net   13 mai 2013
L’auteur emploie une narration à la première personne et sait se montrer sobre et précis, sans pour autant négliger quelques “envolées” réussies. Le tout se suit avec plaisir et sans temps mort. Tout au plus pourra-t-on regretter une poignée d’images un peu maladroites, et encore.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   30 janvier 2017
Il existe deux tristesses.
Wabi, est le sentiment de solitude et de découragement qui accompagne souvent une perte.
Sabi, au contraire, confère à la vieillissent et à l'isolement une certaine beauté du dépouillement.
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kuroinekokuroineko   31 janvier 2017
Ken et Kumiko écoutaient ensemble la beauté de leur silence. Un silence de vieilles personnes qui ont gagné du prix d'une vie le droit de ne plus rien se dire. Un silence éphémère, meilleur qu'une éternité de parole.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   05 avril 2019
Parce qu’en cet instant précis, les deux lutteurs respiraient à l’unisson. Il y voyait le signe qu’ils comprendraient ensemble le moment juste de commencer le combat. Au sumô, la beauté du duel réside dans la perfection de cet instant.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   08 avril 2019
L’Empereur apparut sans musique, sans hymne ni drapeau national. En France, le chef de l’État aurait été annoncé par un jingle ou une fanfare tonitruante. Ici, seul le silence convenait à sa dignité
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kuroinekokuroineko   29 janvier 2017
La beauté réside dans l'impermanence.
La lune, quand elle disparaît derrière les nuages. Le son de la cloche, quand il s'éteint graduellement vers le silence.
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