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EAN : 9782374913230
178 pages
Quidam (22/08/2023)
4.17/5   51 notes
Résumé :
MURmur s'ouvre sur le récit, à la première personne, d'une femme incarcérée pour avortement à la suite d'une fausse couche. La liberté de disposer de son propre corps n'existe plus. Dans cette dystopie, les femmes sont ainsi privées de voix et d'insurrection. Mais la révolte couve... S'enchâsse alors le roman d'une autrice inconnue, Pièces, texte choral, où se succèdent différents personnages répondant à des termes génériques (Mère, GrandeEnfant, Faiseuse, Collègue,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Ce livre sur le thème de la liberté de la femme, spécifiquement celle de disposer de son corps, de n'être pas violée -- mais cela ne dépend pas d'elle --, de pouvoir faire le choix toujours difficile et douloureux de l'avortement, reste d'une actualité frappante plusieurs décennies après la loi qui légalisa le droit d'avorter.

Deux aspects dans MURmur, d'abord une dystopie donnant la parole à une femme emprisonnée car elle a fait une fausse couche, avec un début évoquant en une poésie dramatique l'enfermement du corps emprisonné. Pas seulement le corps mais, avec lui, l'esprit, l'âme, la pensée. Cette première partie est présentée sous la forme de colonnes, comme un journal de cette enfermée qui crie sa désespérance, ajoutant encore à la puissance de l'expression de cette femme.

Ensuite, une nouvelle, Pièces, à la lecture de laquelle on reconnaît les protagonistes du procès de Bobigny. Ici, Caroline Deyns a choisi des noms communs pour les désigner : GrandeEnfant, PetiteSoeur, ToutePetiteSoeur, Père, Mère, Faiseuse, MaîtreAvocate, MadameLaMinistre, en tailleur bleu, matricule 78651, capable pour une rare fois d'assimiler la loi à la barbarie nazie, quitte à endurer la présence des croix gammées sur ses murs.

Le récit est dense, bien mené, il illustre la condition sociale de ceux qui n'avaient pas les moyens d'aller à l'étranger, exploités par un système prêt à les punir pour avoir usé tant bien que mal de leur liberté, ou plutôt de ce qui pouvait en rester après la contrainte, le viol, le regard des autres, bien ou mal pensants.

Une lecture qui reste indispensable, qui ne sombre pas dans le féminisme à tout prix, un texte qui emploie les mots justes, ceux qui atteindront leur auditoire sans artifice, rien que par une vérité nue.
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Retour vers le futur.
Non, rien à voir avec le célèbre film de Robert Zemeckis.
Dans Murmur, Caroline Deyns nous ramène à une époque pas si lointaine, où les femmes n'avaient pas le choix, pas le droit, pas la voix pour disposer de leur corps, de leur ventre, de leur vie.
Ici, on devine le futur. Il n'y a pas de date, pas de lieu. Ce que vivent les femmes, mères,  filles, soeurs, dans ce roman, est universel.
Dans un futur, peut-être pas si lointain donc, les femmes sont enfermées. Privées de la liberté à disposer de leur corps. Punies. Leur faute ? Avoir refusé d'enfanter. Interruption volontaire de grossesse, ou même, plus douloureusement, n'avoir pas été au bout ; une fausse couche ayant mis un terme au rêve de maternité.
Coupable !
Devant la dictature de l'homme.
La honte soit sur elles. Criminelles !
Mais le Murmur devient cri.
De rage, de révolte, d'espoir.
Et s'il faut se battre, s'il faut reprendre un combat que d'autres avaient mené bien avant elles, s'il faut se sacrifier, elles sont prêtes.
Caroline Deyns, dans une plume magnifique, nous offre un roman bouleversant, sur un sujet sans cesse d'actualité.
Ses héroïnes ?
Des anonymes.
Parce que là aussi, c'est de toutes les femmes du monde qu'elle parle.
Et cet anonymat de donner une puissance et une atmosphère particulières à son récit.
Narration en trois parties distinctes, pour un même objectif, titiller votre conscience.
Murmur est un roman, il faut le lire comme tel, mais parfois les romans ont bien d'autres pouvoirs...
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"Je transporte sur moi des explosifs qu'on appelle des mots"

Caroline Deyns, découverte avec Trencadis où elle retraçait le parcours de Niki Saint Phalle, est s'attache à parler des femmes, des voix féminines à travers son écriture. Qu'elle soit célèbre mais mystérieuse ou anonymes elles ont en commun le même souci, celui de se faire entendre.... Avec MURmur, l'auteure aborde le thème du corps féminin à travers deux formes.

D'abord une dystopie où la non-procréation est devenue un sujet politique et judiciaire, présentée sous une forme originale comme des messages glissés entre les barreaux.

Puis vient une histoire, Pièces, une histoire malheureusement banale et toujours d'actualité, celle d'une Grand Enfant, qui retrace le parcours d'une maternité non désirée où l'on retrouve sans qu'elles soient nommées Gisèle Halimi, Simone Weil et les grands moments des combats pour le droit à l'avortement.

Mettre en parallèle un futur possible lorsque dans certains pays ce droit est retiré il est toujours nécessaire de revenir sur le passé et Caroline Deyns le fait avec originalité en utilisant à la fois le visuel et les mots sans concession, forts, explicites.

Elle donne encore plus de force à son texte en ne nommant jamais ses personnages mais uniquement leurs fonctions, civilités, ni dates, ni lieux, ni temporalités faisant des deux textes des messages universels.

Il faut accepter de sortir de sa zone de confort, de ses acquis acquis pour rester vigilantes et même si ce voyage entre futur et passé (pas si lointain) n'a pas été une évidence de lectrice, je lui reconnais le mérite de la piqûre de rappel qui se démarque justement par son originalité.
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« MURmur », l'absolu, un viatique. S'il est un livre, le seul, à retenir dans l'orée tremblante des jours, c'est celui-ci.
Universel, essentiel, langue humaine qui se reconnecte à la matrice, femme (s).
À la beauté même sans relâche aucune. Dans l'éclat du réel où la cartographie féminine est virtuose de sincérité, de vérité.
Ce livre vous fera pleurer de par l'électrochoc de ce tour de force. Des entrelacs qui assignent les vents contraires, les turbulences, les guerres intestines faites aux femmes.
Caroline Deyns écrit pour elles, eux, et nous aussi. L'acuité boréale jusqu'au bord des cils. L'éminente littérature engagée, cruciale, où pas un méandre n'est ignoré.
Elle est altière, digne, éveillée, porte-voix, étendard, dans cette supériorité complice des êtres qui écrivent pour l'urgence, le rappel, pour ne rien céder au compromis.
Ce texte est un MURmure, un bruit sourd, tout ce qui délite les souffrances, les combats et les armures.
Femmes, la création marée-basse. Coquillage sur un ventre dont le mystère cache l'enfant.
Les fragments sont d'elles (ailes).
Écoutez le murmure qui approuve la rémanence des dires de Caroline Deyns.
« J'écris de chez les emmurées, les parquées, les claustrées, les assignées, les cadenassées, les séquestrées, les incarcérées. de chez les captives et les recluses. D'ici. de derrière les verrous et après l'écrou. de la geôle qu'est mon corps. Et de la prison où on l'a enfermé ». « Ici, j'ai oublié ce qu'était l'intimité. Même habillée, je suis nue ».
Femmes qui avortent et dont l'enfant est crime pour la loi. La société étranglée par ses faiblesses et ses lâchetés.
« J'écris du vide de ma pièce manquante ».
Femmes en désir de maternité. Femmes achevées comme un ourlet mal fait. Femmes enceintes, coquille qui éveille le bruit de la mer.
Lire cet écrin, c'est respirer. Plonger au fond de la matrice, sentir l'effluve d'une féminité écorchée vive.
« J'écris d'une époque et d'un pays délirants qui entérinent des lois punissant de prison toute femme dont la grosse a été interrompue ».
Fragment-litanie, le berceau pour ventre et le regard qui change de couleur dans le contre-jour. Ici, toutes les remontrances sont pointées du doigt. Ici, la femme est un cri. D'abandons, de joies, de souffrances, ou de combats. Guerrières au front pâle, les barbelés sur leurs consciences.
Chacun des morceaux d'architecture, des morceaux d'étoiles-femmes à pleine main, est l'oeuvre-mère.
« On nous fait croire qu'à part les mères, elles n'existaient plus. Les héroïnes.
« MURmur », la mappemonde dévoile les horreurs. Homme lâche qui abandonne la belle enfant vulnérable parce qu'enceinte. Ses batailles as de pique, as de mort, sans joker ni solidarité. Seule, la mère sera son capitaine, sa voie de secours.
Texte de renom, si percutant, si violent et pourtant son voile blanc est empreint de la plus belle humanité. La mère bouée qui fera de sa vie l'arme pour sauver l'enfant, GrandeEnfant.
« Le mot forcée. le mot frappée. le mot enceinte. le mot peur ».
« MURmur » comme la pleine lune qui ne ment pas. La trame est dévouée à elle (es).
La littérature est plus forte, plus urgente que la vie même. Écrire ainsi est un miracle.
Incontournable, fusionnel, « MURmur » illumine l'obscurité. Dénonce, témoin bienveillant, des existences en apogée que les ombres infinies tourmentent inlassablement. Ce livre est une cascade en pleine chambre. Ce livre est un nid survivance dans la nuit noire.
Grave, crucial, son crépitement est salvateur car dédié à elles.
D'utilité publique, le fronton qui rassemble l'honneur de la parole. Ce parchemin est la pierre angulaire d'une littérature triomphante et révélatrice.
Vigilance, toujours, étreindre ce livre. Laissez le partir chez vos filles et vos fils. Il est l'équité et vos larmes viendront d'elles, et de Caroline Deyns.
Un murmure inoubliable. La résistance est un flambeau.
« MURmur » et sa capacité exhaustive, un feu qui brusque les consciences.
Une urgence de lecture.
En lice pour le prix Hors Concours des Éditions indépendantes 2023/2024. Publié par les majeures Éditions Quidam éditeur.


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Salutairement cruel, étonnamment poétique, un tour de force littéraire, qui, au carrefour de la science-fiction d'anticipation bien noire, de l'historique procès de Bobigny et de récents retours en arrière un peu partout dans le monde, traque la mainmise ancienne et résurgente du patriarcat sur le corps des femmes.

Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2023/08/28/note-de-lecture-murmur-caroline-deyns/

Entêtante litanie de poésie carcérale, mots scandés, gravés ou griffonnés sur des parois qui se dérobent : c'est d'abord cet obsédant chant du cachot et du garrot qui se lance à l'assaut.

Alors surgit un énorme, terrible, « Pourquoi ? » Pourquoi cette femme est-elle ainsi emprisonnée ? Quel est le crime abominable, au-delà de toute rédemption et de toute logique proprement pénitentiaire (si une telle chose devait exister), qui justifierait son enfermement et son isolement, hors des regards et hors des paroles – ne laissant subsister que cette logique du murmure (raréfié, précisément), du chuchotement et de l'interstice qui est aussi celle des réfractaires et des vaincus du grand rêve volodinien ?

Les vingt premières pages, serrées dans leurs étroites colonnes de poésie soigneusement écrasée sous la botte patriarcale (ou tributaires d'un support que l'on n'ose pleinement imaginer, dans cet univers de haute sécurité), amènent un premier élément de réponse d'apparence improbable, puisqu'elles constituent, dans leur sombre beauté, le récit d'un accident, violent et néanmoins presque fortuit, celui de la perte d'un embryon. La véritable explication nous est tout à coup projetée en pleine face par un article du Code Pénal en vigueur ici, issu d'une source à la typographie bien différente, pour assener ce qu'est désormais la Loi.

Alors ? Pas de côté science-fictif émulant, d'une écriture poétique déterminée, beaucoup plus intéressante que celle de Margaret Atwood, certains des pires cauchemars issus de « La servante écarlate » ? Ce serait déjà fort impressionnant, mais ce « MURmur » est bien davantage, et nous entraîne en réalité beaucoup plus loin.

Caroline Deyns nous avait proposé en 2020 « Trencadis », sa biographie-mosaïque de Niki de Saint-Phalle. L'ouvrage ressort ces jours-ci en poche, ne le ratez pas ! Avec le texte de Gwenaëlle Aubry paru en 2021, dont nous vous parlerons prochainement sur ce blog, il constitue l'une des plus magnifiques mises en perspective d'un féminisme iconoclaste et subtilement décalé que je connaisse.

« MURmur », publié chez Quidam en ce mois d'août 2023, explore une face autrement plus sombre de la domination patriarcale convaincue de son bon droit. le récit carcéral initial et la juridifiction qui l'explique (on songera sans doute ici au poignant et rusé « À l'aide ou le rapport W » d'Emmanuelle Heidsieck), hallucinants par eux-mêmes, ne sont que les redoutables introductions d'un deuxième récit double, composé de pièces (à conviction, fournies par un appareillage de surveillance totale qui sert ici aussi bien à mieux vendre qu'à mieux punir, pouvant servir à tout marchandiser comme à appuyer n'importe quoi faisant office de loi) et d'une fable réaliste (dont les protagonistes s'appellent Mère, GrandeEnfant, Faiseuse ou encore MaîtreAvocate), fable qui procède en calque rusé du procès de Bobigny de 1972, étape historique en France, qui ouvrira la voie conduisant au vote de la loi Veil en 1975 et à la légalisation sous conditions de l'interruption volontaire de grossesse.

En jouant ainsi avec une rare maîtrise de l'entrechoc entre réalité historique, dérives contemporaines et apparences science-fictives (car les lois actuelles de certains pays ou États sont en réalité équivalentes à la dystopie que nous croyons lire initialement) ou fabuleuses (car en relisant la presse d'époque de 1972, on jurerait sans doute que le cadre doit en être quelque lointain pays moyenâgeux), Caroline Deyns multiplie de plusieurs facteurs la puissance de sa création et lui donne une rare capacité de résonance.

« MURmur » est un tour de force littéraire, salutairement cruel, étonnamment poétique, et pour tout dire d'une beauté nécessaire, là où le patriarcat jamais vraiment lassé de son emprise peut se comporter le plus directement en propriétaire du corps féminin.

Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
À chaque gamine abusée, même cirque. Même tapage intérieur. Faiseuse n’y peut rien, c’est plus fort qu’elle, un mouvement d’imagination comme il y en a d’humeur : elle contemple chacun de leurs visages dévastés et c’est celui de sa propre mère qui se dessine en surimpression? Hallucination. Systématique. Mais quelle idiote elle fait. Sa mère ! Comme si elle avait la moindre idée de ce à quoi la femme qui l’a mise au monde pouvait ressembler ! Peut. Pourrait. Ne l’a jamais connue, alors quoi ?
Faiseuse ne parvient pourtant pas à s’en empêcher. Elle invite la mémoire défaillante, recueille les histoires désordonnées des gamines, récits de filles paumées, perdues, et se les incorpore, malgré leur poids de pierre dans l’estomac, pour nourrir sa propre fiction. S’inventer une filiation, fabuler sa propre conception. La malfaçon des enfants nés sous X, avait soupiré l’avorteuse qui lui avait enseigné son savoir quand elle lui avait avoué. La vérité était que, sans ce douloureux roman des origines, Faiseuse est incapable de comprendre. Qui pour abandonner son bébé dès le premier jour à l’Assistance Publique, mettre au monde, imposer la vie, en sachant que celle-ci sera pourrie jusqu’au trognon de solitude, de colère et de culpabilité, qui si ce n’est une pauvre gosse d’une quinzaine d’années engrossée contre son gré et sans autre solution – sans adresse ? La femme qui l’a enfantée semblable à toutes ces grandes enfants aux abois, la « chance » en moins. Elle s’entend : chance comme possibilité, chance comme choix.
Être celle qui offre cette chance.
Pour ce seul enjeu, cet unique fantasme de réparation, quand bien même la résurgence des souvenirs terribles, Secrétaire accepte de devenir momentanément Faiseuse. Accepte, elle en temps habituel si craintive et obéissante, de défier la loi. Et tant pis pour les cauchemars qui s’ensuivent, paniques de la dénonciation et des complications. C’est un risque à prendre pour guérir les enfances désastreuses, passées ou futures. Un danger à courir pour permettre la vie désirée et non subie.
De toute façon, quand Faiseuse stérilise ses instruments, installe la couche, explique ses gestes, précise, grave, jamais elle ne ressent de crainte. Dans les yeux de celles qui viennent la voir, dans leurs attentes, leurs exigences et leurs soulagements, il y a toujours suffisamment de force à partager.
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Ici, j'ai oublié ce qu'était
l'intimité. Même
habillée, je suis nue.
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Pas que les murs qui se rapprochent :
le plafond aussi menace. Vivre en cel-
lule comme sous une semelle de botte.
Crantée, qui vous écraserait pareil
qu’un insecte. Plafond et murs se
contractent. Compressent. Compri-
ment. Un jour viendra où ma cage tho-
racique finira par craquer dans un bruit
sec de branches mortes. Pour l’instant,
je cherche désespérément l’air. Ne sais
plus où respirer sauf dans mes yeux
fermés. Le souffle manque. La voix
chancelle. Ma voix d’insecte. Nuisible.
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Pas que les murs qui se rapprochent :
le plafond aussi menace. Vivre en cel-
lule comme sous une semelle de botte.
Crantée, qui vous écraserait pareil
qu’un insecte. Plafond et murs se
contractent. Compressent. Compri-
ment. Un jour viendra où ma cage tho-
racique finira par craquer dans un bruit
sec de branches mortes. Pour l’instant,
je cherche désespérément l’air. Ne sais
plus où respirer sauf dans mes yeux
fermés. Le souffle manque. La voix
chancelle. Ma voix d’insecte. Nuisible.
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On raconte l'héroïsme des hommes tombés pour le pays, mais raconte-t-on celui des femmes sacrifiées à la perpétuation de l'espèce ? On dit chair à canon, mais où, quand l'expression chair à procréation ? N'existe pas, nulle part. On en préfère d'autres, bien sûr, moins abruptes, des expressions pleines de cérémonie comme "don de la vie". Où la joliesse démiurgique prend pourtant, un autre sens pour ces femmes qui en crèvent : le don de la vie des mortes en couche.
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Vidéo de Caroline Deyns
Extrait de la cérémonie de remise du prix Hors Concours 2023
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Ressentir un texte, c'est le vivre, le voir, mais c'est aussi... l'écouter !
Pour l'occasion, le comédien et doubleur David Sidibé nous propose une interprétation singulière de "MURmur" de Caroline Deyns, texte finaliste du prix Hors Concours 2023.
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