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ISBN : 2253021970
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1979)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 608 notes)
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la treizième génération !" : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  25 juillet 2014
Voilà ! Avec ce septième volume, je viens de terminer la saga des Rois maudits.
Heureuse de cette belle découverte, mais triste aussi car c'est déjà fini !
Maurice Druon raconte tellement bien L Histoire qu'on aimerait bien que ça ne s'achève jamais.

Beaucoup de lecteurs (au vu des critiques) ne semblent pas apprécier ce dernier tome parce qu'il crée une rupture avec les autres. En ce qui me concerne, je rejoins l'avis de Gwen. Ce nouveau style de narration ne m'a pas dérangée. Bien au contraire ! Ici, c'est le légat du pape, le cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord qui nous raconte les péripéties de Jean II le bon au début de la guerre de Cent ans. le cardinal est un personnage très clairvoyant au discours franc et direct, il ne mâche pas ses mots pour donner son avis sur les "Grands" du moment. Maurice Druon s'est amusé à travers le bavardage incessant du cardinal à descendre en flèche ce malheureux Jean le bon, roi pour le moins vaillant à la bataille mais peu prompt à prendre les bonnes décisions.
Ce roman m'a vraiment autant divertie que les autres. J'ai longtemps hésité avant de le lire. A cause des critiques d'une part, mais surtout en raison de la mort de Mahaut et de Robert d'Artois au sixième tome, les deux fils rouges de la saga, ces deux formidables personnages ! Une fois ces deux-là disparus, on imagine mal une suite possible.
Et pourtant, L Histoire, elle, ne s'est pas arrêtée là.
Maurice Druon aborde, avec ce septième tome, une nouvelle page de l'Histoire, et introduit par ce roman le chapitre le plus noir et le plus long de l'Histoire de France : la guerre de Cent ans. Chagrin d'avoir laissé Robert d'Artois, son personnage fétiche, Maurice Druon se rattrape avec d'autres personnages étonnants : le cardinal, bien sûr mais également Gaston Phoebus, Edouard III et son fils le Prince Noir, mais surtout Charles le mauvais qui n'est pas sans rappeler sous certains angles notre fameux Robert d'Artois et qui mérite bien que j'en dise un peu plus sur lui.
Charles le mauvais, est le fils de Jeanne de Navarre (celle qui s'est faite évincée du trône par la loi salique) et le petit-fils de Louis X le Hutin et de Marguerite de Bourgogne ( celle qui a fini étranglée par un certain Robert d'Artois dans une geôle de Château-Gaillard). Oui ! le portrait de celui qui aurait pu être roi de France est vraiment un délice ! Il est charmeur, enjôleur, séduisant, rusé et roublard ! On lui pardonnerait presque d'avoir "vendu" la France à l'Angleterre (tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?) tant ses facéties et sa fourberie nous réjouissent ! A la fin du septième tome, Charles le mauvais, croupit toujours en prison mais on sait bien qu'il s'en échappera. Alors, bêtement, on se prend à rêver d'une suite...
Malheureusement, Maurice Druon s'est arrêté là. S'il avait continué, croyez-moi, je l'aurais suivi encore et encore !
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Dionysos89
  09 août 2012
Incontestablement, "Quand un roi perd la France" est le tome de trop des Rois Maudits. Ecrit par Maurice Druon après avoir fait des six premiers tomes un ensemble compact et cohérent, ce dernier opus est d'un style bien différent, moins attachant, et ne poursuit pas la continuité directe mise en place depuis le premier tome et l'année 1314.
Dans ces années sombres des premiers règnes Valois sur le trône de France, Maurice Druon essaye, tant bien que mal, de nous narrer la chute en avant de la monarchie française. le narrateur, le légat pontifical de Talleyrand-Périgord, sauve légèrement la mise avec son approche directe, mais la lecture d'un septième tome en décalage avec les six premiers laisse franchement comme un goût amer.
Simple conseil de lecteur, ce tome serait presque à éviter pour ne pas gâcher l'ensemble des Rois Maudits...
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Gwen21
  27 février 2013
Plusieurs lecteurs pensent que ce 7ème volet de la trépidante « saga » des Rois Maudits est en inadéquation avec ses six aînés ; ce n'est pas mon avis.
En effet, on ne saurait nier qu'il y a un brusque changement de ton, une rupture dans la narration qui s'explique par le changement de locuteur. Dans cet ultime opus, la narration devient personnelle et est confiée au cardinal Hélie de Périgord. A lui de retracer pour le lecteur les amorces armées du plus grand et long conflit qui opposa jamais deux nations cousines, j'ai cité la France et l'Angleterre : la Guerre de Cent Ans. A travers son regard et son expérience, le lecteur peut sentir tout le drame de cette période trouble qui marque l'une des pages les plus sanglantes de notre Histoire.
Loin de m'effaroucher de ce changement de style, je l'ai perçu comme étant parfaitement cohérent avec la rupture de l'Histoire elle-même. Changement de dynastie, les Capétiens sont éteints, les Valois se hissent sur le trône de France. Philippe VI, le « roi trouvé », cousin de la branche capétienne, débute un règne qui sera entièrement marqué par la violence, l'inimitié des régnants et les massacres de la guerre préparant un terrain fertile aux autres fléaux à venir : la grande peste, les « grandes » compagnies, la famine…
L'emploi d'un « je » narratif permet selon moi d'intensifier cette perception saisissante des changements qui s'opèrent. Le lecteur, qui connaît inévitablement l'issue des conflits, se sent impuissant à pardonner sa suffisance à la noble chevalerie française et est tout aussi impuissant à empêcher les gâchis politiques qui plongent le XIVème siècle dans une chute à la fois lente et effrénée.
Je conseille très vivement aux lecteurs qui refermeraient ce dernier tome avec nostalgie d'enchaîner avec le très beau cycle d'Ogier d'Argouges de Pierre Naudin qui compte lui aussi sept tomes.
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Nadouch
  26 mars 2017
Aux fans de cette saga qui ont peur de ce septième tome qui marque une rupture avec le reste de la série : n'ayez crainte ! Certes, vingt années se sont écoulées depuis la fin du tome précédent, des personnages importants sont morts, et ici la narration est à la 1ère personne, assumée par Monseigneur du Périgord, envoyé en émissaire du Pape auprès du Dauphin de France alors que son père, le roi Jean II, bien mal nommé Jean le Bon, est en prison chez les Anglais...
Bon, tout ceci peut paraître confus, mais comme d'habitude, la narration est précise, les faits historiques très bien expliqués et rappelés, les généalogies bien détaillées pour qu'on ne s'y perde pas trop. Et quelle bonne idée ce narrateur ! A la fois homme sage et légèrement gonflé d'orgueil, à la fois grand théoricien du pouvoir et artisan des coups bas et coups hauts, ce Cardinal est fort agréable à suivre dans sa traversée de la France ! Il en profite pour rappeler comment on en est arrivé là : la défaite française.
Ce tome est davantage centré sur les manoeuvres de guerre, sur la diplomatie, que sur les luttes intestines et affaires de famille, mais ce n'est pas pour me déplaire ! Il se lit d'une traite, c'est un véritable bonheur de littérature !
Et l'on ne peut que regretter que cette fabuleuse saga s'arrête ici...
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sylvaine
  03 mai 2017
La jolie déception que voilà! J'aurais vraiment du m'arrêter à la fin du tome 6 le Lis et le Lion . Est-ce vraiment écrit par le même auteur ? Je me pose la question ...
C'est Monseigneur de Périgueux , nonce apostolique du pape Innocent qui nous raconte les six années écoulées depuis l'avènement de Jean II . Un portrait fidèle , presque jour après jour , des faiblesses , incohérences, colères de ce Roi sans talent qui finit par se faire faire prisonnier à Poitiers après une défaite éclatante devant le Prince noir, Prince de Galles . Bien sûr cela nous éclaire sur cette très longue guerre de cent ans , sur ses tenants et aboutissants, mais cette narration digne d'un cours d'histoire se révèle souvent soporifique voir indigeste. Quel dommage !
Je vais donc bien vite m'empresser d'oublier ce tome 7 et ne ne peux que vous encourager si cela n'est déjà fait à lire cette superbe saga riche de 6 tomes aussi plaisants qu'instructifs .
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   20 juillet 2014
L'étrange créature que l'homme ! Quand tout lui sourit, qu'il jouit d'une santé florissante, que ses affaires sont prospères, son épouse féconde et sa province en paix, n'est-ce pas là qu'il devrait élever sans cesse son âme vers le Seigneur pour lui rendre grâces de tant de bienfaits ? Point du tout ; il est oublieux de son créateur, fait la tête fière et s'emploie à braver tous les commandements. Mais dès que le malheur le frappe et que survient la calamité, alors il se rue à Dieu. Et il prie, et il s'accuse, et il promet de s'amender...Dieu a donc raison de l'accabler, puisque c'est la seule manière, semble-t-il, de faire que l'homme lui revienne..
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AelaAela   01 mai 2011
Le dauphin, au milieu de la table d'honneur, avait Charles de Navarre à sa droite et Jean d'Harcourt à sa gauche. Il était vêtu d'un drap bleu marbré de Bruxelles et coiffé d'un chaperon de même étoffe, orné de broderies de perles disposées en forme de feuillage. Je ne vous ai jamais décrit Monseigneur le Dauphin.. Le corps étiré, les épaules larges et maigres, il a le visage allongé, un grand nez un peu bossué en son milieu, un regard dont on ne sait s'il est attentif ou songeur, la lèvre supérieure mince, l'autre plus charnue, le menton effacé.
On dit qu'il ressemble assez, pour autant qu'on ait moyen de savoir, à son ancêtre Saint Louis, qui était cimme lui très long et un peu voûté. Cette tournure-là, à côté d'hommes très sanguins et redressés, apparaît de temps à autre dans la famille de France.
+ Lire la suite
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CielvariableCielvariable   14 mai 2013
Le dauphin, au milieu de la table d'honneur, avait Charles de Navarre à sa droite et Jean d'Harcourt à sa gauche. Il était vêtu d'un drap bleu marbré de Bruxelles et coiffé d'un chaperon de même étoffe, orné de broderies de perles disposées en forme de feuillage. Je ne vous ai jamais décrit Monseigneur le Dauphin.. Le corps étiré, les épaules larges et maigres, il a le visage allongé, un grand nez un peu bossué en son milieu, un regard dont on ne sait s'il est attentif ou songeur, la lèvre supérieure mince, l'autre plus charnue, le menton effacé.
On dit qu'il ressemble assez, pour autant qu'on ait moyen de savoir, à son ancêtre Saint Louis, qui était cimme lui très long et un peu voûté. Cette tournure-là, à côté d'hommes très sanguins et redressés, apparaît de temps à autre dans la famille de France.
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Bruno_CmBruno_Cm   07 juin 2017
L'étrange créature que l'homme ! Quand tout lui sourit, qu'il jouit d'une santé florissante, que ses affaires sont prospères, son épouse féconde et sa province en paix, n'est-ce pas là qu'il devrait élever sans cesse son âme vers le Seigneur pour lui rendre grâces de tant de bienfaits ? Point du tout ; il est oublieux de son créateur, fait la tête fière et s'emploie à braver tous les commandements. Mais dès que le malheur le frappe et que survient la calamité, alors il se rue à Dieu. Et il prie, et il s'accuse, et il promet de s'amender... Dieu a donc bien raison de l'accabler, puisque c'est la seule manière, semble-t-il, de faire que l'homme lui revienne...
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gilou33gilou33   29 mai 2016
C'est un grand travers des Français, lorsqu'ils sont dans la difficulté politique, de chercher des modèles étrangers plutôt que d'appliquer avec scrupule et exactitude les lois qui leur sont propres...
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