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ISBN : 2246857473
Éditeur : Grasset (08/04/2015)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 22 notes)
Résumé :
À la fin des années 1970, un jeune Américain, fils d’un Haïtien et d’une Portoricaine, recouvre les murs de Manhattan de phrases énigmatiques qu’il signe du nom de SAMO. Quatre ans plus tard, riche et célèbre, il invente un langage pictural d’une puissance inégalée, fait de corps, de mots, de rage. Jean-Michel Basquiat, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands peintres du XXe siècle, devient ici, pour la première fois, un personnage de roman. Pierre Ducrozet... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
01 avril 2016
Un auteur que je ne connaissais pas, un titre dont je n'avais jamais entendu parlé sur un artiste qui m'était jusqu'à présent méconnu et pourtant, tout cela fonctionne à merveille. D'une part parce que j'ai eu l'occasion de rencontre Pierre Ducrozet (l'auteur) dernièrement et que je l'ai écouté parler de son dernier ouvrage, celui-ci et deuxièmement parce que je me suis laissée entraîner dans cette histoire on ne peut plus dramatique mais qui a aussi beaucoup de côtés positifs.
Jean-Michel Basquiat alias Jay a toujours su qu'un jour il ferait quelque chose de grand et non seulement il l'a fait mais en plus il l'a très bien fait. Ce petit gabarit de chair humaine de couleur métisse, au physique absolument incroyable et doté d'un charme enjôleur grâce auquel il a attiré bien plus d'une femme dans son lit, a bien plus que fait ses preuves dans le monde artistique. Il a côtoyé le célèbre Andy Warhol et tant d'autres grands artistes de son temps qui tous, se sont inclinés devant son art. Alors certes, une fois de plus, je suis assez mal placée pour parler d'art contemporain car c'est un domaine dans lequel je suis extrêmement mal à l'aise et qui ne m'affecte que très rarement mais je dois probablement être la seule lorsqu'il s'agit des oeuvres de Basquiat. Dans ces dernières, il y avait tout : le monde et son inverse, le chaos organisé et cela sur n'importe quel type de support et dans tous les lieux possibles et imaginables. Puis, il y a eu Sarah, sa Vénus, sa première grande aventure et puis il y en a eu bien d'autres. Il y a aussi eu tout ce petit monde qui s'invitait chez lui car la porte leur été toujours ouverte, lui qui ne dormait que très peu,, préférant passer son temps à peindre mais pour peindre, il faut avant tout savoir. Dans le livre de Pierre Ducrozet, l'artiste nous fait presque peur car l'on a l'impression que ce dernier a tout lu, qu'il sait tout sur tout et cela, alors qu'il n'a encore pas vingt ans. Puis, après, il y aura la drogue et la lente dégringolade dans l'enfer...
Un roman haché avec des phrases interrompues afin que le lecteur puisse se plonger dans l'univers de Basquiat pour qui tout allait toujours très vite. Il n'y a pas forcément toujours besoin de mots pour que le lecteur, l'amateur ou le connaisseur d'art comprenne. Il faut simplement savoir parfois lire entre les lignes pour le lecteur et simplement observer pour les autres et tout est dit !
Un ouvrage extrêmement poignant, violent par moment mais avec aussi ses moments de faiblesse et d'attendrissement. Une lecture qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cet artiste, que je ne connaissais pas jusqu'alors et ce, à ma grande honte mais que j'ai appris à connaître un peu et à aimer à travers la force d'écriture de Pierre Ducrozet et pour cela, je tiens à le remercier ! Une lecture que je vous recommande bien évidemment !
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mfgaultier
22 novembre 2015

Eroica est un roman autour de la vie du peintre américain Jean-Michel Basquiat, foudroyé par le génie et la drogue, à 27 ans, en 1988. Cette fiction biographique rassemble de courts chapitres autour de cette légende de l'art, avec une écriture très particulière, virevoltante, nerveuse, à l'image de son personnage central. La plupart des chapitres ont des titres évocateurs : sous-sols, le creux, Pégase, intermède…
Au départ, je me suis un peu perdue dans une sorte de dédale : pas de chemin clairement défini, des personnages flous. L'auteur, Pierre Ducrozet, n'a pas voulu approcher de trop près le peintre et son ombre magnifique. C'est pourquoi il a préféré le surnommer « Jay », le surprenant et très ressemblant double littéraire de Jean-Michel Basquiat. Mais il s'agit bien du peintre, de son génie et de sa chute.
A mi-parcours du livre, alors que je m'apprêtais à abandonner, je me surprends à m'attacher au style, qui semble parfois comme sous l'emprise des substances nocives dont Jay ne peut se passer. L'énergie qui ressort du livre s'attache à retracer la vie d'un homme puissant, mais fragile et qui se révèle un frêle roseau face à son entourage, lassé de sa personnalité difficile. Heureusement, quelques amitiés viendront adoucir son existence : Wharol, Keith Haring… Quant à ses amours, si elles furent nombreuses (la chanteuse Madonna, Sarah, Phoebe), malheureusement elles ne furent pas durables…
Pierre Ducrozet s'approprie la figure de l'artiste, exorcise ses démons dans sa prose, brasse sa richesse pour mieux en faire ressortir les faux clinquants. Il s'amuse parfois à narrer quelques anecdotes véridiques, comme le repas préparé par Jay pour deux marchands : dans leur assiette, des serpents vivants ! Les passages qui me semblent les plus réussis sont ceux qui décrivent le travail du peintre, et l'originalité de sa peinture :
Eroica s'offre au lecteur avide de musiques jazz, aimant les trajectoires originales. Il prolonge la légende de Basquiat, décrit avec force tableaux, paysages urbains, moments d'accalmie. Ducrozet attrape son énergie et la ressert dans ce livre, en restitue l'ardeur et la vitalité folle avant que la drogue ne recouvre tout. Sans tristesse ni regret. Il peint Basquiat avec justesse et force, de son point de vue, c'est à dire par la littérature. Ne me reste plus qu'à contempler dans un livre d'art la peinture de Basquiat pour continuer sur cette belle lancée.

Lien : http://blogs.lexpress.fr/les..
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AxelRoques
14 juin 2015
Ecrire la biographie d'un peintre polyconsommateur de drogues mort brutalement à 27 ans n'est pas une mince affaire.
Et pourtant Pierre Ducrozet y parvient à merveille.
Eroica est la biographie de Jean-Michel Basquiat, alias Jay, graffeur peintre new-yorkais, ami de Warhol et Haring dans les années quatre-vingts.
Ducrozet a pris le parti de ressusciter Jay et de nous le faire côtoyer au quotidien durant ses phases de créations géniales, ses « high » mais aussi ses « down », crises récurrentes de paranoïa et pétages de plomb.
L'écriture est très bonne avec un excellent tempo, parfaitement ajusté à la gestuelle saccadée et alentie de Jay. Elle retranscrit bien la technique de peinture de Basquiat : flottante et nerveuse à la fois, précise et cool.
Evidemment, la fin du livre nous attriste mais Ducrozet nous rappelle, à juste titre, qu'il n'y est pour rien. Misères de l'exercice biographique…
Connaissant un peu Basquiat et son oeuvre, je n'ai rien trouvé à redire sur la qualité du travail de biographe. Les mots transmettent bien le chaos organisé de ses peintures et nous proposent de plonger dans ses pensées pour partager son processus créatif. Les étapes de sa vie sont bien retranscrites et certains événements précisément relatés.
J'ai apprécié la finesse des derniers mots, estompant pudiquement la raison d'être du livre.
Merci Pierre Ducrozet. Je ne vous connaissais pas. Désormais je vous apprécie.


Lien : http://axel-roques.iggybook...
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sofynet
07 juillet 2015
L'histoire/Le sujet : Basquiat est un artiste des années 80, de ceux qui se sont construit dans la rue, qui ont croisés aussi bien les sans le sous de Brooklyn que les plus grands. Et comme beaucoup dans ce cas, Jean Michel Basquiat s'est brûlé les ailes à vouloir trop s'approcher du soleil. C'est ce destin hors normes que l'auteur nous conte ici, sous la forme d'un roman. Prenant, vibrant, dur et froid, ce texte nous amène sur les traces d'un de ceux qui marquèrent un tournant dans l'art contemporain.
Le style : Pierre Ducrozet a une écriture très particulière. Elle percute, elle assomme, sans se poser de questions. Les chapitres sont le plus souvent très courts : un chapitre, un moment de vie. La ponctuation anarchique rend certains passages vifs et piquants, d'autres troublants. Troublant mais prenant à la fois.
Et la couverture alors ? Rouge, uniquement rouge, énigmatique. Seul le bandeau permet de nous dire où l'on va ...
basquiat
En conclusion ? Basquiat n'est pas un artiste que je connaissais particulièrement et son oeuvre n'est peut-être pas celle qui m'attire le plus. Pourtant j'étais très curieuse d'en apprendre plus sur sa vie et sa façon de créer, et ce livre tombait à point.
Le choix de raconter l'homme sous la forme d'un roman est à la fois osé, mais aussi très logique. La vie de cet artiste est un roman. Un roman sombre et triste, parsemé de rencontres aussi riches que destructrices, de coups du sort aussi bien positifs que négatifs, mais c'est effectivement un roman.
L'écriture de l'auteur nous plonge elle aussi dans ce récit de façon particulière, car saccadée, où la ponctuation est parfois chaotique, amenant une certaine poésie violente dans un récit souvent très lourd. Mais tout cela créé un ensemble cohérent.
Je ne connaissais pas, ou très peu, cet artiste, je l'ai dit, et je n'ai donc pas moyen de vérifier la véracité des faits relatés. Mais le peu que j'ai pu en lire, ou en voir en photos, lors de recherches, semble montrer un gros travail de documentation de l'auteur, et un roman où la réalité a toute sa place. Même s'il faut toujours garder un certain esprit critique, ce roman me semble très proche d'une biographie, si ce n'est la plume particulière de l'auteur.
En bref, j'ai découvert un auteur très particulier, et un artiste, au travers duquel j'ai pu me plonger dans un New York en pleine mutation, dans un milieu foisonnant d'idées et autodestructeur, fidèle à l'image que l'on peut s'en faire. J'ai appris beaucoup, et pris beaucoup de plaisir dans cette balade si particulière. Un très bon roman pour moi.

warhol_basquiat
Pourquoi ce livre ? Parce qu'il m'a été proposé lors d'une des dernières opérations Masse Critique. Merci à l'équipe Babelio et aux éditions Grasset pour cette belle découverte.
Lien : http://sofynet2008.canalblog..
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Marisa21
13 juin 2016
C'est un roman sur Jean-Michel Basquiat, dont la vie fut courte et la carrière fulgurante. 1960-1988. le temps de peindre des tableaux étranges, jamais vus jusqu'alors, vite remarqués, vite connus, vite acclamés, vite vendus, très cher.
La révolte toujours, dès l'enfance. Après les graffitis sur les murs de la ville, les tableaux qui provoquent étonnement, vague dégoût, fascination. Des gribouillages, qui mêlent dessins d'enfants et bouts de phrase ? Voire, c'est de l'art aussi, grimaçant, anatomique, haché, s'inspirant des plus grands peintres. Sur fond « d'une ville en ruines qui secrète rois et démons ». La violence partout, celle des quartiers pauvres, du racisme, de la famille, des relations éphémères.
Le marché lui tombe dessus, « le fric pleut », le tout New-York se presse pour admirer la star ! Il peint, il vend, il leur en donne de l'artiste maudit. Noir en plus, le révolté insaisissable. Parfait pour l'image, Un produit, Jay-Basquiat ? Bouffé par le milieu de l'art mais le dévorant aussi.
Et les drogues, toujours. L'héroïne et la cocaïne surtout, qui raccrochent à la vie et coupent des autres en même temps : « C'est avec elle qu'il est parvenu à concilier son envie de vivre (intensément) et de mourir dans le même temps. Elle agrandit, elle fore. Elle lui permet d'accroitre sa puissance, d'aller vite – de travailler seize heures d'affilée ». Mais on se lasse vite de Jay, surtout ses compagnes, qui jettent l'éponge les unes après les autres. Les amis aussi, qui changent vite, sauf Andy Warhol, dont la mort annonce la sienne. Peu à peu la maladie, la folie, plus personne, le vent tourne, d'autres artistes arrivent, « le génie consume ». Portrait d'un artiste qui vécut sa vie comme une flèche qui atteint son but à la fin des années 1980. A-t-il subi ? A-t-il choisi ? Un peu tout à la fois sans doute, il a lui-même tracé son chemin, les appels au secours c'était pas son genre. le bonheur dans la frénésie ?
Pierre Ducrozet conte cette histoire et celle de son époque, d'une écriture incisive, sans trêve, hachée comme la vie de Jay-Basquiat. Il en restitue magistralement, les élans, les cassures, les chutes, les choix. Les fait revivre tous et toutes ; et si c'était un peu nous, tous ces gens qui virevoltent, entrent, sortent, confondent le jour et la nuit, à moins que notre jour soit leur nuit ? Vivre un peu mais fort, ou s'économiser jusqu'à l'ennui ? Un beau travail d'écriture sur l'art, la vie, l'humanité, écrit comme peignait Basquiat. Un tableau de mots.

Lien : http://maryseesterle.com
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Les critiques presse (1)
LeSoir18 mai 2015
Un hommage vibrant au peintre Jean-Michel Basquiat.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
bruletbrulet14 avril 2015
Il y a des jours bénis.
J’ai dévoré la formidable trilogie allemande de Céline puis Eroica de Pierre Ducrozet. Coup sur coup j’ai lu des glaces à la vanille.
Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel plaisir de lecture.
De Céline à Ducrozet, je n’ai pas descendu de marche.
Ca palpite différemment mais ça palpite des deux côtés. Bien sûr le style de Céline ! mais aussi le style de Pierre Ducrozet. J’ai déjà dit mon enthousiasme pour les deux premiers romans de ce jeune auteur (né en 1982). Sa syntaxe est maintenant posée, on le reconnaît. Eroica est la troisième symphonie de Beethoven qu’écoutait parfois Jean-Michel Basquiat quand il peignait. Les mots « eroica, eroica » il les a écrits sur certaines de ses toiles. Jean-Michel Basquiat, « Jay » dans ce roman, est une comète qui a frôlé la terre du côté de New York vers la fin des années 70. L’étonnement à l’époque fut le même que celui provoqué par la météorite réelle filmée par une dashcam russe (en boucle sur youtube).
Un art venu de nulle part. D’abord « grafé » sur les murs de New York. Puis exposé dans les plus grands musées du monde. De la rue à la gloire en quatre années.
La maman du petit Jean-Michel l’emmène au musée d’art moderne de New York et il tombe sous le charme de Guernica. Un jour, encore enfant, une auto manque de le tuer.
On lui enlève la rate. Lors de sa convalescence à l’hôpital, sa mère lui offre un livre d’anatomie qui changera sa vie, sa vision de la vie et aussi celle de ceux qui admireront ses tableaux. Ces derniers, incroyables poèmes visuels d’images et de mots mêlés (qui sont aussi des images et des couleurs) ont révolutionné l’art. L’élève a dépassé le maître et ami Andy Warhol. Pour certains il est devenu le peintre le plus important du XX siècle.
L’auteur nous le montre dans ces endroits underground de New York (qu'il a dû arpenter lui-même sur les traces de la légende) où l’on croise Madonna, Truman Capote, Klaus Nomi, Lenon, Yoko Ono, Keith Haring ou Patti Smith entre autres. Et ces requins de l’art qui ont reniflé le génie et qui lui tombent sur le dos.
Il y a des passages plein de grâce dans Eroica : Le bain de Jay par sa maîtresse Sarah qui lui nomme les parties de son corps au passage des mains. Les rêves de Jay d’une vie apaisée dans un maison de bois dans la forêt, loin des drogues dures dont il n’aurait plus besoin. Enfin !
Mais le nain inéluctable de l’overdose viendra lui ouvrir le ventre pour le compte.
La belle fin glorieuse de ce fan sur la tombe…
C’est un roman très documenté mais qui se lit avec bonheur. J’aime ces livres littéraires
qui apprennent, comme des chroniques, mais bien mieux que les encyclopédies.
On sort humain de ce livre. Pierre Ducrozet nous a faits frères de ce génie qui a porté une œuvre considérable sur ses épaules (et il fallait qu’elles soient larges !).
Mort en 1987 à 27 ans. C’est jeune, bien sûr, mais pour lui les années en valaient bien sept du commun des mortels.

Un passage, vers la fin du roman, quand le peintre aspire à la sérénité, sur l’île d’Hawaï où est né son père :

« Il voit clair aujourd’hui. Il n’y a rien autour de lui que le vent dans les palmes. Dans ces villes où il court, sa solitude lui viole le visage. Les étendues de silence qu’il a en lui résonnent plus fortement dans le vacarme urbain qu’ici. Là-bas elles sont comme réverbérées par un miroir droit dans sa face. Cette île est comme lui. Elle est la seule à savoir ce que c’est. »

Un vrai bonheur de lecture avec la rare impression de n’avoir pas perdu mais gagné son temps. Je recommande vivement. Coup de coeur.
Eroica de Pierre Ducrozet (Grasset avril 2015), 264 pages, 19 euros (mais vous en aurez pour votre argent ! )
Photo d’un utilisateur.
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cicou45cicou4531 mars 2016
"On n'est sans doute que peu artiste sans l'ambition insensée de vouloir faire entrer le monde entier dans sa caméra."
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mfgaultiermfgaultier20 novembre 2015
Ceci est une respiration. L'idéal serait un chapitre léger, voire drôle. Je crois que nous en avons tous besoin. La vie de Jay est pesante parfois. C'est étrange, quand même, ses tableaux sont pleins d'humour, quand il en est, lui-même, si souvent dépourvu. Jay ne parvient pas à trouver la distance. Il n'en a pas, et ça le flingue. Tout le blesse. Il aimerait en rire. Il n'y arrive pas.
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mfgaultiermfgaultier20 novembre 2015
Le garçon regagne l’enfance chaque jour. Il peint comme un enfant. Il danse comme un enfant. Il mange comme un enfant. Il parle comme un vieux sage. Le garçon est à peu près tout et son contraire : vorace, éteint, joueur, désespéré, exubérant, introverti, délirant, grave, idéaliste, cynique, dément, stratège. Il n’aime pas l’entre-deux, l’indécis. Il y va. Le garçon est hautement romanesque. Le garçon est sorti de l’imagination du garçon. C’est sa plus belle création. Mais gaffe, garçon. Ça glisse aussi dans la fiction.
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mfgaultiermfgaultier20 novembre 2015
C'est un mouvement des bras et des jambes la peinture pour lui, c'est onduler au bon rythme autour du lin blanc des toiles ou du bois, s'enrouler autour et danser. C'est avancer et reculer, et dans ce mouvement-là faire bouger sa main chargée de vert amande ou de bleu cobalt. C'est s'arrêter au bon moment et reprendre à temps.
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Videos de Pierre Ducrozet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Ducrozet
A l'occasion du lancement de la collection et de la revue "Le Courage" chez Grasset, l'écrivain Pierre Ducrozet, auteur de "Eroica" nous parle du courage en littérature. Plus d'infos sur la collection et la revue "Le Courage" sur : http://grasset.fr/revue-le-courage-no1-9782246857495 http://grasset.fr/si-je-mecorchais-vif-9782246790082 http://grasset.fr/eroica-9782246857471
Musique : Bluesy Vibes - Doug Maxwell/Media
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