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EAN : 9782234079687
216 pages
Stock (13/01/2016)
3.69/5   40 notes
Résumé :
« Grandir dans ma province avec Saint-Étienne juste à côté, en 1976, c’était habiter Naples au pied du Vésuve, c’était savoir que le coeur de l’univers avait soudain été déplacé, qu’il se rapprochait de nous mais sans nous inclure, et c’est pour cela que l’on se levait, pour voyager, franchir la frontière et ressentir l’appartenance au monde.
Là-bas, juste à côté, Saint-Étienne avait les Verts, la ville avait cette fièvre, un pays venu prendre son pouls, et s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Petite énigme (réservée aux fans de foot, quand même) : que signifie ce code : ta-ta-tatata-tatatata-tata ? Réponse en fin de billet.
Vincent Duluc, journaliste à L Equipe, relate le printemps 76 de l'AS Saint-Etienne, qui disputait cette saison-là la finale de la Ligue des Champions (avec les fameux poteaux carrés). Duluc avait alors 13 ans, et il raconte le spleen adolescent dans une petite ville de province, où on passe son temps à ré-écouter la même chanson enregistrée à la radio en rêvant aux plus belles filles du collège, où on fait croire aux parents qu'on bosse dur sa Géo, et où on vibre en fonction des résultats des Verts, en attendant de devenir adulte, pour pouvoir enfin quitter cette vie-là.

Même si j'ai toujours un problème avec le style de Duluc (trop dense à mon goût), j'ai bien aimé le petit parfum de nostalgie qui imprègne ce récit. Surtout, la sincérité de l'auteur m'a touchée : "Tout était simple, au fond, on préférait écouter Gérard Lenorman avec une fille que Patti Smith tout seul." -ça alors, c'est bien la première fois que je lis un aveu pareil !
Mais outre l'aspect autobiographique finalement assez réduit, Duluc ravive essentiellement un contexte : celui d'une ville ouvrière en déclin qui s'enorgueillit d'avoir la meilleure équipe de foot de France. Et il raconte l'histoire du Club et du stade, il dresse le portrait des joueurs, entraineur et président mythiques, il rappelle ce qu'était alors le métier de journaliste sportif. Ce faisant, il il décrit toute une époque révolue, plus artisanale et plus authentique, où le bling-bling était réservé aux chanteuses de bal en robe lamée.
Pour les purs amateurs de football et des Verts, l'auteur parsème son récit d'anecdotes qui devraient les ravir. Pour les moins amateurs (dont je suis), la lecture reste vraiment plaisante grâce à l'humour, et surtout la tendresse avec laquelle Duluc convoque ses souvenirs et retrace l'histoire d'une passion.

C'est donc un petit bouquin vraiment sympa, en mesure de procurer un chouette moment de lecture, que l'on soit fan ou pas de Rocheteau.
Et la réponse est : "Qui-c'est-les plus forts-évidemment-les Verts !"
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Regard plein de tendresse d'un môme qui rêvait d'ailleurs et qui trouva certainement sa voie en suivant cette formidable équipe qui devint l'idole d'un pays. On plonge bien évidemment dans ce récit avec nostalgie (je suis de la même époque que V. Duluc), son texte nous ramène à nos propres souvenirs, ou les exploits de ces verts mettait en joie l'ado que j'était, qui s'évadait par la petite lucarne ou la radio (planqué sous les couvertures) lorsqu'on nous privait de télé. Que d'émotions, que de noms reviennent à la surface, les chevauchées fantastiques Oswaldo Piazza, les arrêts déterminants d'Ivan Curkovic, les gestes techniques de Larqué, de Rocheteau. Puis comme toutes les belles histoires, le temps passant, on s'attriste de découvrir que la vie n'étant pas toujours rose, qu'une caisse noire et un président Rocher paternaliste allait abimée cette belle image. Duluc raconte son adolescence, on a l'impression par instant que le journaliste talentueux qu'il est devenu analyse ce phénomène, oubliant le garçon plein de rêves suscitée par cette équipe légendaire. Cela dit, « Un printemps 76 » se lit avec un évident plaisir.
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Un printemps 76 est le deuxième roman du journaliste Vincent Duluc après Georges Best, le cinquième Beatles paru également aux Editions Stock en 2014. C'est une très belle surprise de cette rentrée de janvier 2016.

« Grandir dans ma province avec Saint-Etienne juste à côté, en 1976, c'était habiter Naples au pied du Vésuve, c'était savoir que le coeur de l'univers avait soudain été déplacé, qu'il se rapprochait de nous mais sans nous inclure, et c'est pour cela qu'on se levait, pour voyager, franchir la frontière et ressentir l'appartenance au monde. Là-bas, juste à côté, Saint-Étienne avait les Verts, la ville avait cette fièvre, un pays venu prendre son pouls, et sous ses yeux la classe ouvrière mourait en chantant “Qui c'est les plus forts ?”. »

D'emblée, les choses semblent claires. le métier de l'auteur (journaliste sportif émérite au journal l'Equipe), le titre de l'ouvrage ainsi que la photo, les premières pages, tout converge vers le football en général et la grande équipe de Saint-Etienne en particulier. C'est déjà une excellente raison de se pencher sur cet opus, que vous soyez supporters, spectateurs ou allergiques à tout cela. Les Verts de 1976 sont mythiques et resteront à tout jamais dans les mémoires des Français. Beaucoup de jeunes à l'époque, Vincent Duluc en tête, s'identifiait à l'Ange Vert, Dominique Rocheteau, l'idole.

« Mes cheveux poussaient aussi mais ils étaient raides, blondissaient avec l'été et je ressemblais à un joueur tchécoslovaque dégingandé quand j'aurais voulu être un ange vert aux boucles brunes cascadant au ras de mes épaules. »

Et effectivement, tout au long des 212 pages, l'auteur nous amène dans un périple émouvant et nostalgique au sein de ses Verts avec qui il a traversé son adolescence ennuyeuse. Tout démarre avec ses souvenirs au stade: Ah Geoffroy-Guichard, ce stade légendaire...

« Nous étions quarante mille dans la nuit vulcanienne et j'étais seul. Je suis sûr de n'avoir parlé à personne. Je n'avais pas envie, sans doute, d'être arraché à mes pensées tandis que je m'apprêtais à me recueillir. Je voulais m'abandonner sans frein ni témoin à ma fascination pour ce décor, les projecteurs dans la nuit de mars, le bloc rond lumineux tournant pour Manufrance, les hautes cheminées par-dessus les toits, les filets du but, les mouvements dans les tribunes. »

On y trouve aussi des portraits sans concession des "stars de l'époque": l'Ange Vert bien entendu, mais également l'énervant et colérique Jean Michel Larqué et le leader, gardien yougoslave, Ivan Curkovic. Déjà les histoires de transfert polluaient l'ambiance... et lire comment se dérouler ces mutations à l'époque laisse rêveur.

« Jusque-là, les joueurs professionnels qui voulaient changer de club sans l'accord de leur président s'inscrivaient sur une liste de « réfractaires », c'était l'appellation officielle, et les négociations dans lesquelles ils n'avaient nul levier les écartaient des terrains pendant trois mois, et si aucun club ne s'était mis d'accord avec le président drapé dans son droit de maintenir un lien unilatéral, le joueur revenait à l'entrainement avec les autres, il avait perdu trois mois de salaire et son combat, et il fallait qu'il soit bon, en plus, pour qu'on lui pardonne. C'était chouette, quand même, le paternalisme. »

Les dirigeants ne sont pas oubliés pour autant. Mention spéciale au mégalo président Rocher:

« Il reste soupçonnable d'avoir creusé le sous-sol stéphanois de ses mains et de n'avoir plus les pieds qui touchent la terre. En 1974, il a appelé Valéry Giscard d'Estaing, pour lui présenter les félicitations de l'AS Saint-Etienne. Il enverrait bientôt un télégramme de condoléances à la veuve de Mao. »

Et l'entraineur Robert Herbin, le grand Sphinx:

« S'il avait été brun, gros, chauve et bavard, Robert Herbin, ci-devant l'entraineur, n'aurait pas fait la même impression. Rouquin, sec comme un pied de vigne, une tignasse longue, bouclée et indomestiquée, silencieux et distant, il compose un Sphinx selon l'invitation donnée par son surnom. Ila trente-sept ans, un corps d'ascète et de rousseurs qui aime le soleil, le monde est mal fait. Il lui arrive les jours d'été de changer de côté au milieu de la séance d'entrainement pour bronzer de face comme de dos ; ils ont tous raison, le sport de haut niveau se joue sur des détails. »

Toutefois, il serait malhonnête de ne parler que de "ses années vertes" et de réduire ce livre aux souvenirs footballistiques. Vincent Duluc nous narre également superbement les souffrances de l'époque; les siennes d'adolescent à la première personne du singulier (son nez acnéique, ses cheveux raides et blonds, ses difficultés avec les filles par exemple), mais également celles des Stéphanois avec la fin de la mine, les difficiles retransmissions TV, ... Conditions sociales et football étaient intimement liées. C'était le ballon d'oxygène de l'époque pour les ouvriers, la sortie incontournable.

« Au stade, ils se retrouvaient, les ouvriers et les mineurs dans les populaires, les cadres dans les tribunes latérales, la géographie de Geoffroy Guichard maintenait les frontières entre les territoires. "Tribune populaire", c'était marqué sur la contremarque, c'était le nom officiel; on n'oserait plus stigmatiser une classe ou officialiser l'idée de réunir le prolétariat au même endroit, mais on osait alors, peut être en prétendant que ce qui était populaire était aimé, et puis c'était de la que partait la chaleur, c'était la flamme qui entretenait le mythe du chaudron, cette carte postale d'un lieu ou passe le souffle d'une ville de charbon et d'acier. »

L'écriture de Vincent Duluc est remarquable. Parfois acerbe, parfois humoristique, la plume du romancier nous permet de parfaitement ressentir la souffrance de la population, comme la passion quand les Verts jouent ou encore la tendresse, l'immense respect, la fascination pour certains joueurs et à l'inverse la moquerie, voire l'ironie à propos d'autres.

Mon unique regret reste ses phrases souvent trop longues qui diminuent la fluidité du texte. A force d'empiler les détails en accumulant les propositions indépendantes, il finit par nous lasser et nous perdre. Ce style très riche m'a obligé à relire certaines phrases plusieurs fois au départ et faire quelques sauts de paragraphes ensuite.

Un printemps 76 est un récit très intéressant et surtout abouti. Vincent Duluc est un auteur de talent! Pensant à un livre souvenir, je ne m'attendais pas à cette belle surprise. Je vous le recommande. Comme moi, je pense que vous aimerez ce nostalgique voyage dans une ville où l'auteur a vaincu l'ennui de son adolescence.

« Je n'ai pas entretenu mes racines stéphanoises au fil du temps, je ne les ai pas arrachées non plus, je les ai laissées libres de pousser ou de disparaitre. Saint Etienne restera la ville du passage, l'endroit où j'ai eu pour la premier fois l'impression d'entrer à la fois dans la télé et la vraie vie, de l'autre côté de l'ennui. J'aurai du, sans doute, être plus reconnaissant à Sainté de m'avoir aidé à m'échapper. La vérité est que je m'en suis détaché quand le temps de l'évasion est venu. »

4/5

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Après le formidable 5ème Beatle sur la vie et l'oeuvre de George Best, Vincent Duluc, meilleure plume de l'équipe nous livre en cette rentrée de janvier 2016 son second roman, le non moins formidable Un Printemps 76.
Un livre qui part forcément sous de bons auspisses : bien sur qu'elle était formidable cette année 76 - , vous voulez vraiment savoir pourquoi?- et l'est forcément pour les amateurs de foot tant elle a sonné l'apogée de la mythique équipe de Saint-Etienne, les fameux verts avec le non moins célèbre Dominique Rocheteau-- vous savez celui qui a fait l'acteur chez Pialat- en tête de gondole- l'année où elle a atteint la finale de cette compétition qu'on n'appelait pas encore la Ligue des Champions et où l'agent quatari ne coulait pas encore à flot...

Car avant de passer chez l'ennemi lyonnais, Vincent Duluc a âprement défendu le club de la ville où il a passé sa jeunesse et chantait comme des milliers de français : Qui c'est les plus forts, évidemment c'est les Verts" le foot étant pour les stephanois de l'époque, souvent en prise avec des conditions sociales très difficiles un vrai ballon d'oxygène si je peux dire..

Car plus qu'un simple livre sur le football, ce printemps 76 transcende largement le simple livre de souvenirs sur le football pour devenir grâce à la plume pleine d'humour et de sensibilité de Duluc, une chronique nostalgique et tendre sur une période révolue à tous les niveaux. Certes les allergiques au ballon rond risquent quand même de s'ennuyer un peu au fil des pages, mais les autres doivent en revanche se jeter sur ce très beau roman d'un de nos meilleurs écrivains journalistes, dans la droite lignée d'un Antoine Blondin contemporain, un compliment qui ne pourra, je pense, que faire plaisir à tout journaliste de l'Equipe...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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« Un printemps 76 », c'est un livre où il est question de foot, certes. Pensez-vous, alors que le football tricolore vit une longue traversée du désert, l'AS Saint-Etienne multiplie à cette époque les exploits en coupe d'Europe, jusqu'à atteindre la finale contre le grand Bayern de Munich. La France est prise d'une fièvre verte. Peut-être la première victoire d'un club français en coupe d'europe ? Mais « un printemps 76 » n'est pas que cela. C'est aussi le portrait d'une jeunesse provinciale, telle que vécue par son auteur, Vincent Duluc, responsable de la rubrique Football du quotidien l'Equipe. C'est le portrait d'une ville ouvrière, si fière de son équipe de foot. C'est enfin le portrait d'une époque, de la France de Guy Lux et Danièle Gilbert. Forcément, tout ceci me parle, puisque c'est aussi un peu mon enfance, même si j'ai quelques années de moins que l'auteur. Vous vous souvenez ce que c'était d'essayer d'enregistrer sur notre poste radio à cassette notre titre préféré quand il passait à la radio ? C'est sûr qu'on avait pas youtube à l'époque. J'ai aussi été sensible au passage du livre au cours duquel il recherche un témoignage photo de sa présence dans les tribunes lors du match St Etienne-Kiev. Je vis la même histoire d'avoir assisté à un match mythique il y a queques années, et de n'avoir malheureusement aucune « preuve » tangible de ma présence ce jour-là dans le stade, seuls quelques souvenirs. Voilà, c'est un ouvrage plein de nostalgie, mais pas mélancolique. Un ouvrage pour les amateurs de foot certes, mais qui s'adresse à un public plus large. Vincent Duluc m'avait déjà plutôt emballé avec son précédent roman consacré à George Best, le cinquième Beatles, il double la mise avec ce printemps 76.
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critiques presse (2)
Telerama
17 avril 2023
Dans un tourbillonnant mélange de tendresse et de dérision, Un printemps 76 joue des flous et des zooms trompeurs de la mémoire pour réinventer la France des années 1970 et lui donner les contours d’une terre de légendes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Telerama
10 février 2016
Dans un tourbillonnant mélange de tendresse et de dérision, Un printemps 76 joue des flous et des zooms trompeurs de la mémoire pour réinventer la France des années 1970.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
« Mes cheveux poussaient aussi mais ils étaient raides, blondissaient avec l'été et je ressemblais à un joueur tchécoslovaque dégingandé quand j'aurais voulu être un ange vert aux boucles brunes cascadant au ras de mes épaules. ».
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A cinquante ans, s'ils avaient gagné à la loterie en évitant la silicose, les mineurs de fond pouvaient être supporters des Verts à mi-temps et jardiniers des parcelles ouvrières, alors que les mineurs de jour devaient attendre cinquante-cinq ans pour se reposer un peu.
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Grandir dans ma province avec Saint-Etienne juste à côté, en 1976, c'était habiter Naples au pied du Vésuve, c'était savoir que le cœur de l'univers avait soudain été déplacé, qu'il se rapprochait de nous mais sans nous inclure, et c'est pour cela que l'on se levait, pour voyager, franchir la frontière et ressentir l'appartenance au monde.
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A la télévision française, deux sortes de héros se voyaient offrir des surnoms : les sportifs et les catcheurs. Le rugbyman Jean-Pierre Rives avec sa chevelure blonde était Casque d'Or. Dominique Rocheteau serait l'Ange Vert.
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C'était une feuille à l'entrée du bureau du surveillant général : déplacement en car organisé par le lycée au stade Geoffroy-Guichard pour le match Saint-Etienne-Kiev, 40 francs, place comprise. Il suffisait d'écrire son nom, on rapporterait plus tard le chèque parental.
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