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EAN : 9782732492612
400 pages
Éditeur : Editions de la Martinière (07/01/2021)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Maudite année 1798 pour la Pâqueline ! D'abord le procès de son fils Victor, qui lui vaut une réputation ignominieuse. Et maintenant l'incendie de sa maison ! Réfugiée chez son rejeton, qui a fait fortune de son métier d'embaumeur et de trafics d'organes, exaspérée, elle accouche d'une idée diabolique : elle va lui jeter au visage les secrets dramatiques de son enfance, en couvrant les murs de ses écritures. Et ira jusqu'à le dépouiller de ses richesses...
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Christels
  24 janvier 2021
Terrible et jubilatoire
Dans la 2ème moitié du 18ème siècle, à Paris et dans la campagne normande, la mère dénaturée du malheureux Victor Renard dévoile sa pitoyable histoire.
Dans un monde nauséabond, rempli de monstres de foire, de pauvres gens, de rustres et de scélérats, Pâqueline s'affranchit de toute moralité pour laisser libre cours aux desseins les plus noirs.
Digne suite de "L'embaumeur", "La Pâqueline ou les mémoires d'une mère monstrueuse" nous offre à nouveau une histoire d'amour extraordinaire... qui fleurit dans la fange.

Isabelle Duquesnoy régale son lecteur d'écoeurantes descriptions, plus glauques les unes que les autres.
Plus son propos est scabreux, plus sa langue est raffinée.
Son érudition n'a d'égal que son humour.
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Sophie_Bazar
  12 janvier 2021
Elle déteste la terre entière, et son fils plus encore, surtout depuis que sa récente condamnation a fait dégringoler leur réputation et perdre leur maison. Elle, c'est la Pâqueline, la mère de Victor Renard dont les faits d'armes nous ont déjà été racontés dans l'excellentissime "L'Embaumeur". Tout en dépouillant consciencieusement l'appartement de son fils, la Pâqueline entreprend de lui raconter sa vie et les raisons de sa colère... en écrivant sur les murs.
A nouveau, Isabelle Duquesnoy offre à nos yeux épatés de lecteur une peinture vivante, un véritable festival pour les sens : sous sa plume, on entend, voit, hume le Paris de 1798. Avec toujours cette même minutie et ce souci du détail dans la description des tenues et des décors, nous suivons donc cette femme bien décidée à livrer ses secrets et sa vérité, sacré caractère flanqué d'un paon domestique (mais oui). Sans scrupules ni empathie, capable d'avoir une idée immonde à la minute, est-ce possible à la fin de lui trouver des circonstances atténuantes et de s'attacher à cette mère monstrueuse ? En tout cas, tout comme son Victordu de fils, il sera difficile d'oublier un tel personnage.
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Bibliza
  18 janvier 2021
En recevant ce roman, La Pâqueline ou les mémoires d'une mère monstrueuse, je ne savais pas dans quelle histoire je m'embarquais. Mais le nom Pâqueline sonnait de manière mystérieuse à mes oreilles...
Nous voilà donc dans le Paris de 1798 où le procès et le condamnation de son fils Victor offre une misérable réputation à Pâqueline. Il a fait fortune en qualité d'embaumeur, jusqu'à aller démembrer les corps pour faire prospérer sa richesse. Bref, Victor n'est pas vraiment le fils rêvé...
Sans le sous et à la rue après avoir vu sa maison flamber sous les flammes, Pâqueline s'octroie l'appartement richement meublé de son fils et décide de lui laisser ses mémoires. Elle les écrira sur chaque mur de l'appartement, en le dévalisant pièce par pièce pour se refaire une fortune. Elle lui livre son enfance miséreuse et misérable des faubourgs parisiens à la campagne normande. Sachez une chose, son enfance n'avait rien d'un doux rêve non plus... On y cause bordel, petite vie, prostitution, cupidité et viol.
La mère déchue ne cache rien à son fils qu'elle n'a jamais pu aimer, et se décharge des lourds secrets de sa vie. Elle n'a plus rien à perdre, plus rien à cacher. La voilà plus bas que terre, autant la remuer, la terre, justement, jusqu'à en extirper vers et os pourris. La Pâqueline n'a plus aucune morale et n'hésite pas à spolier Victor et à reprendre son commerce d'embaumement et de rafler les cadavres confiés : vêtements, peaux, os, ... Tout ce qui se revend est bon à prendre !
Oh, tenez, puisque nous sommes sur un blog littéraire, connaissez-vous ce joli passe-temps qu'est la bibliopégie anthropodermique ? Quoi ? T'as dit quoi, là ? Anthropo-quoi ? Bibliopégie anthropodermique : l'art de relier les livres avec du cuir naturel, du cuir humain, de la peau, quoi. Imaginez un ouvrage pareil dans votre bibliothèque... Ce n'était pas rare au XIXème siècle. Bref, voilà à quoi, se livre, entre autres, cette mère monstrueuse.
Isabelle Duquesnoy, pour conter l'histoire de la Pâqueline use d'une gouaille à la Jean Teulé, crue et teinté d'humour. Noir, bien sûr. Cela fleure parfaitement le faubourg parisien de cette fin de XVIIIème siècle, rats errants et cadavres purulents en prime. A chaque coin de rue, à chaque coin de sa mémoire, se cache un vice de l'âme humaine. Cette Pâqueline est immonde, odieuse, et pourtant, j'ai adoré son histoire. Ce monstre de femme a le côté détestable et attachant de Dr House, désolée pour la référence totalement anachronique. Elle est l'anti-héros par excellence, ignoble et attendrissante.
J'ai été transportée par l'écriture : un style détaché pour raconter l'horreur, un vocabulaire argotique de l'époque est comme un bonbon, tendre et acidulé. Surtout acidulé. Et dans toute cette monstruosité sans morale, c'est le Beau que l'ont finit par déterrer. Ou pas.
Un coup de coeur ? Probablement, moribond !
Lien : http://bibliza.blogspot.com/..
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Michel69004
  23 janvier 2021
Quelle déception.
Séduit par la belle couverture pourpre, le titre original et le sillage de belles critiques du livre précédent ( L𠆞mbaumeur), je me suis jeté avec délectation dans une écriture « rabelaisienne et précieuse » , c𠆞st ce que précise le quatrième de couverture.
Isabelle Duquesnois est une érudite, ça ne fait aucun doute. Elle nous donne une petite leçon d’histoire sur la vie quotidienne à Paris en 1799 et en Normandie à la fin du règne de Louis XV grâce à la lourde intrication de deux fils narratifs.
Ouvertement outrancières, ces histoires n’ont ni queue ni tête. Enfin façon de parler puisqu’il y est beaucoup question de prostitution dans une ambiance de débauche, fortement scatologique.
Effectivement notre Pâqueline est monstrueuse, comme la plupart des créatures que l’on croise, au bon vouloir de l𠆚uteure qui nous promène à travers les fluides corporels des vivants et des morts.
On pourrait sans doute en rire ou s’instruire un peu mais, je le répète, tout baigne dans la boue, les excréments, les victuailles avariées, le sang etc...
le style n’y peut rien : je vous conseille d’éviter le récit de la naissance de celui que sa mère appelle Victordu:c𠆞st assez dégoûtant et c𠆞st fait pour.
Certains aimeront sûrement ce second degré gargantuesque et nécrophile.
Mais,vous l𠆚vez compris, je n𠆚i pas aimé du tout.
+ Lire la suite
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AudTe
  23 janvier 2021
Énorme coup de coeur pour ce roman d'Isabelle Duquesnoy qui détonne dans le paysage littéraire ! Je dois dire que Pâqueline est un personnage féminin que je ne suis pas près d'oublier. En effet, cette femme truculente, brillante d'intelligence m'a captivée ! Son langage fleuri, ses manières rustaudes, même effroyables, font rire mais la fragilité et l'humanité qu'elle laisse apparaître dans sa confession émeuvent et en font un être de fiction incroyable ! Je ne connaissais pas l'oeuvre de cette écrivaine mais cette lecture m'a tant enchantée que je vais m'appliquer à découvrir ses autres romans.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
EdieEdie   25 janvier 2021
Pour compenser son torticolis congénital, elle le coiffait de bonnets portés en biais. Il se les arrachait nerveusement. "Nan, z'en veut pas !" Quoi de mieux pour la vanité d'une mère dont l'enfant est déjà affreux que de l'entendre zozoter en public ?
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EdieEdie   24 janvier 2021
On l'avait craint. On l'avait détesté, mais on avait adoré le haïr. Simplement parce que l'ensemble de ces petites cervelles était incapable de concevoir que, dans son esprit embrouillé par le chagrin, Victor n'avait pas profané un corps. Non, il était persuadé de l'avoir chéri au-delà de mort.
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mongebmongeb   22 janvier 2021
Maudite fin d’année 1798.

Il y avait eu d’abord l’insupportable humiliation, le procès de Victor, son fils : onze jours d’audience à l’écouter la calomnier, la décrire mauvaise mère, nuisible, et prétendre que c’était elle qui l’avait conduit sur le chemin de l’horreur.

Elle ne s’était jamais sentie responsable du crime de son garçon pourtant, d’ailleurs les juges et la police ne l’avaient pas inquiétée. Mais la déchéance de son rejeton l’avait salie autant qu’elle l’avait rendue célèbre. Dès le premier jour de l’affaire, on avait chicoté sur son passage : « C’est Pâqueline Renard, la mère de l’embaumeur, celui qui s’est fait surprendre en train de foutre un cadavre. »

Alors, elle courbait l’échine dans la rue, baissant les yeux devant ses voisins ; elle murmurait « je rentre chez moi » car, à cette époque, elle avait encore un logement. Mais une troupe de garnements lui avait jeté des cailloux, brisant ses carreaux de cuisine ; ses volets restaient fermés tout le jour, le vitrier ayant refusé de réparer sa fenêtre. Elle se couchait avant la tombée de la nuit, entre ses draps rêches, accablée de honte et les doigts blancs de convulsions.

Autrefois, sa maison leur rapportait quelques revenus : l’étage était occupé
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JeanPrivastJeanPrivast   16 janvier 2021
- Tu t'es bien occupé de mon fils. Tu trouves qu'il me ressemble ?
- Oui, mais c'est pas grave.
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JeanPrivastJeanPrivast   15 janvier 2021
Mais qui voudrait porter des pantoufles en peau de fesses ?
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[EMISSION] LES COUPS DE COEUR DES LIBRAIRES 15-01-2021
L'émission "Le coup de coeur des libraires est diffusée sur les Ondes de Sud Radio, chaque vendredi matin à 10h45. Valérie Expert vous donne rendez-vous avec votre libraire Gérard Collard pour vous faire découvrir leurs passions du moment ! • Retrouvez leurs dernières sélections de livres ici ! • • La familia grande de Camille Kouchner aux éditions Seuil https://www.lagriffenoire.com/1068600--la-familia-grande.html • Mademoiselle Coco et l'eau de l'amour de Michelle Marly et Dominique Autrand aux éditions Fleuve https://www.lagriffenoire.com/1069159-jeunesse-mademoiselle-coco-et-l-eau-de-l-amour.html • La Dame du Ritz de Melanie Benjamin aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/1060860-divers-litterature-la-dame-du-ritz.html • le N°5 de Chanel. Biographie non autorisée. de Marie-Dominique Lelièvre aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1067722&id_rubrique=51 • L'embaumeur - ou L'odieuse confession de Victor Renard de Isabelle Duquesnoy aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=116284&id_rubrique=12 • La Pâqueline: ou les mémoires d'une mère monstrueuse de Isabelle Duquesnoy aux éditions De La Martinière https://www.lagriffenoire.com/1069144-jeunesse-la-paqueline-ou-les-memoires-d-une-mere-monstrueuse.html • Comment cuisiner les lapins de Manon Gauthier et Michaël Escoffier aux éditions Kaléidoscope https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1033429&id_rubrique=4 • Fais coucou ! de Giuliano Ferri et Julie Duteil aux éditions Minedition https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1062117&id_rubrique=4 • Porculus (Edition de luxe) de Arnold Lobel aux éditions L'école des Loisirs https://www.lagriffenoire.com/1067717-romans-porculus.html • Isabelle de Arnold Lobel aux éditions L'école des loisirs https://www.lagriffenoire.com/1067718-romans-isabelle.html • La chute de Nixon de Georges Ayache aux éditions Perrin https://www.lagriffenoire.com/1056192-romans-la-chute-de-nixon.html • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=newsletter • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #sudradio #conseillecture #editionsseuil #editionsfleuve #editionsalbinmichel #editionsjailu #editionspoints #editionsdelamartiniere #editionskaléidoscope #editionsminedition #editions #editionslecoledesloisirs #editionsperrin
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