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ISBN : 2350872165
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (07/03/2013)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 36 notes)
Résumé :
La pluie a commencé le jour où Matteo a disparu.
Jusqu'à son départ précipité, Béatrice ne pensait pas qu'elle aurait besoin d'un gilet de sauvetage. Pour garder la tête hors de l'eau, elle s'accroche à Aisha, une jeune Somalienne qui entre à l'improviste dans sa cuisine à l'heure des actualités. La main dans celle de l'adolescente, elle attend le retour de l'homme avec lequel elle vit depuix quinze ans.
Pendant ce temps, Francesca ronchonne au rez-de-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Lali
  11 septembre 2012
J'avais beaucoup aimé Les carnets de Douglas, le premier roman de Christine Eddie. C'est donc avec appréhension que j'ai ouvert Parapluies, son deuxième roman. En effet, s'il n'était pas aussi bon que le premier?
Il n'a pas fallu plus de cinq pages pour me convaincre que j'avais affaire à un aussi bon roman que Les carnets de Douglas, sinon meilleur, les personnages étant dès le départ plus étoffés tout en conservant leur côté mystérieux, le contexte volontairement moins confus, même si dans un cas comme dans l'autre Christine Eddie va d'un tableau à l'autre avec une certaine poésie dans l'exploitation des différents sujets abordés. Car il n'est pas ici question uniquement d'amour, mais bien d'amours, de celles qui vous animent, de celles qui vous détruisent, de celles qui s'annoncent dès le départ vouées à l'échec ou irréalisables, de celles qui bouleversent toutes vos idées préconçues.
Il suffit qu'un jour un homme parte aux petites heures du jour et ne revienne pas en laissant tout derrière lui. Même la petite culotte d'une autre sous le lit. Et plus rien n'est pareil. Ni la vie qu'on a vécue jusqu'ici. Ni les liens qu'il a créés. Ni les silences ou les zones d'ombre. Ni la vie d'une petite Somalienne qu'on a montrée à la télé.
Et parce que la vie est faite de hasards, de ces instants dont on dit qu'ils devaient arriver, la vie de Béatrice ne sera plus la même, désormais liée au destin de sa belle-mère et à celui de d'autres femmes mises sur sa route pour qu'elle cesse de s'acharner sur ses propres échecs tandis que la pluie qui tombe pendant des jours et des jours va, elle, anéantir des vies et un paysage, et unir des vies qui ne se seraient peut-être jamais croisées.
Une autre réussite pour Christine Eddie que ces Parapluies.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Neneve
  19 novembre 2016
Je viens tout juste de refermer ce livre avec le sourire aux lèvres. J'ai passé un excellent moment de lecture. Dans ce bouquin, nous découvrons le destin de cinq femmes : Béatrice, traductrice et réviseure, Franscesca, mama italienne, belle-mère de Béatrice, Daphnée, étudiante en littérature, un peu rondelette et rêveuse d'un amour romantique comme dans les livres de Flaubert ou Pasternak, Catherine, étudiante aussi en lettres, doctorante, monoparentale et finalement Thallie, petite fille dégourdie, fille de Catherine et Barack Obama (du moins, c'est ce qu'elle croit !). Des femmes, différentes les unes des autres, mais unis par un même homme, Mattéo, sans même le savoir. Un jour Mattéo disparaît sans laisser notes, adresses, nouvelles. Et il pleut, encore et encore et encore. Et sous pluie, le destin de ces femmes se croisent, se mêlent… une amitié se tisse… comme un parapluie, pour nous protéger de l'averse, les jours gris. Un beau roman, qui nous rappelle à quel point l'amitié, c'est réconfortant, c'est nécessaire. Un roman court, trop court, qui se rapidement. Une belle prose, toute en finesse et en esprit. Vraiment une très belle lecture.
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Herve-Lionel
  27 avril 2015

N°898– Avril 2015
PARAPLUIESChristine Eddie - Éditions Héloïse d'Ormesson.
Matteo, le compagnon de Béatrice est parti en pleine nuit sans la moindre explication, du coup, cette jeune québécoise de 40 ans se retrouve en charge de sa « belle-mère » Francesca, qui ne parle qu'italien et se branche en permanence sur la télévision et plus particulièrement sur « télé-achats ». Et en plus, il s'est mis à pleuvoir ! La pauvre Béatrice n'a pour se consoler qu'un travail de correctrice dans une société qui édite des catalogues et la recherche méthodique de son éventuelle remplaçante et ce d'autant qu'elle a trouvé sous le lit conjugal un indice sous la forme d'une petite culotte qui en lui appartient pas . Pour corser le tout, Francesca fait une chute et doit aller à l'hôpital.
Au début cela m'a paru être une banale histoire d'adultère d'autant que Béatrice entreprend de trouver l'intruse parmi, pourquoi pas, les étudiantes dont Matteo à la charge à l'université. C'est pourtant le prétexte à une histoire où l'imagination de Béatrice le dispute à sa sensibilité et ce d'autant plus que le hasard des rencontres va venir compliquer un peu les choses. Des gens qui ne se parlaient pas ou qui ne se connaissaient pas vont se croiser et des amitiés vont naître, des liens vont se tisser puisque, finalement leurs vies se révéleront complémentaires. Chacun vient avec son vécu, ses espoirs, ses rêves parfois trop grands, sa tendresse, ses illusions, ses cicatrices et sa solitude au point qu'on oublie presque complètement ce Matteo absent dont l'ombre plane pourtant sur tout le roman. Cela donne une ambiance particulière, pas vraiment dérangeante et même plutôt favorable à quelque chose de nouveau et d'assez inattendu.
Cela donne lieu à des portraits de femmes attachants, émouvants même et l'humour avec lequel le texte est écrit masque un peu son côté dramatique.
Le roman est bien écrit, agréable à lire et le style alerte m'a bien plu. J'avoue que je ne connaissais pas cette auteur québécoise que je retrouverai volontiers dans un prochain roman.
©Hervé GAUTIER – Avril 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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argali
  05 juin 2011

Mon regard a d'abord été attiré par cette couverture colorée, un peu naïve. A la lecture de la 4e, trouvée chez Jules, je me suis dit que ce livre me plairait. Ne connaissant pas l'auteure, je partais à la découverte. Enthousiaste à l'idée d'ajouter une auteure québécoise à ma liste.
Ce livre m'a touchée. Sous une plume fine et légère, parfois drôle, toujours dans l'émotion juste, l'auteure nous conte la vie de quatre femmes (cinq même) dont le dénominateur commun est Matteo. Un homme absent. Espoir, amour, trahison rythment le récit au cours duquel on découvre quatre vies, quatre destins de femmes sensibles et fortes à la fois.
Avec beaucoup de délicatesse et sans tomber dans le mélo, Christine Eddie raconte quatre solitudes. Donnant la parole à chacune, elle brosse le portrait de femmes attachantes se mouvant dans une atmosphère particulière où les non-dits sont aussi importants que les actes.
Un livre sensible et beau, une histoire d'amitié, de femmes, un livre qui parle de choses dramatiques avec tendresse… et humour...
Un coup de coeur
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adtraviata
  02 février 2016
Parapluies, c'est l'histoire d'une femme abandonnée, Béatrice, sonnée sous le choc, son humeur va d'ailleurs s'accorder à la pluie qui ne cesse de tomber sur la ville et qui fait gonfler le fleuve (c'est peut-être Québec, mais à part quelques expressions typiques comme « écouter la télévision », il n'y a pas d'indication précise sur les lieux – mais ce n'est pas important). Une femme qui va enfin sortir d'elle-même, parce que ses parents d'abord puis son compagnon, Matteo, ont toujours constitué tout son univers. Elle « s'accroche » d'abord à Aïsha, une jeune Somalienne dont le visage lapidé a fait la une des journaux télévisés, en se disant que son sort est bien plus enviable que celui de cette jeune fille, ensuite elle s'occupe malgré elle de sa belle-mère, abandonnée elle aussi par son fils, avant qu'une Aïsha en chair et en os et une petite culotte rose (elle aussi abandonnée…) ne fassent irruption dans sa vie.
On comprend très vite que tous ces personnages (pas seulement celles que je viens de citer), dont Christine Eddie dévoile petit à petit l'histoire sous différents modes de narration, vont se rencontrer un jour, et dans quelles circonstances ! Une rencontre inter-générationnelle, pétillante, pleine de résilience mais aussi de quiproquos, et… mouillée. On s'attache à Béatrice, à l'humour d'auto-dérision dont l'a dotée son auteure, à Thalie, à Daphnée et à Francesca aussi, même si ce n'était pas vraiment gagné au départ. On sourit, on pouffe de rire, car l'humour et le regard de tendresse semblent vraiment une marque de fabrique de Christine Eddie.
Difficile pour moi d'en dire plus, sans en révéler trop sur l'histoire et les liens entre toutes ces femmes (sans oublier Matteo, on aurait tort de le vouer aux gémonies) et toutes les surprises que l'auteure nous réserve. Il y a aussi dans ce roman l'amour des livres et des auteurs, avec une petite touche de Marina Tsvetaieva et de Boris Pasternak… (je dis ça, je ne dis rien…), des petites flèches pleines d'esprit et des moments de complicité infiniment touchants. Bref, lisez-le !
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Lucie16Lucie16   04 janvier 2012
Les poèmes courant comme des assoiffés vers un ruisseau. Des mots pleins de solitude couvraient les pages d’un souffle forcené. Des mots qui marchaient dans le noir et que Daphnée n’avait sans doute encore laissés s’échapper pour personne. Des mots fatigués, mais qui rayonnaient d’un élan majestueux, comme une brûlure.
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LaliLali   20 octobre 2012
Le travail de réviseure, bien qu'il soit parfois carcéral, me va comme un gant. J'aime la logique des mots, des accents et des virgules et je ne suis jamais aussi rassurée que lorsque tout ce petit monde trouve sa place.
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adtraviataadtraviata   02 février 2016
« A l’hôpital, ils ont examiné Francesca de long en large. A soixante-dix-neuf ans, les causes de la perte d’équilibre sont infinies, m’a expliqué gentiment une infirmière aux yeux très bleus pendant que je patientais dans le couloir du service radiologique. J’essayais de rester zen et, pour une fois, je bénissais Feng Shui de m’avoir collé un catalogue médical le mois précédent parce que la moitié des mots qui sortaient de la bouche du personnel avaient plus de quinze lettres, ce qui leur conférait un aspect redoutable. » (p. 35)
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Lucie16Lucie16   04 janvier 2012
J’ai révisé de fond en comble ma définition du malheur. Pendant que la Somalie se qualifiait au record mondial de la barbarie, je mesurais ma chance. Contrairement à celle d’Aisha, ma vie ne s’était jamais tout à fait décousue, il y avait toujours eu un moment où le fil trouvait un nœud qui empêchait le tissu de se défaire complètement.
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adtraviataadtraviata   02 février 2016
« J’ai eu peur qu’il meure tout seul, sans sa femme, ses enfants, un cousin, quelqu’un qui lui tiendrait la main et lui soufflerait à l’oreille qu’il avait compté. Le policier qui, le premier, s’était trouvé sur le lieu de l’accident de mes parents m’avait expliqué, en baissant la voix et sans savoir qu’il m’offrait un puits de consolation, qu’on avait dû les sortir ensemble de la voiture parce qu’ils étaient si fort serrés l’un contre l’autre qu’on n’arrivait plus à les dénouer. » (p. 41)
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