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EAN : 9782843379604
368 pages
Anne Carrière (20/09/2019)
3.68/5   20 notes
Résumé :
Londres 2050. La crise socio-économique des dernières décennies n'est plus qu'un souvenir. Le consumérisme triomphant a sauvé le monde.

La propriété foncière hors des grandes villes est réservée à une petite élite. le reste de la population doit dépenser pour conserver un droit de résidence. le vieillissement a été aboli grace à une nouvelle approche radicale, la retraite ayant été remplacée par un programme d'euthanasie joyeuse et volontaire dans les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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je remercie Babelio et les éditions Anne Carrière pour ce livre reçu dans le cadre de Masse Critique.
Une dystopie, un Londres en 2050. Pas bien loin.
Il y a, je trouve, beaucoup de faiblesse. Bien trop de descriptions inutiles qui rendent l'écriture assez lourde et sans style véritable. Il y a cela dit des descriptions absolument nécessaire, il faut bien qu'on "voie" le monde imaginé par l'auteure. Je trouve son imagination très limitée, rien de surprenant. Et pourtant je ne suis pas un grand lecteur de dystopies, j'en ai lu relativement peu. J'ai l'impression qu'elle surfe sur une vague très actuelle et qu'elle n'apporte pas spécialement de plus.
L'intrigue et les ressorts sont assez faciles à présumer et/ou n'ont pas la force espérée.
Les "Dignitoriums"... ces lieux où les déclassés peuvent mourir et disparaître sans douleurs au terme d'une durée de séjour dans un lieu magnifique, c'est quelque chose qui me parle un peu. Bien évidemment, ici il y a un dévoiement par les élites. Mais, oups, là j'en dis déjà trop.
Il est assez difficile de parler du livre sans en révéler trop de cette intrigue relativement évidente. Soit.
Tout comme parler des loups, qui sont utilisés comme titre... Vaut mieux pas.
Du coup, je ne vais plus dire grand chose, si ce n'est que j'ai lu ce (trop) gros livre assez vite, sans déplaisir, et que probablement il peut plaire à des lecteurs non confirmés, à de jeunes lecteurs, et probablement donner l'envie de s'attaquer à des oeuvres plus cheffes.
Du coup, pour cette raison suffisante, j'accorde trois étoiles. Ce qui n'est pas un déshonneur.
(Un truc qui me laisse perplexe : la quatrième de couv' précise que l'auteure a choisi d'écrire depuis 2005 et ceci est son premier roman... Sorti en 2018, en langue originale, anglaise, et en 2019 pour cette traduction... J'espère qu'elle a écrit d'autres choses. Fin de la parenthèse.)
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Tout d'abord je remercie Babelio pour ce livre reçu lors d'une Opération Masse critique Mauvais Genres.
En 2050, le consumérisme a balayé les crises de la société, et réparti la population en diverses classes. En haut de l'échelle, ce sont les "possédants" qui habitent les plus belles demeures hors des villes et dirigent le pays. En bas, ce trouvent ceux qui n'ont pas de travail, donc ne consomment pas suffisamment pour être avoir un logement, vivant dans la misère et l'insécurité. Entre les deux, ceux qui travaillent, consomment, et espèrent accéder à la classe la plus élevée comme Alice l'héroïne,et son mari Philip. Quand aux plus âgés, ils partent pour les Dignitoriums, sorte de maisons de retraite luxueuses, mais où ils sont destinés à être euthanasiés dans la joie.
La vie tranquille d'Alice est bouleversée lorsque son mari disparaît. Elle va alors progressivement découvrir la vérité sur cette société, bien loin du monde parfait dans lequel elle avait cru vivre.
L'histoire d'Alice, alternant entre passé et présent, avance rapidement, avec suffisamment de suspense pour avoir envie de connaître la suite. Quand à cette vision du futur, elle peut nous amener à faire un parallèle intéressant avec notre société de consommation actuelle. Elle nous interroge également sur la question de la vieillesse et de la prise en charge des vieillards.
Mais l'inertie d'Alice face à sa situation fait que j'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage, et que je n'ai pas eu d'émotion particulière à la lecture de ce roman. de plus, il est facile de se douter que la réalité est tout autre que ce qu'elle prétend être, aussi bien concernant les Dignitoriums que les "loups".
Au final, ce fut donc une lecture divertissante mais qui ne restera pas inoubliable.
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Pour ceux qui ont aimé Fahrenheit 451de Ray Bradbury, 1984 de Georges Orwell ou encore Matin Brun de Franck Pavloff, ce livre est pour vous.
le monde décrit par Tünde Farrand n'est pas si éloigné du nôtre, l'histoire se déroule d'ailleurs en 2050 à Londres. le capitalisme y est poussé à l'extrême et certaines mesures radicales du gouvernement peuvent rappeler certaines de nos gouvernements, de quoi faire frémir et réfléchir.
L'histoire: Quand Philip disparait, sa femme Alice met en péril sa maison et son statut pour comprendre ce qui lui est arrivé. Enquêter, c'est prendre le risque de questionner la société et les valeurs dans lesquelles elle a été élevée et forcément ça ne plait pas à tout le monde…

Un vrai coup de coeur, surtout qu'il est difficile de ne pas se mettre à la place d'Alice qui n'a rien d'une héroïne. Ce monde est réellement glaçant et trop proche du nôtre pour ne pas nous donner envie de réagir…
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Le pays des loups se situe dans la lignée de ces dystopies anxiogènes où le bonheur lisse ne parvient pas à masquer l'horreur d'une anticipation préfigurant la réalité actuelle. le Pays des Loups est un roman fort, parfois effroyable, qui parle de consumérisme, de consommation et d'euthanasie.
Pour son premier roman, Tünde Farrand ne prend pas de gants et écrit une vision sans concession d'une où la productivité et la consommation sont les maîtres mots. La mort est avancée car la vieillesse est devenue inacceptable. de même que la maladie ou le handicap. Mais ce rejet se déguise derrière une mort dite honorable et digne dans des établissements spéciaux qu'on appelle des Dignitoriums, sorte de paradis terrestre clôturant la fin de vie.
Farrand traite frontalement de l'injustice et du clivage sociale avec politesse et froideur. Son écriture est peut-être un peu impersonnelle. Mais c'est aussi ce qui fait la force de ce titre car l'écriture épouse le point de vue d'une personne qui se fond d'abord dans cette société, qui y croit avant de peu à peu découvrir la vérité.
C'est un peu la même structure que toute dystopie sauf que Farrand ne fait pas de son héroïne Alice une rebelle ou une révolutionnaire à en devenir ( partie pris souvent rattaché aux dystopies young novel). L'histoire d'Alice est aussi une bien triste histoire familiale où l'amour est au centre de tout mais est entachée par une féroce rupture.
La dystopie dans le Pays des Loups est ainsi entremêlée avec un récit intimiste dans lequel Alice tente de trouver son chemin. C'est un personnage qui subit plus qu'il n'affronte et c'est là la grande qualité de ce titre.
On peut critiquer l'inertie de ce personnage mais cela rend l'intrigue plus vraisemblable. Et au final, cela n'empêche pas le titre d'évoluer.
Ajouter à cela une description pas trop superficielle, un peu lisse mais bien appropriée dans ce genre de roman avec notamment les étranges dignitoriums et nous avons, selon moi, une dystopie assez réussie en plus d'un premier roman vraiment prometteur.
Donc bravo à Tünde Farrand pour ce premier écrit et bonne continuation pour la suite.
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Une dystopie qui démarrait très bien, le "nouveau système" mis en place depuis les années 2030 environ, c'est-à-dire demain. Accepté par tous grâce à une propagande efficace. le droit de résidence offert uniquement aux "lucratifs". Mais que cache la retraite de luxe imposée aux non-lucratifs, trop âgés ou trop malades ?
Il y avait de bonnes idées et pistes de réflexion dans ce roman, sur la surconsommation, la surpopulation, les conséquences sociales du vieillissement de la population. Malheureusement certaines découvertes n'en sont pas vraiment et les autres tombent à plat car racontées brutalement et sans émotion.
Je suis mitigée en refermant le livre car je trouve qu'il y avait le potentiel de construire un monde glaçant à la "Servante Écarlate" mais trop peu exploité. Dommage !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
-Tous les possédants ne sont pas identiques, Ali. L'oncle de Sebastian était mon préféré, un tempérament blagueur et facile à vivre. C'était un plaisir de le voir lors des occasions familiales. Il prédisait de façon très fine ce qui allait se passer dans le monde. Les évènements politiques, par exemple qui passerait à la tête de tel ou tel pays. J'avais dix-huit ans quand j'ai été témoin pour la première fois d'une de ses prédictions. Nous dînions dans la grande salle à manger et il nous a annoncé que les retraites en Dignitorium seraient bientôt limitées, et qu'au bout de cinq ans maximum tous les résidents seraient euthanasiés.
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La terreur que nous lisions dans son regard était bien réelle. J'imagine que c'est comme lorsqu'on prend un petit oiseau au creux de sa main. On sait très bien qu'on ne lui fera aucun mal, mais l'oiseau l'ignore lui. A neuf ans, j'avais appris à mesurer le pouvoir de la peur.
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(…) j’entrevois avec étonnement les ruines d’une petite ville. Comme tout le reste elle a dû être abandonnée lorsque la population a été contrainte d’emménager dans les mégacités, à l’avènement du nouveau système. Je distingue les vestiges d’anciennes autostrades, désormais presque littéralement recouvertes par les mauvaises herbes, et les maisons mitoyennes à demi effondrées, plantées telles de pierres tombales à la mémoire d’un temps révolu. Des carcasses de voiture aux pneus crevés, délavées par les intempéries, jalonnent les rues étroites (…). La tristesse plane sur cette ville fantôme, clamant la victoire de la destruction.
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« La politique est un mensonge organisé, une comédie pour duper les masses », répétait-il. Il ne mentionnait même plus les partis politiques par leurs noms, il les appelait les Bons (notre gouvernement actuel), les Égarés (les socialistes), les Méchants (les ultranationalistes) et les Arboristes (les verts). « Si tu juxtaposes leurs surnoms, on dirait le titre d’un vieux western spaghetti », concluait-il. C’était le genre de blague dont on sait qu’il faut rire, sans y arriver pour autant.
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Comment peut-elle être considérée comme non lucrative, quand elle me donne tant d'amour, et cette joie qui guérit mes blessures plus sûrement que n'importe quel traitement ? Je suis trop bouleversée pour m'appesantir sur ces questions. Tout ce que je sais, c'est que son rire me fait oublier tous mes problèmes.
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