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ISBN : 2211087655
Éditeur : L'Ecole des loisirs (16/05/2007)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Un roman de Malika Ferdjoukh basé sur le témoignage de Charles Pollack qui raconte la vie de sa famille émigrée hongroise juive, sous l'occupation. Un récit où les angoisses de la clandestinité côtoient les détails de la vie quotidienne à Montmartre dans les années quarante.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
zazimuth
  24 mai 2018
J'ai emprunté ce roman à la médiathèque parce que j'avais repéré le nom de l'auteur.
C'est en fait le récit autobiographique de Charles Pollak rédigé par Malika Ferdjoukh.
On y découvre l'enfance d'un petit parisien dans une famille de tailleurs juifs, ses bêtises, ses aspirations... la découverte du racisme antisémite de plus en plus visible. La solidarité familiale face à la menace, le départ pour se réfugier à la campagne...
J'ai aimé le récit de la vie quotidienne de ce garçon qui évoque la culture de ses parents qui lient harmonieusement leur vie française et leurs traditions hongroises. Une relation parents-enfants tendre et émouvante, très forte. le portrait du père et celui de la mère sont très beaux.
Ce que j'ai adoré dans ce récit c'est la tolérance et les rapprochements qui sont faits entre les différentes cultures et religions. La famille Pollak se cache et doit dissimuler son identité mais elle découvre que les pratiques des goys ne sont pas forcément incompatibles ni si différents. Et qu'on peut vivre harmonieusement ensemble.
Il y a aussi tous les passages où monsieur Pollak qui parle allemand est sollicité comme traducteur par l'ennemi qui ne voit qu'un compatriote sans imaginer qu'il puisse être juif ! Ironie du sort...
Un livre et un témoignage plein d'humanité
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Lali
  21 juin 2011
Charles Pollak a longtemps vécu avec ses souvenirs, ceux de son enfance et d'une partie de son adolescence. Ceux du fils d'un tailleur juif parisien né en Hongrie qui, un jour, bravera les interdits et fera en sorte de passer inaperçu en trouvant quelqu'un qui acceptera que la lettre J disparaisse des nouvelles cartes d'identité des siens. Oui, longtemps, Charles Pollak, fils de tailleur, a vécu avec ses souvenirs. Puis, soixante ans après une époque qui a marqué à jamais sa vie, il a rencontré Malika Ferdjoukh. Il lui a raconté son histoire, elle l'a écrite.
Cela nous donne un récit destiné aux adolescents qui s'appelle Taille 42. Un récit qui va continuellement du grave au léger, qui sait dresser en quelques lignes et anecdotes de vrais portraits, qui nous donne à suivre un enfant qui va grandir très vite alors qu'il aurait dû continuer à jouer aux billes et à aller au cinéma, un jeune adolescent appliqué à coudre des boutonnières, l'inventivité des uns et des autres, leur générosité aussi, alors que le jeune Charles tente de maîtriser le signe de croix afin de passer inaperçu tout comme il mange du jambon.
Un récit, disais-je, destiné aux adolescents, et qu'à la Grande Bibliothèque on a classé dans les rayons adultes comme jeunesse. Je n'ai absolument rien contre. Bien au contraire. Car je suis certaine que nombre d'adultes prendront plaisir à lire ce témoignage qui a quelques chose de souriant malgré les restrictions, malgré la faim, malgré l'exil. Et qui, de plus, offre un joli clin d'oeil à la Canadienne que je suis et à qui la mère a parlé de ses cousins revenus du front après avoir libéré la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Jangelis
  17 novembre 2019
Joli coup de coeur pour ce roman jeunesse. Je ne comprends pas comment il avait pu m'échapper, et pourquoi on en a si peu entendu parler.
La vie d'un petit garçon juif en France sous l'occupation, racontée par ce petit garçon, au plus près de ses sensations et impressions, et écrite avec la belle plume de Malika Ferdjoukh.
Charles Pollak était un vieux monsieur (il avait 11 ans en 1939 au début de la guerre) quand il a rencontré Malika Ferdjoukh, et lui a confié ses souvenirs d'enfance.
Ils nous permettent ainsi de vivre au coeur de cette famille juive ces temps si difficiles.
C'est étonnamment frais, agréable à lire, plein d'humour malgré le contexte tragique.
D'abord, la jeunesse de ses parents, leur départ de Hogrie pour Paris. La venue des grands-parents pour quelques mois, depuis leur lointaine campagne;
Puis dès avant la guerre, des exemples terrifiants d'antisémitisme, envers de pauvres enfants à qui on n'a vraiment rien à reprocher.
Avec la déclaration de guerre, toute l'école de Charly est envoyé loin de Paris, pour les mettre à l'abri.
Il rejoint ensuite ses parents, aide son père tailleur.
Quand ils doivent tous quitter Paris, ils vont vivre dans une campagne française où ils vont essayer de se faire aussi discrets que possible. Se fondre dans la masse des catholiques, sans cacher aux soldats que le père parle allemand. Exercice périlleux, mais parfois bien utile.
C'est extraordinaire d'humanité, de simplicité, ça se lit très facilement et on y apprend énormément.
Une lecture qui devrait être conseillée à tous les enfants qui étudient cette période (et aux autres !)

Lien : https://livresjeunessejangel..
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Ancolie
  02 juillet 2012
Par l'intermédiaire de la plume de Malika Ferdjoukh, Charles Pollak, surnommé Charly, nous raconte son adolescence en tant que Juif hongrois dans une France occupée. Malgré la chasse aux Juifs et les menaces de déportation, son père décide de rester à Paris et de partir ensuite dans le nord de la France pour exercer son métier de tailleur. Charly, son frère et ses soeurs vivent ces tourments avec la joie de vivre et le détachement que leur permette leur âge.
Nous avons ici un très beau témoignage d'une famille juive qui a réussi à rester libre et en vie malgré les rafles et cela au prix du reniement (temporaire) de leur religion.
Ce roman a le mérite de nous faire entrer dans le quotidien de ceux qui ont vécu la guerre : les privations, les alertes, la promiscuité avec l'occupant,… et l'écriture, très fine, de Malika Ferdjoukh rend ce récit intense et plus qu'agréable à lire.
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fann
  30 mars 2016
Témoignage sensible d'un jeune adolescent juif d'origine hongroise qui a traversé la Seconde Guerre Mondiale en échappant à la déportation. Anecdotes légères et situations périlleuses se succèdent, l'horreur et l'absurdité de la guerre ne sont pas édulcorées et pourtant jamais le récit ne sombre dans le pathos.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
fannfann   30 mars 2016
Une fois, j'avais demandé à mon père pourquoi on était juifs.
- Parce qu'on est les enfants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.
Réponse qui n'avait guère éclairé mon jeune cerveau. Ce que je voulais savoir et que j'avais tant de peine à formuler, c'est pourquoi tant de gens avaient l'air de trouver que c'était mal. Je ne voyais pas comment apou en taillant des gilets, ma mère en faisant du bortsch, mon frère et moi en allant à l'école et en jouant aux billes, non je ne voyais pas comment ça nous rendait responsables d'une guerre ou de quoi que ce soit.
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myriampelemyriampele   13 mars 2013
- Ne t'en fais pas, mon petit Charly. On y arrivera.
Je ne sais pas ce qu'elle voulait dire. elle-même l'ignorait probablement. peut-être voulait-elle simplement se donner du courage.
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JangelisJangelis   17 novembre 2019
À un soldat vert qui se plaignait que le "gai Paris" ne soit pas bien gai, une Parisienne répondit :
- Vous auriez dû venir quand vous n'étiez pas là !
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zazimuthzazimuth   04 juin 2018
Quand vous entortillez le ventre d'un bonhomme dans votre mètre-ruban et que vous lui annoncez "Cent vingt-deux !", quand vous lui apprenez que, du poignet à la clavicule, son bras ne dépasse pas cinquante-six centimètres, ça crée forcément une intimité. Que le bonhomme soit fermier ou roi d'Angleterre. Le tailleur, comme le coiffeur, tient entre ses mains une portion non négligeable de la vie d'un homme : son apparence. (p.154)
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zazimuthzazimuth   04 juin 2018
- Les pommes, c'est comme les humains, soupira Eliane entre deux bouchées. Plein de variétés pour une seule espèce. (p.193)
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