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EAN : 9782253005865
499 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (29/10/1974)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 1338 notes)
Résumé :
Traître à son pays, le colonel Ivan Ogareff s'est allié à Féofar-Khan, chef des Tartares, afin de s'emparer de la ville d'Irkoutsk où réside le grand-duc, frère du czar. Muni d'une lettre du czar, un courrier est dépêché auprès du grand-duc afin de l'avertir du terrible danger qui le menace. Ce courrier extraordinaire se nomme Michel Strogoff. 5 000 km de Moscou à Irkoutsk, telle sera la distance qu'il lui faudra parcourir pour mener à bien sa périlleuse mission. Pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
BrunoA
  22 avril 2013
Magnifique voyage que celui du capitaine Michel Strogoff à travers la Russie, jusqu'à Irkoutsk.
Ce Voyage Extraordinaire est l'un des premiers que j'ai lus pour l'avoir étudié lorsque j'étais en primaire.
J'avais alors été marqué par deux choses : le voyage en lui-même pendant lequel on avale les Verstes pour rallier le grand Est en compagnie du héros ; et la scène où Ivan Ogareff brûle les yeux de Strogoff.
On découvre, heureusement, un épilogue heureux, tant pour Michel Strogoff que pour le Tsar et pour la jeune Nadia.
C'est une belle histoire, magistralement contée par Jules Verne dont le qualificatif d'enchanteur prend ici tout son sens.
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popie21
  15 avril 2018
Jules Verne est considéré comme un auteur pour enfants. Honnêtement, je trouve que Michel Strogoff est un peu dur à lire pour un enfant, surtout lorsqu'il s'agit des énumérations de noms russes, on a vite fait de poser le livre pour écouter les oiseaux chanter.
Mais il faut l'avouer, quelle aventure ! Pour accomplir ma mission et sauver la Russie, j'ai parcouru le long périple de Moscou à Irkoutsk, j'ai échappé aux vilains tartares à plusieurs reprises, j'ai traversé des fleuves aux noms imprononçables et bourrés d'embûches, j'ai aimé mon ami Nicolas Pigassof ainsi que ces deux reporters un peu loufoques qui me suivaient partout et j'ai secouru la belle Nadia (ou alors c'est l'inverse) car, en lisant ce roman, j'ai été Michel Strogoff, fier et courageux, loyal et aveugle ;-) à la portée de ma mission, chevalier servant et bien servi.
Alors tant pis si certains déplorent quelques erreurs et imprécisions, sans doute je dois avoir gardé mon âme d'enfant car j'ai adoré cette aventure à l'ancienne, agréablement écrite et très bien ficelée. Et pour terminer je me permets de piquer honteusement à berni_29 cette citation de Victor Hugo qui convient parfaitement à mon sentiment : "Ouvrir un beau livre, s'y plaire, s'y perdre, y croire, quelle fête !"
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Gwen21
  14 novembre 2017
Plus je découvre les romans de Jules Verne et plus je me persuade qu'il faut être enfant ou adolescent pour pleinement les apprécier.
"Michel Strogoff" semble confirmer ma théorie personnelle. Comme dans "Le tour du monde en quatre-vingt jours" écrit trois ans plus tôt, il s'agit ici de relater un périple, une odyssée, une fuite en avant qui se veut haletante mais que je juge seulement chronométrée. D'ailleurs, est-ce un hasard si ledit périple dure... quatre-vingt jours ?
Ce roman qui se lit très bien est bourré d'aventures, c'est certain, mais il est aussi bourré de digressions ethno-géographiques qui sentent un peu trop la restitution scolaire d'une érudition qui fait l'apanage d'un auteur distingué par son intérêt pour les sciences et les techniques et dont la réputation s'est justement établie sur sa capacité à "enseigner" ces mêmes sciences et techniques à travers des trames narratives romanesques.
Connaissant bien et appréciant depuis des années la Russie, "Michel Strogoff" avait tout pour me plaire mais voilà, j'ai passé l'âge du manichéisme sans nuances, des héroïnes blanches comme neige sibérienne et vertueuses comme nonnes au carmel, des héros dont on sait par avance qu'ils vont triompher des épreuves les plus difficiles avec panache et lauriers. Michel Strogoff, notre héros, est courrier du tsar. Il doit parcourir l'Empire d'ouest en est en un temps record pour rejoindre Irkoutsk et prévenir le grand-duc de l'invasion tartare. Dans son sillage, Nadia, une jeune personne "bien sous tous rapports", et deux journalistes aux allures de Dupond et Dupont et qui semblent accomplir sans beaucoup de peine ce que notre valeureux héros réussit au prix de grands efforts et sacrifices.
Bref, vous l'aurez compris, tout cela est trop bien ficelé, pas de vrai suspense à attendre d'un roman pourtant riche en action et au rythme soutenu. Non, définitivement, je crois qu'il faut avoir gardé une âme d'enfant pour apprécier Jules Verne après trente ans.

Challenge ABC 2017 - 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge PAVES 2017
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tiptop92
  10 juin 2019
Voila le roman d'aventure par excellence, celui qui nous permet de retrouver notre âme d'adolescent. On ne présente plus Michel Strogoff, ce courrier du tsar qui traverse la steppe envahit par les tartares jusqu'en Sibérie pour délivrer une lettre au frère de son souverain. Multipliant les péripéties et les plus invraisemblables coïncidences, ce classique tient son lecteur en haleine jusqu'au bout. La scène la plus célèbre est bien sur celle ou Michel Strogoff a les yeux brulés par une lame d'épée incandescente et devient aveugle. Mais même cette infirmité ne l'empêchera pas de mener à bien sa mission avec l'aide de Nadia la jeune femme dont il est tombé amoureux sur le chemin. Deux journalistes sont là pour donner un peu de pittoresque à ll'histoire qui finira bien avec le triomphe de la civilisation sur la cruauté barbare. Un livre presque oublié qui fait pourtant partie de notre patrimoine (que fait Stéphane Bern ?)...
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ibon
  24 avril 2021
Les aventures de Michel Strogoff se déroulent dans l'immensité de la Russie des csars et particulièrement dans la Sibérie occupée par les Tartares.
Michel Strogoff, courrier du csar, est un modèle de stoïcisme et d'efficacité avec antigel et GPS intégrés.
Il agit seul et n'a peur de rien même pas des routes cahoteuses, du froid ou du terrible Ivan Ogareff à la tête de son armée de Tartares sanguinaires.
Héros sans faille, capitaine courageux totalement investi dans sa mission, il doit transmettre un message secret du csar à son frère l'Archiduc bloqué à l'est.
Dans cette course semée d'embûches, il faudra éviter les Tartares qui, notamment, pour tromper leurs ennemis mêlent aux danses orientales des supplices cruels. Laissant planer autant de moments d'espoir que de désillusions pour les prisonniers.
Que pourront-ils, Michel et sa compagne d'infortune Nadia, seuls face à une armée commandée par le terrible Ivan Ogareff.
Mais le Sibérien, Michel Strogoff, connait tous les cours d'eau et les villages entre Moscou et Irkoutsk. Ce qui fait tout de même 7 000 verstes, c'est à dire à peu près autant en km.
Cette odyssée très sombre voit le messager traverser un monde dévasté par les pillages.
Le périple est rythmé mais parfois alourdi de considérations géographiques, le pécher mignon de Jules Verne, que l'on éludera selon l'humeur.
Je n'ai jamais vu un personnage de Jules Verne aussi malmené.
Ces aventures servent aussi à entretenir des images et des repères forts comme l'âme russe éternelle et la non moins éternelle, mais plus pour très longtemps, Russie des Csars.

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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   08 avril 2016
Le lac Baïkal est situé à dix-sept cents pieds au-dessus du niveau de la mer. Sa longueur est environ de neuf cents verstes, sa largeur de cent. Sa profondeur n’est pas connue. Mme de Bourboulon rapporte, au dire des mariniers, qu’il veut être appelé « madame la mer ». Si on l’appelle « monsieur le lac », il entre aussitôt en fureur. Cependant, suivant la légende, jamais un Russe ne s’y est noyé.
Cet immense bassin d’eau douce, alimenté par plus de trois cents rivières, est encadré dans un magnifique circuit de montagnes volcaniques. Il n’a d’autre déversoir que l’Angara, qui, après avoir passé à Irkoutsk, va se jeter dans l’Yeniseï, un peu en amont de la ville d’Yeniseïsk. Quant aux monts qui lui font ceinture, ils forment une branche des Toungouzes et dérivent du vaste système orographique des Altaï.
Déjà, à cette époque, les froids s’étaient faits sentir. Ainsi qu’il arrive sur ce territoire, soumis à des conditions climatériques particulières, l’automne paraissait devoir s’absorber dans un précoce hiver. On était aux premiers jours d’octobre. Le soleil quittait maintenant l’horizon à cinq heures du soir, et les longues nuits laissaient tomber la température au zéro des thermomètres. Les premières neiges, qui devaient persister jusqu’à l’été, blanchissaient déjà les cimes voisines du Baïkal. Pendant l’hiver sibérien, cette mer intérieure, glacée sur une épaisseur de plusieurs pieds, est sillonnée par les traîneaux des courriers et des caravanes.
Que ce soit parce qu’on manque aux bienséances en l’appelant « monsieur le lac » ou pour toute autre raison plus météorologique, le Baïkal est sujet à des tempêtes violentes. Ses lames, courtes comme celles de toutes les Méditerranées, sont très redoutées des radeaux, des prames, des steam-boats, qui le sillonnent pendant l’été.
C’était à la pointe sud-ouest du lac que Michel Strogoff venait d’arriver, portant Nadia, dont toute la vie, pour ainsi dire, se concentrait dans les yeux. Que pouvaient-ils attendre tous deux dans cette partie sauvage de la province, si ce n’est d’y mourir d’épuisement et de dénuement ? Et, cependant, que restait-il à faire de ce long parcours de six mille verstes pour que le courrier du czar eût atteint son but ? Rien que soixante verstes sur le littoral du lac jusqu’à l’embouchure de l’Angara, et quatre-vingts verstes de l’embouchure de l’Angara jusqu’à Irkoutsk : en tout, cent quarante verstes, soit trois jours de voyage pour un homme valide, vigoureux, même à pied.
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ninamarijoninamarijo   17 mars 2014
Qu'importe ! L'hiver est l'ami du Russe.
Oui,Nadia, mais quel tempérament à toute épreuve il faut pour résister à une telle amitié ! J'ai vu souvent la température tomber dans les steppes sibériennes à plus de quarante degré au-dessous de glace ! J'ai senti, malgré mon vêtement de peau de renne, mon coeur se glacer, mes membres se tordre, mes pieds se geler sous leurs triples chausettes de laine ! J'ai vu les chevaux de mon traîneau recouverts d'une carapace de glace, leur respiration figée aux naseaux.
J'ai vu l'eau-de-vie de ma gourde se changer en pierre dure que le couteau ne pouvait entamer ! ... mon traîneau filer comme un ouragan ! Plus d'obstacles sur la plaine nivelée et blanche à perte de vue ! Plus de cours d'eau dont on est obligé de chercher les passages guéables ! Plus de lacs qu'il faut traverser en bateau ! Partout la glace dure, la route libre, le chemin assuré !
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LydiaBLydiaB   04 décembre 2010
La porte du cabinet impérial s’ouvrit bientôt, et l’huissier annonça le général Kissoff.

« Ce courrier? demanda vivement le czar.

— Il est là, sire, répondit le général Kissoff.

— Tu as trouvé l’homme qu’il fallait?

— J’ose en répondre à Votre Majesté.

— Il était de service au palais?

— Oui, sire.

— Tu le connais?

— Personnellement, et plusieurs fois il a rempli avec succès des missions difficiles.

— A l’étranger?

— En Sibérie même.

— D’où est-il?

— D’Omsk. C’est un Sibérien.

— Il a du sang-froid, de l’intelligence, du courage?

— Oui, sire, il a tout ce qu’il faut pour réussir là où d’autres échoueraient peut-être.

— Son âge?

— Trente ans.

— C’est un homme vigoureux?

— Sire, il peut supporter jusqu’aux dernières limites le froid, la faim, la soif, la fatigue.

— Il a un corps de fer?

— Oui, sire.

— Et un cœur?...

— Un cœur d’or.

— Il se nomme?...

— Michel Strogoff.
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gillgill   18 mars 2014
Désignation des tableaux
- 1er tableau - le palais neuf - une galerie à arcades, splendidement parée et éclairée, attenant à droite aux salons de réception du palais, à gauche le cabinet du gouverneur de Moscou...
- 2ème tableau - Moscou illuminé - grand concours de monde sur la place que domine le balcon du palais....
- 3ème tableau - la retraite aux flambeaux - retraite aux flambeaux avec les tambours, les fifres et les trompettes des chevaliers-gardes du régiment impérial...
- 4ème tableau - le relais de poste - la scène représente la cour d'un relais de poste à la frontière. A droite la maison de relais qui est en même temps une auberge. A gauche la maison du maître de police. Au fond la grande route, qui va se perdre dans les montagnes....
- 5ème tableau - l'isba du télégraphe - la scène représente un poste télégraphique près de Kolyvan, en Sibérie. Porte au fond donnant sur la campagne, à droite un petit cabinet avec guichet, où se tient l'employé du télégraphe, porte à gauche....
- 6ème tableau - le champ de bataille de Kolyvan - vue du champ de bataille de Kolyvan, horizon en feu, au coucher du soleil. Morts et blessés étendus, cadavres de chevaux. Au dessus du champ de bataille, des oiseaux de proie qui planent et s'abattent sur les cadavres.
- 7ème tableau - la tente d'Ivan Ogareff -
- 8ème tableau - le camp de l'émir - la scène représente une place, ornée de pylônes, recouverte d'un splendide vélum . A droite, un trône magnifiquement orné, à gauche une tente....
- 9ème tableau - la fête tartare - Ballet
- 10ème tableau - la clairière - la scène représente une berge sur la rive droite de l'Angara. Il fait encore jour......
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Gwen21Gwen21   03 novembre 2017
Aux maisons de poste, on trouve à se loger et à se nourrir. D’ailleurs, à défaut de relais, la maison du paysan russe n’eût pas été moins hospitalière. Dans ces villages, qui se ressemblent presque tous, avec leur chapelle à murailles blanches et à toitures vertes, le voyageur peut frapper à toutes les portes. Elles lui seront ouvertes. Le moujik viendra, la figure souriante, et tendra la main à son hôte. On lui offrira le pain et le sel, on mettra le samovar sur le feu, et il sera comme chez lui. La famille déménagera plutôt, afin de lui faire place. L’étranger, quand il arrive, est le parent de tous. C’est "celui que Dieu envoie".
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