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ISBN : 2742788360
Éditeur : Actes Sud (06/01/2010)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Pourquoi perd-on l'amour de sa vie ? Pourquoi le doute l'a-t-il si souvent habité ? Quels regrets, quels remords en conçoivent les amants ? Où mène le lien amoureux ?Dans une famille dont le mari s'est absenté, une femme et ses enfants, attendant son retour incertain, regardent un film, Chaînes conjugales, qui met en scène ces énigmes. La vie et la fiction se répondent. Dans un face à face avec les personnages du film, ceux du roman partagent aventures et mésaventur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  05 octobre 2016
Lors de ma dernière critique d'un livre d'Alice Ferney, j'écrivais que j'étais complètement tombé sous le charme de son écriture, à en devenir complètement fan. J'ai eu plus de mal avec celui-ci que j'ai découvert dans la PAL de ma Delphinette en allant mangé la salade composée, une belle journée d'été.
Elsa passe son temps à regarder inlassablement un même film, "chaine conjugal" de Manckievicz, dans lequel les trois héroïnes sont à un carrefour de leur existence. Elle-même ne sait plus trop que penser de la relation avec son mari qui vient de lui laisser un mot : " demain soir et les soirs suivants, prépare-toi à dormir seule. Je ne rentrerai pas. Je ne rentrerai pas dans une maison où ma femme est installée devant la télévision, voit le même film depuis trois mois, ne se lève pas pour me préparer à dîner, et se couche sans me regarder !" Ce soir les deux ainés d'Elsa se joignent à elle pour regarder ce film et devant l'émotion de leur mère, questionneront : est-ce que papa rentrera ce soir ?
Un livre bilan pour les couples qui se sont éloignés, la tristesse de l'habitude ayant pris la place de la passion amoureuse, ou l'on ne voit plus l'autre que comme un objet du quotidien. Est-ce que seul un électrochoc pourra rendre de nouveau cette relation passionnelle et fusionnelle ?
J'ai eu plus de mal à le lire, peut-être parce qu'il ne me concerne en rien, mais alors en rien du tout, je pense même être aux antipodes du sujet de ce bouquin. Je n'ai donc pas pu me projeter sur l'un ou l'autre de ses personnages.
Pourtant j'ai persévéré, bien m'en a pris car le final est de toute beauté ou la richesse des descriptions des émotions est à couper le souffle.
Reste-t-il des livres d'Alice Ferney que je n'ai pas lues ? Vite, vite mettons nous en quête.
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ladesiderienne
  16 février 2018
Totalement tombée sous le charme d'Alice Ferney avec les lectures de "Grâce et dénuement" et "Dans la guerre", j'avais hâte de découvrir un autre de ses romans. Une chose est sûre : mon choix avec "Paradis conjugal" n'a pas été le bon. J'ai dû m'accrocher à chaque page pour ne pas abandonner. Pourtant avec l'âge, cela m'arrive désormais fréquemment, mais je gardais espoir de retrouver enfin au prochaine chapitre l'écrivaine que j'avais tant admirée.
"Demain soir et les soirs suivants, prépare-toi à dormir seule. Je ne rentrerai pas. Je ne rentrerai pas dans une maison où ma femme est installée devant la télévision, voit le même film depuis trois mois, ne se lève pas pour me préparer à dîner, et se couche sans me regarder !". Cette phrase, qui revient d'ailleurs comme un leitmotiv tout au long du livre, c'est celle prononcée par le mari d'Elsa, hier dans leur lit. La jeune femme d'une quarantaine d'années se demande donc s'il va mettre ce soir cette menace à exécution. Elle regarde une énième fois le film évoqué dans cette phrase ultimatum en compagnie de ses deux plus grands enfants (pas très sain comme situation, je trouve), tout en faisant l'introspection de son couple. L'auteure a pris le parti de nous retracer le script de ce film à succès "Chaînes conjugales" de Mankiewicz sorti en 1949. Trois amies, Deborah, Rita et Lora Mae, attendent la quatrième Addie avant de partir ensemble accompagner un groupe d'enfants pour une excursion en bateau. Mais cette dernière n'arrive pas leur faisant porter à la place une lettre où elle leur signale qu'elle est partie avec le mari de l'une d'elles... sans préciser lequel évidemment. Les trois jeunes femmes vont individuellement remettre en cause leur amour, se remémorer leur rencontre avec leur époux respectif et se rendre compte que finalement la sulfureuse Addie incarnait le fantasme de chacun d'entre eux. Il faudra attendre la fin de la sortie et le retour au bercail pour découvrir le coupable. Régulièrement Alice Ferney fait un zoom sur les états d'âme d'Elsa qui se rapprochent de ceux des trois actrices. Le "happy end" du scénario lui apporte même un certain réconfort.
En utilisant cette technique, l'auteure dit avoir voulu faire une comparaison entre cinéma et littérature pour déterminer les avantages de l'un et de l'autre. Même si le lecteur perçoit bien l'interaction entre le film et ce que vit Elsa, il est évident que les images ne traduisent que superficiellement le ressenti des protagonistes alors que sur le papier, Alice Ferney nous dissèque minutieusement le fonctionnement du couple, ce qui peut le faire durer ou le faire éclater. Première question, pourquoi avoir choisi un film de cette époque ? Il me semble qu'en 70 ans, la situation de la femme et sa position dans le couple a évolué. Du coup, le livre se déroulant en une soirée, je n'ai pas vu dans Elsa quelqu'un de moderne mais de contemporain aux actrices. De toutes façons, je n'ai pas eu l'impression de lire un roman mais une psychanalyse d'autant plus ennuyeuse que le style en est intellectualisé (moi qui avait trouvé tant de poésie dans l'écriture de l'auteure...). Un sujet, qui en cette période de St Valentin aurait pu m'émouvoir mais qui traité de cette façon, m'a laissée de glace. Ne connaissant pas le film, ma curiosité a juste été titillée par le fait de savoir qui avait succombé au charme de la vénéneuse Addie. Ma terrible déception se solde par un 6/20.
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Audreyy
  13 janvier 2012
Elsa est une femme marié et mère de famille, sa vie est ordinaire et ressemble à n'importe quelle vie d'épouse et de maman si ce n'est que depuis plusieurs semaines, Elsa regarde le même film tous les soirs, un film que son mari lui a offert. Un soir, il en a marre de vivre avec une femme absorbée par sa télé et qui ne s'occupe plus de lui. Cette nuit là, Elsa ne renonce toujours pas à sa tradition et met en marche son film. Les aînés de ses enfants, Max et Noémie regardent avec elle pour la première fois.
Dans ce livre, on a en parallèle le film puis les pensées et les souvenirs d'Elsa qui s'identifie pleinement aux femmes du film. C'est l'histoire de trois femmes (amies entre elles) qui partent en croisière et une lettre va leurs parvenir à leur départ. Addie Ross, une de leur amie annonce qu'elle est partie avec le mari de l'une d'entre elle. Aussitôt Rita, Déborah et Lora Mae s'interrogent : Lequel des maris est partit? Laquelle d'entre elles rentrera dans une maison vide?
Chacune à leur tour se remémore des souvenirs où Addie était au centre d'attention de leurs maris. C'était une femme énormément désirée qui faisait rêver tous les hommes donc n'importe lequel des trois peut l'avoir suivi.
Grand suspense jusqu'au moment révélateur.. J'ai énormément adoré ce livre et cette histoire. N'importe qui peut, comme Elsa, s'identifier à ces trois femmes perdues, tristes, effrayée à l'idée d'être celle qui sera retrouvera seule car il en faudra une. Une pour qui tout va s'écrouler. Un livre qui nous transmet de la compassion, de l'attachement, de la tristesse mais il peut aussi aider sur l'amour. L'amour qui, du jour au lendemain peut s'arrêter. le mariage sert-il vraiment si c'est pour à la fin se retrouver séparé? « le film montrait ce que peuvent nous faire les autres quand il cesse de nous aimer et que nous avons à le comprendre. » C'est ce à quoi Rita, Déborah et Lora et même Elsa pensent.. D'ailleurs, le mari d'Elsa lui, rentrera t'il?
Alice Ferney continue de m'impressionner : j'aime son écriture et sa créativité. J'ai voulu prendre mon temps pour le lire, histoire de bien tout savourer. Cette auteure a un style particulier, bien à elle, et je pense que soi on aime, soit on aime pas. Moi, j'adore. « Paradis conjugal » est mon second coup de coeur des ses livres que j'ai lu jusqu'à présent.
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ancoline
  23 décembre 2013
J'ai été légèrement attachée par Elsa, mère de famille au passage de sa quarantaine, de la remise en question "Ai-je vraiment voulu cette vie ? Suis-je prête à recommencer ces choix de construction de famille ?".
Par le film de Manckievicz "Chaîne conjugale", qu'elle regarde éternellement les premières semaines, elle reste à la même page de sa vie. "Je fais quoi maintenant ? Je me bouge ou pas ? Je dois me considérer heureuse ou j'aurai pu avoir mieux ? Puis-je avoir mieux?". Les quatre amies dans ce film découvrent avec stupéfaction que l'une d'entre elles est partie avec l'un de leur mari. Elles se posent toutes les trois la même question "Est-ce mon mari qui m'a quittée ? Ai-je détruit l'amour que j'avais ou me suis-je laissée aller et mon amour est parti"
Suite à l'électrochoc provoqué par le mari d'Elsa, elle étudie son couple, reprend possession de sa vie et ne se tourne plus sur le même processus mental. Pour moi elle était en mini dépression, par contre son mari n'en pouvant plus est parti comme l'un des personnages du film sans le savoir pour l'aider.
Nous voyons tellement les scènes du film une à une que j'ai l'impression de le connaitre par coeur, et d'en avoir une overdose moi aussi.
Si vous êtes entre 40 et 50 ans au passage des bilans de votre vie, le parallèle peut être sympa, mais sinon ….
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Chantilly34
  06 février 2014
Elsa passe toutes ses soirées à regarder un film dans lequel elle projette ses propres sentiments. En s'identifiant tour à tour aux trois héroïnes de ce film, elle visualise sa propre vie, s'interroge sur ses attentes et sur les sentiments amoureux en général : sur quoi s'appuie la solidité ou la fragilité du mariage ? Qu'est-ce qui fait la force des liens conjugaux ?
Dans la même verve que "Les Autres", "Paradis conjugal" est un roman psychologique et intimiste. Alors que "Les Autres" nous renvoyait l'image que l'on peut avoir de l'autre, ou l'image que l'on laisse transparaître, "Paradis conjugal" renvoie l'image du couple et donne une analyse très lucide sur les relations conjugales.
Il est vrai que le style peut déconcerter, que l'action est plutôt réduite au questionnement d'Elsa, mais c'est un livre qui fait réfléchir sans donner de réponses, à chacun d'y trouver la sienne. Je ne le trouve pas pessimiste du tout, bien au contraire !
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critiques presse (1)
LePoint   22 novembre 2011
Alice Ferney est "l'écrivain" du sentiment amoureux. Elle le décrit, le décrypte, le décortique comme personne. À travers son personnage, elle s'interroge et nous interroge avec une grande subtilité sur le couple, ses limites, ses dégradations, ses variations, son avenir.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   11 février 2018
On peut se plonger dans une œuvre, se calfeutrer dans ce qu'elle fait lever en soi, rechercher sans finir ni se lasser sa tonalité spéciale et la rencontre qu'elle inaugure, ramifier la complicité que l'on entretient avec elle. Et c'est ce que fait Elsa Platte. On peut chercher le face-à-face intérieur avec ce que dit un artiste, et la confrontation de son langage avec la vie qu'on mène. On peut faire passer le temps à côté d'une œuvre et même à travers elle : le fil des jours dans le chas d'un film. On peut se servir d'une œuvre pour surmonter une épreuve. Est-ce qu'il ne s'agit pas souvent de surmonter ? Quand on n'aime pas la vie, on va au cinéma. Est-ce que le lien à la création d'art n'a pas à voir avec la difficulté d'être ? Comme si la vie avait besoin d'un écho, d'un ensemble architecturé de miroirs qui nous la révèle et nous l'éclaircisse.
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domisylzendomisylzen   15 septembre 2016
Il s'enfonce en elle. Il posséde un dard qui devient un instant la tige de cette fleur qui n'a pas de tige. La fleur étalée au creux de la femme, comme une décoration collée sur le fond d'elle, un décalcomanie invisible qu'elle visualise seulement dans le plaisir.
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ladesiderienneladesiderienne   13 février 2018
- Pourquoi aimes-tu tellement ce film ? Sais-tu ce qui te plait ? demanda Alexandre pour changer de sujet.
- Je ne sais pas l'expliquer, dit Elsa, il me rend heureuse. C'est un chef d’œuvre. mais au-delà, je voudrais comprendre l'effet du cinéma. Par quel canal, par quel mécanisme intérieur, un film peut agir sur mon humeur, me réjouir l'esprit, me mettre à l'aise avec la vie. Tout d'un coup j'ai le moral, je me sens heureuse. Alors que rien n'a changé dans la vie réelle !
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ladesiderienneladesiderienne   12 février 2018
A tort ou à raison, Elsa se sentait avancer vers l'âge fatal des femmes, celui où, en perdant le pouvoir d'enfanter, elles se rapprochaient des hommes. Elle ne fêtait plus ses anniversaires. Tu n'aimes pas tes anniversaires ? lui demandait Max. Elle disait qu'elle ne les avait jamais aimés, qu'ils étaient, déjà dans sa jeunesse, la marque d'un achèvement et les jalons d'un temps qui détruisait. Mais maintenant ce n'était plus plaintes romantiques, supputations et idées vagues, c'était une réalité : elle s'éprouvait à un cap, dans le creux d'une métamorphose inévitable et fatale, et soudain si fragile devant le miroir du matin et du soir.
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ladesiderienneladesiderienne   10 février 2018
La vie parfois ne suffit pas et on a le droit d'être triste et inatteignable quand on ne sait plus faire d'efforts, pense leur mère. Tout n'est pas désagréable d'ailleurs dans la tristesse. Il y a une acuité des sens et des émotions spécifique à cet état. Pleurer pour un rien est un genre de vertige, comme si la vie passait en vous grattant le cœur, ce qui vaut toujours mieux que de passer inaperçue.
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Videos de Alice Ferney (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Ferney
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 85 de l'émission Dialogues littéraires de décembre 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Deon Meyer pour "L'Année du lion" (Seuil), Alice Ferney pour "Les Bourgeois" (Actes Sud), puis la chronique de Nolwenn du rayon Jeunesse. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Annaik Kerneuzet et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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