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EAN : 9782330081775
Éditeur : Actes Sud (16/08/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 326 notes)
Résumé :
Ils se nomment Bourgeois et leur patronyme est aussi un mode de vie. Ils sont huit frères et deux soeurs, nés à Paris entre 1920 et 1940. Ils grandissent dans la trace de la Grande Guerre et les prémices de la seconde. Aux places favorites de la société bourgeoise – l’armée, la marine, la médecine, le barreau, les affaires -, ils sont partie prenante des événements historiques et des évolutions sociales. De la décolonisation à l’après-Mai 68, leurs existences embras... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  21 août 2017
Conteuse hors-pair, Alice Ferney nous revient dans son dernier roman, avec la saga d'une famille, Les Bourgeois, des bourgeois et l'entame avec un décès, le décès de Jérôme Bourgeois, quatre-vingt ans, qui "fut résolument français et provincial", "né chez les nantis et soignant les pauvres". Donc pas "méchant bourgeois".
Né en 1933, il était le fils d'Henri et Mathilde et frère de sept garçons et deux filles: Jules, Jean, Nicolas, André, Joseph, Louise, Claude, Guy, Marie, "Être dix, c'était avancer dans la vie comme une étrave avec derrière soi le tonnage d'une énorme famille".
Sous forme d'un journal, dont les nombreux feuillets auraient été dispersés, et regroupés sans chronologie, Ferney ( probablement la narratrice, une Zelig qui nous interpelle directement dans le récit) suit la trajectoire de cette famille conservatrice de la droite chrétienne, embrassant tout un siècle d'histoire de France et celle européenne. Je dis conteuse hors pair car raconter sur un siècle, aussi clairement, sans ordre chronologique, l'histoire intime dans la grande histoire, relevée d'une multitude de réflexions intelligentes et profondes sur les liens entre les évènements et les émotions, avec un regard critique déroutant, c'est indéniablement du talent.
La famille, le couple étant ses sujets de prédilection, elle nous décortique ici l'évolution des rapports sur trois générations; rien de nouveau mais romancé par Ferney c'est toujours innovative. Elle a presque l'air d'avoir la nostalgie du temps où le mariage était l'unique solution pour une vie commune entre les deux sexes; apparemment il avait plus de valeur et de poids qu'aujourd'hui (".....mariage, qui n'était pas –comme il arrive que le ressentent aujourd'hui les jeunes mariés –la fin de quelque chose, l'aboutissement ou le point final du temps de la passion libre, mais son commencement et celui de la vie commune, la découverte de la sensualité partagée et la création de sa propre existence."). Aussi une certaine nostalgie de l'éducation bourgeoise d'antan, mais l'écrivaine, coquine, après l'avoir vantée, ajoute : "On n'était pas malheureux ! dit Claude aujourd'hui, sans songer une seconde que cette affirmation pourrait bien signifier le contraire de ce qu'elle prétend dire". Elle titille d'autres sujets, comme les droits des femmes, ont-ils vraiment avancé, ou juste changé de perspective ? ou les privilèges acquis de la bourgeoisie du début du siècle, que d'autres classes sociales ne pourront y accéder que tardivement, comme les vacances payés (1936).
Deux autres thèmes récurants,
Le thème de la guerre, toutes ces vies perdus pour rien avec des slogans du genre du général Lattre en Indochine, "Je vous apporte la guerre et la fierté de cette guerre. Notre combat est désintéressé. Nous ne combattons pas pour la domination mais pour la libération".....révoltants,
Le thème de la mort, la fin inévitable pour tous sans aucun échappatoire qui semble beaucoup l'occuper,vu le nombre de fois qu'elle y revient avec des réflexions nuancées, "une abstraction.....un souvenir. Voilà ce que fait de nous la mort."
J'ai trouvé les personnages peu attachants, figés dans leur cadre bourgeois et catho, une rigidité, une perfection ( celle des hommes presque tous vertueux, et surtout celle des femmes, avec au moins un contingent de 9 à 10 mômes, toujours impeccables, super serviables au mari ...., les maris qui les aiment follement après 9 enfants, un conte d'Andersen ....) qui m'a un peu exaspérée. Une rigueur morale qui bien qu'étant leur force fut aussi leur faiblesse. D'autre part la vie d'une famille bourgeoise, de surplus profondément catho sur fond d'histoire de France et d'Europe n'est pas un sujet qui me passionne vraiment, surtout qu'ici c'est un peu long. Donc si ce n'était la plume grandiose d'Alice Ferney et son faux regard impartial qui donne encore plus de pep à son sens critique, je ne l'aurais probablement pas lu.

"L'esprit occidental aime tant les causalités, les explications rationnelles, les fondements."


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rabanne
  24 janvier 2018
"J'ouvre un album, je chemine dans le temps jusqu'à l'ascendance exigeante."
Cet album ouvert l'est sur quatre générations d'une même famille, les Bourgeois. La petite histoire dans la grande, la grande dans la petite...
- 1900 : Valentine et Jules Bourgeois, 8 enfants. La Grande guerre, un veuvage prématuré, 4 enfants survivants. Valentine aura 27 petits-enfants.
- 1920 : Mathilde et Henri Bourgeois, 10 enfants. La Drôle de guerre, un veuvage prématuré. Henri aura 40 petits-enfants.
- 1967 : la mort du patriarche.
- 2016 : 4 survivants d'une fratrie de 10, et la roue du temps continue sa course immuable...
Plus qu'une saga familiale écrite-là, d'une main de maître, c'est une véritable généalogie, des racines, un héritage, une hérédité, une identité sociale, morale et affective. Avec l'inexorable tourbillon de la vie, faite de joies, de drames, de traumatismes, d'abandons, d'échecs et de succès...
Un roman sur la transmission et l'engagement, la fidélité à la parole donnée. Des valeurs sur lesquelles toute une famille s'est construite, un solide socle qui l'a fait tenir debout...
A travers ces portraits, plus ou moins accentués par l'auteure, il semble n'y avoir aucun regrets. Apparaît juste un clan, une éducation, un atavisme, un mimétisme, une reconnaissance, une foi commune, une solidarité à toute épreuve, une grande pudeur des sentiments et beaucoup de respect.
J'ai beaucoup aimé m'insinuer dans cette généalogie familiale, sociologique et historique, adepte de la plume de l'auteure depuis longtemps.
Or, pourquoi pas les 5 étoiles ?! Parce qu'en comparaison, j'aurais préféré un traitement des personnages similaire à ceux de "Chercher la femme", très fouillés psychologiquement, délicieusement contrastés.
Ici, il m'a manqué ces contrastes, ainsi qu'une légèreté et une profondeur romanesques, les faits historiques prenant parfois trop le dessus. Mais cela reste passionnant et brillamment écrit !!
(NB : tiens, une critique un peu plus longue que d'ordinaire... ;-D)
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palamede
  10 décembre 2017
Les Bourgeois, une famille suivie sur plusieurs générations de la fin du XIXe siècle à nos jours, ont les caractéristiques de leur nom. Les plus anciens vont connaître les deux guerres mondiales, certains y mourir prématurément, d'autres les pleurer. Tous auront à coeur de perpétuer la tradition : une manière de vivre avec naturel ce qui est culturel et hérité.
Ces Bourgeois bourgeois, catholiques, de droite, qui pensent qu'il vaut mieux accepter qui l'on est plutôt que prétendre se créer, Alice Ferney les décrit comme : " les représentants d'une époque et d'un milieu typiquement bourgeois, parisien, catholique, très " Action française " comme on le dit maintenant, avec la sévérité de ceux qui viennent après et n'ont guère de mérite, puisqu'ils savent où mènent certaines idées et que l'Histoire a jugé. " Alice Ferney le dit et le répète, il faut se garder de juger les gens qui ont vécu dans un autre temps : « Le présent est lourd et opaque, la teneur des jours n’est pas historique. »
Une famille (la sienne ?) dont l'histoire indissociable de l'Histoire inspire à Alice Ferney de belles et justes phrases sur la mort, la maternité, la transmission des valeurs bourgeoises. Mais elles ne doivent pas cacher le revers de la médaille, ce que ne fait pas Alice Ferney avec une certaine honnêteté, car si elle évoque longuement les aspects positifs de la bourgeoisie, justifie ses choix, comprend ses erreurs, parfois aussi elle se demande dans quelle mesure ce milieu est fermé, obtus, non progressiste.
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Kittiwake
  14 juillet 2018
Voila un curieux roman, qui se démarque des sagas familiales par son ancrage historique fort et très bien intégré. C'est toute l'histoire du vingtième siècle, revue à l'aune de quatre générations d'une famille aisée, appartenant à la bourgeoisie, bien que le titre se réfère simplement à leur nom de famille.
Outre une analyse intéressante de l'histoire des conflits qui ont marqué ce siècle passé, de la grande boucherie de 14-18, à la guerre d'Algérie longtemps pudiquement évoquée comme « les événements » , en passant par la seconde guerre mondiale et la guerre d'Indochine, on mesure l'impact de ces événements sur les vies individuelles et l'évolution de la vie familiale.
C'est aussi une fresque chronologique qui illustre le processus lent d'une métamorphose de la condition féminine avec ses conséquences sur la cellule familiale. Avec cette impression de courbe exponentielle, avec une progression lente au départ puis extrêmement rapide. Avec cependant dans le milieu étudié, une résistance forte aux changements, et un maintien obstiné des traditions, étayées par la religion, malgré l ‘évolution importante des valeurs traditionnelles
Témoin de la succession des naissances et des décès , qui alternent avec les mariages , le lecteur assiste en une sorte de de diaporama accéléré au déroulé du destin de cette famille. Et bien entendu, la mort y est très présente, naturelle, ou induite par la folie des hommes, mais de toute façon inéluctable et seul réelle égalité entre les humains.
C'est sans doute la mise à distance, l'observation minutieuse mais désaffectée , à la manière d'un entomologiste scrutant une colonie de fourmis, qui donne un ton particulier à ce roman. Ce n'est donc pas un roman qui induit un attachement aux personnages, d'autant qu'ils défilent génération après génération.
Belle chronique d'un milieu social particulier , dans la tourmente d'un siècle mis à mal par la haine ordinaire et la mégalomanie des dirigeants peu enclin à tenir compte des malheurs individuels qu'ils créent.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Annette55
  04 mars 2018
Tout a été dit déjà et en plus je suis une admiratrice de l'auteur depuis "-LElegance-des-veuves " et "Grâce et dénuement".........
Je n'écrirai rien d'original , simplement qu'Alice F .réalise une fresque vertigineuse longue à lire vu le déploiement d'une famille et ses complexités généalogiques , un récit narratif riche d'anecdotes familiales. Il imbrique nombre de destins individuels ,en construisant avec maestria un siécle d'engagements - de la grande guerre à la seconde, -de la Décolonisation à l'après mai 68 ---
En allant du singulier au collectif , elle tisse une mosaïque géante différente à mon sens d'une simple saga familiale., plutôt un essai déguisé en roman rythmé par l'apparition et la disparition des personnages, leurs engagements et leurs aspirations . Elle se fait historienne et conteuse !
Les "Bourgeois , cette grande famille qui a le goût de la transmission et de la continuité vit avec naturel ce qui est culturel et hérité : de Jules l'aîné "le magnifique" , André "le simple" , Nicolas le "héros discret", Louise "la passionnée", Jean "le bon", Joseph " l'ambitieux ", Guy " le chevalier " , Jérôme le "brave ", Claude " l'impétueux," à Marie "nourricière" , la petite dernière qui n'a pas connu sa mère, : son décès , une Blessure Invisible " pour les dix enfants de la fratrie jusqu'à leur disparition !
Comment s'exprimait leur conscience d'être des privilégiés et des catholiques ?
La matrice culturelle qui avait vu naitre leur père en 1895, avait traversé une incroyable série d'évolutions .
Il connut une belle collection de premières fois !
Toutes les évolutions sociales et les grandes réformes furent de son époque. Henri verrait le monde changer au point d'être méconnaissable ! de son vivant , on privilégiait les sujets convenables aux sujets intéressants ! Sous pretexte de tenue , on ne déballait pas ses états d'âme..
"Les-Bourgeois "sont sérieux comme la pluie, droits, dignes, élégants et volontaires, conservateurs, peut - être un peu raides , dévoués aux autres.
Ils portent haut le sens du devoir , une valeur partagée par tous !
Au sein de ce puzzle temporel , cet album au souffle romanesque , ample et captivant nous passons du 28 avril 1869 , naissance de la "racine de l'arbre de Valentine" , veuve à 40 ans de Jules Bourgeois jusqu'en 2013 !
L'auteur compose une oeuvre à la fois intimiste , universelle , une intéressante réflexion sociologique sur l'emmêlement cruel de la mort et de la vie, l'évolution des moeurs , les valeurs , le statut et la "place" des femmes, le deuil, le rôle du père, la religion, les progrès sociaux , les évènements porteurs de tragédies comme les guerres , les mutations essentielles .......
Là où le temps s'en mêle , elle donne à voir sans jugement ni concession , avec délicatesse , bienveillance et profondeur , l'éternel recommencement des choses , ses multiples personnages sont des "caractères" .........
L'écriture est d'une grande beauté, précise et colorée, incisive .
Une saga que je n'aurais certainement pas lue si elle n'avait été écrite par Alice F , c'est une conteuse hors- pair , remarquable ! Mais ce n'est que mon avis , bien sûr .
Je n'ai pas lâché ce livre depuis deux jours ,même la nuit........
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critiques presse (3)
LeFigaro   08 septembre 2017
À la faveur d'une construction virtuose et polyphonique, la romancière livre la chronique d'une famille prise dans les catastrophes du XXe siècle. Bouleversant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   01 septembre 2017
Alice Ferney explore avec talent, à travers le temps, la logique d’une classe sociale.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique   24 août 2017
Alice Ferney observe, dans une grande famille, les traditions qui se perpétuent en dépit des bouleversements du monde.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (131) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   19 août 2017
—Papa adorait le cinéma, dit Claude. Il avait vu tous les films de Brigitte Bardot. Il avait vu Et Dieu créa la femme.
J’entends dans cette phrase la stupéfaction qu’elle recèle : Henri, le catholique rigide, était allé voir Brigitte Bardot qui danse sauvagement devant la convoitise des hommes ! Claude s’émerveille-t-il du pouvoir de Bardot ? Ou bien s’amuse-t-il de l’idée du face-à-face Henri-Brigitte ? Ou bien se réjouit-il que son père fût malgré tout capable de se détendre ?
-Et que pensait-il de Bardot ? dis-je.
-Ah ! dit Claude en rigolant, il pensait qu’elle était la preuve qu’on peut avoir reçu une bonne éducation et mal tourner !
+ Lire la suite
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rabannerabanne   17 janvier 2018
Il fallait écouter l'époux comme un oracle et soi-même ne se piquer de rien. Il fallait n'être jamais le point de mire mais se rendre agréable comme il sied aux maîtresses de maison de faire. Il fallait avoir de la beauté sans en tirer vanité. Pauvres femmes parfaites ! Leur silence passé devient si bruyant quand on le réfléchit.
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jmlire92jmlire92   23 novembre 2017
Debout à côté des valises, ils attendaient la voiture. Jules et Jean partaient en vacances au bord de la mer avec leur mère Mathilde, leur grand-mère Valentine et leur jeune oncle Pierre. Cela saute aux yeux quand on s'attarde sur la photographie : ils étaient riches, privilégiés et éduqués. Qui parmi eux avait conscience que les classes laborieuses n'avaient pas droit à un repos annuel ? Qui imaginait que cette iniquité disparaîtrait et que les congés payés seraient institués pour tout le monde ? Y pensaient-ils ? Étaient-ils capable de juger justes et nécessaires des réformes dont ils n'avaient pas besoin eux-mêmes et qui bouleversaient les pratiques usuelles ? Je me le demande sans connaître la réponse. Les Bourgeois n'avaient pas besoin du progrès social : ils partaient en vacances, ils possédaient des maisons de famille, ils louaient ce qu'ils voulaient où ils voulaient. La famille allait à Blanville ou Bénerville, là où se rendaient aussi les duchesses amies de Marcel Proust qui ne s'y montrerait jamais plus. Étaient-ils amusés d'être en vacances à côté de la villégiature qui servit de modèle à Balbec ? En tout cas l'habitude était prise : Valentine, Gabrielle, Mathilde et leurs enfants commençaient l'été sur la côte normande... L'épiscopat français n'avait pas encore publié son code de l'habillement féminin, en réaction aux maillots de bain, robes courtes et autres exhibitions, mais Mathilde et Gabrielle se montraient plus que décentes, elles étaient carrément élégantes, assises dans le sable avec leurs blouses et leurs chapeaux... Aucune ne se serait baignée. Était-ce même une activité imaginable pour ces dames ? ... pour une fois Mathilde n'était pas enceinte. Elle donnait la main à Jules, remettait droit son bonnet de coton, avant de le regarder jouer avec le sable, sa pelle et son seau. Nicolas se réveillait, elle recommençait de prendre, de câliner et de rajuster, tandis que Gabrielle faisait de même avec ses enfants. Elles étaient deux vies dévolues à fabriquer des vies et rien ne semblait pouvoir interrompre  cette vaste fabrique de chair, rien sauf la disparition d'un des deux géniteurs..."
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rabannerabanne   17 janvier 2018
- Un matin elle ne s'est pas levée. Comment Marie-Maude, vous n'êtes pas levée, qu'est-ce qui se passe ? demanda Pierre sans méchanceté. J'ai un peu mal au ventre, répondit Marie-Maude en s'excusant d'être souffrante. Elle est morte l'après midi ! s'exclame Salomé.
- De quoi est-elle morte ?
- D'une hémorragie intestinale.
Au cas où je l'ignorerais, Salomé ajoute :
- Ce n'est pas un accident qui arrive brutalement, c'est lent. Elle ne s'est pas soignée. Elle souffrait depuis un mois mais ne voulait pas inquiéter son mari !
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BookycookyBookycooky   16 août 2017
Je me demande toujours si vraiment l’on se prépare à la mort. Il paraît que cette idée répandue est un leurre : la mort serait si étrangère à la vie qu’on ne pourrait en réalité la penser et qu’il ne servirait à rien de l’apprivoiser, ce que l’on apprivoise d’elle n’étant jamais elle. Y penser serait peut-être même une véritable idiotie : une obsession qui nous ferait souffrir pendant la vie sans pour autant nous faire accepter la fin de la vie quand elle vient.
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Vidéo de Alice Ferney
Confidences d'écrivaine avec Alice Ferney, qui vient de publier l'intimité, chez Actes Sud.
Cette discussion entre Alice Ferney et Marie-Andrée Lamontagne s'est déroulée lors du Salon du livre de Montréal 2020 et a été offerte en collaboration avec le Consulat général de France à Québec, dans le cadre du projet La France à la page!
#SLM2020 #àlivreouvert #ouvertaumonde
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