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ISBN : 1097270033
Éditeur : éditions Leha (23/06/2017)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Jonas Alamänder, mage et détective, vient de perdre sa maison confisquée par le royaume voisin. Accompagné d'Edrick, l'un des soldats chargés de lui apprendre la nouvelle, et de son fidèle valet Retzel, un facétieux petit démon, il part pour Ker Fresnel, capitale de Kung-Bohr afin d'y plaider sa cause.
Jon se trouve contraint de mener l'enquête sur le meurtre mystérieux de Pallas, conseiller du roi, et de déjouer un complot visant Ernst XXX. Les aventures se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
FeydRautha
  05 septembre 2017
La porte des Abysses est le premier volume du Cycle d'Alamänder qui en comptera trois. Il s'agit en fait d'une rééedition chez LEHA, avec redécoupage, du cycle qui était paru il y a quelques années en cinq volumes aux éditions de L'Homme Sans Nom, et désormais épuisé.
Le cycle d'Alamänder, c'est de l'Heroic Fantasy, et on y suit les aventures de quelques personnages principaux dans un monde peuplé de créatures fantastiques, où la magie, quoi que fabuleuse, est une pratique professionnelle comme les autres. Ajoutez-y une bonne dose d'humour loufoque, et vous avez un roman qui se retrouve trop rapidement classé en littérature jeunesse. Trop rapidement, car si la jeunesse prendra plaisir certainement à lire ce cycle, la jeunesse passera aussi très largement à côté de ce qui en fait le charme. Le cycle d'Alamänder est comme un bon Pixar. On y trouve différents niveaux de lecture, et notamment un humour qui va de la situation loufoque, voire cartoonesque et potache, jusqu'à un meta humour beaucoup plus fin et érudit qui se cache entre les lignes. Quand on dit Fantasy humoristique, on pense Terry Pratchett. Je dois avouer avoir eu un peu peur en commençant le livre, n'étant pas particulièrement fan des écrits de Pratchett qui, s'ils m'amusent un court moment, me lassent très rapidement. Sauf qu'Alexis Flamand est beaucoup plus intéressant que Terry Pratchett. le Cycle d'Alamänder n'est pas de la fantasy comique, au sens parodique du terme, mais bien de l'Heroic Fantasy qui ne fait pas l'économie de développer un monde riche et cohérent, et surtout une bonne histoire. Personnellement, j'ai passé un excellent moment de lecture. La fin laisse le lecteur en suspend au milieu de l'action, et donc je commande immédiatement le second tome.
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LE MONDE
"À l'époque où Ker Fresnel n'était encore qu'un petit trois-pièces salon-cuisine-salle de torture, le roi Embru IV vint y séjourner. le meublé, exposé au sud, était adossé à un vieux massif pierreux, carcasse arrachée au temps qui avait donné son nom au royaume de Kung-Bohr."
C'est là qu'une grande partie de premier tome se déroule. le royaume de Kung-Bohr, situé au bord de l'unique lac du continent d'Alamänder, est de nos jours dirigés par le roi Ernst XXX, dont on ne sait trop s'il est complètement dément ou génial paranoïaque. Volontiers expansionniste, le royaume est plus ou moins en guerre perpétuelle avec ses voisins, notamment les royaumes de Mehnzota et Yarkham.
Un des charmes du livre est de développer un univers complexe, riche, totalement loufoque mais très cohérent. Alexis Flamand prend soin de donner beaucoup de détails aussi bien sur la faune et la flore, que l'architecture ou l'histoire. C'est fait suffisamment intelligemment dans le récit pour n'être pas rébarbatif, et les descriptions ne sont jamais gratuites. Elles sont données lorsqu'elles ont leur importance dans l'histoire. Une notion de botanique est avancée lorsqu'elle est utile au personnage, tandis qu'un détail architectural est essentiel à l'enquête menée.
"Saisissant, n'est-ce pas ? Et encore, vous ne les avez pas vu se nourrir."
En ce qui concerne les créatures imaginées par l'auteur, le moins qu'on puisse dire est qu'il a beaucoup d'imagination. Si l'on vous parle de champs de blé carnivore, cela peut paraître loufoque comme ça, mais ça l'est moins qu'il n'y paraît. De même, l'évocation d'un poulpe de combat pourrait prêter à sourire, mais attendez donc d'en rencontrer un.
L'HISTOIRE
Dans La Porte des Abysses, nous suivons deux récits en parallèle, se situant dans des chronologies et des géographies différentes, chacun centré autour d'un personnage principal.
Maek est l'enfant adopté d'une famille de paysans guerriers. Cette condition ne lui laisse comme unique perspective que celle de devenir à son tour faucheur de blé carnivore. Mais Maek a d'autres projets. Il veut rejoindre l'école T'Sang pour devenir un de ces légendaires assassins du même nom. Conseillé par le vieux sage du coin, il brûle son village et ses habitants, et s'en va rejoindre l'école, portant son forfait comme lettre de motivation pour son inscription. Après des années d'épreuves qui sont pour lui autant d'exercices de formation, son voyage l'amène au bord du monde d'Alamänder. Là, il y rencontre le sombre dieu Akir : "Je me présente. Akir, Dieu de la Colère et de la Destruction – entre autres. Comme le disent mes adeptes, le Courroux est sur mon Front et le Néant est mon ami. Tu vois le genre. Je fais court, je n'ai pas toute la journée." Celui-ci lui révèle, entre autres choses, que la fameuse école n'existe pas, et qu'il l'a conduit jusqu'ici pour se débarrasser de lui : "Comme dit l'autre, au long des ères peut mourir même la mort. J'ajouterai avec hardiesse : Ou les casses-pieds dans ton genre."
Jonas Alamänder, dont les parents manquaient cruellement d'imagination au point de lui donner le nom du continent, est questeur, c'est à dire mage détective spécialisé dans l'investigation des crimes magiques, dans le royaume de Mehnzota, proche, trop proche voisin de Kung-Bohr. Si proche qu'un jour débarquent chez lui deux soldats de Kung-Bohr qui lui apprennent que son lopin de terre a été annexé par Kung-Bohr et que se maison sera très prochainement détruite par des poulpes de combat. Jonas, accompagné de Retzel, son démon domestique du troisième-cercle-en-partant-de-la-gauche, décide d'aller plaider sa cause auprès du roi Ernst XXX en sa capital de Ker Fresnel, et s retrouve à devoir enquêter sur la mort mystérieuse de Pallas, le conseiller du roi.
Voilà pour les grandes lignes, sans trop dévoiler de la trame du roman. Alexis Flamand se débrouille pour rendre tous ses personnages intéressants et sympathiques, du héro aux personnages les plus secondaires. du sombre dieu manipulateur, au marchand de fruit sur le marché. Cela crée un ensemble vivant et des interactions dynamiques. S'il y a bien deux héros principaux, ils s'inscrivent dans un univers qui n'est pas monodimensionnel, et les personnages secondaires ont tout loisir d'exprimer à travers les dialogues une personnalité propre. Aucun personnage n'apparaît comme générique. le ton général du roman reste assez léger, et il y a peu de violence, et si les notions de bien et de mal sont joyeusement floutées, cela reste très bon enfant. D'où sans doute la tentation de classer le roman en littérature jeunesse. Il est clair que nous sommes là aux antipodes des écrits de Jean-Philippe Jaworski.
LA MAGIE
"La Magie Organique, son tissage des sorts et leur agglomération en domaines la rapproche du système de synthèse des protéines. C'est brouillon, approximatif, artisanal. L'Art de Yarkham, lui, n'est pas synthétique, il est analytique. Notre magie est avant tout rationnelle. Elle se présente sous forme de programmes et de sous-programmes, liés par des conditions, des boucles, des instructions."
La magie dans l'univers d'Alamänder est un élément très réussi du cycle. Elle donne lieu à de très belles pages du roman. Si bien souvent dans les romans de fantasy la magie est un fait acquis et se résume à quelques sortilèges plus ou moins violents lancés à travers les pages du livre, Alexis Flamand explique et surtout décrit finement la magie, et la construction des sortilèges. Deux types de magie vont s'affronter, très différentes. Les descriptions sont très visuelles et véritablement envoûtantes. C'est subtil, poétique, précis et quasiment scientifique. Et surtout, c'est très beau à imaginer.
L'HUMOUR
Il y a beaucoup d'humour dans La Porte des Abysses, qui prend la forme de personnages truculents et parfois à la limite du pénible (Retzel), de situations farfelues, de dialogues surréalistes, ou plus en finesse de véritables jeux d'esprits basés sur des références scientifiques ou culturelles déguisées. C'est la première fois que je lis une explication de la magie, toujours compliquée à saisir pour les novices, qui se base sur une analogie avec la mécanique quantique, tout de même beaucoup plus simple à comprendre.....Il fallait oser ! L'humour tient donc une part importante dans le roman, mais ne fait pas obstacle à l'histoire. Alexis Flamand ne fait pas dans la parodie à la Prachett. Il s'amuse avec le lecteur, parfois en partant dans le meta humour et en brisant le quatrième mur. Pour en donner un exemple : les dieux réunis en conciliabule, divinement omniscients, discutent ainsi des informations recueillies "dans le chapitre précédent", et décident qu'il est urgent d'attendre de savoir ce qui va se passer "dans les chapitres suivants."
CRITIQUE
La critique que je ferais du scénario est qu'il est trop sous contrôle. Sous l'apparence d'un joyeux délire, les personnages sont en fait pieds et poings liés par la volonté de l'auteur qui ne leur laisse aucune marge de manoeuvre. Point de libre arbitre sous le règne d'Alexis Flamand qui tient son histoire comme un maître de jeu jaloux et autoritaire. Même les délires de Retzel apparaissent utilitaires. Lâchez leur donc un peu la bride à vos personnages monsieur Flamand ! Tout n'a pas à être sans cesse sous contrôle et tout n'a pas à avoir une raison d'être. Il faut de l'entropie pour faire un monde. Dans ce roman, chaque clou d'une porte est à sa place. Alors que parfois les clous se doivent d'être mal placés. Juste parce que c'est dans la nature du clou.
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MarquePage
  15 novembre 2017
Tout d'abord merci à Babelio et un énorme merci aux éditions Leha pour cette réédition. Je suis ravie d'avoir pu gagner ce premier tome à Masse Critique, moi qui avait malheureusement des vues sur l'édition de l'Homme Sans Nom. S'il vous plait ne nous faites pas faux bond pour le troisième et dernier tome.
Par où commencer... Il y a beaucoup à dire.
D'abord l'auteur a vraiment beaucoup d'imagination, il a inventé ici un univers hors du commun avec toute une foule de détails, de royaumes, de coutumes, de personnages et bestiaires... Dans certaines descriptions il est même parfois difficile à suivre. Qu'à cela ne tienne, à nous de nous imaginer ce qu'il veut nous mettre devant les yeux. Et puis il a aussi énormément d'humour et d'autodérision. Il n'a pas l'air d'avoir pris la grosse tête et c'est très agréable. On passe vraiment un bon moment car c'est distrayant, de bons mots, des situations sorties dont ne sait où... Très fort cet Alexis Flamand !
Les personnages sont assez incroyables. Notamment Ernst très retors, dont il arrive à pousser certains traits de caractère jusqu'au risible presque mais tout en restant très crédible. Une belle brochette pour le reste, venant d'horizons différents, avec des caractères différents, très attachants, tous avec leurs défauts et leurs qualités. le personnage principal a un certain charisme sans jamais être agaçant, bien entouré, en chef d'orchestre pour l'humour, l'action, la réflexion, et tous les différents éléments d'Alamänder.
Le début commence lentement si je puis dire. On a beaucoup d'informations avec aussi l'en-tête des chapitres qui nous permettent d'appréhender certains points sans le rajouter dans le récit pour ne pas l'alourdir. Les personnages sont mis en place avec le contexte. Jon est assez passif. On ne s'ennuie pas mais on se demande où tout ça va nous mener, on ne voit pas trop la direction va prendre l'auteur. On a peur à l'enchainement d'actions sans liens. Jusqu'à la première révélation ! Et là bim bam boum on voit le récit des 100 premières pages autrement. Et puis ça n'arrête plus. On est surpris, il y a des rebondissements, ce qu'on croyait simple ne l'est plus, l'histoire ne va jamais là où on s'y attend, il y a de l'action, de la description et de l'humour à tour de bras sans jamais nous lasser. J'adore ! J'adore ! J'adore !
La fin nous laisse complètement ébahis. Et avec l'envie de se jeter sur le deuxième tome puisque ça s'arrête en plein action, sur des révélations. On a encore beaucoup à apprendre, il y a encore des sujets un peu flou. Notamment sur Maek. On sent que l'auteur en a encore beaucoup sous la pédale. Et j'ai hâte de découvrir la suite.
Alors encore merci pour cette lecture !
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vrovro7
  17 septembre 2017
Vous entrez ici dans une épopée d'une richesse incroyable. L'auteur apporte de la dynamique à son récit en alternant 2 récits en parallèle :
- La quête de Jon, qui le mène notamment à Ker Fresnel. Il rencontrera des personnages aussi atypiques qu'attachants.
- le périple partiellement solitaire de Maek, lié à une école d'assassins.
Personnellement j'ai préféré la partie consacrée à Jon, même si suivre Maek présente tout autant d'intérêt.
Tout d'abord, ce que j'ai aimé. Les personnages centraux sont finalement peu nombreux, cela permet de mieux suivre leurs péripéties.
Cet innovant récit de fantasy se révèle donc plein d'humour, de romance et de rebondissements. Mais j'ai également énormément apprécié l'aspect imagé de cette histoire. En effet, des détails qui peuvent sembler anodins au premier abord sont en réalité d'ingénieuses métaphores de notre vie quotidienne. Je citerai le champ de blé vivant qui, selon les circonstances, forge Maek au combat ou le nourrit.
Une petite réserve toutefois. Les descriptions sont relativement fréquentes. Il est vrai qu'elles facilitent l'immersion du lecteur dans cette aventure, cependant elles peuvent parfois se révéler longues.
L'univers qui nous est proposé est si riche que l'on craint tout d'abord de s'y perdre. Mais pas d'inquiétude, on retrouve très vite nos repères ! Même si la taille du livre est relativement conséquente (536 pages tout de même !), mieux vaut ne pas étaler sa lecture sur une trop longue période. Cela permet de bien s'imprégner de l'histoire et de ne pas se perdre dans ce monde foisonnant et farfelu ! Clairement, on adhère ou pas au style de l'auteur ! Pour ma part, je lirai la suite avec plaisir !
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LiseronDHiver
  23 juin 2017
J'ai commencé cette lecture avec un enthousiasme fou : cela faisait des mois (années ?) que j'attendais la nouvelle publication de cette série dont on m'avait dit tant de bien. Peu importait qu'on m'ai spoilé un des grands retournement de situation de la saga, moi aussi je voulais savoir pourquoi Retzel était si drôle.
Je le dis tout de suite : je n'ai pas été déçue. Mieux encore, Retzel est loin d'être le seul élément perturbateur. Entre gags visuels “cartoonesques”, humour absurde ou parodique, il est difficile de ne pas trouver de quoi rire un peu, la palme allant pour moi aux belles absurdités administratives de Kung-Bohr qui m'ont rappelé certains grands moments de mon inscription à la fac..!
Bien sûr, être drôle n'est pas une condition suffisante (ni nécessaire) pour faire un bon livre, mais j'ai trouvé que l'alchimie prenait vraiment bien. Ce premier tome est très introductif et de nombreuses scènes d'exposition (prenant aussi la forme d'extraits de documents en début de chapitre) permettent de découvrir le monde vaste, touffu et très détaillé d'Alexis Flamand. Ces touches d'humour qui émaillent le sérieux du texte allègent ces passages et m'ont gardé attentive pendant ces longs exposés. Mieux, j'en redemandais !
Il faut bien avouer également que l'imagination dont l'auteur fait preuve est assez bluffante. Entre les carno-céréales, les Macrovores, l'architecture de Ker Fresnel, il y avait de quoi encourager mon amour des mondes bien fait. Oui, la personne qui va lire le moindre bout de papier posé sur un paillasson dans un jeu The Elder Scrolls, qui va se jeter sur un art-book décrivant un des mondes de Magic: the Gathering ou qui va lire tout ce qui est possible sur la vie et l'oeuvre de Lovecraft, c'est moi. J'imagine que cela vous aidera à comprendre comment j'ai pu me passionner pour le système d'éclairage de Ker Fresnel ?
Qui plus est, Alexis Flamand sait également étayer ses concepts sur de vraies bases qui, autre plaisir coupable, ont ravi ma fibre biologiste. Je suis probablement la seule personne a avoir ri à la mention du duché de Copépode, non ? Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé que ces connaissances ajoutaient un peu de profondeur au monde d'Alamänder en permettant à l'auteur de déployer des trésors d'imaginations qui n'auraient peut-être pas été possibles sans certaines connaissances préalables. Rassurez-vous cependant, ce n'est pas un livre qui s'adresse à des biologistes ou des scientifiques et le texte reste accessible, l'objet de mon propos n'étant que de vous expliquer pourquoi ce monde si riche et original m'a semblé se tenir d'une façon ô combien cohérente.
Mon envie de mondes détaillés est bien construit a clairement été satisfaite à cette lecture. C'est tant mieux car l'intrigue démarre plutôt lentement : une nécessité quand on a tout un monde à découvrir. Ce premier tome est, comme je le disais plus haut, un tome d'introduction. Cependant, une fois la première moitié passée, l'intrigue comment à prendre son envol et prend de plus en plus d'importance. Je me suis laissée embarquer sans sourciller, toujours aussi avide d'en découvrir plus. Il faut dire que j'ai trouvé le style de l'auteur franchement addictif, tant à cause de ses petites piques ici et là que part les personnages haut en couleurs mais jamais caricaturaux qu'il propose.
Mention spéciale au roi Ernst XXX, que j'hésite encore à qualifier de génie de la politique ou de sombre abruti mégalomane. En tout cas je l'aime bien. Les autres personnages ne sont pas en reste et j'ai trouvé difficile de ne pas s'attacher à eux. Même les antagonistes, les esprits maléfiques les plus retors, ne sont pas dénués d'intérêt. Qu'ils soient mystérieux ou franchement étranges et malsain, aucun personnage n'est inintéressant. le seul point qui aura un peu péché pour moi aura été la façon dont les relations entre les personnages se tissent, puisque certaines m'ont parfois semblé un peu forcées. Mais c'est un point vraiment mineur et qui, à aucun moment, ne m'a empêché de me coucher à des heures déraisonnables juste pour finir le chapitre en cours.
Ainsi, sous couvert d'une “banale” enquête sur un meurtre bien mystérieux, de grands secrets vont (évidemment) être mis au jour par nos héros… L'intrigue progresse tout d'abord lentement mais prend finalement son envol, avec une progression remarquable. Jusqu'à arriver à une non-conclusion qui m'a fait hurler de frustration tant il devrait être interdit par la constitution de terminer un livre ainsi ! Heureusement, le premier tome paraîtra dans quelques petits mois… L'attente risque d'être longue.
Lien : http://liserondhiver.blogspo..
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beugzbee
  10 novembre 2017
Un véritable coup de coeur.
Pas un coup de coeur aveugle, où je ne vois aucun défaut, mais vraiment une lecture exceptionnelle.
Le monde est exceptionel. Presque tout est neuf: les poulpes de guerres et leur mode de contrôle, le monde est original, et ce, de plus en plus au fur et à mesure qu'on le découvre.
Y'a de l'humour, le style est agréable, fluide.
Les personnages sont parfaits. Mais pas parfaits au sens sans défaut, parce que mon ami, ils en ont tous une pelletée, parfaits parce qu'ils collent à leur rôle, même les secondaires, voire les figurants. de l'employé imbibé de bureaucratie à au roi tyran fou, tous sont par-faits.
J'aime aussi l'intrigue, l'enquête proposée à Jonas, les défis qu'affronte Maek. Mais à vrai dire, j'aime surtout le côté de Jonas.
Grâce à lui on découvre un ville immense, à la politique loufoque et mortelle, un univers dangereux et à part. On a droit à des situations étranges, des dialogues haut en couleur, de l'amitié, de la drague. La vie quoi. L'avantage c'est qu'il est aussi surpris que nous de ce qu'il voit, ce qui nous aide à nous rapprocher de lui.
Ses alliés sont drôles, certains sont mortellement sérieux mais sont souvent farfelus, d'autres paraissent simplement farfelus, mais sont pourtant bien dangereux. Les liens entre les personnages sont bien travaillés.
Grâce à Maek, on découvre la persévérance. L'entêtement même. L'obstination. L'opiniâtreté. L'acharnement. Et parfois je trouve que ça tire en longueur. le gars passe quand même un certain temps tout seul, et parfois je trouvais cela un peu lassant. Je comprends la nécessite de cette longueur pour lui, pour la construction de son personnage. Mais à lire c'est vite redondant. Après, le monde qu'il affronte, presque totalement différent de celui de Jonas, est aussi très original. Mais sa découverte est très très longue.
Quand on passe par la suite à Ninfell, j'ai eu peur que l'on retombe dans le même système, mais on évite cet écueil. de justesse, mais c'est bien assez.
Le rythme s'accélère au fur et à mesure du roman, ce qui fait que j'ai tout bonnement dévoré ce petit pavé.
Je pense, pour finir, bon de noter que c'est une réédition. A la base il y a 4 ou 5 tomes, les éditions Léha en ont fait 3. J'avais lu le premier tome de l'édition précédente. le nouveau découpage est bien fait. le dernier tiers me fait dépasser mon manque d'enthousiasme pour le point de vue de Maek/Ninfell, ce qui fait que ce premier tome est étrangement mieux noté que le premier tome de l'autre édition.
Et mon coeur balance quant à l'illustration de la couverture... Celle de Léha me rappelle peut-être un peu trop une autre maison d'édition, que j'ai sur le bout de la langue... Ce qui fait que j'ai un peu du mal à identifier graphiquement Leha.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
vrovro7vrovro7   17 septembre 2017
Cette étrange victoire culturelle avait eu pour conséquence un adoucissement du langage d'origine, qui entraîna à son tour un comportement moins belliqueux. [...] Jon appréciait beaucoup cette partie de l'histoire de son pays où les mots étaient venus à bout des épées.
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MarquePageMarquePage   15 novembre 2017
La recherche du pouvoir est à l'opposé de celle de la sagesse. Quel que soit le domaine dans lequel nous excellons, notre ego enfle et se distend jusqu'à affecter les lois de gravité sociale. Les autres humains deviennent alors de simples satellites de nos intérêts, leur valeur assujettie à ce qu'ils peuvent nous apporter.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   09 septembre 2017
(Au cours d'une autopsie)
- Messieurs, au risque de me répéter, je dois vous quitter. Je n'ai que trop tardé.
- Vous ne restez pas pour l'examen de la seconde partie du cadavre ? demanda Jon, étonné.
- Sans façon. Ce serait de la gourmandise.

p. 269
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LiseronDHiverLiseronDHiver   23 juin 2017
- Le plus grand, oui. Et le plus redouté. Mes buts sont opposés à ceux des autres Dieux, mes pouvoirs égaux aux leurs. Nombreux sont mes fidèles dont le cœur préférerait lâcher plutôt que de me rencontrer. Leurs offrandes ne sont d'ailleurs là que pour me supplier de ne pas m'occuper d'eux. Mais, comme je viens de le dire, il existe des lois dont je ne peux faire abstraction. Comme dit l'autre, "au long des ères peut mourir même la mort". J'ajouterai avec hardiesse : "Ou les casses-pieds dans ton genre."
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MarquePageMarquePage   15 novembre 2017
Lorsqu'on sait visualiser les auras, on comprend que chaque être vivant est en constante relation avec tous les autres. Hélas, beaucoup d'humains persistent à croire qu'ils vivent dans une vaste boutique à ciel ouvert.
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