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Anne Damour (Traducteur)
ISBN : 2844120520
Éditeur : Joëlle Losfeld (15/06/2000)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Le monde de Jane Frame ne fut pas que poésie et littérature. Née en 1924, elle connait très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre en huit ans quelques deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie.
Quinze romans, quatre volumes de poèmes font d'elle, après Catherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre.
"Ma terre, mon île " constitue le premier tome de son autobiographie, qui sous le titre de "Un a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
paroles
  13 octobre 2014
Janet Frame est une auteure néo-zélandaise. Je n'ai lu aucune oeuvre d'elle. Je commence ici avec son autobiographie "Un ange à ma table".
C'est un livre très facile à lire. Je ne veux souligner aucun aspect négatif en disant cela, seulement souligner la candeur, la fraîcheur des écrits. Ce premier tome est consacré à son enfance. Ceci explique peut-être cela.
Son papa étant cheminot, elle a souvent déménagé, changé de lieu, d'environnement. Heureusement, le cocon familial est très soudé et l'apprentissage au sein de celui-ci est très constructif. Papa chante, maman déclame de la poésie. La lecture, seule activité possible dans ce milieu très pauvre, prend une place importante. Et les enfants (elle a un frère et trois soeurs) adorent faire du théâtre.
C'est une petite fille heureuse, pourtant rien ne lui semble simple. le monde qui l'entoure la questionne beaucoup. le poids et le choix des mots sont pour elles fondamentaux. La poésie la passionne et elle rêve de devenir poétesse. Ses choix, en la matière, sont très éclectiques et vous pouvez, si vous le désirez, noter la longue liste de toutes ses lectures...
Voilà pour cette première période. le début est sympathique mais je n'ai pas ressenti de grand enthousiasme à cette lecture. Toutefois, mes amis du club lecture ont été tellement dithyrambiques concernant les deux tomes suivants que je leur ai promis de prolonger la connaissance de cette auteure. À suivre donc...
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delitterys
  13 novembre 2011
Le premier volume, Ma terre, mon île, nous conduit à travers l'enfance de Janet et sa découverte de son inadaptation au monde et au langage. Quand les noix se transforment en moix, les lutins en mutins, les Kings en Tins, quand l'île s'écrit et se prononce I-Le (j'imagine le jeu de sonorité en anglais, sur le I(s)-Land, la terre du moi, le moi-univers, liant en un mot le réel et le spirituel), il s'ensuit un premier décalage qui ouvre l'auteur enfant à la poésie. Ces mots tordus étrang(l)ent le monde et désynchronisent leur émettrice d'une perception et d'un apprentissage normalisés de la vie, l'amenant, très jeune, à vivre en littérature, ce pays étrange (r ), qui redouble et recrée son univers quotidien. Qu'elle nous conte alors sa découverte de la poésie, par la grâce d'un instituteur bien inspiré, le quotidien de sa famille, la mort d'une proche, la séparation avec son amie d'enfance, la destruction d'illusions naïves, l'écriture de ses premiers poèmes (bercée par l'illusion qu'il s'agit simplement d'amalgamer certains mots, tels « aventure », « rêveuse », « lune », pour induire la sensation poétique), ses premières publications, sa boulimie de lectures, son envie, sans cesse, d'incarner une certaine image d'elle-même (la fille dont les parents sont fiers, la créatrice rêveuse et décalée), Frame le fait avec une écriture qui joue sans cesse le décalage : un mot en remplace un autre, les sensations attendues arrivent comme en différé, à contre-temps de ce que le lecteur pourrait en attendre. On la lit comme on découvrirait une sorte de roman initiatique filtré, distordu par la poésie.
Critique sur l'ensemble de l'autobiographie ici :
Lien : http://www.delitteris.com/in..
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Loutre_des_Rivieres
  02 février 2013
Janet Frame, dans le premier tome de son autobiographie, nous raconte son enfance, la Nouvelle Zélande, son père cheminot, sa mère dévouée, son frère épileptique et ses soeurs qui rêvent d' Hollywood. Janet aime apprendre, elle s'étonne d'un rien et compose de nombreux vers fascinée par le les pouvoirs du langage mais aussi par la nature qui l'entoure.
Ce texte parsemé de souvenirs et d'anecdote est un réel bonheur à lire où page après page nous découvrons la personnalité de l'auteur, une jeune fille timide à l'imagination débordante douée pour les mots.
Janet Frame évoque avec beaucoup de poésie, de recul mais aussi d'émerveillement et d'étonnement sa vie passée.
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lapetitefadette
  22 décembre 2014
Récit autobiographique de cette grande auteure néo-zélandaise qui connut l'hôpital psychiatrique, l'enfermement, les électrochocs avant de voir reconnu son talent d'écrivain
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   02 février 2013
Je me souviens de ce jour de grisaille où, appuyée à la barrière, j'écoutais le vent dans les fils télégraphiques. Pour la première fois, je pris conscience d'une tristesse extérieure, ou qui semblait venir de l'extérieur, du gémissement du vent dans les fils. Je parcourus du regard la route blanche et poussiéreuse et ne vis personne. Le vent soufflait, courrait devant nous de place en place, et je restais là, au milieu, à l'écouter. Un poids de tristesse et de solitude m'accabla soudain comme si quelque chose était arrivé ou sur le point d'arriver et que je savais de quoi il s'agissait. Je crois que je n'avais encore jamais prêté attention au monde autour de moi ; jusqu'alors, je pensais que "j'étais" le monde. En écoutant le vent et sa triste mélopée, je sus que cette tristesse n'était pas mienne, qu'elle appartenait au monde.
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Alice_Alice_   07 septembre 2013
Ces premiers mois de première furent des mois de bonheur. J’étais heureuse en classe, encouragée par Mlle Farnie qui soulignait le caractère poétique des mathématiques et soutenait que la poésie existait là où on la cherchait rarement. Cette dernière affirmation me galvanisa ; dans un désir d’être moi-même, de ne pas suivre les personnalités dominantes autour de moi, j’avais pris l’habitude de m’intéresser à ce que les autres dédaignaient, de me détourner délibérément du point de vue général, et je reconnus en Mlle Farnie quelqu’un qui savait regarder ailleurs ou avait du point de vue général une vision différente.
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Alice_Alice_   06 février 2015
Je me suis souvent demandé dans quel monde j'aurais pu vivre ma "vraie" vie si celui de la littérature ne m'avait pas été révélé par ma mère et par les programmes scolaires, et même par la mort de Mr Myrtle. Ce fut mon obstination à m'approprier ce monde, plutôt que de me fondre en lui, qui accrut mon désir d'écrire, sinon comment aurais-je pu l'ancrer dans le quotidien auquel j'étais certaine qu'il appartenait?
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   02 février 2013
Lorsque notre mère parlait du présent, apportant sa faculté d'émerveillement au monde ordinaire que nous connaissions, nous restions tout ouïe, envahis de mystère et de magie. Elle n'avait qu'à dire de la chose la plus banale : "Oh regardez, les enfants, une pierre", pour envelopper cette pierre de merveilleux, comme si elle était un objet sain. Elle savait parer chaque insecte, chaque brin d'herbe, chaque fleur, les dangers et les splendeurs du temps et des saisons, d'une importance inoubliable en même temps que d'une sorte d'incertitude et d'humilité qui nous amenaient à réfléchir, à chercher à découvrir le cœur des choses.
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parolesparoles   15 octobre 2014
Je sus que j'étais une rêveuse, simplement parce que la réalité m'apparaissait trop sordide, soumettant année après année nos rêves à un déclin impitoyable.
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Video de Janet Frame (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Janet Frame
Bref extrait du film de Jane Campion "Un ange à ma table" d'après L'autobiographie de Janet Frame
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
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