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Rémy Lambrechts (Traducteur)
ISBN : 2020611961
Éditeur : Seuil (01/10/2003)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 582 notes)
Résumé :
La famille Lambert est une famille comme les autres, c'est-à-dire unique. Contradictoire, en guerre perpétuelle, dévorée par sa propre histoire, par ses conflits passés et à venir, ses silences.

Derrière les visages, les cerveaux abritent des choses que, désespérément, on tente de cacher: Alfred, le père, derrière un caractère de fer dissimule l'impossibilité d'exprimer ses sentiments, tout comme ses désirs les plus profonds. Enid, sa femme, derrière... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
21 février 2013
Voilà, ça c'est ce que j'appelle de la Littérature. Un écrit qui a du souffle, de l'ambition, de l'intelligence, de l'imagination, du vocabulaire, du style. Qui engendre toute une gamme de sensations : émotion, agacement, rire, malaise, admiration et même suspense. Et qui ne prend pas le lecteur pour un c…
Ouf, n'en jetez plus, me direz-vous, c'est bien trop pour un seul homme, ou un seul livre. Difficile à croire qu'on trouvera tout cela dans Les Corrections, quand on sait que la trame consiste banalement à nous parler d'une famille banale, issue banalement de la classe moyenne supérieure d'une non moins banale ville du Midwest américain. Et pourtant…
Or donc, dans la famille Lambert, je demande les parents, al et Enid, vieillissant dans leur maison encombrée par une accumulation de 40 ans de choses inutiles et/ou inutilisables. Al, le patriarche, glisse dangereusement sur la pente de Parkinson et de la démence sénile. Lui qui n'a jamais su exprimer ses sentiments, le voilà prisonnier d'un corps et d'un esprit défaillants. Enid, sa femme souvent insupportable de morale bêtifiante et obsessionnellement attachée à sauvegarder les apparences, est tout aussi obsédée par l'idée de réunir une dernière fois la famille pour Noël.
J'appelle ensuite la jeune génération, guère plus brillante : Gary, Chip et Denise, la quarantaine aujourd'hui, se sont empressés de fuir le foyer étouffant pour éviter de reproduire les erreurs des parents, coupables de n'avoir su créer un cadre familial harmonieux et aimant. Mais les « corrections » voulues par les rejetons ne s'avèrent pas plus efficaces. Chip, professeur d'université raté et viré, s'embarque dans d'improbables tribulations « magouillantes » en Lituanie. Gary, dont on pourrait croire qu'il a « réussi sa vie » et est le seul être sensé de la famille, a si peur de sombrer dans la dépression qu'il en devient paranoïaque. Denise, la petite dernière, jamais à court d'idées de recettes pour le restaurant gastronomique dont elle est le chef, se trouve bien dépourvue quand il s'agit de savoir qui elle est vraiment.
Et ça se chamaille, ça s'engueule, ça se critique (ouvertement ou non, peu importe, pourvu que les voisins n'en sachent rien), ça se déteste, ça s'entraide, ça se laisse tomber, enfin bref, ça s'aime même si ça ne s'en rend pas compte. Une famille formidable ? Que nenni, on est loin de la vision idyllique. Au contraire, la plume est trempée dans un cynisme vitriolé plutôt que dans le coulis de guimauve. L'analyse est réaliste, brassant les thèmes des relations familiales principalement, mais aussi du capitalisme, de la vieillesse, de la maladie et des conventions sociales, alternant humour corrosif à la hache (ahh, les conversations téléphoniques entre Gary et sa mère…les déboires de Chip…), effroi distillé au bistouri glacé (les délires d'al font froid dans le dos), et en fin de compte et entre les lignes, compassion distribuée à la petite cuillère.
Alors oui, ce roman « mesure » 700 pages. Mais pour une fois, qualité rime avec quantité, malgré certaines longueurs. Mais attention, ce n'est pas un pavé « facile ». L'auteur est exigeant, il n'est pas du genre à enchaîner les romans commerciaux insipides vendus au rayon lecture du supermarché. Je reste admirative devant tant de talent : intelligence d'écriture, envolées littéraires, sens de la formule, saut passé/présent en deux mots sans rendre le récit chaotique. Il faut passer l'obstacle des premières pages déroutantes, s'accrocher parfois, ne pas renoncer car le jeu en vaut la chandelle : un grand roman par un grand auteur.
Les esprits chagrins trouveront ce roman prétentieux, indigeste ou déprimant. Moi je remercie Monsieur Franzen de tirer la littérature – et les lecteurs – vers le haut.
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palamede
27 août 2016
L'analyse de la famille dysfonctionnelle, sujet battu et rebattu, trouve dans Les corrections les voies de l'excellence.
La complexité des relations entre les membres d'une famille et leur rapport au monde y sont décortiqués avec une précision et une pertinence formidables. Maladie, vieillesse, ambition, sexualité, amour, tout ce qui participe de la vie ordinaire des Lambert, américains moyens, est scruté avec une qualité dans l'observation qui lui confère une vraie valeur et une portée plus générale. Car chacun peut se retrouver dans ce roman ironique et cinglant, tendre et émouvant, d'une veine exceptionnelle.
A lire sans faute.
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Sachenka
01 avril 2016
Un grand roman américain que Les corrections ! L'auteur Jonathan Franzen nous présente la famille Lambert, en apparence bien ordinaire, qui vaut bien n'importe laquelle. Il fait même davantage : il la dissèque sous toutes ses coutures, révélant au grand jour un drame cruel et dérangeant mais ô combien fascinant. Au grand bonheur des lecteurs qui auront la patience et le courage de traverser ces quelques 700 pages.
Alfred Lambert, le patriarche, est un ingénieur-retraité d'une petite compagnie ferroviaire du Midwest américain. Un homme simple, foncièrement honnête mais surtout vieillissant, à la santé physique et mentale vacillantes, déclinantes. Cet homme malade, obstiné, qui n'en fait qu'à sa tête, se terre au sous-sol où il passe ses journées sur son vieux fauteuil laid. Sa femme Enid semble plus sympathique au premier abord. Mais elle dérange avec son insistance à vouloir sauver les apparences, à se mêler de tout et de rien, à picorer, à juger les gens selon ses valeurs d'un autre temps, figées, immuables. Et que dire de son obstination, de son obsession à vouloir rassembler tout son petit monde pour Noël sans le demander directement.
Puis il y a les enfants. Ils sont trois et ils ont fui leur petite ville de St. Jude (ou bien le nid familial ?). L'ainé, Gary, occupe une position enviable dans une boite de la Caroline du Nord. Marié, père de trois garçon, il a crée sa propre famille, parce que c'était la chose à faire. Mais il n'est pas nécessairement heureux, il lutte contre la dépression et cède devant les exigences de son épouse capricieuse. Aussi, il ne pense qu'à l'argent, le nouveau dieu des temps modernes. Il ne souhaite surtout pas finir comme son frère cadet, Chip. Ce dernier a été viré de son emploi de professeur d'université et survie grâce à des piges dans des journaux à New York. Il rêve de devenir écrivain mais ne subit que des revers et des déboires. Puis il y a Denise, plus stable en apparence, qui vit à Philadelphie. Après un mariage raté et un flirt avec le lesbianisme, elle concentre ses énergies à trouver des recettes pour son nouveau restaurant gastronomique (elle est chef) et à concilier tout le monde.
À eux cinq, les membres de cette famille dysfonctionnelle représentent différentes facettes de l'Amérique. Je crois que tout le monde peut s'identitifer à un des personnages, ou du moins y reconnaître quelqu'un de sa connaissance. Dans son roman, Franzen dresse un portrait impitoyable de cette classe moyenne supérieure, fait une critique sociale. Et c'est très réussi. Les Lambert sont autant victimes du sort (du destin) que des choix personnels qu'ils font. Ils se débattent dans un chaos dont ils sont à moitié responsables. Combien de fois ai-je lancé aux personnages (dans ma tête, bien sur) : « Fais pas ça ! Non ! » Inutilement, cela va de soi. Après tout, les Lambert sont tellement crédibles, complets, complexes. Ils sont humains !
Les corrections permet d'explorer des thèmes universels comme la vieillesse (et tout ce qu'elle entraine : déchéance, sénélité, sort réservé aux personnes âgées), la famille, l'argent, la quête de soi, etc. La vie tout court. Qui peut se vanter de ne pas se sentir concerté ? Et Franzen parvient nous interpeler encore davantage grâce à son style, qui mélange habilement humour (corrosif, cynique ou décapant, selon chacun) et intelligence. Il n'est pas moralisateur du tout, il ne s'appitoie pas sur les malheurs des Lambert comme tant d'autres l'auraient fait. Non, il ne fait que dérouler sous les yeux des lecteurs, avec un réalisme incroyable, leur histoire. Elle semble d'abord ordinaire et ennuyeuse (elle l'est un peu par moments, je pense à toutes pages sur les recherches et spéculations financières de Gary), mais elle se révèle compliquée, dure, éprouvante. Il faut s'y habituer, et ce, dès les premières pages. D'autant plus que l'auteur ne laisse que très peu de place à l'imagination. Tout y est décrit, raconté avec une froide précision. Bref, un ncontournable de la littérature américaine moderne, selon moi.
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pyrouette
03 mai 2015
Une famille moyenne dans une ville moyenne décortiquée par la plume brillante de l'auteur, c'est du plaisir à l'état pur. Il y a l'odeur du vieux dans la maison familiale avec Alfred, le père, qui glisse doucement mais sûrement dans la démence sénile avec toutes les conséquences hygiéniques qui vont avec la maladie. Nous sommes avec lui dans son cerveau avec ses réactions, ses peurs, ses problèmes pour bouger correctement, plus de notions d'espace, de temps, mieux qu'un film d'horreur. Enid la mère, me fait beaucoup penser à la mienne, passe son temps à tout cacher, surtout le courrier, accumule objets inutiles et souvenirs. Inutile de lui demander, elle ne sait plus où les objets et le courrier sont rangés. Elle essaye de sauver les apparences, nie la maladie de son mari, ne pense qu'à faire des croisières, à fêter le prochain Noël dans sa maison avec tous ses enfants, n'écoute rien, n'en fait qu'à sa tête, adore faire culpabiliser ses enfants pour obtenir ce qu'elle veut, du grand art d'une mère loin d'être parfaite et très énervante. Les trois enfants ont quitté dès que possible ce foyer, chacun avec son fardeau, ses obsessions et surtout le désir de ne pas devenir comme les parents. Gary l'aîné, le plus clairvoyant, mais se battant avec ses propres démons, essayant de sauver sa propre famille du naufrage conjugal. Chip, brillant mais autodestructeur se mettant dans toutes les situations délicates comme si la normalité le rapprochait trop de sa famille. Denise, la petite dernière, peut être la plus stable, un appartement, un métier, mais des sentiments amoureux indécis. Si vous n'avez jamais lu du Jonathan Franzen, lancez-vous, c'est dérangeant, brillant et jouissif.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Allantvers
17 novembre 2014
Qu'elles soient pour ou contre, certaines critiques postées ici sont d'une telle qualité qu'il est difficile de passer derrière!
J'ose quand même quelques lignes pour témoigner de mon très, très grand enthousiasme pour Franzen, découvert il y a deux ans, et en particulier pour ces "Corrections". Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi talentueux et cela fait du bien.
Certes, c'est un peu long, et aussi un peu prétentieux par moment (Mr Franzen cachera mieux son gros melon dix ans plus tard dans "Freedom")
Il n'empêche que cette radiographie minutieuse, sans concession mais profondément empathique d'une famille de la middle class du Midwest américain est un vrai bonheur de lecture.
Beaucoup d'intelligence et d'humour dans l'écriture, un regard d'entomologiste sur la société américaine, un soin extrèmement précieux porté à chaque personnage : je me suis régalée.
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Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka31 mars 2016
"Sois maudit! lança Alfred. Ta place est en prison!"
L'étron s'étrangla de rire tout en glissant très lentement le long du mur, ses pseudopodes visqueux menaçant de couler sur les draps en contrebas. "J'ai l'impression, dit-il, que les personnalités anales comme la tienne veulent tout mettre en prison. Les marmots, par exemple, mauvaise affaire, mon vieux, ils font tomber ton bastringue de tes étagères, ils renversent de la nourriture sur le tapis, ils crient au cinéma, ils pissent à côté du pot. Au trou! Les Polynésiens, vieux, ils répandent du sable dans la maison, laissent des jus de poisson sur le mobilier, et toutes ces minettes pubescentes avec leurs doudounes à l'air? En prison! Et les dix-vingt ans, tant qu'on y est, tous ces ados en rut, je ne te dis pas pour l'insolence, vas-y pour la contrainte. Et les Nègres (sujet douloureux, Fred?), j'entends des hurlements exubérants et une grammaire surprenante, je sens de l'alcool de la variété maltée et de la sueur très riche, façon jus de crâne, et toutes ces danses et cette bringue et ces chanteurs qui miaulent comme des organes humidifiés avec de la salive et des gels spéciaux : à quoi sert une prison sinon à y jeter un Nègre? Et tes Jamaïcains, avec leurs joints, leurs gamins bedonnants, leurs barbecues quasi quotidiens, leur hantavirus charriés par les rats et leurs boissons sucrées avec des sang de porc au fond? Claque la porte de la cellule et avale la clé. Et les Chinois, vieux, ces légumes à te donner la chair de poule avec des noms bizarres, comme des godemichés maison que quelqu'un aurait oublié de laver après utilisation, un dollah, un dollah, et ces carpes fangeuses et ces oiseaux chanteurs écorchés vifs, et, allez, genre, la soupe de chien, les boulettes de caca à la noix et les bébés filles sont les spécialités nationales, et la bonde de porc, par quoi nous désignons ici l'anus d'un cochon, sans doute quelque chose de poilu et difficile à mâcher, la bonde de porc est un truc que les Chinois paient pour manger? Et si on atomisait simplement le milliard virgule deux qu'ils sont, hein? Commencer par le faire le ménage dans cette partie du monde. Et n'oublions pas les femmes en général, rien d'autre qu'un semis de Kleenex et de Tampax partout où elles vont. Et les tapettes avec leurs lubrifiants de cabinet médical, et les Méditerranéens avec leurs moustaches et leur ail, et les Français avec leurs porte-jarretelles et leurs fromages obscènes, et les prolos gratteurs de couille avec leurs voitures trafiquées et leurs rots de bière, et les Juifs avec leurs burettes circoncises et leur gefilte Fisch comme des étrons au naturel, et les HSP avec leurs hors-bord. leurs chevaux polo au cul baveux et leurs cigares à dégueuler? Hé, le truc drôle, Fred, les seuls gens qui échappent à ta prison sont les hommes d'origine nordique de la classe moyenne supérieure. Et tu me cherches des poux parce que je voudrais que ça marche à mon idée?
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viou1108viou110817 janvier 2013
Plus tôt dans la journée (...) Chip avait conclu qu'il se comportait comme un déprimé.
A présent, comme son téléphone se mettait à sonner, il se dit qu'un déprimé devrait continuer de regarder la télé en ignorant la sonnerie - devrait allumer une nouvelle cigarette et, sans la moindre émotion, regarder un nouveau dessin animé tandis que son répondeur prendrait le message s'il y en avait un.
Que son impulsion fût, au contraire, de bondir pour répondre au téléphone - qu'il puisse si facilement trahir le laborieux gâchis d'une journée - jetait un doute sur l'authenticité de sa souffrance. Il avait l'impression qu'il lui manquait la capacité de perdre toute appétence et tout lien avec la réalité comme les déprimés des livres et des films. Il lui sembla, au moment où il éteignit la télévision et se précipita à la cuisine, qu'il échouait même dans la tâche pitoyable de s'effondrer proprement.
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SachenkaSachenka21 mars 2016
- Les mammifères sont arrivés quand le monde s'est refroidi. Du givre sur la citrouille. Des choses velues dans des tanières. Mais à présent nous avons un mammifère très malin qui arrache tout le carbone du sous-sol et le renvoie dans l'atmosphère.
- [...]
- Une fois que nous aurons brûlé tout le charbon, le pétrole et le gaz, dit le Dr Roth, nous aurons une atmosphère antique. Une atmosphère chaude et sale comme on n'en a plus vu depuis trois cents millions d'années. Une fois que nous aurons laissé le génie du carbone sortir de sa bouteille de pierre.
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Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat13 mars 2012
Ca donne envie d’en lire plus, n’est-ce-pas? ...
.
Un instant, Enid eu l’impression que Jim Crolius se livrait à une analyse de marché purement technique du genre auquel son courtier de Saint Jude lui avait dit de ne jamais prêter attention. En omettant les effets minimes de la traînée aux faibles vitesses, un objet en “chute libre” (un objet de valeur “plongeant” sans retenue) subissait une accélération de 9,81 mètres par seconde carrée sous l’effet de la pesanteur, et, l’accélération étant la dérivée de second ordre de la distance, l’analyste pouvait intégrer une fois par rapport à la distance parcourue par l’objet (en gros 10 mètres) pour calculer sa vitesse (12,6 mètres par seconde) au moment où il passait au centre d’une fenêtre de 2,40 mètres de haut, et en faisant l’hypothèse d’un objet de 1,80 mètre, en faisant aussi l’hypothèse simplificatrice d’une vitesse constante sur l’intervalle, dériver un chiffre approximatif de quatre dixièmes de seconde de visibilité totale ou partielle.
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viou1108viou110815 janvier 2013
Je suis en train de te dire, Melissa, que les enfants ne sont pas censés s'entendre avec leurs parents. Tes parents ne sont pas censés être tes meilleurs amis. Il est censé y avoir une part de révolte. C'est comme cela que tu te définis toi-même comme personne.
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