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EAN : 9782253060819
410 pages
Le Livre de Poche (01/04/1999)
3.93/5   14 notes
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Editions de Fallois - 07/1991)


Fête de la Musique, Fête des Potes, subventions au « tag » et au « rock », ce ne sont pas les « idées » qui manquent au ministre de la Culture. Tant d'« événements », de «commémorations », de « soutiens » ont maintenant pour décor monumental les Grands Travaux présidentiels, qui transforment Paris en « capitale culturelle » de l'univers. L'enthousiasme de la presse et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Ce livre présente le très grand intérêt d'offrir une vision de l'évolution du positionnement de l'État vis à vis de l'art, de la création artistique et des artistes à travers les derniers siècles, mais surtout depuis la troisième république, en passant par les péripéties des mouvements autour d'Uriage, et surtout Malraux, puis Jack Lang. Il révèle l'importance qu'a eu une sous directrice du théâtre, au début des années 50, dans un livre qui lui a valu des ennuis, mais qui était bien (hélas) dans l'air du temps de la ˝ culture ˝ et de la ˝ modernité ˝ prises en main par les bureaux, qui ont conduit à la création (par Malraux) du ministère de la culture (auparavant, les directions qui préexistaient, comme le patrimoine, les musées, etc..., étaient rattachées à l'éducation nationale), avec tout ce que cela a suscité comme conflits entre les tenants du patrimoine, et ceux de la modernité, ouverte sur le public.
Il montre bien la dérive vers un prétendu anti-élitisme démocratique, caractérisé par les ' ˝maisons de la culture ˝ qui, sous prétexte de démocratisation, transforment en cirque culturel, touristique, ce qui devrait être une aventure spirituelle fondée sur la compréhension des oeuvres du passé. le tout, bien entendu, au grand bénéfice des pouvoirs des bureaux, et de la prétendue avant garde qui n'a à la bouche que le mot ˝ moderne ˝
Un exemple d'analyse porte sur la question de savoir si on avait besoin d'un centre Pompidou à Paris ? Selon lui, si c'était pour exposer des oeuvres de l'art contemporain, la réponse est non. Et du reste, l'équipe du centre était réticente à toute formule qui aurait eu pour effet de dégager, au sein de la création contemporaine ou récente, de nouveaux ˝ classiques ˝ ; le résultat c'est que la partie proprement artistique du centre draine très peu de personnes, contrairement à celles qui se veulent ˝ rassembleuses ˝ de populations, le parvis, les halls, et dans une certaine mesure la bibliothèque.
Le propos est passionnant, et même assez convainquant. Mais pourquoi faut il que l'expression soit aussi souvent aussi lourde, voire parfois peu claire ?
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On peut sans risque qualifier l'auteur de conservateur voire de réactionnaire (membre de l'Académie française ce repaire de gauchistes) mai faut-il pour autant rejeter son analyse des politiques culturelles de la République française ?Je ne le crois pas car le texte riche d'une véritable érudition apporte des pistes de réflexion intéressantes. Et même si l'on ne partage pas ses opinions on peut apprécier la réjouissante vacherie de sa verve de polémiste.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Toutes les démocraties libérales, donc prospères, ont vu se développer, dans leurs populations urbaines, ce qu'il est convenu d'appeler grossièrement des « besoins culturels ». Loisirs à occuper, temps libre à combler, distractions qui sont autant de détente après le travail. Les sports, la télévision ont répondu à cette demande massive. Un peu partout aussi, on a admis que le service public, ou le civisme privé, devaient soustraire à cette marée de loisirs de masse d'abord l'école, puis ce qui de près ou de loin touche à l'école, la complète, la favorise, les arts et lettres, pour ne rien dire des sciences, qui se défendent mieux. Le malheur a voulu (les mots ne sont pas innocents) que l'on range aussi dans la même sphère culturelle cet ordre des études et des œuvres de l'esprit qu'il faut soustraire au marché des loisirs de masse. (...) En France, la « sphère culturelle » étant dans son ensemble de la responsabiblité de l'Etat, qui jouit d'un monopole de fait sur l'Education, sur la Télévision, et qui pratique en outre une « politique culturelle » ambitieuse, on a affaire à un Etat culturel
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Il serait au surplus injuste de calomnier la démocratie , surtout sous sa forme finale de société de consommation. Elle met à nu ,à vaste échelle, le fond du sac humain. Mais elle le fait avec une ironie douce sur un mode comique qui la rend aimable surtout en comparaison des régimes de terreur dont le XXème siècle est si fécond.
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Videos de Marc Fumaroli (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Fumaroli
Cette émission "Une Vie, une Œuvre", consacrée à Boèce, dans laquelle intervient Marc Fumaroli, est diffusée le 11 juillet 1991, sur France Culture, et réalisée par Françoise Estèbe et Isabelle Yhuel. Autres invités : Philippe Hoffman, Colette Lazam, André Miquel et Michel Onfray.
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