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Michel Pagel (Traducteur)
EAN : 9782846261470
490 pages
Au Diable Vauvert (17/04/2009)
3.82/5   176 notes
Résumé :
« Les histoires, tels les gens, les papillons, les oeufs d'oiseaux, les coeurs humains et les rêves, sont des choses fragiles faites d'un matériau aussi peu solide ou durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou des paroles faites de sons et d'idées, abstraites, invisibles, disparues sitôt prononcées. Et pourtant certaines, simples et minuscules, ont survécu à ceux qui les ont racontées. » Neil Gaiman
Incluant poèmes, nouvel... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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« Les gens, tout comme les rêves et les coeurs, se brisent si facilement. » C'est en partant de ce constat que Neil Gaiman a pris l'initiative de rassembler dans un recueil différentes nouvelles fantastiques écrites tout au long de sa carrière et mettant en lumière la fragilité de l'être humain. Au total c'est plus de trente textes qui se trouvent ici réunis, mais malheureusement la qualité n'est pas toujours au rendez-vous.

C'est avec regret que j'avoue avoir été très déçue par ce recueil dont les récits semblent avoir été assemblés de façon un peu hasardeuse et sont presque tous le résultat d'une commande passée à l'auteur pour une anthologie, un magazine, un site internet ou un album. Neil Gaiman possède effectivement une imagination très fertile mais une bonne idée ne fait pas nécessairement une bonne nouvelle. La plupart des textes semblent ainsi ne servir que de prétexte à la présentation d'une idée originale mais autour de laquelle rien ne vient s'articuler, ni une histoire un peu construite, ni des personnages convaincants. Parmi la trentaine de nouvelles présentes au sommaire, seules cinq ou six m'auront véritablement fait passer un bon moment, et curieusement il s'agit soit de textes écrits en hommages à de grands auteurs de l'imaginaire (Lovecraft, Bradbury, Lewis...), soit de textes très courts (seulement deux pages pour la plupart) qui font un peu figure de transition entre deux nouvelles plus développées.

Parmi ces brefs récits, quatre sont particulièrement réussis, à commencer par « Instructions », nouvelle sous forme de liste de conseils à appliquer lorsqu'on se retrouve dans un conte de fée, et « D'étranges petites filles », une série de paragraphes écrits pour accompagnées un album et composant chacun un portrait de femme. On peut également mentionner « Quinze cartes peintes d'un tarot vampire » dans lequel l'auteur reprend certains des grands arcanes majeurs (le fou, le bateleur, la roue de la fortune...) à la sauce vampirique, ou encore « Inventer Aladin », une belle variation des contes des Milles et unes nuits. Parmi les nouvelles plus élaborées, la plus réussie est à mon sens celle chargée d'ouvrir le recueil, « Une étude en vert », dans laquelle Neil Gaiman fait se rencontrer les univers d'Arthur Conan Doyle et de Lovecraft et qui a remporté le Prix Hugo de la meilleure nouvelle en 2004. Autre bonne surprise, « Qu'est ce que tu crois que ça me fait ? », nouvelle rédigée suite à une commande pour une anthologie sur les gargouilles. Après tout si ces créatures monstrueuses sont censées protéger une église, pourquoi pas un coeur ?

Un recueil qui réunit une grande quantité de nouvelles mais qui n'est à mon sens pas très révélateur du talent de l'auteur de « Neverwhere » ou encore d'« American Gods ». Si quelques textes sont agréables à découvrir et la majorité des idées exploitées originales , la plupart paraissent à peine travaillés ou bien partent dans tous les sens. Dommage...

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Adapté de la nouvelle Gaiman, How to talk to girls at parties, le nouveau film de John Cameron Mitchell présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2017 est sorti mercredi dernier au cinéma avec au casting Elle Fanning, Alex Sharp et Nicole Kidman.

Cette nouvelle est extrait Des choses fragiles", réédité à cette occasion par les éditions J'ai lu , et qui constitue un recueil complet et étonnant d'un des maîtres contemporains de la nouvelle fantastique.

Nouvelle après nouvelle, Neil Gaiman nous plonge dans un monde de contes et de fables fantastiques, s'inspirant des univers de Lovecraft, C.S Lewis ou encore Tim Burton.

"Des choses fragiles", concentré d'histoires merveilleuses et effrayantes confirment le talent de Neil Gaiman, conteur inégalable qui manie la même aisance l'humour et l'horreur, le fantastique et le réalisme, la douceur et la cruauté pour peindre avec délicatesse ces choses fragiles qui, dans leur apparence éphémère, marquent pourtant les esprits, parfois pour toujours


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Ce que j'adore avec les livres contenant des nouvelles, c'est que plusieurs auteurs (Stephen King entre autres) ajoutent une introduction/postface qui explique les nouvelles, leurs origines, les moments, les idées qu'elles contiennent. Parfois c'est trois lignes, parfois c'est deux pages. Ce que je trouve génial, c'est qu'on pousse un peu plus loin ce qu'on a déjà lu ou ce qu'on va lire, et la nouvelle prend un nouvel aspect. Dans cette optique, il faut avouer que c'est souvent après lecture que c'est intéressant, sauf dans de rares cas. Et dans tous les cas, c'est une façon de percevoir l'auteur derrière l'oeuvre. Si vous êtes adepte d'un auteur en particulier, vous adorerez cette pratique, dont je raffole. C'est souvent aussi intéressant que l'ouvrage.

Si je précise cela, c'est parce que avant même que vous ne commenciez à lire le recueil, vous aurez 27 pages dans lesquels Gaiman vous expliquera ce qui a conduit à chaque nouvelle, ou bien simplement quelques petites anecdotes autour de l'oeuvre. Au final, c'est super intéressant, autant dans l'idée qu'on se fait de la nouvelle que dans les dimensions qu'elles peuvent prendre.

Alors je précise également que ce recueil est à mon avis plus sympathique si on a déjà lu Américan Gods, mais que avoir quelques connaissances en Gaiman est toujours pratique. Sinon, je pense qu'on perd un peu à la lecture.

Ceci dit, que nous propose l'ouvrage ? Rien de moins que 31 récits, allant d'une nouvelle longue à un poème d'une page. C'est donc une sorte de fourre-tout hétéroclite qui vous attends, avec pas moins de 460 pages, plus une interview en post-face qui est aussi intéressante que le reste (je suis assez fan de ces petits ajouts sur un auteur que j'aime particulièrement). Pour éviter de faire un avis trop long, je commenterais juste ceux qui m'ont particulièrement marqués dans le récit (et ils sont nombreux).

Le premier récit, Une étude en vert est juste excellent. Il mélange le monde de Conan Doyle (Sherlock Holmes) et H.P. Lovecraft dans un récit où se mêlent grands anciens, fantastiques et enquêtes par un détective surdoué. Je dois dire que j'ai été bluffé par la performance, dans laquelle j'ai retrouvé l'esprit des deux auteurs d'une manière remarquable. La nouvelle est une superbe introduction au recueil d'ailleurs.

Les nouvelles L'heure de fermeture et Amères moutures sont dans un style très personnel à Gaiman, dans lequel j'ai retrouvé des accents et des échos à Américan Gods ou Neverwhere, avec des passages plein de mystères non expliqués, des secrets et des histoires qu'on se raconte les uns aux autres. Gaiman semble beaucoup aimer raconter des histoires je crois. En tout cas il le fait très bien. Dans ces deux nouvelles nous allons explorer des faces cachées, des personnages qui disparaissent et des personnes qui racontent des histoires. Les deux sont prenantes (mais j'ai une petite préférence pour Amères moutures).

Souvenirs et trésors est une nouvelle intéressante mettant en scène un duo que l'on retrouvera dans une autre, et qui est vraiment intéressant. Les duos, c'est quelque chose d'efficace dans les romans de Gaiman, semblerait-il, et il en fait très bon usage ici. La nouvelle prend un cadre particulier, et j'ai bien aimé le traitement de l'histoire.

La vérité sur le cas du départ de Mlle Finch m'a presque fait rigoler, oscillant entre le fantastique et l'angoissant, avec à côté une chronique sociale ordinaire. je dois dire que c'est sans doute la nouvelle la plus proche de Neverwhere par son côté souterrain et, encore une fois, très mystérieux.

La Saint-Valentin d'Arlequin a un petit côté sympathique, et si elle n'est pas la plus notable du recueil, je dois dire que j'ai beaucoup aimé. Elle tempère avec l'ambiance des autres récits.

Qu'est-ce que tu crois que ça me fait est aussi très intéressant, avec un côté sexuel assez prononcé (et un peu sidérant par rapport au reste), mais formant une drôle d'histoire d'amour.

Nourrir et manger est très proche d'un récit qu'aurait écrit un Stephen King, et m'a d'ailleurs fait penser à une nouvelle de celui-ci (Le raccourci de Mme Todd dans le recueil Brume), avec un homme rencontrant un autre qui lui explique une histoire incroyable à propos d'une femme. Je n'en dirais pas plus, mais l'angle choisit est très bon encore une fois.

Goliath est un récit qui ressemble énormément à Matrix (le film), mais traité d'une toute autre manière. Je n'en dis pas plus encore une fois, je vous laisse le savourer, il est très bon. Et la fin est juste excellente, parfaite.

Comment parler aux filles pendant les fêtes, qui nous donne un récit au coeur d'une fiesta dans une maison (un peu comme dans Américan Pie), mais avec une touche d'extra-terrestre très peu conventionnel. Encore une fois, on retrouve l'angle d'attaque de Gaiman, qui sait surprendre et qui nous amène là où l'on ne s'y attend pas.

L'oiseau-soleil, un récit intéressant mais dont j'ai senti venir la fin avant qu'elle ne vienne. Ca gâche un peu le tout, dommage.

Le monarque de la vallée, dans lequel nous retrouvons Ombre (d'Américan Gods), cette fois-ci en Angleterre, pour une réception très spéciale. C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé ce personnage et ce monde, pour une nouvelle assez longue d'ailleurs, faisant près de 70 pages tout de même.

Dans l'ensemble, on retrouve très nettement la patte de Gaiman, son style d'écriture très prenant et ses idées remarquables de mondes et d'histoires. Je dois dire que je suis très content d'avoir pu lire ce recueil, et il m'a semblé que Gaiman s'en sort mieux avec les récits courts, offrant des histoires plus construites et plus surprenante. Peut-être qu'il vaut mieux pour lui les récits courts et percutant ? En tout cas il sait mettre dans très peu de pages une ambiance convaincante. Je n'ai pas parlé des récits en poèmes, qui sont très sympathiques à lire, souvent à l'oral d'ailleurs (la poésie se lit mieux à l'oral je pense) mais pour lesquels je regrette un peu la traduction en français. L'idéal aurait été de laisser l'original en français et de mettre la traduction. Mais je chipote, le tout est très bon comme cela.

Pour résumer brièvement, ce recueil de nouvelles est un très bon cru dans la cuvée Gaiman, contenant beaucoup de textes intéressant, avec plus d'un qui vous tiendra en haleine sans que vous puissiez arrêter jusqu'à avoir fini. L'enchaînement des textes courts est parfait, on peut lire à petite quantité sans le moindre souci. Je dois dire que l'ambiance des textes ressort parfaitement, les nouvelles sont presque toutes très efficaces ... Non, je n'ai pas grand-chose à reprocher à ce livre, qui est pour moi une nouvelle preuve du talent de Gaiman. Je continue dans peu de temps avec Stardust. À lire ! (surtout si vous avez aimé les autres).

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Nouvelles en demi-teinte.

Il s'agit du deuxième recueil de nouvelles de Neil Gaiman.

Après la déception "Anansi Boy's" j'ai voulu lire d'autres nouvelles de Neil Gaiman. Malheureusement ce recueil ne contient que des oeuvres de commandes. Cela se ressent à la lecture. Toutefois quelques unes sortent du lot.

Une étude en vert : quand Sherlock Holmes rencontre Lovecraft. J'ai bien aimé le mélange des genres.

Les épouses interdites...: Un auteur dans un monde où le fantastique est le quotidien cherche désespérément l'inspiration. Bonne nouvelle, Neil Gaiman joue avec les tropes du fantastique. J'ai beaucoup aimé le procédé.

L'heure de la fermeture : dans un club anglais plusieurs hommes racontent des histoires de fantômes. J'ai bien aimé la touche fantastique.

Amères moutures: Un homme fuit le plus loin possible, il va rencontrer un anthropologue. Une de mes nouvelles préférées du recueil. Il s'agit d'une variation sur les zombis.

Souvenirs et trésors : l'homme de main d'un homme richissime raconte ses souvenirs. Ma nouvelle préférée du recueil. Elle est merveilleusement amorale. J'aimerais bien voir cet univers en roman.

La vérité sur le départ de Mlle Finch : Plusieurs personnes vont assister au spectacle d'un cirque. Une de mes nouvelles préférées. La touche fantastique est excellemment exploitée.

Le problème de Susan : Qu'est-il arrivé à Susan après les événements du Monde de Narnia ? Une de mes nouvelles préférée. Elle évoque à la fois l'impact de la littérature jeunesse et évoque l'après-Narnia pour Susan.

Goliath : Une variation autour de Matrix. Une de mes nouvelles préférées. Neil Gaiman propose sa vision de l'univers de Matrix et il s'en sort très bien.

L'oiseau-soleil : Des hédonistes partent à la recherche du mystérieux oiseau-soleil pour le manger. Sympathique nouvelle à lire.

Au final, je suis globalement mitigée par ce recueil. Il comporte des travaux inachevés peu intéressants et des poèmes qui m'ont laissée de marbre. Les nouvelles longues sont généralement bonnes.

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Grosse lecture que ce recueil de nouvelles/poèmes/trucs de Gaiman. J'aurais bien aimé pouvoir faire comme pour [b:L'accroissement mathématique du plaisir|6413124|L'Accroissement mathématique du plaisir|Catherine Dufour|http://ecx.images-amazon.com/images/I/51-5e3WRkEL._SL75_.jpg|6602106] et lister toutes les nouvelles, mais il y en a cette fois nettement plus, et de qualités nettement plus variables.Cela dit, un certain nombre de ces nouvelles méritent au moins une phrase.1 - Introduction (Introduction), pages 9 à 35, Introduction, trad. Michel PAGELCette introduction écrite de la main de l'auteur présente rapidement le recueil et donne, pour chaque nouvelle, quelques éléments sur le contexte d'écriture/2 - Une étude en vert (A Study in Emerald), pages 37 à 67, trad. Michel PAGELOn comprend facilement pourquoi cette nouvelle a été primée : la rencontre entre Holmes et les grands anciens est évidement intéressante, quoique complexe à mettre en oeuvre, comme l'auteur le dit dans l'introduction.4 - La Présidence d'Octobre (October in the Chair), pages 71 à 89, trad. Michel PAGELC'était pas mal fichu, ce petit texte mettant en scène les mois qui nous racontent une histoire effrayante, mais dont j'ai hélas oublié le contenu.6 - Les Épouses interdites des esclaves sans visage dans le manoir secret de la nuit du désir redoutable (Forbidden Brides of the Faceless Slaves in the Secret House of the Night of Dread Desire), pages 95 à 114, trad. Michel PAGELAlors ça, honnêtement, c'était super marrant. Cette tentative d'un auteur d'un monde d'épouvante d'écrire un récit réaliste (donc fantastique pour lui), avec des bruits bizarres dans son manoir hanté, des cadavres sans tête qui viennent le déranger, tout ça.10 - Amères moutures (Bitter Grounds), pages 141 à 168, trad. Michel PAGELEst-ce que c'est celle-là qui met en scène un homme dont tous les péchés sont arrachés ? Je ne sais plus.14 - La Vérité sur le cas du départ de Mlle Finch (The Facts in the Case of the Departure of Miss Finch), pages 205 à 228, trad. Michel PAGELJolie petite histoire qui ne tente pas d'être efffrayante, mais qui l'est quand même.16 - La Saint-Valentin d'Arlequin (Harlequin Valentine), pages 237 à 249, trad. Michel PAGELCelui-là, je l'avais déja lu en BD, et je ne suis pas sûr qu'il était moins bien.20 - Qu'est-ce que tu crois que ça me fait ? (How Do You Think It Feels?), pages 271 à 281, trad. Michel PAGELUne histoire d'adultère, pas du tout fantastique, mais très intéressante néanmoins, parce qu'elle semble autobiographique (ce qui n'est sans doute pas le cas).21 - Ma vie (My Life), pages 283 à 285, trad. Michel PAGEL22 - Quinze cartes peintes d'un tarot de vampires (Fifteen Painted Cards from a Vampire Tarot), pages 287 à 296, Poésie, trad. Michel PAGELTrès chouette petit passage sur les cartes du tarot, revues à la sauce vampirique.24 - le Coup de l'inventeur de maladies (Diseasemaker's Croup), pages 309 à 312, trad. Michel PAGELOn sent bien le départ en vrille à chaque paragraphe, c'est vraiment sympa.27 - Pages d'un journal trouvé au fond d'une boîte à chaussures laissée dans un bus Greyhound, quelque part entre Tulsa, Oklahoma, et Louisville, Kentucky (Pages from a Journal Found in a Shoebox Left in a Greyhound Bus Somewhere Between Tulsa, Oklahoma, and Louisville, Kentucky), pages 333 à 338, trad. Michel PAGELCa c'est une espèce d'errance dont je n'ai pas tout compris.28 - Comment parler aux filles pendant les fêtes (How to Talk to Girls at Parties), pages 339 à 357, trad. Michel PAGELsans doute ma nouvelle préférée. Elle met en scène deux garcons qui se retrouvent à une fête qui n'est pas celle qu'ils visaient, mais qui se révèle très intéressante pour l'un d'entre eux, et très humiliante pour l'autre.29 - le Jour de l'arrivée des soucoupes (The Day the Saucers Came), pages 359 à 361, Poésie, trad. Michel PAGELCa c'est joli comme histoire : comment louper la fin du monde pour une raison futile (ou pas).30 - L'Oiseau-soleil (Sunbird), pages 363 à 390, trad. Michel PAGELOn s'attend à la chute quasiment dès le début du récit, ce qui ne lui ôte cependant pas vraiment son intérêt, qui est entièrement dans l'ambiance.31 - Inventer Aladin (Inventing Aladdin), pages 391 à 394, Poésie, trad. Michel PAGELC'est beau aussi, cette façon de voir comment les mille et une nuits auraient pu s'assembler.32 - le Monarque de la vallée (The Monarch of the Glen), pages 395 à 461, trad. Michel PAGELDans cette longue nouvelle, on retrouve Ombre (celui d'[b:American Gods|4407|American Gods|Neil Gaiman|http://photo.goodreads.com/books/1258417001s/4407.jpg|1970226]) au nord de l'écosse, entraîné dans un combat entre les hommes et les monstres. on retrouve aussi un personnage ignoble décrit dans une autre nouvelle du recueil, mais j'ai oublié laquelle. Ca n'est pas une mauvaise nouvelle, mais je la trouve déplacée.33 - (non mentionné), À la rencontre de Neil Gaiman, pages 465 à 467, Biographie, trad. Michel PAGELBon, ça, c'est une petite biographie qui nous relate tous les succès de l'auteur, ce que je trouve d'une inutilité flagrante, puisque j'ai déja acheté le bouquin.34 - (non mentionné), Une conversation avec Neil Gaiman, pages 469 à 477, Entretien, trad. Michel PAGELLA grosse déception : contrairement à l'interview de [a:Catherine Dufour|848604|Catherine Dufour|http://www.goodreads.com/images/nophoto/nophoto-U-50x66.jpg], celle-ci ne nous apprend absolument rien d'utile.C'est donc un recueil qui contient des choses intéressantes, et d'autres moins. Je l'ai trouvé cependant raisonnablement bon, parce que la plupart des textes, même si je les ai déja oubliés, portaient en eux au moins une bonne idée.Cela dit, je ne crois pas que sa lecture soit indispensable.C'est juste un bon moment à passer avec un écrivain qui est indéniablement doué.

9782840556633"

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation

Les histoires, tels les gens et les papillons, les oeufs d'oiseaux et les coeurs humains, les rêves, sont aussi des choses fragiles ne se composant de nul matériau plus solide ou plus durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou bien de paroles faites de sons et d'idées - abstraites, invisibles, disparues sitôt prononcées -, et saurait-on imaginer plus fragile?

Certaines d'entre elles, pourtant, simples et minuscules, mettant en scène des personnages qui partent à l'aventure ou qui accomplissent des merveilles, des miracles et des monstres, ont survécu à tous ceux qui les ont racontées. Certaines ont même survécu aux pays dans lesquelles elles ont été créées.

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Le combat était ancien. C'était le combat de l'homme contre le monstre, aussi vieux que le temps. Thésée face au minotaure, Beowulf face à Grendel, tous les héros s'étant jamais tenus entre la lumière et l'obscurité en essuyant sur leur épée le sang d'un être inhumain. (Le monarque de la vallée)

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Les contes de fées, bien entendu, sont contagieux. On peut les attraper, en être contaminé. Ils sont la monnaie que nous avons en commun avec ceux qui foulaient la Terre avant même notre naissance. Raconter à mes enfants des contes que je tiens de mes parents ou de mes grands-parents me donne le sentiment de participer à un phénomène étrange et merveilleux, au courant inexorable de la vie.

[...]

Je pense que nous avons les uns envers les autres le devoir de raconter des histoires. C'est ce que j'ai de plus proche d'un credo, et je soupçonne que ce sera toujours le cas.

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Elle t'indiquera le chemin du château. A l'intérieur, il y a trois princesses.

Ne te fie pas à la plus jeune. Poursuis ta route.

Dans la clairière au-delà du château,

les douze mois sont réunis autour d'un feu,

à se chauffer les pieds, à se narrer des contes.

Si tu es poli, ils te rendront service.

Tu cueilleras des fraises dans le gel de Décembre.

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Vous regrettez amèrement votre jeunesse? Les plaisirs de la chair sont pour vous ensevelis et oubliés? La Vitae de Victor apporte la vie là où elle a disparu depuis beau temps : le plus vieux destrier peut redevenir un fier étalon!

"Une étude en vert"

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Vidéo de Neil Gaiman
Extrait du livre audio « Stardust : le mystère de l'étoile » de Neil Gaiman, traduit par Frédérique le Boucher et lu par Marvin Schlick. Parution numérique le 23 novembre 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/stardust-le-mystere-de-letoile-9791035410322/
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