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EAN : 9782742739646
224 pages
Éditeur : Actes Sud (03/10/2002)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 26 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Actes Sud, Un endroit ou aller - 08/2000)


Nous traversions des avenues, des rues désertes, blanches et noires, nous nous enfoncions vers des profondeurs brouillées par les tourbillons de neige, aux fenêtres aveugles, cette ville n'a pas existé. Je l'ai traversée depuis tant et tant, je ne l'ai jamais revue, c'était un fantôme. Dans le silence, plus nous nous éloignions de notre maison, plus nous entr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
rabanne
  10 octobre 2016
Un roman particulier, à la fois universel et intimiste.
Une plume précise et percutante, mais une narration que j'ai trouvée gâchée par certaines répétitions.
De jolis passages culinaires, cependant.
Misère et solitude conjuguées à deux, résistance et ténacité, au coeur d'une ville dévastée par les bombardements et le rationnement.
Adoption et reconnaissance mutuelles dans un passé douloureux, dans un présent incertain.
Un grand vide affectif par une soif de vivre et de liberté similaire, solidaire, brutale, sauvage, indestructible, inextinguible...
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myriampele
  12 septembre 2016
Un roman court, mais incisif. D'abord, une écriture magnifique: Chaque mot, chaque phrase de ce récit mérite d'être lu, et relu. L'histoire est simple, mais peu courante: deux femmes Marie, 50 ans et Lise, 18 ans, en hiver 1942, s'installent dans une maison de fortune, elles ne possèdent rien, c'est un hiver atroce, froid, faim, bombardements les entourent. Elles ont en commun l'attente, le besoin d'être deux, la misère. Mais une singulière tendresse les unit.
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Ziliz
  28 juin 2011
"Pendant la guerre, deux femmes s'installent ensemble dans une petite maison d'angle, dans un quartier évacué de la ville. Marie, femme d'âge mûr, cuisinière de talent, a pris sous sa protection la jeune Lise, culottière, giletière, couturière à façon, et elles sont devenues comme mère et fille." (extrait de la 4e de couv)
Ces deux femmes se confient, se découvrent des passés proches, unissent leurs solitudes. Un amour étrange les unit : Lise évoque Marie tantôt comme une mère, tantôt comme une amante, bien qu'il n'existe aucun lien charnel entre elles. Ses déclarations sur leur relation sont très fortes, surprenantes.
C'est plein de jolies réflexions sur ce qui nous lie aux autres, sur la naissance de l'amour, de l'amitié, la difficulté de faire durer ces deux sentiments, le prix à payer pour les entretenir.
J'ai savouré l'écriture et trouvé ce roman beau, certes, mais un peu long. J'ai eu le sentiment de tourner en rond dans cette histoire. Bref, un rendez-vous un peu manqué, et je le regrette...
De cette auteur, j'avais adoré "Une faim de loup" (lecture psy du Petit Chaperon rouge).
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Laurent81
  19 janvier 2020
Belle écriture que celle d'Anne-Marie GARAT que je ne connaissais pas, belle histoire dfe deux destins, deux portraits de femmes dans la guerre. Marie et Lise se rencontrent, s'apprivoisent et tissent un lien d'amitié jusqu'à décider de vivre ensemble. L'une est cuisinière, l'autre couturière, toutes deux au service d'une famille bourgeoise. Ce sont deux solitudes qui se rencontrent : l'une est dans l'attente du retour de son fiancé parti au combat, l'autre est veuve de la première guerre. Elles vont connaitre la faim, le froid dans leur maison perdue dans un quartier bombardé. C'est l'histoire de deux femmes qui ont choisi la liberté plutôt que le confort douillet de la maison des Johnston où elles travaillent, c'est l'histoire de deux femmes qui luttent pour survivre, qui se réchauffent mutuellement face à la rudesse de l'existence et qui rêvent de lendemains plus heureux.
Challenge multi-défis 2020.
Challenge plumes féminines 2020.
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moustafette
  02 janvier 2011
Hiver 1942, Marie et Lise se rencontrent avenue de Wagram, chez les Johnson, employeurs qui leur assurent le minimum vital en ces temps difficiles. Marie, la cinquantaine, y est cuisinière et Lise, la vingtaine, couturière de son état, s'occupe des enfants et du linge.
Grâce aux accointances de Mr Johnson avec l'occupant, elles devraient se considérer privilégiées puisque nourries et logées dans une maison chauffée et pouvant, de plus, jouir de certains petits avantages administratifs imputables à la collaboration.
Alors qu'est-ce qui leur prend de vouloir s'installer dans une maison délabrée, dans un quartier abandonné et dévasté par les bombardements, tout en conservant leurs emplois chez les Johnson ?
Leur vie s'organise chichement, entre récit de leur histoire respective et souvenirs partagés de leurs fiancés disparus. Celui de Lise se cache pour échapper au STO; quant à celui de Marie, il n'est jamais revenu de la guerre de 14-18, elle l'a à peine connu, mais l'illusion qu'ils se sont aimés l'accompagne et l'aide à vivre malgré tout ce temps passé. Alors s'adoptant l'une l'autre, elles vivotent ainsi jusqu'à ce soir de réveillon où, suite à un événement particulier, elles rendent fièrement leurs tabliers et se retrouvent vite à cours de ressources.
Mais en temps de guerre, on fait de drôles de rencontres. Et quand la faim tenaille, on se retrouve parfois à faire des choses dont on se serait cru incapable.

Lien : http://moustafette.canalblog..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   28 juin 2011
Les gens ne vous racontent pas leur vie dans l'ordre, ni dans les grandes lignes, ils y vont par petites touches locales, à l'impressionniste. Ils laissent des fils traîner, des bouts sans suite, qu'on laisse perdre par mégarde, par indifférence. Ce petit bout de fil, il faut du temps, ensuite, pour le renouer, raccorder les pièces et recoudre les morceaux ensemble, et que ça commence à ressembler à quelque chose. (p. 67).
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rabannerabanne   10 octobre 2016
On se trompe sur les gens qu'on aime. A trop les aimer on prend leurs quatre volontés pour les siennes propres.
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rabannerabanne   08 octobre 2016
C'est déjà difficile à vivre, d'aimer les morts, même déposés quelque part ils nous reviennent.
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ZilizZiliz   28 juin 2011


(...) j'ai compris que nouer un lien personnel n'est pas un acte de libre entreprise, d'invention et de don, de conquête et d'exaltation de soi, mais l'addition quotidenne de contrariétés, de compromis et d'offenses, de remords et de renoncements, de calculs épuisants qui sont comme le paiement différé de notre désir de faire à tout prix ce que nous voulons le plus. (p. 97)

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rabannerabanne   08 octobre 2016
Ensuite, à dix ans, elle en était toujours à sa niaiserie d'illettrée, sans contenance ni manière de vivre. Comment apprendre toute seule à bien se tenir, à marcher droit et à avoir une volonté, quand on est seulement une bouche de trop à nourrir, du manque à gagner ?
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Videos de Anne-Marie Garat (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Marie Garat
Dimanche 1er novembre 2009 Rencontre avec la romancière Anne-Marie Garat (dernier roman paru : L'Enfant des ténèbres, éd. Actes Sud, 2008) : « Une faim de loup : que nous apprend le Petit Chaperon rouge ? » dans le cadre du banquet d'automne 2009 intitulé "L'Homme et l'animal"
Anne-Marie Garat est romancière. Elle a publié l'essai Une faim de loup : Lecture du Petit Chaperon rouge (Actes Sud, 2004). Dernier roman paru : L'Enfant des ténèbres, éd. Actes Sud, 2008
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