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EAN : 9782330131180
326 pages
Éditeur : Actes Sud (05/02/2020)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Revenant sur les lieux pour se défaire enfin d'une maison qu'elle a jadis acquise sur la côte Atlantique, l'héroïne de ce roman, Hélène, affronte les fantômes du passé qui, secrètement, parasitent son existence, tout en traversant les zones de turbulences que provoquent des rencontres nouvelles.
S'ensuivent de nombreuses déflagrations qui vont déplacer les lignes de son existence, passée comme présente, mettre en déroute tous ses démons personnels et lui per... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  16 juin 2020
Un soir d'automne, Hélène, célibataire, roule sur la côte Atlantique, vers Soulac-sur-Mer, dans le Médoc, bien décidée à vendre la maison qu'elle a achetée sur un coup de tête une dizaine d'années auparavant à Madame Dhal, ancienne institutrice. En arrivant à la vieille villa située sur une dune, elle découvre que celle-ci est squattée par un photographe nippo-canadien, Joe. Première surprise.
Un autre élément va venir bousculer ses plans : l'arrivée inopinée de sa nièce et filleule chérie Bambi, venant s'épancher sur ses soucis personnels et chercher auprès d'elle réconfort et affection. Hélène va également faire connaissance avec un séduisant voisin et devra, outre les fantômes du passé, affronter les éléments, en l'occurrence une grosse tempête et des inondations sévères. Elle est la narratrice du roman.
C'est presque sous la forme d'une fable qu'Anne-Marie Garat (Le Grand nord-ouest) nous conte l'histoire de cette jeune femme énergique mais à la mémoire encombrée de soucis et dont la vie va être bouleversée et métamorphosée de même que celle de Joe, de Bambi et de Tomaso.
Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce roman dans lequel l'écrivaine chante avant tout son amour pour la vie. le féminisme, le bizutage dans les écoles de médecine, le monde connecté, les valeurs de la photographie argentique, la beauté du Médoc malmenée par la pollution induite par une viticulture avide de rendements, la folie des promoteurs, la petitesse de l'homme face à la nature en font partie.
Cette auteure, lauréate de plusieurs prix déjà, que je connaissais mais dont je n'avais encore rien lu, à mon grand regret, m'a ravie. J'avoue, cependant, qu'il m'a fallu tout de même un certain nombre de pages avant que j'apprécie pleinement son style. J'ai été éblouie par le vocabulaire riche et la langue magnifique et élégante. La façon dont elle transcrit le parler jeune de Bambi est très réussie et m'a souvent fait sourire. Si la lecture n'a pas toujours été facile, combien elle a été enrichissante ! Mon plaisir de lecture est allé croissant de même que la progression de la transformation de l'héroïne, avec cette ouverture amoureuse et libératrice, après bien des tourments.
La nuit atlantique : un regard profond sur la vie et notre rapport aux uns et aux autres !

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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michfred
  06 mars 2020
Sans doute parce que je me dispose  à lever une ancre un peu trop incrustée sous ma chère "maison plate" aux allures de péniche,  dans le très citadin 92, parce que les vents du large et les sirènes océanes m'appellent, et que les houles futures d'un déménagement me guettent,  cette Nuit atlantique m'a tout de suite fait signe, comme au voilier  le sémaphore , à la sortie du chenal...
Je connaissais Anne-Marie Garat, la thésarde brillante,  spirituelle, vive et hyper cultivée d'une Faim de Loup, que j'avais dévoré avec la délectation gourmande dudit Loup pour le Chaperon rouge!
Alors cette histoire de villa sur la dune, à deux brasses du Verdon, menacée de ruine, frappée d'invendabilité, de désaffection sentimentale et d'alerte submersion , rien de moins, avait tout pour capter mon inquiétude de sédentaire menacée de nomadisme imminent, mes velléités  d'ultime bougeotte avant momification définitive, et mon éternelle attirance, jamais rassasiée , pour les plages océanes et les grandes marées( confirmée par mon avatar qui plaide mieux qu'un long discours).
Bref, La Nuit atlantique d'Anne-Marie Garat,  c'était fait pour moi et pour mon karma tourmenté du moment...
Ben ouais...
J'ai aimé  me faire emporter par les lames de fond et les lames de face, me faire rouler dans les baïnes piégeuses, embourber dans les sables mouvants, battre par l'ouragan. Un traitement de choc parfaitement exécuté par la phrase périodique et captatrice de Garat, à son apogée  d'efficacité. 
J'ai été intriguée par le petit sabot perdu, les cahiers d'école, le tableautin  sinistre et prophétique,  les bornes littorales marquant l'avancée subreptice de la mer sur la terre.
 J'ai ete distraite par les rencontres dépaysantes d'un canadien asiate photographe et  motard, d'un beau quinqua en costard de velours, scientifique  recyclé dans le sauvetage des quasi- quadras en détresse,  par une  filleule,  Bambi,  qui a mais trop la souague et  qui tchatche le djeune avec application, d'une amie-amour d'enfance dont finalement on saura qu'il ne faudra rien chercher à  en savoir.
Bref, j'ai eu mon tsunami de personnages secondaires récréatifs mais assez téléphonés si je peux me permettre cette métaphore car le "réseau" qu'on capte ou pas a son importance dans ce récit de robinsonne moderne et connectée.. .
J'ai lu avec délectation tout ce qui touchait à la maline, à cette marée centennale, subversive et  submersive, adoré retrouver  les odeurs et impressions de maison de bord de mer hors saison-mais la chanson de Cabrel , c'est aussi efficace et moins long pour la nostalgie...
Les affres capillaires, les réminiscences tourmentées mais peu explicites, les  cas de conscience et positions défensives de "ma reine, marraine ou Maren", la narratrice,  qui finalement s'appelle bêtement Hélène comme tout le monde,  ne m'ont pas fait battre le coeur.
Comme un oyat antédiluvien je me suis juste accrochée à ma dune devant ce déferlement d'informations pour syllogomane-vous chercherez, c'est expliqué dans le livre!- et j'ai pris un grand bol d'air marin et bu une énorme tasse saumâtre,  sans pour autant jeter l'éponge-ah, ah, ah!
Trop c'est trop, jusqu'à un excédent d'allusions littéraires gorgeant la phrase qui les charrie et les roule comme des meubles d'antiquaire emportés par un tsunami. On préfère toujours voir arriver la barque prosaïque des sauveteurs plutôt  qu'un scriban renaissance!
Après  ça,   j'ai lu Slimani, toute la nuit. Retour à  l'essentiel.
Nuit marocaine après cette Nuit atlantique qui, sans toutes ses scories stylistico-culturelles,  aurait eu  tout pour me plaire...
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mariecloclo
  23 juin 2020
J'avais beaucoup aimé la trilogie d'Anne-Marie Garat qui commençait par " Dans la main du diable " et j'étais donc confiante en commençant ce roman.
Le résumé de la quatrième de couverture donnait envie.
Mais j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à entrer dans ce roman à cause du style employé par l'auteure. Des phrases longues, emberlificotées, du vocabulaire démodé, précieux. C'était franchement lourd, prétentieux et pénible à lire.
Seul le cadre de l'histoire m'a plu : une vieille villa en ruines à Soulac-sur-mer.
L'histoire est assez banale et un peu trop à l'eau de rose pour moi.
Bref, je ne recommande vraiment pas ce roman d'Anne-Marie Garat, les autres oui mais c'est juste mon avis !
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Norfeuille
  17 février 2020
J'admire beaucoup la plume d'Anne-Marie Garat, ses longues phrases poétiques et son style inimitable, sa façon d'installer une atmosphère, un rythme, grâce à certains mots, comme un refrain... le thème de la mémoire revient régulièrement dans ses livres : celui-ci, qui se passe au bord de l'Atlantique comme en témoignent son titre et sa magnifique couverture, ne fait pas exception. L'auteure est originaire de la Gironde et connaît visiblement très bien le coin. Cependant, il m'a été impossible de finir ce roman... D'une part, les longs passages sur l'histoire et la géographie de la région du Médoc m'ont globalement ennuyée, proférés dans un contexte souvent peu crédible. D'autre part, malgré quelques réflexions profondes liées à l'introspection constante d'Hélène, la narratrice de 36 ans, j'ai trouvé l'intrigue très lente à s'installer. Je ne me suis attachée à aucun personnage, le langage cru de certains passages et les clichés sur la "jeunesse hyper connectée" n'arrangeant rien à l'affaire. Les fantômes du passé n'ont pas réussi à leur donner cette aura de mystère qui m'avait tant plu chez Njiah. Au final, je n'ai pas retrouvé la puissance narrative et le frisson de l'aventure qui m'avaient transportée dans "Le grand Nord-Ouest".
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Cath36
  28 juin 2020
Une vieille maison en bord de mer dans les Landes, un photographe Québécois squatter qui débarque en pleine nuit, une filleule qui se pointe lorsque personne ne l'attend, quelques autochtones et surtout, surtout Tomaso, le fils de l'un d'être eux. Une tempête à décorner un boeuf, une mer démontée qui remonte les dunes et s'en vient frapper aux volets de la maison, une auto qui atterrit au fossé, une moto qui fonce sur la route de Bordeaux, des trains, de vieilles histoires familiales et amoureuses en souffrance, une chambre d'hôtel, un appartement moderne..... Voilà tous les ingrédients du dernier roman de Garat, auteur que j'aime tout particulièrement, pour son impressionnante logorrhée, sa richesse de vocabulaire et d'images, bref que je considère comme un très grand écrivain. J'irai jusqu'à dire un écrivain redoutable. Et c'est là où le bât blesse, dans ce roman. Malgré de magnifiques réflexions et une tentative d'aller au-delà des apparences, la mayonnaise, si je puis dire ne prend pas. Trop, c'est trop. On se passionne, on se lasse, on adore, on s'agace et à la fin on ne voit plus trop où va ce roman et c'est dommage. Il y a de magnifiques passages noyés dans un rythme infernal et des atermoiements à n'en plus finir. J'ai aimé ce roman, mais c'est loin d'être celui que je préfère de Garat.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
ZephirineZephirine   28 juillet 2020
Il ne faisait pas froid, pourtant je frissonnai à la pensée des petits carnets de M. Chabert, emplie du regret de n'avoir su en tenir de pareil, de n'avoir comme lui relevé les menus faits de ma vie et leurs dates fugaces tels les botanistes piquent d'une épingle leur collecte aux pages des herbiers, et tout ce que je n'avais pas noté- mais à quel âge commence-t-on à tenir le compte des jours ?- , tout ce que j'avais oublié s'éparpillait au fil de l'eau en aval dans la brume, clignotant comme mille confettis d'argent dispersés au gré des remous, soudain le bac surgit d'entre les îles, escorté d'une colonie de mouettes pas le moins du monde effarouchées par l'antique corne annonçant l'accostage, aussi enrhumée que d'un vieux cargo.
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ZephirineZephirine   28 juillet 2020
- Alors allons y mais, je te préviens: à moto, il faut ne penser qu'à la moto.

ainsi ai-je enfourché pour la première fois de ma vie une Suzuki toulousaine haut de gamme, ai-je enlacé le torse bardé de cuir de son samouraï québécois et, toute au frisson des sensations nouvelles, me suis-je laissé emporter dans la chevauchée forestière.
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CancieCancie   20 juin 2020
En ce moment, Bambi, les nôtres (nos enfants) respirent le grand air du Médoc
- quelle horreur, le département le plus pollué de France ! Tu les as vus en tenue de cosmonautes pulvériser leur glyphosate dans les vignes jusqu'au ras des maisons, des écoles, les mouflets du secteur en ont plein les cheveux. Ils contaminent un max les sols et les eaux, jusqu'au traitement des piquets à l'arséniate de cuivre, un poison violent dispersé dans l'atmosphère. ces toxiques bousillent les neurones, surtout chez les enfants ; syndromes neurodégénératifs, perturbations endocriniennes, cancers, et sache que c'est totale omerta dans la région. Les grands propriétaires font le black-out sur les analyses, les expertises : des suppôts de Bayer-Monsanto, lobbying & Cie, et la presse locale fait le mort. Il faut des Cash Investigation à la télé pour alerter un peu ceux qui la regardent encore, mais crois pas demain la veille qu'ils se mettront au bio. Je te parle même pas de la centrale nucléaire du Blayais, une des plus vieilles de France : tu sais ce qu'elle crache de temps en temps dans l'eau ou dans l'air ?
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CancieCancie   19 juin 2020
Peirone n'est pas portée sur l'alcool, moi non plus, on en sert assez au zinc. De la bière surtout, il s'en débite par packs entiers, le pauvre monde se console comme il peut. On ne la voit pas mais la mouise, la vraie, c'est le lot de beaucoup par ici, retraites de misère, manque d'emploi, chômage et, dans les vignes, travail de chien sous-payé, d'autant que la plupart sont sans papiers, le bon truc pour les patrons. débarqués d'un bus direct sur un parking pour une saison de vendanges, ils n'ont que leur barda, rien où dormir, se laver, ni syndicat ni rien pour les renseigner, ensuite ils se fondent dans le décor, se planquent où ils peuvent.
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CancieCancie   17 juin 2020
Trois semaines de promiscuité sous les tentes par une chaleur caniculaire, de fumeux jeux de piste, de parties de volley-ball ou de ping-pong, les baignades et les coups de soleil, la camaraderie forcée avec une bande d'ados de mon âge, les papotages, les chicaneries, les fous rires et les méchancetés de petites femelles, le partage d'une intimité qui nous mettait mal à l'aise sous les douches collectives, et toujours l'une, plus effrontée, dessalée disait-on, pour afficher sa nudité par bravade, moquant la pudibonderie des dindes, dont j'étais, qui répugnaient à l'imiter et dans quelle détresse découvrais-je mes premières règles.
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Videos de Anne-Marie Garat (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Marie Garat
Dimanche 1er novembre 2009 Rencontre avec la romancière Anne-Marie Garat (dernier roman paru : L'Enfant des ténèbres, éd. Actes Sud, 2008) : « Une faim de loup : que nous apprend le Petit Chaperon rouge ? » dans le cadre du banquet d'automne 2009 intitulé "L'Homme et l'animal"
Anne-Marie Garat est romancière. Elle a publié l'essai Une faim de loup : Lecture du Petit Chaperon rouge (Actes Sud, 2004). Dernier roman paru : L'Enfant des ténèbres, éd. Actes Sud, 2008
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