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EAN : 9782070368877
384 pages
Gallimard (04/10/1977)
4.02/5   89 notes
Résumé :
En quittant la Santé pour Fontevrault, je savais déjà qu'Harcamone y attendait son exécution. A mon arrivée, je fus donc saisi par le mystère d'un de mes anciens camarades de Mettray, qui avait su, notre aventure à nous la pousser jusqu'à sa pointe la plus ténue: la mort sur l'échafaud qui est notre gloire.
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Un pavé littéraire organique, fait pourtant des pierres dont on construit les prisons, un granit lourd, gris et massif, mais un poème aussi, une ode langoureuse à ces amours emmurées exprimée par un lyrisme parfois cru, planqué derrière une écriture extrêmement dense, touffue voire humide comme une forêt tropicale qui vous enserre, ligneuse et fleurie des fleurs du mal, le texte éjaculé d'un trait n'étant rythmé par aucun chapitre ni même aucun paragraphe. Un jet dis-je!

Une lecture qui se mérite, qui suppose un effort permanent, une concentration accrue de tous les instants.
Comme une condamnation, une souffrance mais consentie, une forme de masochisme cérébral.

Pas aisé de suivre ces pérégrinations intellectuelles qui sanctifie l'acte criminel comme celui qui le commet, qui sublime les relations entre ces hommes relégués au rang de renégats, relations qui vont jusqu'au plus profond de l'intimité d'une homosexualité assumée voire revendiquée.

La violence côtoie la crasse ou le sordide. La mort, omniprésente, rôde dans les couloirs louches, marche dans les sombres escaliers, serpente sur les hautes coursives glacées, surveillées puis louvoie sous les lourdes des geôles ou gisent ou se lovent les gironds gibiers de potence promis à l'échafaud ou les jeunes et jolis gitons soumis jouissant de viriles protections sodomites.

On y aime ou s'y persuade d'aimer pour ne pas crever.

Une hiérarchie tacite s'instaure qui soumet corps et âmes, une turpide raison d'exister dans un univers parallèle ou les mécanismes ordinaires n'ont pas droit de cité, la virilité exacerbée y étant élevée au rang de religion, de culte, de mythe, le condamné à mort de totem suprême.  

Les prisonniers n'ont d'histoire que derrière les barreaux de la maison de redressement ou de la prison, le passage de l'une à l'autre étant une évidence, une logique quasi mathématique. La vie antérieure à l'enfermement est effacée par une discipline souvent absurde qui alimente des envies d'évasion toujours vouées à l'échec.
On y apprend le sournois système de surveillance qui subordonne matons ou matés, les matins qui déchantent, l'aube pisseuse, les compromissions et les petits arrangements avec toutes les strates de l'autorité carcérale, faits plutôt des gros durs qui ne risquent aucune vengeance de la part de leurs vaincus vassaux résignés.

Ça grouille, ça sue, ça suinte, ça pue mais ça idéalise, ça idolâtre…et ça rêve !
Un rêve tragique !

Et ce rêve tragique est sublimé par une écriture flamboyante, exaltée, tantôt lourde et collante, faite de la poussière poisseuse des galetas des cellules, tantôt onirique et fantasque quand le propos amoureux libère des chaînes scellées à la muraille mortifère.

On y croise des silhouettes aux noms improbables, qui tel des ombres chinoises, s'entremêlent ou se cherchent des noises dans une redondance langoureuse ou douloureuse, un tango haletant ou les participants bandent aux néons blafards des taules ondulées.

Genet besoin de personne pour envoûter ou rebuter un lectorat averti que l'ouvrage entre ses mains ne peut être cédé à tout le monde.
 
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"Miracle de la rose" est un magnifique roman de Jean Genet, écrit en 1943 et publié en 1946. La part du récit et des événements y est mince, tandis que celle de la méditation, de l'évocation, du discours poétique du narrateur, domine : l'ouvrage ressemble à un livre de Proust, où la remémoration et la résurrection du passé comptent plus que les événements. Cela fait la beauté, mais aussi la difficulté de la littérature de Genet, avec son style splendide et lyrique. Livre beau et difficile donc, qui pose de redoutables problèmes d'interprétation à celui qui s'aventure à en parler. Il est facile et courant, en effet, d'oublier ce qu'écrit l'auteur et de le remplacer par des préjugés et des idées fausses.

La première lecture fausse consisterait à voir dans ces histoires d'amour entre détenus une espèce de revendication homosexuelle. Aujourd'hui, il existe des groupes de pression et d'oppression qui s'ingénient à rendre l'homosexualité honorable. Or Genet ne parle jamais d'abstractions, il n'use jamais du terme "homosexualité", mais décrit dans le concret des relations amoureuses entre détenus. Elles sont d'autant plus belles et plus nobles qu'elles sont interdites, sordides, secrètes et vécues par des voyous : il ne cherche donc nullement à imposer au lecteur une quelconque égalité de droits et de dignité. Au contraire, ces voyous et leurs amours sont jetés à la figure du lecteur (interpellé par un "vous" dédaigneux) comme lui étant infiniment supérieurs.

Une seconde erreur de lecture consiste à voir dans ce roman un documentaire, comme si Genet faisait concurrence à Zola dans le domaine carcéral. On n'apprend pas grand chose de Mettray ni de Fontevraud, du bagne d'enfants et de la prison centrale, dans "Miracle de la rose" : Mettray et Fontevraud deviennent, par la magie du verbe, des lieux fantastiques et par moments surnaturels, ennoblis et rendus paradisiaques par la présence de jeunes voyous en passe de devenir de glorieux criminels, grâce à une élection du destin. Certes, à de rares moments, le narrateur signale que sous ces atours magiques demeure une profonde misère, mais immédiatement il recouvre cette misère humaine des plus belles parures de l'imagination et de l'amour. Ces lieux sont illuminés par la présence du jeune condamné à mort Harcamone, assassin d'une petite fille : Harcamone est la divinité tutélaire de tout le livre, de tous les rêves et de toutes les méditations mystiques du narrateur, qui emploie un vocabulaire emprunté au catholicisme pour exalter ce dieu-là. On est donc très loin du documentaire puisqu'ici, la magie inverse systématiquement le réalisme.

La troisième erreur de lecture enfin, qui contredit absolument tout ce que Genet écrit dans ce livre, est la lecture compatissante. Dans un passage de Miracle de la rose, il attaque avec violence trois humanitaires, dont Albert Londres, qui se penchèrent avec sollicitude sur le sort des enfants bagnards de Mettray et sur les prisonniers de Fontevraud. On plaint ces enfants contraints à la sodomie par les plus grands, on pleure sur ces jeunesses saccagées, on déplore l'existence de ce monde où les mécanismes ordinaires n'ont pas droit de cité (sic, il n'est pas de société humaine plus implacablement structurée et normative que celle que décrit l'auteur). Genet dit exactement le contraire : ce monde qu'il décrit est l'écrin de ses rêves, de ses fantasmes et passions, et de son roman. Tout le projet romanesque est la construction d'un autre monde opposé à celui des "caves", inverse de leurs valeurs et de leurs discours, parodiés dans le livre lui-même (Mettray est à l'origine une fondation charitable destinée à venir en aide à l'enfance malheureuse). Plaindre ces héros enfants et adolescents, c'est leur ôter précisément la dignité et la noblesse dont ils se parent, et qu'ils manifestent par exemple lors d(une féroce bagarre sous les yeux mêmes de l'évêque venu en visite pastorale et compassionnelle.

Je n'ai pas, personnellement, la clé de la "bonne" lecture de Miracle de la rose. Mais au moins puis-je en appeler à la fidélité au texte, et protester qu'on le contredise à ce point sans écouter ce qu'il nous dit.
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En version poche, ce livre de 370 pages ne paye pas de mine comme ça, mais il est parfois assez indigeste, sur la forme comme sur le fond, ce qui ne l'empêche pas d'être édifiant.
Pas de chapitres, peu de paragraphes, peu d'ordonnancement des idées, peu de plan semble-t-il, on a constamment la sensation que l'auteur a déroulé le fil de sa pensée, multipliant les changements de lieux et d'époque... et les digressions. Ce qui n'est pas étonnant en soi, puisqu'il semble en avoir écrit une grande partie... au cachot.
Genet est un grand littérateur, c'est indéniable. Son style force d'autant plus le respect quand on connaît sa biographie d'orphelin déscolarisé très tôt et ayant traîné ses savates de pénitencier pour enfants en prison centrale. Un brillant autodidacte, c'est le moins que l'on puisse dire... mais obsédé (à tous les sens du terme), tourmenté, torturé, écorché vif... et même halluciné, parfois.
Si ses élans métaphysiques sur "l'amour" m'ont souvent laissé de glace, malgré la flamboyance du style, c'est surtout par sa valeur documentaire que son ouvrage m'a frappé.
J'avais lu, il y a un bon moment de cela, "la chasse aux enfants" de Jean-Hugues Lime, histoire romancée de l'évasion du bagne pour enfants de Belle-Ile, en 1934, immortalisée par le poème éponyme de Jacques Prévert qui fut le témoin écoeuré de cette chasse alors qu'il passait ses vacances sur l'île morbihanaise.
Je me souviens m'être dit à l'époque que Lime en faisait peut-être un peu trop sur le côté sexuel (forcément homosexuel, donc, puisqu'il s'agissait d'un établissement pour garçons) de la vie dans ce pénitencier.
À la lecture du Miracle de la Rose, dont l'auteur a passé trois ans au pénitencier pour enfants de Mettray, je me dois de présenter mes plus plates excuses à Lime et de reconnaître qu'il a, bien au contraire, largement édulcoré la réalité pour ne pas trop heurter son lectorat.
J'ai découvert avec horreur que Mettray et assimilés étaient en fait de gigantesques lupanars organisés et codifiés où l'exception n'était pas de passer à la casserole, mais au contraire d'y échapper. La sodomie était à la fois une punition et une récompense, une marque d'estime et de mépris, un code de conduite, un signe d'appartenance, une monnaie d'échange, une organisation hiérarchique... Et tout cela sous le regard au mieux indifférent, au pire complice des gardiens. Il en était de même pour les injures et les coups, pouvant aller jusqu'au meurtre... Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que ces établissements aient été incapables, bien au contraire, d'accomplir leur mission qui était "d'amender une jeunesse en perdition".
Plus qu'un roman, ce livre me restera donc comme un témoignage essentiel sur le naufrage d'un système judiciaire qui échouait déjà – et peut-être plus encore qu'aujourd'hui – à réinsérer ses... victimes. Là, il n'y a pas d'autre mot.
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Magnifique oeuvre que celle de Jean Genet dans le Miracle de la Rose. Histoire d'amour que l'on vit à travers la pensée d'un homme brut, simple. Jean Genet ne connaît que cet amour là et s'en trouve troublé jusqu'au plus profond de lui-même lorsqu'il s'en rend compte.
Livre de pensée, le miracle de la rose est parfois assez difficile à lire et à suivre mais on est vite transpercé par les sentiments et l'humanité qui en ressort.
Magnifique livre de vie.
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Suivez les pas de Jean Genet dans la prison de Fontevraud et parcourez avec lui le chemin de ses souvenirs de Mettray .

C'est avec un langage poétique que l'auteur nous partage ses ressentis, ses émotions, ses amours passés et présents. Tout s'enchevêtre, tout est continuité .
Découvrez un monde impitoyable où chacun à sa place, où chacun a un rôle à jouer! Un monde que l'on ne connait vraiment pas.
On referme ce livre, mais les mots gardent un impact et restent dans la mémoire.

Une lecture dans le cadre de mon cursus professionnel que je ne regrette pas.
Si cela vous intéresse il y a une exposition sur le très beau lieu qui est l'abbaye. Genet fait partie des murs!
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Parce qu'ils disaient ironiquement, les marles, en parlant des girons qui se font dorer : "Ils ont raison, ils soulagent l'humanité souffrante", je ne pouvais pas ne pas rétablir le rapprochement entre cette expression et cette phrase de l'Eglise, " ... l'humanité de la Bonne Souffrance" et, dans le besoin que j'avais de faire jouir les marles - transformé aujourd'hui en désir de faire jouir les minos - je voyais le signe d'une charité si puissante qu'elle filtrait jusque dans mon vice, et je ne suis pas sûr que peu à peu je ne découvre, lentement, avec le secours d'un hasard heureux, la Charité enfouie en moi. A force d'en écrire, peut-être sortira-t-elle, pure et ruisselante de lumière, comme certains enfants sortent, éblouissants, de mes poèmes parce que je les y ai obscurément cherchés, avec une longue patience, au milieu d'un désordre de mots, qu'il m'arrive quelquefois de retrouver, abandonnés, les innombrables brouillons où, à force de dire "tu" à personne de précis, peu à peu cette prière secrète devient plus belle et crée celui à qui je m'adresse. La recherche de la sainteté étant pénible, dans toute religion, chacune, pour récompenser le chercheur lui accorde la gloire d'être nez à nez avec Dieu selon l'idée d'elle impose de Lui. Il m'avait été accordé de voir Harcamone, d'assister de ma cellule, en esprit, avec une précision plus grande que si mon corps eût été près du sien, au déroulement merveilleux de sa plus haute vie, celle qu'il atteint en en sautant par-dessus lui-même : sa vie dura de sa condamnation à mort jusqu'à sa mort. Et ce sont ces scènes de ravissement qui me sont le prétexte, peut-être, de ce livre aussi traître que les systèmes de miroirs qui renvoient de vous l'image que vous n'aviez pas composée.

Folio pp. 191-192
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Je crois savoir que mon amour pour la prison est peut-être le subtil bien-être à me plonger dans une vie au milieu d'hommes que mon imagination et mon désir veulent d'une rare beauté morale. A peine ce bien-être s'atténue-t-il du fait que les prisons perdent leur éclatante dureté à mesure que les macs s'embourgeoisent et que les gens honnêtes fréquentent les prisons. En prison à ces instants où le soleil qui pénétrait par la fenêtre dispersait la cellule, chacun de nous devenait de plus en plus, vivait de sa propre vie, et la vivait d'une façon si aiguë que nous en avions mal, étant isolés, et conscients de notre emprisonnement par les éclats de cette fête qui éblouissait le reste du monde, mais les jours de pluie, au contraire, la cellule n'était plus qu'une masse informe d'avant la naissance, avec une âme unique où la conscience individuelle se perdait. C'était une grande douceur quand les hommes qui la composaient s'aimaient.

Folio p. 152
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C'est avec des mots d'amour que j'ai inscrit dans ce livre ses actes, ses gestes, tous les attributs de sa personnalité qui s'érige étoilée d'angles durs. Mais n'ayant plus besoin, pour l'oeuvre d'art, de chercher en moi - ou de les y trouver sans chercher - ces expressions qui le sublimisaient, si je pense à Bulkaen vivant de notre vie, je me contente de le voir agir sans le secours de mots magiques. Je ne le nomme plus. J'ai dit de lui tout ce que j'avais à dire. L'oeuvre flambe et son modèle meurt. Et quand je me réjouissais d'avoir déjà donné tous les plus beaux noms dont je fusse capable, à d'autres gamins enfermés vivants dans mes livres, c'était peut-être avec l'idée mal précisée que je conserverais Bulkaen hors de ma littérature, être physique que j'eusse aimé avec mon corps comblé. Et je n'ai plus qu'une infinie pitié pour ce pauvre piaf qui ne peut plus voler parce que je l'ai dépouillé de toutes ses plumes.

p. 268
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« Dévêtue de ses ornements sacrés, je vois nue la prison, et sa nudité est cruelle. Les détenus ne sont que de pauvres gens aux dents rongées par le scorbut, courbés par la maladie, crachant, crachotant, toussant. Ils vont du dortoir à l’atelier dans d’énormes sabots lourds et sonores, ils se traînent sur des chaussons de drap, percés et rigides d’une crasse que la poussière a composée avec la sueur. Ils puent. Ils sont lâches en face des gâfes, aussi lâches qu’eux. Ils ne sont plus qu’outrageante caricature des beaux criminels que j’y voyais quand j’avais vingt ans, et ce qu’ils sont devenus, je ne dévoilerai jamais assez les tares, les laideurs, afin de me venger du mal qu’ils m’ont fait, de l’ennui que m’a causé leur inégalable bêtise. »
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Tout à coup, je crois que c'est la dureté glacée de son regard qui m'a fait croire à sa tendresse, peut-être à cause de cette idée que la glace de ses yeux ne résisterait pas à ma chaleur. Et quand je songe à mon abandon par ce gosse, ma main se serre sur ma plume, mon bras invente un geste poignant. S'il savait le mal que j'ai, il quitterait la mort pour venir, car sa cruauté était bonne.
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Vidéo de Jean Genet
Jean Genet, l'auteur des "Bonnes", du "Balcon" ou des "Nègres", s'est inspiré de la vie des autres pour écrire sur la vie des minorités et des opprimés et a fait de personnages réels des personnages de ses fictions. Retour sur l'oeuvre de l'écrivain et dramaturge à travers deux romans : "Mourir avant que d'apparaître" de Rémi David, et "Par-delà l'attente" de l'avocate Julia Minkowski.
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