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EAN : 9782070383238
240 pages
Éditeur : Gallimard (15/01/1991)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Dans cette ultime chronique qu'il a écrite pour les journaux, Jean Giono jongle avec le présent et le passé : le moindre incident fait jaillir, comme une source intarissable, des souvenirs, des histoires, des personnages. Ces textes, datés des années 1966 à 1970, sont empreints de bonhomie, d'une philosophie souriante, parfois un peu passéiste. Cela n'exclut pas l'émotion, et l'on trouve, dans La chasse au bonheur, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lecassin
  22 février 2013
« La chasse au bonheur », un recueil posthume de chroniques parues pour la plupart dans des journaux entre 1966 et 1970 :
»Rome que j'aime », « Paradis », « le démon mesquin », « le chapeau », « D'un usage courant », « le temps », « le voyage », « Les sentiers battus », « Châteaux en Italie », « le persil », « le sommeil », « Portraits », « Il est évident », « L'habitude », « le médecin de campagne », « La chasse au bonheur », « le laitier », « Attention au train », « le temps des prisons », « Humilité , beauté , orgueil », « Les raisons du bonheur », « le Zodiaque », « L'écorce et l'arbre », « Karakorum », « La hideuse province », « La partie de campagne », « Les joies de l'île », « Peinture et dessin », « Ma mère », « le badaud », « le bonheur est ailleurs », « Certains gitans », « L'art de vivre », « de l'insolite rapproché », » noël », « L'an deux mille », « de certains parfums ».
A vrai dire, il aurait été bien dommage de ne pas publier cette séries de chroniques, tant l'âme de Giono les habite ? Certes il s'agit de textes de fin de vie, mais alternant souvenirs plus ou moins lointains et pensées désabusées sur le monde qui l'entoure, Giono nous propose sa recette du bonheur ; à savoir qu'il n'y a pas de recette. le bonheur est inhérent à la vie.
Quelques belles pages concernant sa mère.
La Provence bien sûr…
Et puis il y a ce dernier texte sur les parfums, probablement son dernier écrit où on lit : « Les parfums permettent d'affronter – et souvent de les vaincre – les mystères les plus terribles. » et la mort peut-être…Aussi.
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brigetoun
  19 juin 2011
Découvert l'existence de « La chasse au bonheur » recueil de chroniques du dernier Giono, celui qui avait totalement conquit liberté, jusqu'à la désinvolture, celui qui m'est extrêmement gouteux. Tous les textes ne me donnent pas même plaisir. Parfois il m'agace par un début d'application sentencieuse, par un côté plus férocement réac encore que ne le suis (mais si, sur certains attachements, simplement je n'en fait pas un règle applicable aux autres, juste une préférence, un petit privilège) mais je ne peux lui en vouloir, comme à un vieil ami un peu bougon - et même dans ces textes il se trouve petits trésors, accords de mots, sensations.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   22 février 2013
Une histoire est restée inscrite dans les pierres des monuments ; le passé ne peut pas être entièrement aboli sans assécher de façon inhumaine tout avenir.
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brigetounbrigetoun   19 juin 2011
J'ai vu qu'à certains endroits on avait substitué aux platanes un peu vulgaires le peuplier si fin, si élancé, et dont le feuillage fait le bruit des eaux courantes. Mais il y a encore des quantités de compagnons qui peuvent nous aider à vivre : le bouleau dont l'écorce est semblable à une peau de cheval ; le saule, qui, par la bizarrerie de son architecture, mettrait dans les alignements une fantaisie dont nous avons bien besoin ; à noter encore que cet arbre a, au printemps, des rameaux rouges ; l'érable qui a sur le platane l'avantage de ne pas produire de fruits à poussière irritante et qui, au surplus, a, dans son comportement habituel plus de noblesse, plus d'aristocratie de forme et de couleur.
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CornelioCornelio   14 septembre 2019
Le XIXe siècle a beaucoup voyagé. Stendhal évidemment, habitué aux postes entre Rome et Paris, aux bateaux sur le Rhône, aux chemins de traverse en France, mais aussi Balzac qui va en diligence en Ukraine, Victor Hugo qui va voir des choses, George Sand, Byron, Shelley, Custine et sa Russie, Boucher de Perthes qui se promène de Lille au fin fond du Maghreb par l'Espagne, pousse jusqu'à Constantinople, revient par le Danube, les Portes de fer, etc., à pied, à cheval, en voiture, en bateau, en palanquin ; Alexandre Dumas qui parcourt la Suisse, L'Italie, l'Arabie, l'Espagne, l'Allemagne, le Caucase, la Syrie, la Russie, etc., à pied également la plupart du temps ; Chateaubriand, quoi qu'on dise (et quoi qu'il dise), le marquis de Virmont, Toppfer, Mme de Rémusat, Jules d'Abrantès, Arago, Victor Jacquemont, Monsieur Perrichon qui représente des milliers d'épiciers en mouvement.
On me répondra que le XXe siècle voyage encore plus. Non, il ne voyage pas, il se fait transporter, il se transporte, c'est tout autre chose, c'est presque le contraire.
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lecteur84lecteur84   16 avril 2014
Surtout pas d'appareils photographiques, caméras et ainsi de suite: les beaux paysages ne se captent pas dans des boites, ils s'installent dans les sentiments.
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CornelioCornelio   14 septembre 2019
Il est évident que nous changeons d'époque. Il faut faire notre bilan. Nous avons un héritage, laissé par la nature et par nos ancêtres. Des paysages ont été des états d'âme et peuvent encore l'être pour nous-mêmes et ceux qui viendront après nous ; une histoire est restée inscrite dans les pierres des monuments ; le passé ne peut pas être entièrement aboli sans assécher de façon inhumaine tout avenir. Les choses se transforment sous nos yeux avec une extraordinaire vitesse. Et on ne peut pas toujours prétendre que cette transformation soit un progrès. Nos « belles » créations se comptent sur les doigts d'une main, nos « destructions » sont innombrables.
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Jean Giono : Un Roi sans divertissement (1963 / France Culture). Photographie : Dernier portrait de Jean Giono par Jean Dieuzaide, Manosque, 1968. Diffusion sur France Culture le 8 décembre 1963. Adaptation par Alain Allioux. Réalisation de Claude Mourthé. Le titre "Un roi sans divertissement" renvoie à la phrase qui clôt le roman et que Giono emprunte aux "Pensées" de Pascal : « un roi sans divertissement est un homme plein de misères » (fragment 142 de l'édition Brunschvicg), indiquant ainsi l'interrogation moraliste de l'auteur qui veut montrer que l'homme — pour sortir de son ennui existentiel par le divertissement — peut aller jusqu'à la fascination du Mal. C'est dans le monde figé du grand silence blanc de l'hiver montagnard que cet ennui atteint son paroxysme qui peut conduire au meurtre ou au suicide. L'action du roman se déroule dans une région que Giono connaît bien, le Trièves, entre les massifs alpins du Vercors et du Dévoluy, et qui lui a déjà fourni le cadre de "Batailles dans la montagne" et d'une partie des "Vraies richesses". Cette action s'inscrit dans une période d'un peu moins de cinq années, rythmées par six hivers successifs, de 1843 à 1848 et a pour axe le capitaine de gendarmerie Langlois qui s'installe dans l'auberge d'un village isolé par la neige pour rechercher un tueur mystérieux qu'il finira par abattre. Ayant démissionné de la gendarmerie, il revient ensuite au village comme commandant de louveterie et organise une chasse au loup qui rappelle la poursuite précédente. Il veut s'installer et se marier et participe aux fêtes locales mais effrayé de sa fascination pour la beauté du sang d'une oie sur la neige, il se suicide en fumant un bâton de dynamite. Le roman est remarquable aussi par sa complexité narrative caractérisée par la multiplicité des narrateurs qui vise à restituer la tradition orale d'événements vieux d'un siècle. Ce choix narratif permet également de diversifier les tons et les points de vue sur le personnage principal, le mystérieux et troublant Langlois, et enrichit le roman en lui conférant une saveur et une originalité singulières. Interprétation : Raymond Pellegrin, Pierre Bertin, François Chaumette, Bernard Lajarrige, Marcel André, Alexandre Rignault, Margo Lion, Rosy Varte, Lise Delamare, Albert Médina, Sylvie Favre, Jacques Gripel, Bruno Balp, René Clermont, Jean Clarens, Yves Duchateau, Elsa Manet, Jacqueline Moresco, Philippe Mahrer, Jean Péméja, Yves Peneau, Lily Siou, Yvonne Farvel, Anne Wartel et Geneviève Morel.
Sources : France Culture et Wikipédia
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