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EAN : 9782377590209
300 pages
Éditeur : In Octavo 2 (26/04/2019)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Automne 1965. Angelbert Luppin assiste à la cérémonie qui célèbre son départ à la retraite. Pendant 50 ans, il a été le cantonnier du village. Mais il est bien plus que cela... Les édiles qui pérorent sont loin de s'imaginer que le modeste jubilaire est un lecteur passionné, à la tête d'une bibliothèque qui ferait pâlir un critique parisien. C'est son jardin secret. Nul ne le sait. Remise des cadeaux... Surprise ! Sur un coin de table, emballés dans du papier kraft,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  17 décembre 2019
Un auteur que je découvre. Un joli moment de détente passé avec ce roman (de terroir) atypique de 325 pages.
L'on y suit les aventures pittoresques d'un cantonnier de village, qui vient juste de fêter son départ en retraite, après cinquante ans de bons et loyaux services (son jubilé).
Notre Angelbert, fringant soixantenaire, croyait avoir enfin mérité, faute de luxe et de volupté, un peu de calme. Du moins comptait-il sur une existence pépère, à profiter de son jardin, de la pêche, des champignons et, surtout, de ses livres.
Que nenni ! Hilaire, un jeune homme meurtri et à la dérive, viendra bouleverser tous ses plans...
Entre intrigues et farces, intimité et partage, authenticité et tendresse, l'auteur nous entraîne dans un récit picaresque assez jubilatoire, qui a eu l'effet immédiat de rasséréner mon âme grisouille, couleur du temps.
Une plume aussi maîtrisée que dynamique, sans prétention, pleine de verve et de gouaille joyeuse, de franc-parler et de bon sens, d'émotion et de sensibilité. Bref, une bien agréable découverte.
(Merci tout plein, Hélène ^^)
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victoryhelene
  05 octobre 2019
Ne pas être un mouton de Panurge, sortir des sentiers battus, être libre... C'est un peu la promesse de ce livre haut en couleurs et de son héros, Angelbert Luppin.
Ce cantonnier un peu taiseux voire misanthrope prend sa retraite après 5o ans de bons et loyaux services. Il n'a jamais quitté ce coin de campagne si ce n'est grâce à ses lectures secrètes. Personne n'est au courant et pourtant, parmi ses cadeaux de départ, il trouve un étrange paquet contenant les livres de Céline, Proust, Sartre et Garnier. Là commence l'intrigue, renforcée par le sauvetage d'Hilaire, un jeune homme mal assorti à sa condition aristocratique, un « milord » que va aider notre héros nouvellement retraité.
Ce jubilé, c'est le début d'une enquête sans meurtre, d'un combat à coups de bons tours et de bonnes blagues, d'une aventure amicale pleine de rebondissements, et d'humour jouissif. L'alliance de quatre hommes contre l'hypocrisie, l'ignorance, l'intolérance, la bêtise...Les pieds nickelés contre les Daltons ! Ce jubilé, c'est même le début d'une nouvelle vie, d'une nouvelle ère pour Angelbert !
Et qu'ils sont attachants tous ces personnages. Angelbert sous ses airs bourrus est un être délicieux, un lecteur, un amoureux, un ami loyal, une sorte de Zorro campagnard qui dit « chiotte » tout le temps. Achille est son plus fidèle compagnon, un sacré farceur ce facteur, un peu ivrogne aussi... Stephen l'Ecossais ne crache pas non plus sur quelques verres, lui qui vit dans son château en ruines. Et Hilaire est touchant, au sein d'une famille plutôt encombrante, engoncée dans ses principes, et qui va devoir apprendre à assumer son homosexualité.
Un vrai mélange qui pourrait faire un peu fourre-tout mais qui est une véritable comédie intelligente et divertissante. L'auteur, Henri Girard, est un homme de lettres qui assume sans complexe (revendique même) son côté populaire. En cela, j'ai apprécié cette écriture « san antonionesque », cette langue rebelle voire provocatrice. Des références littéraires, des jeux de mots, des situations cocasses, un souffle joyeux qui vous fait passer un bon moment.
Le phrasé est rythmé, vif et piquant pour dire la richesse des liens amicaux, du partage et de l'amour. On aimerait intégrer le club de ces mousquetaires, trinquer avec ces drolatiques justiciers du dimanche.
Une découverte plaisante grâce à Babelio et aux Editions in octavo !
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Cigale17
  02 novembre 2019
C'est peut-être parce que le prix de l'Humanisme lui a été décerné au salon du livre 2019 de Moret-sur-Loing que nous disposons aujourd'hui d'une réédition du roman Jubilé, d'Henri Girard, paru préalablement en 2005 aux éditions L'Arganier, disparues depuis. Ou c'est peut-être parce qu'il a été réédité par In-octavo éditions qu'il a obtenu ce prix… Voilà une enquête qui intéresserait peut-être Angelbert Luppin, le cantonnier de Boccage-les Bains, fraîchement retraité et lecteur aussi fin que discret. Pendant la petite cérémonie organisée pour son départ en retraite, Angelbert a reçu trois cadeaux : une belle veste de chasse avec des poches partout, un transistor et… quatre livres : Les Mots de Sartre, Voyage au bout de la nuit de Céline, Du côté de chez Swann de Proust et Antigone ou la Piété de Robert Garnier (fin du XVIe siècle). Qui a pu lui offrir ces livres ? d'ailleurs, qui sait qu'il lit et qu'il possède une formidable bibliothèque ? Personne ou presque. Angelbert va chercher sans relâche qui a bien pu lui faire ce cadeau inattendu. En poursuivant son enquête, il va se lier d'amitié avec Hilaire, jeune aristocrate gauche et sympathique qui a bien du mal à assumer son homosexualité, retrouver d'anciennes amours, en découvrir de nouvelles et finalement trouver son généreux et perspicace donateur !
***
Même si ce livre raconte bien une enquête, on peut difficilement le qualifier de polar... De plus, ce n'est pas vraiment l'histoire qui en fait l'intérêt, mais plutôt le ton et l'écriture. Les personnages en sont parfois caricaturaux (le triumvirat, le facteur, l'Écossais…), mais qu'importe ! La langue est magique, parfois poétique, parfois crue, parfois verte, toujours précise sans être pesante, et pleine d'humour. J'y ai retrouvé un goût de Fallet avec un assaisonnement de Blondin et une pointe d'Audiard dans les dialogues qui font mouche. L'auteur ne cache pas son admiration pour les grands auteurs dits populaires, ceux du XIXe siècle, mais aussi pour Frédéric Dard avec lequel il partage le goût des calembours et des situations improbables… Bref, un moment de lecture très agréable !
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artemisia02
  30 septembre 2019
Je remercie Masse Critique et les éditions In octavio pour la découverte de ce livre et de son auteur.
J'aborde ce roman sans à priori, ni sans attentes particulières. Et comme une novice, je me laisse happer par l'histoire et par ses personnages très attachants, dont certains aux caractères bien relevés.
Je l'ai lu en 2 jours tellement il me tardait de découvrir où cette équipe composée du cantonnier à la retraite, le facteur très facétieux et le fils du vicomte, allait bien me mener.
Autant vous dire que je n'ai pas été déçue du début à la fin. Autour d'eux, une ribambelle de personnages secondaires truculents, avec une mention particulière pour la vicomtesse Artemise qui, non contente d'avoir un beau prénom, se révèle être une femme très surprenante.
J'ai aimé aussi l'atmosphère de ce petit village avec ses habitants ( le vicomte qui est aussi le maire depuis plusieurs générations, le curé et sa soeur, l'instituteur ...) et leurs tracasseries, l'atmosphère de cette campagne, je sentais presque la rosée et la brume du matin.
Un roman mené tambour battant, sans temps mort et bourré d'humour et de situations cocasses, une plume sensible qui prend plaisir à raconter le destin passé et présent de ses personnages.
J'ai également apprécié les attentions de l'auteur dans le recherche de son vocabulaire, de la grammaire, des tournures de phrases et des expressions, un vrai plaisir pour la lectrice que je suis.
Une belle decouverte.
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mosaique92
  01 novembre 2019
Ceux qui, comme moi, ont quelques décades au compteur se souviennent peut-être d'un film de 1960, ‘'Les vieux de la vieille'' dialogué par Michel Audiard, avec Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-Noël dans les rôles principaux… Eh bien, "Jubilé !'' est du même acabit : une bande de vieux galopins s'amusant comme des petits fous à faire tourner en bourrique les méchants et les faux-jetons d'un Clochemerle ; ils en profitent, au passage, pour réparer quelques injustices.
Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est jubilatoire et je me suis bien amusée à suivre les inventions de ces pieds nickelés.
Merci aux éditions In octavo et à Babélio pour ce roman reçu dans le cadre du dernier Masse Critique
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
mosaique92mosaique92   01 novembre 2019
Achille, c’est un brave. Un brave entre les braves. Il a la réputation de rigolo. Sa spécialité c’est les blagues, pas toujours de bon goût. Ainsi que raconter des monologues pour noces et banquets. Ceux qui se récitent en toute occasion, dans les gueuletons d’anciens – tout court ou combattants – dans les réunions de famille, les baptêmes, les communions, les accordailles ou les noces, sans compter les anniversaires, voire les enterrements… après les pleurs.
La récitation d’un monologue nécessite un réel savoir-faire. Le vrai conteur doit posséder l’élocution d’un bon diseur, mais aussi le talent d’un accordeur d’effets, pour, discrète gestuelle à l’appui, battre la crème des mots, distiller les coquineries, faire monter l’impatience de l’auditeur jusqu’à la surprise de la chute.
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victoryhelenevictoryhelene   27 septembre 2019
Un philosophe, c'est clair, il mange de la soupe tous les jours, mais, plutôt que de se dire qu'elle est bonne ou pas, il cherche à trouver ce qu'on a mis dedans pour en expliquer le goût. De fait, c'est un gourmet assez expert qui se servirait de son cerveau comme d'une langue, les neurones en guise de papilles. Avec l'intelligence de chercher à comprendre plutôt que l'instinct de tout gober. C'est aussi quelqu'un qui fabrique un brin de rébellion pour en nourrir les hommes, avec l'espoir qu'ils cessent enfin de brouter de l'herbe comme des moutons.
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rabannerabanne   11 décembre 2019
Je me souviens assez précisément d'Adolphe. Surtout qu'il avait toujours les mains prises. Un chapeau, une pipe, des lunettes, une montre à gousset, souvent un livre ; il maniait tout ça avec un brin de maladresse. Le fait qu'il était tombé amoureux le rendait encore plus empoté. Si bien qu'en voulant trop en faire dans le maniement de ses ustensiles, il en laissait souvent choir un essayant de rattrapper l'autre.
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rabannerabanne   12 décembre 2019
Comment dire, un livre comme celui-là, c'est un peu comme une histoire privée. Tu te sens un poil gêné de t'inviter chez l'auteur. (...) Mais, c'est tellement bien torché. Il faut le reconnaître. Alors, tu lis. Tu ne comprends pas tout. Mais tu continues, tellement c'est bien écrit.
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rabannerabanne   13 décembre 2019
Hélène détient le record de lenteur pour servir à boire. (...)
Pas si chienne en dépit de son air d'avoir avalé un cactus, elle nous remet deux cafés-calva, la goutte directement dans la tasse. Il faut dire que son jus est tellement fade.
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