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ISBN : 2234077591
Éditeur : Stock (19/08/2015)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 68 notes)
Résumé :
"Les nuits où je ne dormais pas, j'ouvrais le velux et je m'installais sur le toit, j'étais le seul dans la cité à jouir de ce privilège, passer la nuit à la belle étoile, dans le plus grand secret. Le ciel était-il le même ici qu'au Portugal, les constellations étaient-elles visibles depuis la lucarne de la prison de Peniche où mon père avait été enfermé ?"

En ce début des années soixante-dix, Olivio et sa mère viennent de fuir la dictature portugais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  12 mars 2019
«  le Portugal devait être un détail dont on ne parlait jamais, un pays qui n'avait joué aucun rôle dans l'histoire des deux guerres mondiales ..... »
«  On le mentionnait juste en passant, en l'associant à l'Espagne, un Confetti sur la carte de l'Europe, qui regarde vers l'océan. »
«  Ma mère aurait dû, selon mon oncle, rester veuve, il ne supportait pas qu'elle ait voulu refaire sa vie . »...
Voici deux extraits significatifs de ce livre pudique, tout en retenue où l'auteur de très belle façon , sobre et intelligente se met dans la peau d'Olivio/ Olivier, un adolescent qui fuit la dictature portugaise dans les années 60.
Olivio a appris trop tard, la disparition de son père , mort dans les geôles de Salazar , alors qu'il franchissait la frontière entre le Portugal et la France...il ne comprend pas bien ce qui lui arrive,..
Il a 8 ans .
Aujourd'hui, il se souvient , sa voix vibre des sensations de l'adolescent , sensible, lucide, mélancolique, tendre, frêle et doux..
Brigitte Giraud met à jour à l'aide d'une écriture remarquable de délicatesse ses chagrins, son destin d'exilé, écartelé entre le pays d'adoption et sa terre natale ...
Elle raconte l'espoir de la mère d'Olivio de reconstruire sa vie en compagnie d'un rapatrié d'Algérie, chacun pleurant un paradis perdu , l'exil dans la banlieue de Lyon, de Portugais , de pieds noirs et d'Algériens , entassés dans des immeubles où résonne le mot «  ratonnade ».
Heureusement Olivio rencontre Ahmed , un déraciné avec lequel il lie amitié . Plus que de l'amitié, la tendresse naît entre eux.
Un roman où les non -dits affleurent, qui déroule la trajectoire d'un adolescent éternellement décalé , fils d'un héros à la mémoire écrasante, qui comprend très tôt que ce père ne sera plus jamais là.
L'auteur évoque ses thèmes de prédilection : intégration, déracinement, logement, apprentissage d'une langue ( voir Une année étrangère ), travail, amour, famille recomposée et ses difficultés , construction d'une identité et de soi, face à la perte d'un père, amitié, relations difficiles ...
Un oeuvre mélancolique et tendre vibrante d'émotion contenue, tout en clairs - obscurs, images et éclats soudains ..
Brigitte Giraud ne juge pas, ne tranche pas, se fait discrète...attentive , pudique, laisse s'exprimer ses héros ....

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Ziliz
  16 janvier 2016
Portugal, années 2010 : destination en vogue pour les touristes français - pas trop lointaine, pas trop coûteuse...
Portugal du début des années 70 : dernières heures de la dictature de Salazar, répression accrue, exil. C'est ce Portugal que nous présente Brigitte Giraud à travers six années de la vie du petit Olivio. Il a quitté son pays avec sa mère à huit ans après le décès de son père opposant, il y revient en vacances six années plus tard. Entre temps, ils se sont installés à Lyon, d'abord chez des amis portugais réfugiés, puis seuls dans un HLM, puis dans le petit pavillon de Max, le compagnon de sa mère, un 'pied noir' amer d'avoir dû quitter l'Algérie.
J'ai retrouvé des thématiques déjà rencontrées chez Brigitte Giraud : l'exil, le dépaysement, l'apprentissage d'une nouvelle langue (cf. 'Une année étrangère'), l'importance des liens fraternels, le couple parental, les adultes toxiques.
J'ai appris sur la dictature portugaise et la Révolution des Oeillets, période noire du XXe siècle absente de nos manuels d'Histoire.
Il m'a fallu du temps pour m'intéresser vraiment à ce roman, que j'ai d'abord trouvé lent, mou, anecdotique - à l'image de la vie de cet enfant, cela dit. Mon intérêt s'est éveillé après le premier tiers : mais qui est Max, qu'a-t-il fait, que fait-il ou pas, que va-t-il faire ? Quid de l'amitié entre Olivio et Ahmed ? Hélas, une fois le livre refermé, on n'en sait guère plus, on ne peut que supputer... ou attendre une suite ? (ce n'est pas le genre de Brigitte Giraud de faire des séries)...
Il me reste quelques ouvrages à découvrir de cette auteur, j'avais beaucoup aimé 'Une année étrangère', 'Nico', 'Marée noire'... J'aime son style, sa sensibilité, ses descriptions (cf. l'extrait sur le camping qui restitue parfaitement une ambiance, il ne manque que l'évocation de l'odeur bien particulière de la toile repliée toute l'année et chauffée par le soleil, je me suis rappelé ce parfum toute seule, ça s'imposait !).
• forcément, ce titre m'évoque la chanson 'Heroes' de David Bowie (disparu cette semaine, un artiste dont je salue le talent, la grande classe, jusqu'au bout...) ♪♫
https://www.youtube.com/watch?v=Tgcc5V9Hu3g
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sabine59
  03 décembre 2016
Je suis toujours heureuse de retrouver Brigitte Giraud.J'aime beaucoup la pudeur, la retenue de ses personnages, les non-dits affleurant au creux des lignes,les histoires poignantes qu'elle nous raconte.
Pour le thème douloureux de l'exil , ce roman m'a fait penser au magnifique " Rêves oubliés" de Léonor de Recondo.Peu importe d'où l'on vient, le déchirement est le même.
Mais le regard est ici différent, C'est celui d'un enfant de 8 ans, puis d'un adolescent de 14 ans, à la fin. Olivio/ Olivier: une dichotomie très symbolique de sa fêlure personnelle...
Il quitte précipitamment avec sa mère, et sans vraiment comprendre, le Portugal, après la mort de son père en prison, durant la dictature de Salazar.En France , à Lyon, l'adaptation est bien sûr difficile.Sa mère rencontre ensuite Max, rapatrié d'Algérie, avec qui ils s'installeront.Dès le début du livre, on nous fait comprendre que cette cohabitation sera rompue.
Entre un père qui s'efface cruellement de ses souvenirs et un beau-père à qui il veut plaire sans y parvenir,Olivio, enfant sensible, se sent perdu.Son ami Ahmed et son chat Oceano sont ses seuls points d'ancrage. A l'adolescence, le conflit larvé avec Max éclatera.
J'ai été touchée par la manière subtile, à travers des phrases simples mais si parlantes, qu'a l'auteur de nous montrer l'écartèlement d'Olivio entre la terre natale et le pays d'adoption. Il ne se sent à sa place nulle part.Quand il revient , un été, au Portugal, après la révolution des oeillets, il confie: " L'exil était confortable, il me tenait à distance et évitait que je sois pleinement le fils de mon père. J'avais changé de langue à temps, avant que je ploie sous un passé trop encombrant et que ma vie se transforme en un devoir de mémoire".
C'est une fois encore un roman bouleversant, témoignage de tous ces enfants perdus entre deux mondes, entre deux langues, ces enfants dépossédés d'eux-mêmes...
Le titre semble énigmatique et peu en rapport avec le sujet, mais les dernières lignes, selon moi, l'expliquent.Je vous laisse les découvrir...
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blandine5674
  11 octobre 2015
Début des années 1970 : Un enfant de 8 ans et sa mère, fuyant la dictature de Salaza au Portugal, débarquent à Lyon. le bagage le plus important, pour Olivio, est un chat, qui sera son fidèle compagnon tout le long du roman, transférant sur l'animal le manque du père poussé à la mort en prison. On découvrira leur intégration en France : le déracinement, la langue, le logement, le travail, l'amour, l'école, la famille recomposée, l'amitié avec Ahmed, autre déraciné. Petites scènes de la vie quotidienne. Belles descriptions d'escalade. Fin un peu bizarre. Ecriture toute en sensibilité.
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sarahorchani
  06 octobre 2015
De la première à la dernière page, je me sens emportée par le récit de cet adolescent Olivio. Les mots sont simples et puissants. Chaque paragraphe porte une émotion. Il m’a fallu parfois ralentir pour contenir cette émotion. Vivre ce beau moment d’émotion touchée par le récit et les mots. Le sentiment d’être l’ami d’Olivio en partageant ses moments forts de sa vie. En tout cas, l’envie de l’être. Olivio décrit sa vie telle quelle avec ses étonnements, sa douceur, sa cruauté. Le départ du Portugal de Salazar avec sa mère, l’arrivée en France; la nouvelle vie. Mais que devient son père? Le chat Océano aide à dépasser les épreuves. L’ami Ahmed est celui qui le comprend le mieux.
On suit la vie des opposants portugais en France. Le souvenir de l’oppression reste dans la tête. » Il avait quitté le pays après avoir fait l objet d’une surveillance qui l’avait rendu fou. Il avait perdu le sommeil et imaginé que des hommes étaient postés près de son logement, près de son travail, dans les rues qu’il empruntait le matin et le soir, sur les toits et dans le tramway, il voyait des hommes de la Pide partout sur son passage »
Il y a l’apprentissage de la langue française. Vivre son temps présent en restant accroché à ce qu’on a laissé au pays natal. Cette déchirure qui donne une façon de voir les choses, d’appréhender
« J ai ouvert la porte du salon et j ai vu le canapé défait mais sans elle. Je n ai pas eu peur, j étais surpris qu’elle ait osé me laisser. Pendant quelques secondes, je me suis senti abandonné et puis c’est passé, j ai compris qu’elle était allée rejoindre Max et que sa vie recommençait, ailleurs et sans moi. »
Le croisement d’expériences entre ceux qui viennent du Portugal et ceux qui viennent d’Algérie. Oui mais de quelle côté de l’Algérie? Il y a l’Algérie de Max et l’Algérie d’Ahmed.
Et lorsque éclate la Révolution des Œillets, un chamboulement dans le cœur de ces portugais qui ont souffert de cette liberté oppressée. La tristesse de ne pas être dans le pays. Le sentiment de vivre un évènement historique. L’euphorie. Les citoyens orphelins de leur liberté voient leur rêve se réaliser: enfin la fin de la dictature. Le peuple redevient peuple. Il retrouve la souveraineté.
« Ma mère redevenait portugaise et n’avait plus comme objectif de s’intégrer, de se dissoudre dans a masse, elle revendiquait soudain ses origines et son passé. Je n’aurai pas imaginé que la révolution lui donnerait autant d’aplomb. »
Max tout comme Ahmed eux venant d’Algérie ne comprennent pas cette révolution pacifique « Max n’avait pas pu s’empêcher de faire remarquer qu’une révolution avec fleurs, il ne fallait pas rêver? Il ne supportait pas que le Portugal s’émancipe en douceur, alors que du sang avait été versé en Algérie »
L’œuvre de Brigitte Giraud est très riche. Tellement de thèmes abordés avec intelligence et grande sensibilité. : le deuil, l’adolescence, la reconstruction, la dictature, la lutte pour les libertés, l’immigration, l’intégration.
Pendant que je le lisais, je sentais de plus en plus le coup de cœur me prendre et m’étreindre. Je ressentais de la tendresse pour cet adolescent, de l’antipathie pour Max, et quelques larmes ont fini par couler.
Je ne comprenais pas pourquoi on ne parlait pas dans les médias de ce livre. Et puis quand je l’ai vu dans la liste des prix Femina , je me suis dis: enfin.
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critiques presse (1)
Telerama   16 décembre 2015
Mélancolique et tendre, la voix d'Olivio déroule la trajectoire d'un adolescent éternellement décalé, fils d'un héros à la mémoire écrasante.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   15 janvier 2016
[camping des 70's]
J'ai aimé la première nuit sous la tente. J'ai dormi près de Bruno et nous étions séparés des parents par une cloison de toile. Pour ouvrir, il fallait zipper et cela provoquait un bruit spécial, c'était le bruit du camping, ce 'zip' des fermetures éclair, qui résonnait ici et là.
J'étais allongé dans l'obscurité et j'entendais toutes sortes de sons avec lesquels je devrais me familiariser, ceux de pas qui se rapprochaient, puis s'éloignaient, des chuchotements, de petits cris dont je ne savais pas s'ils provenaient d'animaux ou d'humains, de raclements de gorge, de la musique dont je me demandais si elle venait d'une tente ou d'un bal au village, et toujours ce 'zip' qui disait que quelqu'un se couchait ou se levait. Tout semblait bouger autour de moi, comme si un monde de fantômes se mouvait, les phares d'une voiture balayaient parfois le noir et pénétraient la tente, et j'avais la sensation que rien ne nous protégeait, la toile était perméable, nous n'étions ni dedans ni dehors. Bruno n'était pas rassuré dans le noir et il cherchait à se blottir contre moi. Il demandait si j'avais peur, et bien sûr je lui montrais que j'étais fort.
Nous avons été réveillés tôt par la chaleur et les rayons du soleil déjà hauts. Quand je me suis extirpé au-dehors, tout le monde dans le camping s'activait et marchait sur le chemin avec une serviette de toilette posée sur l'épaule. Max préparait le petit-déjeuner et faisait chauffer de l'eau sur un réchaud. Nous allions vivre au ras du sol, assis, accroupis ou parfois installés sur des chaises pliantes. Nous allions conserver nos aliments dans une glacière, le ravitaillement en glace deviendrait un souci quotidien. Nous allions vivre quasiment dévêtus, et nous allions devoir emporter avec nous le papier hygiénique pour aller aux toilettes dans les sanitaires au bout du chemin. Tout était bien.
(p. 93-94)
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ZilizZiliz   17 janvier 2016
[1975]
Les lieux résistaient, ne livraient rien du passé. Il n'y avait pas de place pour mon père [tué sous la dictature] dans le Portugal d'aujourd'hui. De Peniche* on disait que la prison serait bientôt transformée en musée, non pas un musée de la Révolution mais un musée dédié aux lacets tressés à la main par les femmes, la spécialité locale, et cet hommage futur me faisait mal. Mon père était mort derrière les murs de cette forteresse, et ce qu'on retiendrait ce serait l'artisanat des lacets tressés en bobines. Pour ne pas effrayer les touristes européens, avait expliqué mon oncle. Il m'avait dit que le pays allait s'ouvrir, que les devises allaient entrer, on ne pouvait pas vendre des geôles et de la douleur.
(p. 161)
* premier port de pêche du Portugal, Peniche est en partie encerclée par des murailles du XVIe siècle. Du côté sud, près de la mer, se dresse la forteresse du XVe siècle utilisée comme prison pendant le régime de Salazar. (Wikipedia)
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NadaelNadael   19 août 2015
« Mais ma mère avait changé, depuis qu'elle avait rencontré Max, je la sentais vivante, elle s'achetait des robes, des foulards et des boucles d'oreilles, elle confectionnait des gâteaux qu'elle cuisait au four comme au Portugal, elle allait chez le coiffeur, elle avait des envies pour le jardin, elle avait acheté des chaises longues, et planté des géraniums dans des pots. Elle cherchait une nappe pour la table de la cuisine, et un lampadaire pour le salon, qui manquait de lumière. Elle était aussi plus proche de moi, elle prenait du temps pour m'écouter, elle admirait ma façon de parler français, elle s'intéressait à ce que j'apprenais au collège. Elle n'évoquait jamais le Portugal, peut-être pensait-elle qu'avec le temps j'allais oublier, je ne sais pas si elle l'espérait ou si elle le craignait. »
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ZilizZiliz   14 janvier 2016
[dictature portugaise, début des 70's]
J'ai appris que Luis avait travaillé longtemps avec mon père et qu'il était recherché pour avoir organisé la résistance sur le secteur du port. Il avait quitté le pays après avoir fait l'objet d'une surveillance qui l'avait rendu fou. Il avait perdu le sommeil et imaginé que des hommes étaient postés près de son logement, près de son travail, dans les rues qu'il empruntait le matin et le soir, sur les toits et dans le tramway, il voyait des hommes de la Pide* partout sur son passage, il les inventait, il en rêvait, il pensait que l'épicier était un policier, et il en était même venu à soupçonner Lydia, qui avait mis du temps à le convaincre qu'elle n'était que sa femme.
(p. 27)
* La Polícia Internacional e de Defesa do Estado (Français : Police internationale et de sûreté de l'État), plus connue comme PIDE, était la police politique de l'État portugais pendant l'Estado Novo sous António de Oliveira Salazar (Wikipedia).
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sarahorchanisarahorchani   01 octobre 2015
Max et ma mère avaient construit leur relation sur le manque du pays, qu'ils partageaient,et qui avait alimenté les conversations des premiers temps. Les allusions au Sud étaient permanentes, le climat qui permettait de vivre dehors, le soleil plombant, la végétation, la cuisine à l'huile d'olive, et la présence de la mer ou de l'océan. Ma mère et Max croyaient être faits du même bois, nés sous les mêmes latitudes, même si un pays océanique n'est pas un pays méditerranéen, ils en riaient au début,ils étaient complices, ils aimaient confronter leurs différences. (...) Leur rencontre s'était faite sur le regret de leurs mondes disparus. C'était leur seconde vie, comme on disait une seconde chance, mais avec une mémoire qui pesait lourd.
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