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EAN : 9782081472129
86 pages
Éditeur : Flammarion (21/08/2019)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Lors d’un exposé en cours d’histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l’incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif-allemand qui lutta pour l’égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c’est précisément le mot que n’arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu’elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  07 janvier 2020
Différent des autres.
Oui, Livio se sait différent depuis qu'adolescent il a été troublé par un jeune plombier venu colmater une fuite chez ses parents. Mais comment le vivre ? Comment le dire ? Livio a trouvé qui fait un exposé sur les autodafés pendant la période nazie. La bibliothèque brûlée d'un médecin juif-allemand militant de la cause homosexuelle, Magnus Hirschfeld, sera l'occasion de se révéler à ses camarades de classe.
Brigitte Giraud a choisi un sujet louable. On ne luttera jamais assez pour la tolérance à la différence, quelle qu'elle soit. Et les difficultés des jeunes gens à dévoiler leur orientation sexuelle à leur entourage, de même que les agressions dont sont régulièrement victimes les homosexuels justifient largement un militantisme de bon aloi. Seulement je me suis ennuyée ferme pendant cet exposé quelque peu laborieux. Truffé de phrases lourdes et de digressions inutiles un travail scolaire qui à mon avis mérite tout juste la moyenne. Dommage...
Challenge MULTI-DÉFIS 2020
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Ziliz
  02 septembre 2019
Nous sommes dans une banlieue lyonnaise de 'classe moyenne', en Terminale ES (Eco-Socio). L'année scolaire touche à sa fin. Ce vendredi matin, Livio a une heure pour présenter son exposé en cours d'Histoire. Il a choisi le thème de la censure nazie et des autodafés. A ce titre, il évoque l'oeuvre de Magnus Hirschfeld (médecin juif et homosexuel), et la destruction en 1933 de ses textes sur la sexualité - textes à 'l'esprit non allemand' (sic).
Jeune Livio, je salue ton travail de recherche, tes idées, et ton courage.
Le sujet que tu as choisi était casse-gueule, il t'impliquait, et comme tes camarades ne semblent pas très ouverts ni curieux pour des lycéens de filière littéraire, tu as pris des risques en te dévoilant ainsi.
Ton exposé n'était pas toujours passionnant, tu as trop digressé, d'ailleurs la prof était aussi intéressée qu'inquiète ; certains élèves ont trouvé le temps long, perdu le fil par moments - moi aussi, parfois.
J'ai eu d'autant plus de mal à t'écouter que cette intervention publique ne te ressemble pas : « C'était étonnant de voir Livio dans ce rôle, lui qui était du genre silencieux. » Alors je n'y croyais pas vraiment.
Mais, jeune homme, tes questionnements et ta souffrance m'ont quand même émue, et j'ai mal compris que tes parents ne les aient pas perçus. Même si je sais que plus les difficultés sont proches, moins on est clairvoyant.
Lecture fastidieuse, voire ch!ante comme un exposé scolaire maladroit. Est-ce la force de ce texte, de nous rendre palpables le malaise de Livio, de Camille, de la prof, et l'ennui de certains élèves avachis ?
L'intention de l'auteur est louable, Br. Giraud soulève des questions importantes, surtout pour cet âge charnière - minorité indésirable à guérir/emprisonner/éliminer, homosexualité, liberté d'expression, intégration familiale & sociale, exil contraint : « Il se rendit compte en le disant que l'homosexualité était la seule minorité qui ne trouve pas forcément de réconfort auprès des siens. C'est la seule communauté qui se construit la plupart du temps hors de la famille. Et parfois contre. Tout le monde [dans la classe], ou presque, hochait la tête face à cette idée d'exil, tout le monde mesurait la violence d'être mis dehors, d'être chassé ou de devoir se chasser soi-même. »
Bref, le sujet est intéressant, rien à redire, mais le ton est pesant - volontairement ? comme la lourdeur qui précède un orage ?
De cette auteur, j'avais beaucoup aimé 'Marée noire', 'Nico', 'Une année étrangère', 'Un loup pour l'homme'.
___
PS : encore des coquilles chez cet éditeur !
Flammarion serait mauvais élève en syntaxe ?
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alexb27
  18 septembre 2019
Un très beau roman dans lequel un jeune lycéen, Livio, profite d'un exposé sur Magnus Hirschfeld, célèbre médecin allemand connu pour ses études sur la sexualité et père fondateur des mouvements de libération homosexuelle, pour dévoiler sa propre homosexualité devant une classe aux réactions contrastées. Comme toujours chez Brigitte Giraud, la plume est élégante et le propos intéressant. Une belle découverte dans cette rentrée.
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tynn
  27 septembre 2019
Comment parler de l'homosexualité avec pudeur et sans charge émotionnelle appuyée?
Comment faire face à l'homophobie banalisée, en finir avec le mensonge et la dissimulation ?
Comment trouver le courage de faire face à la famille, aux amis?
Cours d'Histoire façon Brigitte Giraud.
Je referme son roman très convaincue par son jeune personnage à la sensibilité à fleur de peau et à l'intelligence solaire. Une belle manière d'évoquer la difficulté de s'affirmer face aux autres, tel que l'on est.
Par un exposé en classe de terminale, Livio va se livrer en « coming out » déguisé, par la reconstitution historique d'un autodafé nazi et la persécution d'un médecin juif allemand controversé, Magnus Hirschfeld. Il fut chercheur scientifique et pionnier de la sexologie dans les années 30, précurseur des droits homosexuels et de l'égalité hommes-femmes.
Une occasion de parler de l'institut de sexologie à Berlin avant-guerre, doté d'une importante bibliothèque de recherche dédiée au sujet.
Le roman se résume à un long chapitre de l'intervention du jeune homme face à la classe, étayé de digressions sur les points historiques et sociétaux, doublé d'une acuité particulière concernant l'adolescence, ses pôles d'intérêt, ses réactions.
C'est fluide et passionnant, finement observé dans les petits détails et analysé. Un livre engagé qui brise les tabous, très émouvant, douloureux et percutant par son efficacité et sa rapidité.

« On commence par brûler les livres, on finit par les personnes. »
ÉRASME (1469-1536), en 1521
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Bazart
  27 août 2019
Brigitte Giraud, auteur locale bien connue des lyonnais, est une habituée de la rentrée littéraire et nous propose pratiquement chaque année un de ses romans. A chaque fois on relève sa formidable capacité à se renouveler, et sur la forme et sur le fond, et à tenter des projets pour le moins audacieux et aventureux sur le papier.
Après l'excellent "Un loup pour l'homme en 2017", et après nous avoir cruellement manqué l'an passé Brigitte Giraud revient cette année avec « Jour de Courage » un roman sur l'homosexualité aussi sensible qu'érudit.
Livio, jeune lycéen, donne un exposé dans le cadre de son cours d'Histoire sur la Seconde Guerre mondiale sur les autodafés. . Il va choisir de parler d'un certain Magnus Hirschfeld, médecin allemand qui a lutté pour l'égalité hommes femmes à travers la création de son institut de sexologie :et surtout contre la persécution des homosexuels, et qui verra sa bibliothèque brulée par les nazis.
On comprendra assez vite, le lecteur mais aussi les camarades et la professeur de Livio, que Livio utilise de parler de Hirschfeld,pour exprimer quelque chose qu'il a sur le coeur et faire son coming out..
Le roman passe de la vie de Livio, de la découverte de son homosexualité, malgré la présence à ses cotés de la jeune Camille, secrètement amoureuse de lui, à celle de Hirschfeld, racontée par Livio.
Deux récits qui s'entrecroisent pour dire que, même à un siècle d'intervalle, il est toujours difficile de vivre pleinement sa différence, et combien l'ignorance peut faire du mal.
On est totalement happé par la plume élégante et le talent manifeste d'observation d'une romancière qui est également professeur et qui décrit avec une grande justesse les réactions de jeunes élèves qui n'ont pas tous forcément la curiosité et la vivacité d'esprit de Livio …
Un roman d'une grande justesse, aussi bien par son propos que par la manière de construire son récit....
A conseiller sans l'once d'une hésitation !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (4)
LePoint   05 novembre 2019
La romancière raconte le coming out d'un lycéen dans « Jour de courage », un court et dense roman sur la difficulté à dire son homosexualité. [...] Ce roman, engagé, bruissant des échos de la société française à travers cette fenêtre ouverte sur une banlieue lyonnaise, décrit avec grande finesse ce qui ne peut se dire et comment faire avec.
Lire la critique sur le site : LePoint
Liberation   01 octobre 2019
A travers son exposé, Livio ne peut s’empêcher de montrer à ses camarades à quel point le sort fait à Hirschfeld le touche personnellement. L’intolérance, voilà ce que combat Brigitte Giraud à travers ce beau roman qui permet au passé de mettre le présent en lumière.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   16 septembre 2019
Son nouveau roman, « Jour de courage », qui voit un jeune garçon et un homme mûr prendre tous les risques pour être libres, condense les vecteurs qui traversent son œuvre : l’adolescence, le corps, la politique et la musique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec   27 août 2019
Un livre truffé de digressions dont le principal avantage – pour ne pas dire le seul – a été de nous faire découvrir l’existence de Magnus Hirschfeld.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 septembre 2019
On sentait que [l'enseignante] rongeait son frein, elle aurait voulu profiter de l'aubaine pour les tester à propos des migrants, ce n'était pas les pétitions qui avaient manqué à leur sujet. Elle proposerait bientôt, comme elle l'avait annoncé au retour des vacances de février, de réfléchir sur le groupe de Jeunes identitaires qui avait clôturé la vallée de la Roya pour leur faire barrage. Elle envisageait, à cette occasion, d'aborder la conférence d'Evian du 6 juillet 1938, organisée à l'initiative de Franklin D. Roosevelt, qui avait eu le plus grand mal à répondre à la question : « Faut-il accueillir les juifs qui fuient les persécutions nazies ? », faisant de cette réunion de démocrates « la conférence de la honte », espérant que ses élèves feraient le lien entre ceci et cela. En tant qu'enseignante, elle n'avait pas le droit de faire de politique. Elle ne pouvait que montrer, à défaut de démontrer. Elle essayait de mettre sous leurs yeux ce qui s'y trouvait mais qu'ils ne voyaient pas. En raison de leur jeune âge mais aussi parce que leur vie s'éveillait à des bouleversements bien plus vitaux et exaltants.
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palamedepalamede   08 janvier 2020
Imaginez qu’il vous est impossible de rentrer chez vous, que vous êtes devenu indésirable dans votre propre pays. Ou dans votre propre famille. Livio ajouta cela in extremis, ça lui avait échappé. Et il se rendit compte en le disant que l’homosexualité était la seule minorité qui ne trouve pas forcément de réconfort auprès des siens. C’est la seule communauté qui se construit la plupart du temps hors de la famille. Et parfois contre. 
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ZilizZiliz   01 septembre 2019
Personne n'avait jamais parlé de sexualité à ces adolescents, à l'exception d'un cours de SVT - ces 'Sciences de la vie et de la Terre' que Livio et Camille avaient pris l'habitude de renommer 'Sciences de la mort de la Terre' - où on leur avait enseigné les détails de la procréation humaine, et rappelé les fonctions de différents organes (…).
Et cela leur avait suffi, les jeunes n'aimaient pas que des adultes leur parlent de choses aussi intimes, ça les mettait mal à l'aise, ils avaient d'autres sources d'information, que les parents feignaient d'ignorer, mais dont ils faisaient un usage contestable, et pour certains déjà addictif.
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palamedepalamede   08 janvier 2020
... les volumes [de l’institut Magnus Hirschfeld] que les nazis n’avaient pas réussi à brûler en mai 1933 avaient été détruits lors du bombardement de la ville pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le bâtiment qui les abritait dans le quartier du Tiergarten, dont il ne restait rien qu’une plaque commémorative inaugurée l’été 1994. 
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ZilizZiliz   01 septembre 2019
Même si elle commençait à maudire [son élève] de la mettre devant ce genre de fait accompli, on sentait que quelque chose lui plaisait dans la façon dont cette matinée tournait au foutoir, on sentait qu'elle goûtait à une expérimentation qui la sortait de la pénible routine pédagogique qu'elle contestait dès qu'elle en avait l'occasion, espérant faire de ses élèves des adultes éclairés, comme elle aimait le rappeler, capables de sens critique et de libre arbitre, c'étaient ses maîtres mots, des notions auxquelles elle se cramponnait pour donner un sens malgré tout à une profession qui finissait par la rendre 'neuneu', comme elle disait.
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Videos de Brigitte Giraud (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brigitte Giraud
LE FESTIVAL AUQUEL VOUS AVEZ [HÉLAS] ÉCHAPPÉ !
Brigitte Giraud et Christophe Langlade auraient présenté au Mucem Rachid Taha, la brûlure, une lecture musicale en hommage au grand chanteur disparu en 2018. Ils nous adressent un extrait de leur texte et de leur musique qui nous transportent dans les années 1980 alors que Taha et son groupe, Carte de séjour, entrent en scène.
À lire : Brigitte Giraud, Jour de courage, Flammarion , 2019. À écouter : Christophe Langlade et Michel Henritzi, O'Death Jug , « Owls Die at Down », Dying Ghosts records, 2019.
http://www.ohlesbeauxjours.fr
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