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EAN : 9782070313310
240 pages
Éditeur : Gallimard (06/05/2004)
3.48/5   101 notes
Résumé :
Ils se voient de temps en temps, pour un apéritif, un concert à l'opéra, une galette des rois. Elle s'occupe de lui quand il tombe malade, et, lorsqu'elle perd sa grand-mère, se réfugie chez lui.

Mais Vendello se fait de plus en plus absent, lui parle sans cesse du chef Noureguiev… Elle se renseigne sur Noureguiev, visite les mêmes lieux que Vendello, et finit par découvrir son homosexualité. Déçue, se sentant trahie, elle se demande pourquoi il l'a l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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NathalC
  26 août 2020
Un petit roman sucré, tendre. Une histoire d'amour, un sentiment d'amour, un premier véritable amour...
La plume de Valentine Goby est déjà envoutante. Ce 1er roman est une jolie promesse qui s'est confirmée par la suite.
L'entrée dans l'âge adulte, dans l'autonomie, dans la découverte de l'amour, dans la découverte de la déception aussi. L'apprentissage de la vie, tout simplement...
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le_Bison
  14 juin 2019
Nuit. Je m'adosse au mur, demi-allongé sur mon lit, un bouquin ouvert. La lune s'est invitée à travers la fenêtre de ma chambre. Elle brille d'une étincelante lueur, elle devient bleue. Une musique se glisse sous la couette, intense et émotionnelle, elle caresse ma peau nue qui frissonne dès les premières notes. Corps sensible toujours prêt à tendre son attention dès qu'une musique joue du va-et-vient avec l'intimité de son être. Un verre de Chianti et c'est Mozart qui joue l'Italie. Un verre de whisky et c'est mon âme qui respire dans la pénombre de cette pièce bercée par la sonorité érotique du violoncelle.
Je l'imagine, elle, brune et parfumée, venue enrober de ses longues jambes à peine caramélisées, l'instrument de sa jouissance, son violoncelle. Dès la première rencontre, le premier regard, elle m'a ému, elle m'a pénétré de son âme entière jouée dans sa musique. Et puis le silence se fait. Je l'écoute encore plus. Troublant, ce silence avant qu'une note reprenne vie à travers la fine cloison de nos vies séparées. Silence.
Etoiles. Je referme le livre qui occupe essentiellement le temps de ma vie. Une vie sans lecture, je n'y pense plus. Comme une vie sans musique. Et pour bercer cette vie, il y a ce silence, un silence chargé d'amour, d'émotion et de tristesse. Comme dans les lumières de cette constellation. Comme dans tout bon roman. Comme dans toute bonne musique. La vie est faite de silence et de musique. de bière aussi. Et d'elle, bellissimma ragazza.
Je frappe à son mur, espérant retrouver la magie de Mozart, de la musique, du violoncelle. de son âme. Les notes reprennent, elle n'a pas fini ses répétitions, pour mon plus grand bonheur, intimité de l'instant présent, moi, le silence et le souvenir de son parfum, fragrance respirée d'un instant volé et ancrée profondément en moi. Lune. Je replonge mon désir sous la couette, le livre fermé et le silence posé, la note sensible vers Morphée.
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Mladoria
  02 février 2018
Première note pour capter l'attention, puis une brève pause et tout commence alors avec une mélodie à travers des murs trop fins.
Dévorée en à peine deux jours, cette histoire, celle d'un amour, d'une passion sensitive, auditive. Car en lisant ces pages, on croirait entendre la musique s'en échapper. le style ressemble à s'y méprendre à une partition, où chaque note tressaute et s'enchaîne gracieusement avec la suivante, liant le tout en un morceau mélancolique et délicieux. Vie quotidienne parisienne, déboires familiaux et sentimentaux, allégresse de la solitude et dégustation des pleins du silence.
Le titre colle parfaitement au caractère de la narratrice qui nous fait partager ces jours et ces nuits. A travers son regard et ses émotions, on éprouve, on se lie.
Jusqu'à la cassure de la note finale. Et le silence.
Entre deux, nous est donné à lire, la note sensible, cette femme de l'entre-deux, grandiose dans sa simplicité. Premier roman on ne peut plus réussi.
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saphoo
  25 mars 2017
Voilà le genre de livre que j'apprécie sans modération, le style, le rythme, un univers, la musique, la sensibilité voire la fragilité, tout coule de source, j'aime et j'en redemande. Plus je découvre cette auteure plus je l'apprécie.
L'histoire se passe à Paris, la ragazza emménage à côté d'un bel italien amoureux de la musique, il joue du violoncelle, il chante ... en tant que bons voisins, la sympathie s'installe, tout est subtile dans les dires, on ressent bien cette relation gracieuse et polie, mais on ressent aussi cette douleur quand l'amour ne peut éclore pleinement.
c'est difficile de décrire un tel roman car tout est dans le ressenti, la volupté des mots, l'atmosphère que dégage cette histoire.
Quand je termine ce genre de livre j'ai beaucoup de mal à reprendre une autre lecture, je me sens tellement en osmose avec cette écriture, je recule devant les autres romans par crainte d'y trouver que de la froideur, la pâleur, l'indifférence...
Un autre livre de Mme Goby m'attend, je ne veux pas le lire de suite, je me garde pour le jour où l'envie de me plonger à nouveau dans son univers se fera sentir trop intensément.
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myriampele
  16 septembre 2015
Le titre est évocateur, ce roman est en effet un bijou de sensibilité et un ode à la musique. Je découvre avec ce roman une auteure dont j'ai hâte de lire les autres oeuvres. Son écriture nous amène au coeur du violoncelle de Vendello , le voisin, qui se révèle, en plus d'excellent musicien, un ami tendre et attentionné; ..peut-être plus! A découvrir absolument!
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   22 mai 2019
Nous avons peu parlé. J’étais bien. Le vin m’engourdissait. Il faisait bon. Une demi-heure a passé, peut-être une heure. J’ai posé mon verre sur la table basse.
- Je vais aller me coucher. Je ne connais rien au vin, mais j’ai trouvé ça délicieux. Qu’est-ce que c’était ?
- Un chianti, « Il Coltri Vigna Uno Melini » millésime 1992.
- Ah…
- Au nez, violette et glaïeul, foin et rappel d’épices. Goût plein, chaud, velouté, fond de confiture de mûre sauvage et de vanille.
Vendello éclata de rire.
- Ça n’a aucune importance, mademoiselle, j’arrête. C’est vrai que c’était bon.
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TempsdelectureTempsdelecture   13 juin 2019
Nous nous sommes assis. Le brouhaha des instruments a fait écho à celui de la salle. L’air frémissait du frottement des cordes, il y avait une tension sonore semblable aux minutes qui précèdent l’orage en été, un bourdonnement intense mêlé de cris de frayeur, un grondement venu du fond de la terre; et tout d’un coup, comme de grandes mains plaquées sur la bouche, les deux accords de l’ouverture. Ensuite, trois secondes de silence. J’avais le souffle court. Mon cœur battait à vide. Vendello me regardait. J’ai détourné les yeux ; les siens ne me quittaient pas. Le son des cordes est monté. Les violons haletaient, tour à tour doux et violents, laissant présager dès les premières mesures la tragédie finale. Les cuivres et les cordes ont entamé un long dialogue. Ils se fondaient par moments ; puis ils se disputaient l’espace jusque dans mon ventre. Après plusieurs minutes, les violons se sont apaisés. J’étais épuisée. Vendello souriait.

Alors le mur noir s’est levé. Leporello chantait, coincé sur une échelle devant la demeure du Commandeur, attendant le retour de son maître. È non voglio più servir. Par moments, je fermais les yeux. Les voix n’appartenaient plus à personne. Elles étaient instruments parmi les autres instruments. Elles n’avaient plus de visage et je les préférais ainsi. Elles se joignaient à l’orchestre invisible dans la fosse et chantaient en moi. Je ne comprenais pas l’italien. Ça n’avait pas d’importance. La musique me parlait une langue familière. Mon corps lui répondait.
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le_Bisonle_Bison   12 juin 2019
Au soleil couchant, le son du violoncelle est monté derrière la cloison. Les ombres s’allongeaient démesurément. La lune s’est levée. La nuit est tombée par la fenêtre. Et lorsque tout s’est tu, il est resté en moi l’écho d’un chant, le frisson d’une caresse, le rêve d’un baiser.
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MladoriaMladoria   02 février 2018
Tu es le demi-ton. Tu es l'entre-deux, la note suspendue, l'équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es le fa dièse qui frôle le sol, un presque sol ; tu es la défaillance retenue d'extrême justesse, tu es le bord de l'abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n'est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle et ne se confond pas. Tu es l'incertitude. Tu es la note sensible.
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Lea25Lea25   30 mars 2013
Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois. Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour.
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Une web série originale pour s'immerger dans l'univers intime des créatrices et créateurs de littérature jeunesse.
Avec Valentine Goby, autrice de L'anguille (Thierry Magnier), titre sélectionné pour les Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse - France Télévisions.
La pause Kibookin est une production du Salon du livre et de la presse jeunesse avec le soutien de la Sofia et du Centre Français d'exploitation du droit de Copie.
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