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Jean-Baptiste Dupin (Traducteur)
ISBN : 2264070625
Éditeur : 10-18 (04/05/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Une nouvelle enquête de l’inspecteur Ben Ross dans le Londres victorien : secondé par sa femme Lizzie, il devra cette fois innocenter un ami que tout accuse.

Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  26 mai 2017
Cette nouvelle enquête de Ben Ross et de sa femme Lizzie nous emmène à la fois dans les bas-fonds de Londres du XIXème siècle et dans les secrets des familles vivants au coeur des quartiers chics de la ville.
Pendant que Ben tente de résoudre le meurtre d'une femme retrouvée dans un terrain vague, son épouse aide son cousin à régler un petit problème qui risque d'entacher sa carrière politique et de remettre en cause son futur mariage.
Le Londres victorien est superbement décrit, on ressent bien le froid, le brouillard omniprésent, l'insécurité qui sévit le soir dans certains quartiers, mais aussi le luxe et l'oisiveté dans lequel vivent les plus fortunés.
Une enquête policière plaisante à lire, qui ne nécessite nullement d'avoir lu les précédents opus, chaque enquête étant totalement indépendante.
Commenter  J’apprécie          290
belette2911
  04 juillet 2018
♫ J'étais tranquille j'étais pénard, j'me promenais dans la ruelle, quand tout à coup mon panard, a trébuché sur une morte pas belle ♪
Le docker Harry Parker a buté sur le cadavre d'une femme dans une ruelle pas très claire et en fichant le camp, il est rentré dans la bedaine d'un cogne qui passait par là.
Nouvelle enquête pour l'inspecteur Ben Ross qui est bien embêté car il impossible de mettre une identité sur cette femme.
Petit à petit, à l'aide de sa femme, il va commencer à en savoir un peu plus, mais malgré tout, l'enquête est dans une impasse, les policiers ont des tas d'indices et, telles des diseuses de bonne aventure, ils les lancent en l'air pour voir où ils retombent.
Ce qu'ils leur faudrait, ce sont des preuves et ils n'en ont pas !
Cette sixième aventure du couple Lizzie Martin / Ben Ross ne souffre pas de temps mort, il se lit avec avidité et on prend toujours plaisir à suivre Lizzie dans ses petites enquêtes sur le côté, aidant son mari du mieux qu'elle peut, au grand dam du Superintendant Dunn.
Il est un fait qu'une enquête avec au centre un prêteur sur gages, usurier, ça sent le déjà-lu dans une autre série de roman mettant aussi un couple flic/épouse en scène, et il s'agit bien entendu du duo Thomas et Charlotte Pitt.
Mais comme je dis toujours, depuis que la littérature policière existe, des enquêtes sur la mort d'un usurier, ça doit courir les rues ! Vu que les deux duos sont différents dans leur manières d'être, je ne saurais dire si plagiat il y a, inspiration, sans doute, ou alors, coïncidence.
Beaucoup de mystères dans cette nouvelle enquête, notamment à cause du fait qu'il y a un seul suspect et qu'il ne fait pas vraiment criminel sanguinaire mais plus enfant gâté qui ne pense qu'à son nombril et au fait que sa soeur sera toujours là pour lui sauver les miches.
De plus, j'avais beau me creuser les méninges, je n'en voyais pas d'autres car ces personnes là n'avaient pas de mobile valable pour tuer la prêteuse sur gages. Je ramais, et pourtant, j'aurais dû lire mieux les indices et j'aurais compris. Pour la peine, Holmes me donnera une fessée…
Ce que j'apprécie le plus, dans cette saga, ce sont les personnages principaux, tout d'abord, les secondaires qui ne sont pas laissé au hasard et les incursions dans le monde moins clinquant de la société de Londres, là où une partie des personnages secondaires prennent toute leur importance.
Dans ces pages, j'en ai croisé quelques que j'aurais baffé avec plaisir, qu'ils soient de la haute comme le jeune Wellings et tante Parry ou de basse extraction comme Britannia Scroggs qui, mise en image, me donnait l'impression d'une caqueteuse râleuse juste bonne à causer haut et fort.
Un très bon moment de lecture, une résolution que je n'ai pas vu venir, des incursions dans le monde d'en bas, le Londres des abysses (mais pas encore au fond des abysses), la haute société qui prend sont petit-déjeuner au lit, fait sa correspondance au lit et ne doit s'en extirper que vers les midi…
Toujours instructif, cette série, comme l'est aussi celle avec le couple Pitt. Une peinture de la société victorienne qui joue sur deux tableaux, entre deux monde diamétralement opposé, deux mondes qui se rejoignent plus souvent qu'on ne pourrait le penser.

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Biancabiblio
  10 novembre 2018
Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu'elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu'elle est passée de vie à trépas.
Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s'en remettre au Yard. le lendemain matin, l'inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l'enquête.
Après les constatations d'usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n'est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.
Wellings n'est pas un inconnu pour Ross puisqu'il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l'enquête…
J'avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l'année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu'à découvrir le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !
Comme vous le savez déjà, j'affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j'ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j'ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j'adore !
Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j'ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j'aime tant, portée par l'intrigue policière proposée par l'auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m'a pas empêché de trouver le fin de mot de l'histoire avant le point final.
Comme dans les précédents volumes, c'est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l'avancée de l'enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l'auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.
Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des moeurs de l'époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.
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Sharon
  24 août 2018
Pour cette sixième enquête, Ben Ross n'a vraiment pas de chance. Vous me direz, la victime non plus, mais lui encore moins. Déjà qu'il apprécie modérément Frank Carterton, voilà qu'à cause de lui, Lizzie se trouve plongée dans une affaire de meurtre. Certes, pas tout à fait à cause de lui, mais Ben Ross a trouvé quelqu'un contre qui canaliser sa mauvaise humeur, il ne va pas se priver.
Frank, le neveu de Tante Parry, qui veilla (à sa manière) sur Lizzie orpheline, se marie avec la bien nommée Patience. Hélas, celle-ci est dotée d'un frère, Edgar Wellings, brillant étudiant en médecine et joueur malheureux. Il a des dettes ! Il a demandé à sa soeur si elle ne pouvait lui prêter l'argent légué pour sa dote. Patience est impulsive, elle est une femme de tête : elle ne cède pas ! Frank a une fiancée de valeur. Cependant, Edgar a contracté des dettes auprès d'une prêteuse sur gages, et celle-ci est assassinée peu après une « légère dispute » entre eux. Ce n'est vraiment pas de chance pour personne !
L'enquête mène Ben des milieux aisés aux bas-fonds les plus sombres. Si Patience et Edgar sont en bonne santé, ce n'est pas le cas de tous les enfants qui grandissent dans des masures insalubres, ou plutôt qui ne grandissent pas, car rares sont ceux qui parviennent à l'âge adulte. Britannia Scroggs avait six frères et soeurs, elle est désormais fille unique, à cause des accidents, des épidémies, ou de complications de santé. Elle-même travaille dur et son corps en pâtit.Il croise aussi un chiffonnier et sa petite fille, qui se faufile partout, avec des vêtements tout sauf à sa taille, pour trouver des affaires pour le négoce de son grand-père. Entre les très riches et très dépensiers, et les très pauvres, qui peut bien avoir réellement tué la prêteuse sur gages ? Qui avait le plus à perdre ? Pour revenir à Edgar, il n'avait pas mesuré les conséquences de ses actes pour l'avenir de sa soeur, compromettant son mariage, alors que ses tantes, apprenant ses dettes et les accusations qui pèsent sur lui, s'évanouissent à tour de rôle. Heureusement pour Franck Carteron, sa fiancée ne tient pas des soeurs de sa mère.
Le dénouement ne laisse pas d'être un peu amer, parce que quelque soit le milieu auquel appartient l'assassin, ses proches doivent subir les conséquences de ses actes.
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mogador83
  28 octobre 2017
J'ai eu plaisir à retrouver les personnages de cette série avec une impression plus positive que les précédents tomes. L'enquête s'étoffe et est plus intéressante que les précédentes. Des personnages nouveaux ont fait leur apparition. Néanmoins le nombre de personnes potentiellement coupable est très réduit et l'on devine assez rapidement le dénouement de l'intrigue. Malgré ces petits défauts, je continuerai à lire cette série avec plaisir.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   13 mai 2017
Il se nommait Harry Parker. C’était un individu de petite taille, malingre et dépenaillé. Dans la lumière jaune de notre lanterne de guet, il nous fixait avec le regard affolé d'un chien errant pris au piège et tenu à bonne distance. Il serrait entre ses mains une casquette de feutre qu'il pressait contre sa poitrine, et ses petits yeux papillonnaient de l'un à l'autre d'entre nous, finissant toujours par revenir sur mon visage. Je ne saurais dire quelle impression un tel témoin produirait sur un juge ou un jury mais, en ce qui me concernait, elle n’était guère flatteuse.
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belette2911belette2911   28 juin 2018
— Mais nous sommes comme ces diseuses de bonne aventure orientales qu’on trouve dans les foires, monsieur. Nous lançons nos indices en l’air, comme elles leurs galets ou leurs bâtonnets d’ivoire, et nous regardons comment ils retombent. [...] En revanche, ce que nous n’avons pas, Mr Ross, c’est une preuve tangible, capable de convaincre un juge. Beaucoup d’hypothèses jetées en l’air comme des bâtonnets d’ivoire… dans lesquelles nous ne lisons que ce que nous souhaitons.
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ElidoreElidore   19 juin 2017
Côtoyant les gredins et les canailles qui traînent toujours aux abords des ports, allaient et venaient des citoyens beaucoup plus honorables : des travailleurs de retour chez eux, des femmes pressées à la recherche d'un ingrédient pour leur dîner ou des enfants chargés de rapporter pour deux pences de thé. Les pauvres n'achètent pas leur thé en paquet, mais par petites pincées, servies dans une feuille de papier repliée, qui correspondent à la quantité nécessaire pour une infusion.
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