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EAN : 9782253092711
480 pages
Le Livre de Poche (30/01/2019)
  Existe en édition audio
3.9/5   1043 notes
Résumé :
Il y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.
Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse qui perd la mémoire, et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affaire. Mais Peter disparaît du jour au lendemain, et Hanne est retrouvée blessée et hagarde dans la forêt.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (243) Voir plus Ajouter une critique
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Afleurdelivres
  30 avril 2020
L'intrigue prenante de ce roman policier se déroule à Ormberg, un village désolé de Suède. Camilla Grebe s'appesantit sur l'ambiance de cet inhospitalier patelin «...où quelque chose de mauvais plane » et dont les friches industrielles sont le seul temoin d'une ancienne activité humaine intense. Reste un centre pour réfugiés sujet à polémiques et quelques âmes perdues.Le rythme est plutôt lent au départ ce qui n'empêche pas au récit d'être addictif dès les premières pages. C'est surtout dans sa seconde partie alors que les rebondissements s'enchaînent qu'il devient un page-turner jusqu'à la révélation finale.
Trois trajectoires se détachent.
Celle de Malin jeune policière qui revient dans son village natal pour enquêter sur un « cold case ». Adolescente elle a découvert le squelette d'une fillette sous un monticule de pierres. le crime n'a jamais été élucidé. L'enfant, jamais identifiée. Celle de Hanne, profileuse d'une soixantaine d'années atteinte de troubles de la mémoire qu'elle s'échine à dissimuler, appelée dans ce village avec Peter son mari policier pour investiguer sur cette affaire. Ses troubles mnésiques l'oblige à tenir un journal caché, substitut à sa mémoire. Celle enfin de Jake, un adolescent qui aperçoit Hanne près de chez lui, une nuit de tempête, confuse et amnésique. Il récupère le journal qu'elle a égaré dans la neige et décide de le conserver. Peter a disparu.
Jake et Hanne, personnages très attachants, possèdent tous deux un « mal qui les ronge ». Des maux bien différents mais la douleur reste universelle, elle les solidarise. Jake développe ainsi une tendresse envers Hanne à la lecture de ses écrits.
Alors que ses collègues tentent de retrouver Peter un nouveau meurtre va bouleverser les recherches.
L'enquête qui se dénoue au coeur de la forêt ténébreuse sous des tempêtes glaciales dont la neige dense et aveuglante absorbe tous les sons, la lumière est faite peu à peu sur des fêlures intimes, familiales et des secrets aussi glaçants que le climat. le roman interroge sur l'intégration, l'exil, le courage qui naît de la peur, la tolérance, l'auteure élargissant le spectre à une réflexion sociale et politique.
Un très bon moment de lecture.
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marina53
  27 juillet 2020
Il y a 8 ans, alors qu'elle était avec ses amis, Kenny et Anders, dans les bois d'Ormberg, Malin fait une bien macabre découverte non loin d'un monticule de pierres : un crâne avec de longs cheveux bruns...
Aujourd'hui, Malin est agente de police à Katrineholm. Parce qu'originaire de la région, on l'a appelée en renfort sur l'affaire de la fille d'Ormberg, dont l'enquête n'a jamais aboutie. Elle travaille avec Manfred, Peter Lindberg et la profileuse, Hanne Lagerlind-Schön. Malheureusement, cette dernière a été retrouvée en pleine forêt, déguenillée, les pieds nus recouverts de sang par Jake. Dans sa précipitation, Hanne a perdu son journal dans lequel elle note tout ce qui se passe dans la journée. Tout ça à cause de ses pertes de mémoire. Interrogée par Malin et Manfred, elle est alors incapable de se souvenir des circonstances et des raisons de sa fuite. Elle ne se souvient plus non plus si Peter était avec elle ou non. Ce qui inquiète les policiers car ce dernier est introuvable. Ces tragiques événements seraient-ils en lien avec la réouverture de l'enquête sur la fille d'Ormberg ?
Deuxième volet mettant en scène le duo Hanne/Peter, "Le jøurnal de ma disparitiøn" nous emmène sur les terres désertées et ensevelies sous la neige de la petite ville d'Ormberg, là où un drame s'est joué 8 ans auparavant. L'affaire n'ayant jamais été résolue, la police décide de la reprendre. À sa tête, Manfred, Peter, Malin, tout spécialement affectée car originaire de là, et Hanne, la profileuse. Si le roman commence sur les chapeaux de roue, avec la fuite de cette dernière et la disparition de Peter, l'on suit, en parallèle l'avancée de l'enquête aux côtés de Malin et les faits antérieurs, grâce au "jøurnal de ma disparitiøn", autrement dits les écrits de Hanne, qu'un certain Jake découvre et lit. Construit (presque) comme son premier roman, mais à deux voix ici, Camilla Grebe nous plonge dans une enquête pour le moins étrange qui fera ressortir de vieux secrets de famille. Sur fond de racisme, de filiation et de crise sociale, ce journal se révèle plus complexe qu'il n'y paraît. Une enquête finement troussée portée par une plume vive.
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Sylviegeo
  14 février 2019
"Le journal de ma disparition" est un récit sur une mémoire personnelle qui s'efface et une mémoire collective qui persiste et se protège.
Cela doit être terrifiant d'être conscient que plus rien ne fonctionne au niveau cognitif, que la démence s'empare de nous peu à peu. On nous parle beaucoup de ce sentiment de désarroi dans ce récit.
En même temps, on nous peint une Suède plus profonde, plus ancrée dans ses moeurs et ses traditions. Une Suède de petit village au fin fond des bois qui subi le chômage, qui vit le désoeuvrement, les fermetures d'usines, de magasins, de services au profit des grandes villes , plus loin, plus inconnues.
Un petit village où tout le monde connait tout le monde, où cette intimité peut devenir un poids. Un poids lourd dont on ne veut plus mais qui nous colle à la peau comme une marque de naissance. Un petit village qui a dû recevoir des migrants, ces gens dont on se méfie tant...Ces gens que l'on ne connait pas...
Une écriture simple mais fluide , c'est une lecture qui ne renouvelle pas le genre nécessairement, mais intéressante pour ce portrait d'une Suède somme toute pas tellement différente de ce que nous voyons ailleurs.
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Annette55
  14 avril 2019
Nous voici à Ormberg , une petite ville imaginaire suédoise isolée, une zone de fort exode rural où les gens se sentent abandonnés : les industries ont fermé.
Elles sont parties en Asie .
Une chape de plomb s'est abattue : avant la crise du textile , il y avait une scierie et une usine métallurgique ....remplacées par des friches industrielles , le désoeuvrement , l'aigreur et les longues stations devant la télé ....
La commune a décidé d'ouvrir un centre pour demandeurs d'asile, un refuge pour migrants où une centaine de personnes qui viennent de pays où les valeurs sont complètement différentes, qui ont vécu la guerre, la torture, l'horreur, obtiennent un toit , de la nourriture , des indemnités et une formation...

C'est dans ce contexte , sur fond de crise sociale , entre xénophobie et peur que s'ouvre une enquête palpitante où celles - ci prennent le pas sur tout autre sentiment .
Malin, encore adolescente découvre le crâne d'une fillette enterrée dans la forêt d'Omberg, jamais identifiée ..
Huit ans plus tard , Malin devenue une jeune policière ambitieuse est affectée auprès de Hanne Lagerlind- Scchön, une célèbre profileuse et l'inspecteur Peter Lindgrend reprennent l'affaire.
Peter disparaît et Hanne est retrouvée blessée, hagarde dans la forêt ...
Heureusement , un témoin errant dans les bois récupérera le journal qu'Hanne a laissé tomber...qui fourmille de détails ....
Entre mémoire personnelle qui s'efface , mémoire collective qui se protège et persiste , idées noires, idées reçues, l'ambiance est oppressante , froide , glaçante, crépitante comme la météo , l'intrigue des plus complexes , les rebondissements nombreux , les points de vue alternent entre Malin, Jake, Hanne, les secrets surprennent et la fin est émouvante , surprenante ....
Le suspense demeure jusqu'à quelques pages de la fin ...
Le texte questionne sur les origines , la transmission et l'immigration, le rejet ....la mémoire perdue....
Dommage que quelques longueurs gâchent la lecture ...
Un polar polaire acheté en poche , par hasard....prix du meilleur polar suédois, .traduit du suédois par Anna Postel.
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Crossroads
  18 juin 2020
Malin est de retour.
Elle revient au bercail.
Ormberg qu'elle s'appelle, la vilaine petite bourgade que l'on ne souhaiterait habiter pour rien au monde. Un hiver de gueux, un taux d'actifs proche du zéro absolu, une activité aussi débordante que Ribéry à l'égard du Bescherelle. Bref, ça craint.
Partie il y a huit ans sur une petite note fruitée, la découverte du cadavre d'une fillette donc légèrement gâté, le fruit, c'est en temps que flic encore un peu verte qu'elle y est affectée afin de réouvrir ce cold case aux côtés de Peter et d'Hanne découverts dans le précédent mais néanmoins très appréciable opus :Un Cri Sous la Glace.
Si Ormberg rime avec emmerg (on va pas ergoter), c'est qu'une nouvelle victime vient d'y être signalée.
Et si ces deux faits divers d'hiver étaient finalement liés, ce serait pas fou-fou, ça ?
J'ai enquillé direct sur mon deuxième Grebe sans passer par la case pause, j'aurais peut-être dû.
Non pas que cette nouvelle enquête soit décevante, loin s'en faut, mais elle peine, trouve-je, à se hisser au niveau de son illustre prédécesseur.
Grebe instaure brillamment un climat anxiogène, c'est un fait.
Faut dire que le contexte social, géographique et criminologique prête bien peu à la gloussade outrancière.
Tout en développant une intrigue plutôt bien ficelée, Grebe parvient à interroger sur la filiation, le racisme gangrenant et la quête d'identité sans faire dans le mille-feuille démonstratif.
Et pourtant je ne parviens pas à expliquer cette relative déception.
Peut-être est-ce dû à une construction sans réelle surprise puisque reprenant l'idée d'un chapitre par personnage.
J'ai trouvé le lecteur de ce journal intime (celui du bouquin, hein) assez poussif, voire tire-au-kanelbullar (dessert Suédois à la cannelle) puisque souvent incapable de se fader plus d'une page.
Un twist final qui fait un peu dans la surenchère promotionnelle.
Bref, une humeur chafouine que je m'explique difficilement d'autant que les interactions familiales régissant ce bien triste patelin en font un plus indéniable.
Le journal de ma disparition sera finalement celui d'une légère mais persistante contrariété.
M'en vais finalement faire une pause, avant d'y retourner.
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Citations et extraits (142) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   30 septembre 2020
L'assentiment [de mon collègue] me surprend. Je pensais devoir déployer plus d'efforts pour le convaincre. Je croyais devoir expliquer, persuader et supporter ses paroles humiliantes.
[Il] esquisse un sourire qui semble presque moqueur.
- Ça te dit une bière après le boulot ?
En un instant, la satisfaction de l'avoir rallié à ma cause se mue en rage. Il se contrefout de savoir ce qui est arrivé à cette enfant. Tout ce qui le préoccupe, c'est de m'attirer entre ses draps. Il peut toujours courir. Quand bien même il serait le dernier homme sur Terre.
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JulitlesmotsJulitlesmots   23 septembre 2018
« N’est ce pas le propre des idées noires ? Elles ne se voient pas de l’extérieur, elles n’existent qu’en nous, dans ce cagibi obscur, fermé par une lourde porte, qui peut contenir à la fois des pulsions suicidaires et le mal qui me ronge. Ce doit être là que mon père a rangé le souvenir de ma mère. »

https://julitlesmots.com/2018/09/23/un-livre-un-extrait-le-journal-de-ma-disparition-de-camilla-grebe/
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missmolko1missmolko1   01 avril 2019
La première fois que Max est venu à Ormberg, j’ai eu honte – et honte d’avoir honte. L’agacement que j’éprouve parfois vis-à-vis de ma mère ne m’empêche pas de l’aimer, et ni Ormberg ni mon enfance ne devraient susciter chez moi pareil embarras. Pourtant, mon village représente tout ce que je rejette : campagne, chômage, vieillissement ; bâtiments en ruine, jardins souillés de carcasses de voitures et de baignoires rouillées qui servaient jadis d’abreuvoirs aux vaches ; et par-dessus tout, ces gens qui s’accrochent désespérément au passé.
J’ai tellement plus d’ambition.
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ZilizZiliz   27 septembre 2020
Les gens d'ici sont des culs-terreux, incroyablement banals et ennuyeux. Hormis les réfugiés, bien sûr. Eux, je ne les connais pas (...).
Les Skog vivent dans le château près du lac. Ils viennent de Stockholm, élèvent des chevaux et ne se mêlent pas aux habitants du bourg. Mon père dit qu'ils sont 'au-dessus de ça'. Je ne sais pas bien ce qu'il veut dire par là, mais je ne vois pas pourquoi ce serait 'au-dessus' de quoi que ce soit de passer ses journées dans une écurie à ramasser du crottin.
(p. 112)
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brinvilliersbrinvilliers   14 novembre 2019
Des coups se font à nouveau entendre, la porte s'ouvre en douceur et une jeune femme brune que je reconnais vaguement passe la tête dans l'embrasure.
- Une certaine Gunnel Engsall, du centre pour réfugiés d'Ormberg, a téléphoné. Elle voudrait parler à l'un d'entre vous.
Manfred croise les bras.
- Dis lui qu'on la rappellera lundi.
La femme hésite. Se balance d'un pied sur l'autre.
- Apparemment, c'était important.
- Tu es bouchée ou quoi . On en a parle avec lundi.
La femme, au visage à présent rubicond, ne se laisse pas convaincre.
- Mais... Visiblement ils ont repéré une immense flasque de sang derrière le bâtiment.
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Vidéo de Camilla Grebe
A l'occasion du Quai du Polar 2022, Camilla Grebe vous présente son ouvrage "L'horizon d'une nuit" aux éditions Calmann-Lévy.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2593778/camilla-grebe-l-horizon-d-une-nuit
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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Malin est originaire ...

de Stockholm
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