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ISBN : 2253092711
Éditeur : Le Livre de Poche (30/01/2019)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 186 notes)
Résumé :
APRÈS UN CRI SOUS LA GLACE,
LA NOUVELLE STAR DU POLAR SUÉDOIS
REVIENT HANTER NOTRE HIVER

Il y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.

Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse, et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  14 avril 2019
Nous voici à Ormberg , une petite ville imaginaire suédoise isolée, une zone de fort exode rural où les gens se sentent abandonnés : les industries ont fermé.
Elles sont parties en Asie .
Une chape de plomb s'est abattue : avant la crise du textile , il y avait une scierie et une usine métallurgique ....remplacées par des friches industrielles , le désoeuvrement , l'aigreur et les longues stations devant la télé ....
La commune a décidé d'ouvrir un centre pour demandeurs d'asile, un refuge pour migrants où une centaine de personnes qui viennent de pays où les valeurs sont complètement différentes, qui ont vécu la guerre, la torture, l'horreur, obtiennent un toit , de la nourriture , des indemnités et une formation...

C'est dans ce contexte , sur fond de crise sociale , entre xénophobie et peur que s'ouvre une enquête palpitante où celles - ci prennent le pas sur tout autre sentiment .
Malin, encore adolescente découvre le crâne d'une fillette enterrée dans la forêt d'Omberg, jamais identifiée ..
Huit ans plus tard , Malin devenue une jeune policière ambitieuse est affectée auprès de Hanne Lagerlind- Scchön, une célèbre profileuse et l'inspecteur Peter Lindgrend reprennent l'affaire.
Peter disparaît et Hanne est retrouvée blessée, hagarde dans la forêt ...
Heureusement , un témoin errant dans les bois récupérera le journal qu'Hanne a laissé tomber...qui fourmille de détails ....
Entre mémoire personnelle qui s'efface , mémoire collective qui se protège et persiste , idées noires, idées reçues, l'ambiance est oppressante , froide , glaçante, crépitante comme la météo , l'intrigue des plus complexes , les rebondissements nombreux , les points de vue alternent entre Malin, Jake, Hanne, les secrets surprennent et la fin est émouvante , surprenante ....
Le suspense demeure jusqu'à quelques pages de la fin ...
Le texte questionne sur les origines , la transmission et l'immigration, le rejet ....la mémoire perdue....
Dommage que quelques longueurs gâchent la lecture ...
Un polar polaire acheté en poche , par hasard....prix du meilleur polar suédois, .traduit du suédois par Anna Postel.
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Sylviegeo
  14 février 2019
"Le journal de ma disparition" est un récit sur une mémoire personnelle qui s'efface et une mémoire collective qui persiste et se protège.
Cela doit être terrifiant d'être conscient que plus rien ne fonctionne au niveau cognitif, que la démence s'empare de nous peu à peu. On nous parle beaucoup de ce sentiment de désarroi dans ce récit.
En même temps, on nous peint une Suède plus profonde, plus ancrée dans ses moeurs et ses traditions. Une Suède de petit village au fin fond des bois qui subi le chômage, qui vit le désoeuvrement, les fermetures d'usines, de magasins, de services au profit des grandes villes , plus loin, plus inconnues.
Un petit village où tout le monde connait tout le monde, où cette intimité peut devenir un poids. Un poids lourd dont on ne veut plus mais qui nous colle à la peau comme une marque de naissance. Un petit village qui a dû recevoir des migrants, ces gens dont on se méfie tant...Ces gens que l'on ne connait pas...
Une écriture simple mais fluide , c'est une lecture qui ne renouvelle pas le genre nécessairement, mais intéressante pour ce portrait d'une Suède somme toute pas tellement différente de ce que nous voyons ailleurs.
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Aela
  25 avril 2019
Ormberg, petite ville déshéritée de Sudermanie (Södermanland), région côtière au sud de Stockholm.
Deux ans ont passé depuis la précédente enquête et Hanne est en couple avec son collègue policier Peter Lindgren. Elle a de sérieux problèmes de mémoire et tient un petit carnet où elle tient les différentes étapes des enquêtes, à l'instar du lieutenant Colombo...
Les deux policiers sont envoyés dans cette zone d'usines abandonnées pour cause de délocalisation.
Il s'agit de résoudre un cold case: le meurtre d'une fillette en 2009, le corps ayant été retrouvé par la jeune Malin qui deviendra policière plus tard.
Malin revient donc dans sa ville natale bien des années après pour reprendre l'enquête, aux côtés de Hanne et Peter.
On comprend vite qu'elle avait fui Omberg à la fin de l'adolescence, dans la perspective de mener une carrière brillante à Stockholm.
Cette mission qui s'accompagne d'un retour aux sources ne l'enchante guère. Elle doit laisser Max son fiancé juriste avec qui elle semble mener une vie de couple satisfaisante a priori.
Bien vite l'enquête prend un tour inattendu: le policier Peter disparaît. Hanne est retrouvée hagarde dans la forêt, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé.
Un adolescent, Jake Olsson, qui aime s'habiller en femme, tombe sur le carnet de Hanne. Il va pouvoir ainsi suivre tout le déroulement de l'enquête et apprendre des choses inattendues sur ses voisins, que Hanne et Peter avaient rencontrés dans le cadre de l'enquête.
Un peu plus tard, un cadavre de femme est retrouvé, exactement là où Malin avait découvert le cadavre de la fillette en 2009.
Les deux meurtres semblent liés.
Le mystère s'épaissit autour d'un foyer de réfugiés.
Quel lien pourrait avoir ce foyer de migrants avec les meurtres?
Le déroulement de l'enquête va se mener tambour battant. Pas une seconde de répit.
Le roman est à plusieurs voix, tendance actuelle qui donne du relief aux personnages.
L'adolescent Jake est très attachant.
Ce qui m'a semblé particulièrement bien rendu, c'est cette Suède profonde qui sort des cartes postales.
Des gens qui mènent une vie dure, face à des éléments souvent déchaînés (tempêtes, coupures de courant, climat rude...) et qui peuvent éprouver un sentiment de rejet face à des arrivants venant de pays ne partageant pas certaines de leurs valeurs...
Beaucoup de talent pour Camilla Grebe qui signe ici un roman qui est plus qu'un simple "polar" mais aussi un beau reflet de la société suédoise actuelle et des problématiques liées aux migrations et à l'accueil des migrants.
Comme le signale très justement l'auteure dans sa postface: " Nous vivons une époque obscure. Jamais dans l'histoire les exilés n'ont été aussi nombreux et les flux de réfugiés nourrissent la xénophobie, les conflits, la peur... Tu aurais pu être celle qui fuit la guerre et la famine, dit Andreas à sa collègue Malin..."
Il semble que c'est ce message que voulait transmettre l'auteure à travers son roman...
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deidamie
  03 septembre 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un polar suédois. Il s'appelle le journal de ma disparition et il est signé Camilla Grebe.
Malin était une jeune fille qui a trouvé le crâne d'une fillette lors d'une soirée d'ados dans la forêt. le coupable n'est pas retrouvé. Des années plus tard, devenue policière motivée, elle est envoyée enquêter sur un nouveau corps trouvé au même endroit. Cette fois, l'inconnue est une femme adulte.
-Deux corps au même endroit à des années d'intervalle ? Voilà qui promet une enquête passionnante !
-Oui. Hélas, je n'ai pas été passionnée plus que ça.
J'adore les récits à plusieurs voix et celle de Malin m'a laissée aussi enthousiaste que la perspective d'une visite chez le dentiste.
-Deidamie, tu n'es pas juste. Ce n'est pas parce que ses convictions politiques te déplaisent que cela te donne une raison valable de ne pas l'aimer.
-Alors, je reconnais que lire des opinions aussi tranchées m'a énervée dans un premier temps, cependant, comme tu le dis, il ne sert à rien de mettre à la poubelle un personnage de fiction pour ce qu'il déclare. Ce qui compte en littérature, à mon sens, c'est la cohérence du personnage. Elle est peut-être cohérente, je n'en sais rien. Je ne peux pas juger, trop occupée à m'ennuyer pendant ses chapitres.
Je n'ai pas aimé non plus la romance. Je l'ai trouvée… absurde et inutile, là juste parce qu'il en faut une (et pourquoi en faudrait-il une ? qui a décrété qu'une histoire d'amour, que l'on voit venir très vite parce qu'elle est mise en branle par des clichés que je déteste, devait être indispensable ?).
D'un autre côté, Hanne et Jake m'ont plu. Peut-être parce qu'ils expriment des sentiments plus forts, plus violents que ceux de Malin, qui paraît terne à côté d'eux. Peut-être parce que leurs caractères les tournent vers autrui, qu'ils sont moins centrés sur eux-mêmes que Malin, qu'ils sont moins satisfaits de leur sort. Peut-être que je suis trop émotive et que cela explique mon désintérêt pour ce personnage, parce qu'elle n'éveillait rien de positif en moi.
-En tout cas, moi, j'ai bien aimé l'énigme. J'ai adoré lire la progression de l'enquête, les fausses pistes. J'étais satisfaite de lire que les policiers n'avaient pas réponse à tout et se trompaient, jusqu'au dénouement.
-Oui, l'intrigue m'a divertie, il est vrai. J'ai trouvé l'ambiance réussie, entre la beauté des lieux, la misère économique et les horreurs historiques.
Dommage que la mayonnaise ne prenne pas avec l'un des persos principaux. »
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missmolko1
  09 avril 2019
Le jøurnal de ma disparitiøn, deuxième tome des enquêtes de Peter et Hanne que l'on prend grand plaisir à retrouver. J'avais déjà beaucoup aimé Un cri sous la glace mais je dois dire que je suis encore plus conquise par ce second tome qui est un vrai coup de coeur.
Peter et Hanne rentre de leur voyage au Groenland, et se retrouve dans le nord du pays pour rouvrir une enquête classée sans suite. A l'époque, un groupe d'adolescent avait découvert le cadavre d'une petite fille dans une forêt. le roman s'ouvre de manière interessante, Hanne est retrouvée en forêt, seule, complétement perdue et sans Peter. C'est Jake, un adolescent qui lui vient en aide et qui retrouve son précieux journal qui reprend tous les souvenirs d'Hanne. La narration oscille donc entre Jake qui lit ce journal et reprend l'enquête et Malin, une des adolescentes qui avait retrouvé le cadavre à l'époque, aujourd'hui policière.
Le suspense est omniprésent et il est très dur de lâcher le roman une fois commencé. J'ai aimé retrouvé Hanne qui me touche toujours autant et puis le personnage de Jake est juste adorable. Manfred m'avait bien plu dans le tome précédent et j'étais très contente qu'il soit aussi de la partie. L'écriture de Camilla Grebe est encore une fois très plaisante et je vais très vite enchainer sur L'ombre de la baleine que j'ai reçu lors de la dernière masse critique.
Enfin, j'ai aimé l'atmosphère sombre du roman, les journées dans le noir en pleine hiver sans luminosité, la neige, le froid, ce village quasi mort ou toutes les industries ont fermé les unes après les autres et ce centre de réfugié que tout le monde blâme. L'immigration est d'ailleurs souvent traitée dans les romans scandinaves et je dois dire que Camilla Grebe aborde le sujet avec brio.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
sonfiljuliesuitsonfiljuliesuit   23 septembre 2018
« N’est ce pas le propre des idées noires ? Elles ne se voient pas de l’extérieur, elles n’existent qu’en nous, dans ce cagibi obscur, fermé par une lourde porte, qui peut contenir à la fois des pulsions suicidaires et le mal qui me ronge. Ce doit être là que mon père a rangé le souvenir de ma mère. »

https://julitlesmots.com/2018/09/23/un-livre-un-extrait-le-journal-de-ma-disparition-de-camilla-grebe/
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missmolko1missmolko1   01 avril 2019
La première fois que Max est venu à Ormberg, j’ai eu honte – et honte d’avoir honte. L’agacement que j’éprouve parfois vis-à-vis de ma mère ne m’empêche pas de l’aimer, et ni Ormberg ni mon enfance ne devraient susciter chez moi pareil embarras. Pourtant, mon village représente tout ce que je rejette : campagne, chômage, vieillissement ; bâtiments en ruine, jardins souillés de carcasses de voitures et de baignoires rouillées qui servaient jadis d’abreuvoirs aux vaches ; et par-dessus tout, ces gens qui s’accrochent désespérément au passé.
J’ai tellement plus d’ambition.
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missmolko1missmolko1   04 avril 2019
- Si tu comptes gerber, c’est ailleurs, ordonne-t-il froidement.
- Non, ça va.
Evidemment, ça ne va pas, mais je ne peux pas l’avouer a Manfred. C’est ce à quoi j’aspirais, non ? Traquer les vrais malfaiteurs, enquêter sur les crimes les plus graves. A présent, j’ai ce que je voulais, et plus encore.
C’est une chose de voir des cadavres en photo, ou sur une table d’autopsie – l’environnement clinique neutralise l’horreur. Mais ça ! Je jette un nouveau coup d’œil à la femme, aux cavités sanglantes percées dans son visage. Un tout petit morceau d’écorce dépasse d’un des trous.
Je repense a Kenny et une seconde vague nauséeuse m’envahit.
- C’est terrible comme manière de mourir, murmure Svante.
Ni moi, ni Manfred ne répondons, mais c’est vrai, il a raison. C’est tellement injuste, tellement contre nature.
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AelaAela   25 avril 2019
Ici toute douilletterie est bannie. Vous n'avez pas le droit de vous plaindre du village ou de suggérer que vous aimeriez vivre ailleurs, par exemple à Stockholm, surtout pas à Stockholm. Si cette pensée a le malheur de vous traverser, gardez-la pour vous à moins que vous ne vouliez vous retrouver exclu de la communauté aussi vite et inexorablement que les estivants qui disparaissent au mois d'août.
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AelaAela   25 avril 2019
Ormberg fleure la décadence et la résignation: des usines abandonnées, des boutiques qui ont mis la clef sous la porte, des maisons cadenassées.
Dans ce contexte, la suspicion à l'égard des réfugiés n'est peut-être pas si étonnante.
Le cerveau cherche des liens de cause à effet. Il est facile de croire que le déclin est dû aux nouveaux arrivants; que le chômage, le dépeuplement et l'absence d'investissements publics sont le symptôme d'une seule et même chose.
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Videos de Camilla Grebe (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camilla Grebe
À l'occasion du Quai du Polar 2019, rencontre avec Camilla Grebe autour de son ouvrage "L'ombre de la baleine" aux éditions Calmann-Lévy.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2311038/camilla-grebe-l-ombre-de-la-baleine
Propos traduits de l'anglais par Fleur Aldebert
Notes de Musique : Bibliothèque Audio Youtube
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