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EAN : 9782253260141
480 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (29/01/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Quand des cadavres de jeunes hommes échouent sur les côtes de l’archipel de Stockholm, la jeune flic Malin et son supérieur, Manfred, sont missionnés pour résoudre ce sombre mystère. Hélas, chacun est plus vulnérable que d’habitude : Malin est très enceinte, et Manfred meurtri par le terrible accident qui a plongé sa petite fille dans le coma.
En parallèle, nous rencontrons Samuel, adolescent rebelle, dealer à mi-temps, élevé par une mère célibataire aussi st... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  14 avril 2019
Avant de débuter cette critique, je tiens à remercier Babelio et leur opération Masse critique ainsi que la maison d'édition Calmann Levy pour l'envoi de ce roman. Camilla Grebe est une auteure que j'aime beaucoup et qui m'a conquise avec ses deux premiers romans Un cri sous la glace et le journal de ma disparition, j'avais donc hâte de continuer cette saga et de retrouver les personnages auxquels je me suis tant attachée. Pourtant, mon bilan est un peu mitigé avec cette lecture que j'ai trouvé un peu en dessous des deux premières enquêtes.
Tout d'abord, je me suis un peu ennuyée dans la première moitié du roman ou il faut l'avouer, il ne se passe pas grand-chose. Heureusement, l'action se met bien en place dans la seconde partie du roman. L'auteure garde la même trame que les précédents récits : des chapitres courts ou alternent plusieurs narrateurs. Manfred, que je suis vraiment ravie d'avoir retrouvé, Samuel, un jeune homme qui cumule les bêtises et sa mère Pernilla, bigote et qui s'est fait manipuler toute sa vie. A part Manfred, j'ai eu du mal à m'attacher aux deux autres personnages. Autant dans le journal de ma disparition, j'avais adoré suivre Jake, autant ici Pernilla et Samuel, ne m'ont pas plu.
L'enquête est bien construite, le suspense est omniprésent mais l'intrigue est selon moi un peu tiré par les cheveux. Les références bibliques sont partout et c'est parfois difficile à suivre pour les gens non croyants qui n'ont pas de connaissances en la matière. le personnage de Rachel est complexe et j'ai aimé retrouver Hanne qui nous présente des conclusions très intéressantes. Dommage qu'Hanne ne soit pas plus présente dans ce tome trois.
Enfin, je retiendrai les références à l'évolution des gens notamment face aux réseaux sociaux ou l'auteure nous expose une réalité bien triste mais tellement réaliste. Je ne sais pas si ce tome trois vient terminer une trilogie ou si on peut espérer d'autres enquêtes mais malgré ma petite déception avec cette lecture, je me jetterai les yeux fermés si un nouveau roman de Camilla Grebe sort prochainement.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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XS
  13 avril 2019
Un roman policier nordique dont on suit l'intrigue suivant les points de vue de Manfred, policier dont la fille est dans le coma, Pernilla, la mère très pieuse d'un jeune homme à la dérive, et Samuel, ledit jeune homme, bien plus attiré par l'argent facile que par les études. Chaque chapitre change alternativement de narrateur, ce qui donne une dynamique prenante à la lecture.
Les scènes du début ne respirent pas la joie de vivre. L'accident de la fillette de Manfred (un chapitre particulièrement réussi), puis les errances de Samuel laissent augurer d'une ambiance grise sans trop d'espoir quant à la suite. Lorsque, après une énième bêtise , Pernilla jette son fils en dehors de l'appartement familial. Très vite, elle va chercher à avoir de ses nouvelles mais reste sans réponses. Pendant ce temps, Manfred enquête avec ses collègues sur la découverte d'un cadavre repêché en mer, rapidement suivi d'un deuxième corps.
Peu à peu, tous les récits vont se rejoindre pour dessiner une intrigue originale dans un cadre très plaisant, l'archipel de Stockholm. Les personnages sont plutôt réussis mais dégagent un petit fumet de recette d'écrivain bien maîtrisée : ces règles qui fleurissent sur les blogs de conseils d'écriture qui suggèrent de mettre en avant quelques particularités pour que le lecteur s'attache et personnifie les créatures de papier ; ici, une petite douleur au genou, là un léger embonpoint compensé par l'amour des beaux costumes… Avec un final plutôt étonnant, ce roman remplit parfaitement sa mission de détente mais ne restera probablement pas longtemps dans ma mémoire.
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Jeneen
  14 mai 2019
Encore un très bon cru de Camilla Grebe, auteure scandinave récompensée, qui retrouve les enquêteurs des précédents opus pour nous entraîner dans une nouvelle enquête addictive.
Cela commence classiquement...Un jeune dealer, Samuel, sa maman dépassée et aveuglée par son mysticisme, une dispute idiote entre eux et Samuel disparait. Volontairement. Pour échapper à ses fournisseurs.
On se surprend à espérer qu'il s'en sorte, et il trouve un boulot de garde malade auprès d'un jeune homme handicapé. On le pense tiré d'affaire et on se dit "tout ça pour ça"...Juste le temps de comprendre que l'histoire qu'on croyait banale  vient seulement de commencer !

Et à partir de là,  l'horreur et la folie vont prendre leurs quartiers,
* dans l'enquête difficile sur des cadavres retrouvés en mer,
* dans la folle poursuite d'un dealer fou de rage,
* dans la quête éperdue d' une mère qui regrette d'avoir mis son fils à la porte.
* dans les poignants parallèles  entre ce flic éperdu de tristesse mais volontaire, dont la fille est dans le coma et Rachel, mère de l'adolescent handicapé qu'elle élève seule.
On navigue alors d'histoire en histoire, au gré des chapitres courts qui donnent la parole aux différents protagonistes.
Et au fil des pages, l'intrigue principale se dévoile par touches, la folie grandit, le suspense avec et tourne les pages, avides de savoir ce qu'il va advenir de tous les protagonistes de cette redoutable histoire.
Les personnages sont réalistes, on s'y attache malgré leurs faiblesses qui les entraîne à faire parfois de (très) mauvais choix.
L'écriture est fluide, le rythme s'accélère au fur et à mesure et les réflexions, bien vues hélas, sur l'évolution des réseaux sociaux et l'avènement d'une société individualiste ponctuent l'histoire principale. La fin est un peu moins noire qu'attendue mais on ne boude pas un peu de "happy end" .
En résumé, de bonnes idées et réflexions, une intrigue plutôt crédible et très bien menée, des rebondissements à bon escient et des personnages récurrents attachants font de ce polar une belle réussite du genre !
Merci aux EditionsCalmann-Levy (Noir) et à NetGalley pour la lecture de ce très bon roman. Et une auteure à lire et /ou découvrir.
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bdelhausse
  06 janvier 2020
L'éditeur ferait bien de faire gaffe au texte qu'il met sur les bandeaux dont il entoure les livres. En l'occurrence, celui autour de ce roman annonce "La meilleure auteure de polar scandinave"... Rien de moins. Avec une telle entrée en matières, on ne s'étonnera pas que le lecteur se montre exigeant... Et se voit déçu au final. Car si on a la meilleure auteure ici... je plains les suivants.
Au menu: des corps de jeunes gens qui remontent à la surface, enveloppés dans un drap blanc et parés de chaînes, aux os broyés post-mortem, un jeune brouillé avec la société et qui doit se carapater suite à un deal de drogue qui a mal tourné, des dealers le poursuivant, la mère du gosse harcéle par le pasteur qui a une trique d'enfer (ou du feu de dieu, c'est selon), un flic qui a laissé sa gosse tomber du 3è étage, une autre enceinte jusqu'aux yeux, une mère éplorée qui répand sa vie avec son fils grabataire dans un blog...
Stop, n'en jetez plus.
Le style m'a un peu dérouté au début. Mais on s'y fait. C'est percutant, mais hésitant ou confus parfois. du punch rapide, puis des détails insignifiants montés en épingle. C'est classique dans le polar, histoire de mystifier le lecteur. Mystifier le lecteur, c'est le B.A.-BA de l'auteur de polar. Lui faire prendre des vessies pour des lanternes. Et lui asséner des rebondissements intenses... Je ne spoile rien... mais j'ai vu venir une grande partie desdits rebondissements. Les plus crédibles et les plus ridicules. le choix de l'auteure pour une sorte de roman choral ne m'a pas convaincu. On passe de chapitre en chapitre par Manfred le flic, Samuel le fugueur, Pernilla la mère... pour vivre l'enquête. Les transitions sont chaotiques, et vers la fin, là où le rythme est supposé s'emballer... on accumule les incohérences et les questions sans réponses.
J'ai surtout senti Camilla Grebe hésitante sur le sujet à traiter. Comme si elle n'avait pas voulu faire "juste un polar de plus", elle y insère une sorte de critique de la société visuelle, instantanée, avec quelques moments choisis sur les selfies, les blogs, les fakes, etc. Mais cela m'a paru tellement superficiel (ce que Camilla Grebe prétend dénoncer, justement). Camilla Grebe traite aussi de la maternité à tous les étages, et cala urait pu être sympa: la mère du grabataire, celle du fugueur, la compagne du flic qui veille sa gamine dans le coma et Malin la fliquette enceinte, plus quelques autres personnages plus âgés. Cela fait un joli casting féminin/féministe. Mais là aussi , cela fait flop... Il aurait sans doute mieux valu que Camilla Grebe nous serve un polar conventionnel sur l'air du "pourquoi sont-ils si méchants" avec un serial killer psychopathe qui mystifie son monde.
Au final, un polar tout à fait moyen, qui passe, mais qui ne me donne pas envie d'en savoir davantage de l'auteure ou de l'univers qu'elle crée.
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stokely
  05 avril 2020
J'ai passé un très très bon moment de lecture avec ce bouquin et pourtant je ne suis pas une adepte des polars nordiques ou je trouve souvent le rythme plutôt longuet.
Mais la cela a fonctionné directement et j'avoue que très vite je me suis attachée au personnage et principalement à Samuel jeune adolescent qui deale de la drogue, celui-ci a cédé à la tentation en gagnant de l'argent facilement en faisant cela. Mais un jour sa mère va trouvé de la drogue dans sa chambre et jeté le paquet, Samuel va a partir de la être dans la mouise car il va devoir rembourser le montant de la drogue.
Nous suivons également Pernilla, la mère de Samuel qui a eu une enfance particulière avec son père pasteur et Manfred un policier dont la fille est dans le coma.
J'ai aimé suivre l'ensemble de ces personnages, le chemin que fait Samuel pour se sortir de cette situation, le côté enquête avec ces jeunes hommes qui sont retrouvés noyés. Je n'ai pas trouvé de temps mort dans cette lecture pour mon plus grand plaisir et j'ai dévorée ma lecture en deux petits jours.
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critiques presse (1)
LaPresse   27 juin 2019
Dans un récit à triple narration qui brouille sans cesse les pistes, l'autrice nous entraîne dans une enquête haletante aux retournements surprenants.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   02 mars 2019
Je ne me souviens pas de ce que j’ai fait ce matin-là, peut-être un peu de ménage. Mon genou me faisait terriblement souffrir et je crois que j’ai avalé plusieurs comprimés anti-inflammatoires. J’ai peut-être fumé quelques cigarettes en cachette sous la hotte de la cuisine et Nadja a regardé des dessins animés. D’ailleurs, j’avais dû augmenter le son à cause du vacarme des travaux sur l’avenue Karlavägen.

Ma fille aînée, Alba, a téléphoné depuis Paris pour m’emprunter de l’argent. Placide mais déterminé, je lui ai demandé d’en parler à sa mère : n’avais-je pas déjà rallongé de trois mille couronnes son argent de poche ? Sans oublier qu’Alexandre et Stella, son frère et sa sœur, n’avaient rien eu. Il fallait bien faire preuve d’équité, non ?

L’équité, quel drôle de concept, a posteriori.

Au bout d’un moment, Nadja, lasse de la télévision, s’est mise à chouiner, inconsolable. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai arpenté l’appartement, tentant vainement de la calmer. Son petit corps était brûlant de fièvre et je lui ai donné du paracétamol, contre l’avis Afsaneh – une autre de nos pommes de discorde. Selon elle, on ne doit pas administrer de médicaments aux jeunes enfants, sauf s’ils sont à l’article de la mort.

Nadja a fini par s’apaiser – grâce à l’antipyrétique, à la tartine préparée par mes soins ou au bruit des travaux dans la rue qui représentait une distraction bienvenue, je l’ignore. Elle a voulu regarder dehors et je l’ai soulevée sur le rebord intérieur de la fenêtre. Elle est restée un long moment comme ensorcelée, à observer la pelleteuse creuser lentement la chaussée trois étages plus bas, tout en léchant de sa petite langue pointue le beurre de sa tartine et la morve sur sa lèvre supérieure. Nous avons discuté quelques instants de tractopelles, voitures, camions et motos – de tous les moyens de locomotion, en somme. Nadja était fascinée par les engins à moteur, surtout les plus bruyants – Afsaneh et moi l’avions déjà remarqué.

C’est sans doute à ce moment-là qu’Afsaneh a téléphoné depuis le café.
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Cathy81Cathy81   21 avril 2020
Sur un archipel de Stockholm, plusieurs hommes sont retrouvés morts, jetés à la mer. Manfred policier élégant et Malin sa coéquipière enceinte jusqu'au cou vont mener l'enquête. La piste d'un lien avec le trafic de drogue est au départ privilégiée jusqu'à ce Pernilla signale la disparition de son fils...
L'originalité de ce roman est l'écriture à 3 voix : Manfred, Pernilla et Samuel. Les pensées et actions de ces 3 personnages qui se retrouvent liées par ces meurtres conduisent le lecteur vers quelques fausses pistes mais surtout montrent bien comment un hasard ou un étonnant concours de circonstances est souvent la clé de résolution d'une énigme.
Pour ceux qui adorent explorer les recoins de l'âme humaine, lisez-le absolument, excellent polar sous fond d'île suédoise !
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profileuse_criminal_lectriceprofileuse_criminal_lectrice   26 mars 2020
" Les réseaux sociaux vont transformer notre société en profondeur . Ils vont nous transformer en profondeur . Et pas nécessairement en bien.Outre nos addictions aux likes,nous risquons de devenir de plus en plus passifs . Comment évolue notre vision du monde si nous expérimentons les choses à travers un intermédiaire au lieu de les vivre ? C'est un peu comme lire des informations sur la couleur bleue,mais ne jamais la voir . Nous vivons à travers une lentille d'appareil photo,il y'a toujours une couche entre l'individu et la réalité.Une membrane . Je crois qu'il existe un risque que les nouvelles technologies nous abrutissent. Qu'elles procèdent à un lavage de cerveau et nous plongent dans une sorte de...
De torpeur ? "
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Aurelia33Aurelia33   21 février 2020
Paradisiaque, je ne trouve pas de meilleur mot, même si je répugne d’ordinaire à utiliser les termes chers aux membres de l'église de ma mère. Parce que ce sont les mots de Dieu et il ne veut pas avoir affaire à moi. Mais dans ce cas, le paysage est véritablement enchanteur. La mer scintille dans les rayons du soleil, le phare se dessine sur le ciel bleu clair du matin, la fine brume au ras de l'eau qui voile partiellement l'horizon....
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missmolko1missmolko1   14 avril 2019
Ma mère et moi vivons dans un immeuble de trois étages rue Ellen-Key à Fruangen, une banlieue pas trop moche au sud de Stockholm. Le trajet en métro jusqu’à la gare centrale dure très exactement dix-neuf minutes – on peut bien gaspiller dix-neuf minutes de sa vie, non ?
Dix-neuf minutes pour se rendre au centre-ville, dix-neuf minutes pour en revenir. Si l’on fait cela chaque jour pendant un an, cela fait treize mille huit cent soixante-dix minutes par an, c’est-à-dire deux cent trente et une heures, soit près de dix jours.
Dix jours perdus : ce n’est pas rien finalement.
Il peut se passer beaucoup de choses en dix jours.
Ce que je veux dire, c’est qu’il est bon de calculer avant de tirer des conclusions hâtives, notamment que dix-neuf minutes dans le métro n’ont aucune importance.
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Videos de Camilla Grebe (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camilla Grebe
Extrait de "L'Archipel des lärmes" de Camilla Grebe lu par Audrey Sourdive. Parution le 15 avril 2020.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/larchipel-des-larmes
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