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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
ISBN : 2879296250
Éditeur : Editions de l'Olivier (12/02/2009)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Holland Cook est un jeune homme d'une grande beauté, à la personnalité mystérieuse. Pearlie tombe amoureuse de lui au premier regard. Séparés par la guerre, ils se retrouvent en 1949 à San Francisco et se marient. Pearlie pense vivre un bonheur tranquille. Quatre ans plus tard, la belle histoire vole en éclats lorsqu'elle reçoit la visite de Charles Drumer, un homme d'affaires qui lui propose un étrange marché. Avec son intrigue flamboyante et ses décors à la Dougla... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  07 mai 2012
1950 Sunset, San Francisco.Pearlie raconte comment par le plus grand des hasards elle a retrouvé Holland Cook son premier amour d'adolescente.A présent , ils sont mariés, un fils Sonny est né malheureusement atteint de poliomyélite.Malgré les difficultés du quotidien ils forment un couple très soudé.
Mais la vie tranquille de Pearlie va basculer avec l'apparition , un soir, de Charles Drumer, dit Buzz ,riche homme d'affaires, ami de guerre de son mari.Elle va alors découvrir une partie du passé de son époux et tomber des nues.comme d'autres avant elle , elle apprend à ses dépens que l'on ne connait jamais bien la personne avec qui l'on vit. Pour couronner le tout Buzz va lui proposer un marché surprenant....
Une très belle histoire d'amour dans cette Amérique d'après guerre avec ,en toile de fond l'affaire Rosenberg,la guerre de Corée,la ségrégation raciale,
Un roman d'amour mais pas un roman à l'eau de rose.Andrew Sean Greer sait distiller des rebondissements au fil des chapitres et susciter l'intérêt de ses lecteurs
Coup de coeur de mon été 2010)
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la_fleur_des_mots
  30 avril 2013
A San Francisco dans les années 50, Pearlie coule des jours tranquilles auprès de son époux et de son fils. Rien ne semble pouvoir troubler la douce routine qui s'est installée au fil des années de mariage. Rien sauf peut-être l'arrivée d'un ancien ami de son mari qui lui était jusqu'alors inconnu.
L'auteur essaie d'entraîner le lecteur dans une rivalité amoureuse qui ne prend désespérément pas. Car oui, l'ami fraichement arrivé dans leur vie n'est autre qu'un ancien amant de l'époux. A grands coups d'ellipses narratives, Andrew Sean Greer tente en vain de ménager un suspense pour le moins ténu. Alors que l'écriture est plutôt d'un bon niveau, les effets systématiques rendent rapidement le récit agaçant. Les sujets abordés, tels que l'homosexualité ou la ségrégation raciale, sont pourtant porteurs, mais ce roman reste invariablement terne et sans relief.
Une lecture sans grand intérêt...
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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thedoc
  01 février 2016
San Francisco, années 1950. Pearly a, semble-t-il, tout pour être heureuse. La jeune femme a épousé Holland Cook, ancien amour de jeunesse qu'elle a retrouvé après la guerre. le jeune couple vit dans une maison modeste et coquette, en compagnie de leur fils Sonny, atteint de polio. Pearly s'adonne avec conviction à son rôle d'épouse et de mère et fait tout pour préserver la tranquillité au sein de son foyer. Un jour, une ancienne connaissance d'Holland, Charles Drumer, sonne à la porte. Cet homme, qui va s'immiscer de plus en plus dans la vie du couple, va proposer un étrange marché à Pearly.
Couple étrange, idylle particulière,… Au fil de l'histoire, une légère trame se dessine. On découvre une Pearly volontaire et forte, prête à tout pour son mari, mais parfois aussi assez naïve. Lui, de son côté, reste au loin. Bel homme, grand et ténébreux, un soupçon de mystère l'entoure. Holland communique très peu avec sa femme, d'où certainement cette impression. Et puis Charles Drummer déboule dans leur vie. Arrive alors le temps des révélations et des compromis. Mais « L'histoire d'un mariage » ne nous raconte pas seulement la vie d'un couple. Il nous plonge dans l'Amérique des années 1950, nous offre une réflexion sur la politique ségrégationniste de l'époque et le racisme ambiant, ainsi que sur les blessures psychologiques de la guerre de Corée.
L'auteur n'a pas ménagé ses effets dans cette histoire de prime abord classique. Il dévoile avec parcimonie des éléments, plongeant le lecteur dans le flou et les suppositions. Les non-dits et les allusions nous mènent de bout en bout, jusqu'au rebondissement final que je n'ai pas vu venir un instant.
Voici une histoire originale qui nous dévoile un très beau portrait de femme à une époque donnée des Etats-Unis, le tout dans un style très agréable.

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Titine75
  04 février 2010
“Nous croyons connaître ceux que nous aimons. Nos maris, nos femmes. Nous les connaissons, nous nous identifions à eux, parfois, séparés lors d'une soirée en bonne compagnie, nous nous surprenons à exprimer leurs opinions, leurs goûts culinaires ou littéraires, à raconter une anecdote qui ne sort pas de notre mémoire mais de la leur.”
Pearlie Cook va effectivement apprendre que nous ne connaissons jamais réellement les personnes qui nous entourent. L'histoire du mariage de Pearlie avec Holland est pourtant un vrai conte de fée. Tous deux se sont connus adolescents, ils ont flirté puis la guerre est survenue. Holland ne donne pas de nouvelles à son amour de jeunesse durant cette période, mais le hasard réunit Pearlie et Holland en 1949 à San Francisco. Ils se marient et ont un fils, Sonny, qui contracte la polio. Ils ne sont pas bien riches mais réussissent à s'en sortir et à mener une vie paisible.
En 1953, un vieil ami de Holland refait surface. Charles Drummer, dit Buzz, sonne à la porte des Cook et la vie de Pearlie change irrémédiablement. Ses certitudes sur son mari, sa vie sereine et normale basculent.
Il est impossible d'en dire plus sur le roman d'Andrew Sean Greer. L'auteur ne cesse de surprendre son lecteur. L'arrivée de Buzz se fait très tôt dans le roman et Pearlie (comme le lecteur) ne cesse de découvrir de nouvelles informations concernant son mari. La vie qu'elle s'était construite vacille sur ses fondations. Buzz lui propose un marché impossible : continuer sa vie d'avant en sachant qu'elle est basée sur des mensonges ou repartir à zéro sans son mari qu'elle aime éperdument. Car Holland est le premier amour de Pearlie, on apprend qu'elle s'est battue pour le protéger et elle est fière d'être sa femme. Holland est en effet un homme d'une grande beauté, magnétique, attirant tous les regards sur lui. Il est tellement désiré que lui-même n'a pas le temps de savoir ce qu'il veut, il se laisse porter par les envies des autres. Holland est faible mais Pearlie pense qu'il a une malformation cardiaque et elle découpe toutes les mauvaises nouvelles des journaux pour l'épargner. Malheureusement pour Pearlie, le problème de Holland n'est en rien physique.
L'histoire d'un mariage” est également le portrait d'une époque : les années 50. Comme le signale la quatrième de couverture, ce livre fait beaucoup penser aux films de Douglas Sirk de par son sujet (découvrir ce qui se passe derrière les apparences lisses) et sa description de cette période de l'Histoire des Etats-Unis. Les années 50 ne sont pas caractérisées par leur liberté de pensée et d'agir. La ségrégation envers les noirs est très forte, ils ont des endroits réservés dans les bus, les bars ou même les villes. L'ère n'est pas encore à la rébellion, à la lutte, les noirs font profil bas à l'image de Pearlie. Mais le carcan des années 50 ne touche pas que les noirs. Les femmes sont forcément des femmes au foyer, des mères dévouées à leur progéniture et leur mari. On le voit avec le personnage d'Annabel, jeune femme qui fait des études de chimie. Il n'y a bien entendu que des hommes dans son université et tous dévisagent et jugent cette femme aux ambitions masculines. Elle finit d'ailleurs par rentrer dans le rang. Mais les hommes ne sont pas épargnés : “Quelle chose étrange et triste d'être un homme. Que c'est affreux de subir aussi durement que n'importe qui les coups de la vie, sans avoir le droit d'exprimer ce que tu ressens.” Andrew Sean Greer évoque aussi la grande histoire plus que chaotique : Ethel Rosenberg, le sénateur Mc Carthy, la guerre de Corée. La méfiance de l'autre est au centre de cette société. Les années 50 ne furent sans doute pas très joyeuses à vivre mais elles sont à l'origine de nombreuses oeuvres passionnantes et Andrew Sean Greer en rend fort bien l'atmosphère.
L'histoire d'un mariage” déjoue sans cesse les attentes de son lecteur qui du coup est sur le qui-vive. Peut-être que trop de surprises tuent l'effet de surprise. Mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment de lecture, Pearlie est très attachante et la peur ambiante dans les années 50 est bien analysée.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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blablablamia
  31 mars 2013
Roman en quatre parties, sur la difficulté de connaître l'autre, même l'être que l'on aime le plus au monde, sur le manque de communication, sur le bonheur aussi, l'amour d'une mère, et sur la tolérance.
La première partie vaut la lecture à elle seule on dévore les pages qui nous font aller de surprise en surprise.
Les autres sont moins denses, un rien décevantes même, mais le tout forme un roman qui mérite d'être lu d'un bout à l'autre de cet amour hors normes.
Mais ce n'est pas qu'une histoire d'amour complexe, ce serait beaucoup trop réducteur, car ce roman parle aussi de ceux qui ont décidé de ne pas aller faire la guerre et se cachent ou souffrent d'un internement, pointe du doigt les discriminations, sociales, sexuelles et raciales, dans un société enfermée dans le carcan du puritanisme des années 50, parfaitement bien décrites par l'auteur.
Auteur qui fait la prouesse d'écrire un roman au féminin sans tomber dans les clichés…
Auteur touchant au demeurant puisqu'il raconte ici l'histoire de sa grand-mère, et que c'est selon moi un bien bel hommage qu'il lui rend.
Ceci étant, j'ai été un peu déçue, mais j'en attendais beaucoup, trop, de ce roman…
Il reste agréable à lire (malgré, parfois, quelques digressions, phrases en suspend, ou sous entendus, peu clairs – ou bien j'avais trop sommeil) et pose des questions sur lesquelles on s'attarde rarement (ce qui donne de bien beaux passages qui m'ont rendue admirative de la plume de ce jeune auteur (pensez vous, il n'a que 5 ans de plus que moi!!! :-))…
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   26 avril 2013
Alors nous cachions nos peurs. Comme ma mère cachant une mèche des cheveux de son défunt frère sous le col haut de sa robe du dimanche, dans la poche qu'elle avait cousue. Vous ne pouvez pas aller et venir en laissant libre cours au chagrin, à la panique; les gens vous en empêcheront, ils vous offriront une tasse de thé pour vous calmer et vous diront de tourner la page, de faire des gâteaux et de repeindre des murs. ILs sont excusables; ne nous a-t-on pas inculqué de longue date que le monde s'écroulerait, que les villes seraient envahies par les bêtes et les lianes si on laissait le chagrin régner tel un roi fou ? Donc vous les laissez vous calmer. Vous faites le gâteau, vous repeignez le mur et vous souriez; vous achetez un nouveau congélateur comme si vous aviez les projets d'avenir. Mais, secrètement - au petit jour -, vous cousez une poche sous votre peau. Au creux de votre gorge. De sorte que chaque fois que vous souriez, ou hochez la tête à la réunion avec les professeurs, ou vous courbez pour ramasser une cuillère, ça appuie, ça pique, ça brûle et vous savez que vous n'avez pas tourné la page. Vous n'en avez même jamais eu l'intention.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   26 avril 2013
Buzz me fit soudain une suggestion. Je tirai un carnet de mon sac et, muette comme une secrétaire, en pris note mot pour mot. Cela paraissait aussi anodin et impossible que le reste, une intervention à laquelle on se livrerait dans un rêve. Plus tard ce soir-là, chez nous au sous-sol, je recopiai ce qu’il m’avait dit sur notre machine à écrire dont le T se coinçait, je pliai la lettre et la glissai dans l’enveloppe. Mais ensuite, comme au sortir d’une transe, mes doutes me reviendraient. La lettre allait donc demeurer là durant des semaines, gisant sur l’étagère du sous-sol.
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namelessnameless   29 octobre 2015
J'étais à l'âge où on a toutes sortes de convictions tordues, y compris que vos aînés sont des benêts, que les femmes en particulier sont des enfants à traiter avec douceur et bonté et que vous seule (...) voyez le monde tel qu'il est.

Page 22 - Editions de l'Olivier
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kathelkathel   24 mars 2010
Nous croyons connaître ceux que nous aimons. Nous croyons les aimer. Mais ce que nous aimons se révèle n'être qu'une traduction approximative, notre propre traduction d'une langue mal connue. Nous tentons d'y percevoir l'original, le mari ou la femme véritables, mais nous n'y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu'avons-nous vraiment compris ?
Un matin, nous nous réveillons. Près de nous dans le lit, ce corps familier, endormi : un inconnu d'un nouveau genre. Moi il m'est apparu en 1953. Un jour où, debout chez moi, j'ai découvert quelqu'un qui avait emprunté par pure sorcellerie les traits de mon mari.
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MoumouneMoumoune   10 septembre 2010
"Nous croyons connaître ceux que nous aimons. Nous croyons les aimer. Mais ce que nous aimons se révèle n'être qu'une traduction approximative, notre propre traduction d'une langue mal connue. Nous tentons d'y percevoir l'original, le mari ou la femme véritables, mais nous n'y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu'avons nous vraiment compris ?"
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