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Gilbert Cohen-Solal (Traducteur)
EAN : 9782330150044
352 pages
Éditeur : Actes Sud (02/06/2021)
3.17/5   132 notes
Résumé :
Quel imbécile a dit qu'on ne pouvait pas fuir ses problèmes ?
Auteur raté vivant à San Francisco, surfant toujours sur le petit succès d'estime de son premier roman, et sur le point de souffler ses cinquante bougies, l'infortuné Arthur Mineur est convié à une cérémonie à laquelle il veut à tout prix échapper : le mariage de son ex-compagnon.
Profitant de plusieurs invitations aux quatre coins du monde, il décolle aussitôt pour une tournée des foires ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,17

sur 132 notes

jmb33320
  14 novembre 2019
Arthur Mineur est un écrivain qui porte bien son nom. Son dernier roman a été refusé par son éditeur de toujours et il est loin de rouler sur l'or. Il va atteindre ses cinquante ans, ce qui lui pose apparemment beaucoup de problèmes existentiels.
Il a longtemps vécu avec Robert, un poète reconnu, puis avec un homme plus jeune que lui, Freddy. Mais celui-ci a préféré rompre et projette de se marier avec un autre.
Arthur met alors au point un long périple, quasiment un tour du monde, dans le but de se changer les idées (et de remanier son roman refusé). Il ira des Etats-Unis au Mexique, en Europe (Italie, Allemagne et France), au Maroc, en Inde du sud puis au Japon. le tout sera financé par diverses activités liées à son statut d'écrivain (colloque, invitations, résidence d'auteur, journalisme et même enseignement).
Arthur est un personnage un peu lunaire, à la Pierre Richard. Il n'est pas très attentif à ce qui se passe, accumule gaffes et situations embarrassantes. Dans sa tête il est toujours le jeune homme qu'il a été et à qui tout souriait. Pourtant les temps ont changé et il va bien falloir qu'il en prenne pleinement conscience.
J'avoue que je ne sais trop comment qualifier ce roman léger, parfois humoristique, parfois plus grave qu'il en a l'air. L'écriture est un peu trop évanescente à mon goût. Les voyages incessants font que je ne me suis pas ennuyé. Certaines des mésaventures d'Arthur m'ont même fait sourire. Pour autant, je ne suis pas plus emballé que ça.
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Bazart
  16 décembre 2019
Après « Undergound Railroad », la flamboyante fresque sur l'esclavage qui a reçu le prix Pulitzer en 2017, on a eu envie de nous plonger dans celui qui a été courronné l'année d'après, les « Tribulations d'Arthur Mineur »., nouvel opus de l'Américain Andrew Sean Greer.
Par rapport au fabuleux roman de Colson Whitehead , il s'agit-et désolé pour le mauvais jeu de mot d'un roman qui est un peu mineur, et par son propos et et par sa forme, mais qui reste toutefois interessant
Ecrivain malin et talentueux, Andrew Greer, auteur des Confessions de Max Tivoli (L'Olivier, 2005, Points, 2009) et surtout de L'Histoire d'un mariage (L'Olivier, 2009, Points, 2010), qui a connu un grand succès critique et public en France, avait également brossé dans le joli " les vies parrlèles de Greta Wells le portrait d'une femme et d'une ville dans trois époques déterminantes.
On y suit les péripéties et alternoiements d'Arthur Mineur (Less en V.O), un écrivain qui survit sans succès depuis de nombreuses années et qui arrive à la cinquantaine .
L'heure de la cinquantaine est pour lui l'heure des bilans professionnel et sexuels en se demandant ou et quand il a vraiment échoué. Il va soudainement multiplier les voyages à travers le monde, Mexique, Italie, Berlin sans que l'argent ne semble être un problème pour lui- Arthur ayant hérité d'une petite maison accrochée à la colline de San Fransisco d'un héritage d'un ancien amant - rencontrant au gré de ses périples des gens passionnants ou ennuyeux et parfois les deux à la fois .
Arthur multiplie les expériences, s'envoie en l'air et pas seulement en prenant l'avion si vous nous excusez les familiarités et ces rencontres avec de jeunes éphèbes surprennent parfois mais également agacent de temps en temps...
Arthur se regarde vieillir avec dérision et mélancolie. Ses déambulations littéraires et sexuelles sonnent très années 80, on pense forcément beaucoup à du Aristead Maupain , même si ses influences semblent puiser du coté de Joyce et de Proust.
Peut être pas le plus grand prix Pulitzer qu'on a pu lire mais une lecture néanmoins plaisante et enrichissante..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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blandine5674
  02 juin 2019
Prix Pulitzer 2018. L'idée de départ a tout pour plaire. Un écrivain, pour éviter de se rendre au mariage de son ancien amant, part faire un tour du monde. Il a bientôt cinquante ans. C'est répété un nombre incalculable de fois. Avec sa maladresse, il lui arrive un tas de situations qui se veulent drôles. Je n'ai même pas souri.
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zellereb
  27 juin 2019
On fait ici la connaissance d'un anti-héros. C'est Arthur Mineur, un écrivain peu lu, surtout connu pour avoir été l'ami (et l'amant secret) d'un illustre poète, représentant un célèbre courant littéraire américain. Arthur est un être imparfait, juvénile, et rêveur.
Funambule glissant sur le fil de la vie, il puise dans ses souvenirs les moments heureux passés avec les hommes qu'il a aimés.
Mais pour l'heure il est dans tous ses états. Freddy son ex-petit ami, vient de lui annoncer son prochain mariage. Afin de fuir une invitation impossible à décliner, Arthur décide de partir pour un voyage mouvementé tout autour du monde.
Des passages touchants explorent le dévouement amoureux d'Arthur dans le passé, et sa quête actuelle afin de fuir son chagrin. A chacune des étapes d'Arthur, j'ai espéré qu'il fasse un beau et digne séjour, car ce personnage enchanté et fragile, est assez extraordinaire.
J'ai trouvé ce roman émouvant, drôle et mélancolique. Les faits sont racontés par un narrateur mystérieux, qui nous cueille, à la fin.
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alexb27
  06 janvier 2019
Arthur Mineur fuit à travers le monde de conférences en lectures publiques pour échapper au mariage de son ex. Son périple, où vont se succéder de nombreuses rencontres, va être source pour lui de quelques péripéties mais surtout d'une réflexion sur son passé (et son avenir), alors qu'il s'apprête à passer le cap des cinquante ans...Un livre mélancolique et joyeux au personnage principal terriblement attachant, d'autant plus qu'il est raconté avec les yeux de l'amour. J'ai beaucoup aimé.
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critiques presse (6)
LeSoir   11 mars 2019
Dans Les tribulations d’Arthur Mineur, le Prix Pulitzer Andrew Sean Greer campe un personnage de comédie doublé d’un écrivain un peu parano.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   08 mars 2019
Prix Pulitzer 2018, Les Tribulations d'Arthur Mineur d'Andrew Sean Greer sont tout simplement le roman le plus drôle de ce début d'année.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   06 février 2019
Andrew Sean Greer ravit en narrant les mésaventures d’un écrivain américain qui parcourt le monde.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournaldeQuebec   06 février 2019
Un roman qui a permis à l’écrivain américain Andrew Sean Greer d’entrer dans les ligues majeures, Les tribulations d’Arthur Mineur ayant remporté l’an dernier le Pulitzer.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   24 janvier 2019
Le tour du monde tragicomique effectué par un romancier mineur et impécunieux. Drôle et brillant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   06 janvier 2019
Prix Pulitzer 2018, ce roman raconte les déboires professionnels et sentimentaux d’un écrivain « milieu de liste » – sur le mode de la comédie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
zellerebzellereb   27 juin 2019
Qu’est-ce qu’une chamelle peut bien apprécier ? Eh bien, je dirais volontiers : absolument rien. Ni le sable qui l’écorche, ni le soleil qui la brûle, ni l’eau qu’elle boit comme un abstinent qui a dû renoncer à l’alcool. Ni s’accroupir en battant des cils comme une starlette, ni se relever en battant des cils comme une starlette, ni se relever en râlant, furieuse et indignée, maîtrisant tant bien que mal ses membres d’adolescente. Elle n’aime ni les chameaux, ses semblables, à qui elle témoigne le dédain d’une héritière forcée de voyager en classe économique, ni les humains, qui ont fait d’elle une esclave. Ni la monotonie de l’océan des dunes. Ni l’herbe insipide qu’elle mâchonne, mâchonne, encore et encore, dans une lutte renfrognée pour la digérer. Ni le jour infernal. Ni la nuit paradisiaque. Ni le coucher du soleil, ni son lever. Ni le soleil, ni la lune, ni les étoiles.
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blandine5674blandine5674   02 juin 2019
« C’était le comité du Pulitzer, dit-il d’une voix égale. Il s’avère que j’ai mal prononcé ce nom toutes ces années.
— Tu l’as eu ?
— « Pulitzer » ne se prononce pas Piou-litzer. C’est Pou-litzer.
Robert jeta un autre regard circulaire sur toute la pièce :
— Merde alors, Arthur, j’ai eu le prix. »
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NievaNieva   05 février 2019
Rien, rien ici n’a de rapport avec ce à quoi il s’attendait.
Rupali le conduit sur un sentier de terre rouge. Les extrémités de son foulard rose flottent derrière elle.
— Ici, dit-elle, en faisant un geste vers une fleur pourpre, c’est la fleur de dix heures. Elle s’ouvre à dix heures et se referme à cinq.
— Comme le British Museum.
— Il y a aussi une fleur de quatre heures, réplique Rupali. Et l’arbre somnolent, qui s’ouvre au lever du soleil et se ferme à son coucher. Ici, les plantes sont plus ponctuelles que les gens. Vous verrez. Et cette plante-ci est plus vivante.
Elle effleure de son chappal une petite fougère, qui se contracte instantanément à ce contact, en repliant ses feuilles vers l’intérieur. Mineur est horrifié. Ils parviennent à un endroit où les cocotiers sont plus espacés.
— Ici, vous avez une vue qui peut sans doute vous inspirer.
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NievaNieva   05 février 2019
— Qu’est-ce que tu as préféré ?
Il le lui dit, et elle eut une expression amusée :
— Le jardin ? Quel jardin ?
Le garçon avait été attiré non pas par les trésors sacrés, mais par une vitrine contenant une ville miniature, où un œilleton lui permettait de voir, comme peut le faire un dieu, telle ou telle scène dont chacune était élaborée avec une si grande précision de détails qu’il lui semblait observer le passé à travers un télescope magique. Et de toutes les merveilles contenues dans cette vitrine, la plus grande était le jardin, avec sa rivière qui semblait couler, remplie de carpes mouchetées de taches orange, avec les buissons de pins et les érables, et une petite fontaine faite à partir d’une tige de bambou (en réalité pas plus grande qu’une épingle à nourrice !) qui oscillait sans cesse, comme si elle faisait couler goutte à goutte sa charge d’eau dans le bassin de pierre qui se trouvait à sa base. Le jardin enchanta le petit Arthur Mineur pendant des semaines ; il marcha dans la cour, chez lui, parmi les feuilles brunes, à la recherche de sa petite clé d’or. Il finirait assurément par trouver la porte de ce jardin enchanté.
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NievaNieva   05 février 2019
La vie d’Arthur Mineur avec Robert avait pris fin à peu près au moment où il finissait de lire Proust. Ç’avait été l’une des expériences les plus splendides et les plus désarmantes de la vie de Mineur – Marcel Proust, j’entends –, et les trois mille pages d’À la recherche du temps perdu lui avaient bien pris cinq étés avant qu’il parvienne à leur terme. Et ce cinquième été, alors qu’il était allongé dans la maison d’un ami à Cape Cod, un après-midi, arrivé aux deux tiers du dernier volume, tout d’un coup et sans qu’il s’y attende, il lut le mot : FIN. Il tenait encore, dans sa main droite, peut-être deux cents pages de plus, mais elles n’étaient pas de Proust ; c’était un tour cruel que lui jouait l’éditeur, avec des notes et une postface. Il se sentit floué, roulé, privé d’un plaisir qu’il avait mis cinq ans à préparer. Il retourna de vingt pages en arrière ; il tenta de retrouver l’enchantement de sa lecture. Mais c’était trop tard ; cette joie possible était perdue à jamais.
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