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ISBN : 2330058217
Éditeur : Actes Sud (07/10/2015)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Peintre en vogue, pêcheur ardent, philosophe artisanal, Jim Stegner tombe dans un engrenage fatal le jour où, témoin accidentel, il prend la défense d’une petite jument maltraitée. C’est qu’il est un poil sanguin, ce père orphelin, en quête d’une sérénité à jamais perdue avec sa fille violemment arrachée à la vie, son mariage pulvérisé, son rapport au monde passablement conflictuel. Pour ne rien arranger, l’homme est profondément allergique à l’injustice, et dangere... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
monromannoir
  10 septembre 2016
Le choix d'un livre tient parfois à bien peu de chose. Une belle couverture qui attire le regard et l'ouvrage se retrouve entre vos mains afin de l'examiner plus attentivement pour consulter le quatrième de couverture achevant de vous convaincre d'en faire l'acquisition comme ça été le cas pour Peindre, Pêcher et Laisser Mourir de Peter Heller en constatant avec étonnement que l'image illustrant la couverture n'est pas tirée d'une peinture, mais d'une photographie de Jack Spencer dont l'oeuvre est aussi belle que singulière.
Long est le chemin de la résilience pour Jim Stegner qui s'est retiré depuis plusieurs mois dans une petite ville du Colorado afin d'assouvir ses deux passions que sont la peinture et la pêche. De sa vie antérieure brouillée par l'alcool, il ne lui reste que le souvenir de sa fille disparue tragiquement et un mariage bousillé. Peintre reconnu, il aspire au calme et à la sérénité par le biais de la réalisation de ses tableaux. Un équilibre retrouvé mais extrêmement fragile, car Jim Stegner est un homme dont la colère semble prête à jaillir à chaque instant. Il ne peut ainsi supporter les sévices qu'un groupe d'individus inflige à une petite jument et intervient dans une confrontation violente. Les conséquences seront lourdes et pulvériseront à tout jamais le quotidien du peintre. Désormais la traque peut commencer. Elle sera brutale et sanglante.
Le rapport de l'homme à la nature abordé par le prisme de la pêche devient une thématique récurrente du genre littéraire « nature writing » permettant d'évoquer la grandeur de paysages somptueux alliée à un sentiment de liberté. Peter Heller y ajoute une dimension supplémentaire par l'entremise de l'art, notamment la peinture, pour appréhender toute la beauté de ces régions grandioses et sauvages du Colorado et du Nouveau-Mexique dans lesquels évoluent les différents protagonistes du roman. Ayant collaboré avec des magazines prestigieux consacrés à la protection de la faune et de la flore, on perçoit au travers du roman toute la passion de l'auteur qui nous livre un texte tout en maîtrise n'évitant cependant pas quelques longueurs et quelques passages trop techniques notamment en ce qui concerne la pêche, perturbant ainsi la dynamique d'une intrigue axée sur la thématique de la vengeance.
Chacun des chapitres porte le nom d'une toile de Jim Stegner permettant de faire connaissance avec ce peintre bourru, tourmenté par les souvenirs de sa fille morte dans des circonstances tragiques et dont il ne parvient pas à faire le deuil. C'est au travers de l'inspiration et de l'élaboration de ses tableaux originaux que l'on découvre toute la sensibilité d'un homme fragile qui peine à canaliser toute la colère et la violence qui gronde en lui. Malgré le deuil, malgré le talent et toute sa sensibilité on ne peut s'empêcher d'éprouver un certain malaise vis à vis de ce personnage tuant un homme qui a certes torturé un cheval mais qu'il connaît finalement à peine. Ainsi l'on peut s'interroger sur l'arrogance de ce peintre farouche aux opinions bien arrêtées qui peut ôter la vie dans une explosion de fureur. S'ensuit donc une traque sournoise où les comparses de la victime vont réclamer leur tribut de violence et de sang. Jim Stegner qui s'est soustrait à la justice des hommes est-il en droit de leur refuser cet écot ? C'est dans la confrontation finale avec Jason, un poursuivant aussi mystérieux qu'impitoyable, que l'on découvrira tous les rapports biaisés entre les différents protagonistes qui perçoivent ce qui est bien et ce qui est mal selon leurs propres points de vue. Dans un pays où le port d'arme devient une espèce d'art de vivre, conférant à leurs possesseurs une suffisance aveugle, ces dynamiques de vengeance prennent une dimension tragique qui trouble les rapports sociaux. Dans cette escalade de fureur, le mot de la fin revient peut-être à ce pompiste abordant Jim Stegner pour délivrer un message plein de bon sens : « - Jim, si quelqu'un méritait une fin prématurée c'était bien ce fils de pute. Mais tu sais, on peut pas juste tuer des gens quand ça nous prend. Je dis ça comme ça. »
En suivant le parcours de Jim Stegner, le lecteur découvrira également, dans une vision quelque peu stéréotypée, le monde de la peinture où l'auteur évoque des artistes tels que Winslow Homer, source d'inspiration pour son personnage principal ainsi que des peintres plus contemporains que sont Alex Katz et Eric Aho. Ainsi nous n'échapperons pas à cette sempiternelle confrontation lors d'un cocktail/vernissage où le peintre acariâtre peine à communiquer avec un public élitiste et sophistiqué venu admirer l'une de ses oeuvres. On se demande d'ailleurs si ce public n'est pas davantage fasciné par l'outrance de l'artiste que par ses oeuvres donnant ainsi un écho supplémentaire aux accès de violence de ce personnage troublant.
Finalement on regrettera que Peindre, Pêcher et Laisser Mourir, à l'image de ce long titre, aborde un trop grand nombre de sujets comme le deuil, la vengeance, la pêche et l'art, que Peter Heller traite de manière inégale distillant ainsi, tout au long du récit, une sensation de déséquilibre et un sentiment d'inachevé particulièrement flagrant au terme de l'ultime chapitre d'un roman qui paraissait pourtant prometteur. Que voulez-vous, la beauté d'une couverture ne fait pas tout.
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Allantvers
  25 août 2017
Tortueuse et complexe est la voie vers les livres : de Peter Heller, c'est le précédent roman, « La constellation du chien » qui m'attire et autour duquel je tourne depuis longtemps comme un chien errant, sans trouver l'entrée. Et voilà qu'une voie intermetteuse se propose, sur les conseils avisés de ma libraire : je ne peins pas, je ne pêche pas mais veux bien me laisser mourir d'abord pour y accéder s'il le faut : va pour « Peindre, pêcher et laisser mourir », donc.
Au premier lancer de mouche, ce livre-là ferre parfaitement son lecteur, branché en direct dans le cerveau à la vitalité brute et hyper connectée de Jim, peintre et pêcheur donc, tout en animalité symbiotique avec la rivière qu'il explore, la nature qu'il peint et la noirceur du monde qui l'agresse sans filtre.
Jim ne pense qu'avec ses yeux, ses pinceaux, ses lancers, pour ne pas penser à sa fille assassinée, pour échapper à la laideur des hommes ; quand celle-ci se présente à lui sous les traits d'un braconnier particulièrement immonde en train de torturer un cheval, il pense avec ses poings : s'ouvre alors une vendetta et une course à l'homme que Jim fuira autant qu'il s'y jettera de front, armes et pinceaux en main, de l'eau jusqu'en haut des bottes.
C'est l'écriture qui happe dans ce roman, écrit voire peint à la première personne en une suite de tableaux bruts, hachés de couleurs vives et d'ombres inquiétantes, laissant apparaître un personnage assez fascinant et dérangeant tout en faisant la part belle à une nature magnifiée par le respect que le narrateur lui porte. La construction narrative quant à elle finit par pêcher un peu, pas des truites pour le coup, par effet de répétition et une croissante perte de crédibilité qui font qu'au bout d'un moment ça fonctionne moins bien.
Reste tout de même l'impact durable d'un sacré uppercut reçu à la lecture entre les deux yeux, et un surcroit d'envie de découvrir « La constellation du chien» !

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nath45
  02 juillet 2018
Jim un peintre pêcheur en vogue, sa peinture le fait vivre, il interprète la nature et des personnages dans ses toiles, il peint vite pour apaiser ses blessure mais cela ne suffit pas à le soulager de ses démons.
La pêche lui permet de s'évader, d'être en harmonie avec la nature mais aussi de revivre cette même passion avec Alce, sa fille, arrachée à la vie à l'âge de 15 ans.
Il tente d'apaiser sa colère mais son chagrin est son moteur, une petite étincelle et il s'enflamme Jim, c'est un sanguin, un écorché de la vie, le voilà prit dans un engrenage infernal le jour où il prend la défense d'une petite jument maltraitée.
Un roman captivant, par moment envoûtant lors des courses poursuites alors que l'écriture s'accélère tout comme notre coeur, de la beauté et de la poésie pour décrire la nature et Jim nous est dépeint comme un tableau par superpositions de petites couches. Un auteur qui allie la beauté de la nature et la noirceur de l'être humain.
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Corboland78
  07 novembre 2015
Peter Heller collabore régulièrement à des magazines et est l'auteur de quatre livres de non-fiction sur la nature, l'environnement, le voyage, l'aventure. Il a été couronné par de nombreux prix. Bien qu'il soit new-yorkais, qu'il ait étudié dans le Vermont et le New Hampshire et qu'il vive aujourd'hui à Denver au Colorado, il a exercé de nombreux métiers tels que plongeur, maçon, bûcheron, pêcheur en mer, moniteur de kayak, guide de rivière et livreur de pizzas. Son second roman, Peindre pêcher & laisser mourir, vient de paraître.
Peintre en vogue, pêcheur ardent, Jim Stegner tombe dans un engrenage fatal le jour où, témoin accidentel, il prend la défense d'une petite jument maltraitée. C'est qu'il a le sang chaud, ce père en quête d'une sérénité à jamais perdue depuis que sa fille adolescente a été assassinée il y a trois ans. du jour au lendemain, son quotidien vire à la course poursuite avec d'un côté, ceux qui en veulent à sa peau pour venger la mort d'un des leurs et de l'autre, la police qui semble jouer au chat et à la souris avec lui.
J'attendais beaucoup de Peter Heller tant son premier roman paru en 2013, La Constellation du chien, m'avait ébloui. Certainement trop car ce second roman m'a déçu. Ce n'est pas un mauvais bouquin, il s'inscrit même dans un genre qui m'est souvent cher, le roman américain type : pêche et nature sauvage, cadavres et police, héros jamais totalement innocent, fatum qui s'acharne malgré une quête de rédemption etc.
Dès les premières pages j'ai compris que ce livre ne serait pas au niveau du premier, mais enfin, ça débutait bien. Car il y a de bonnes choses, cette idée de narration sur trois niveaux si on peut dire, l'histoire brute, sa narration par Jim et son écho par le biais des tableaux qu'il peint, reflets de son subconscient. Il y a aussi de belles pages quand l'écriture transpire toute la tendresse d'un père pour sa fille morte, une présence toujours présente et qu'il imagine entendre lui parler. le texte ne dit pas les choses tout de suite, elles se découvrent au fur et à mesure, plus on entre dans le roman plus la personnalité – loin d'être exemplaire – de Jim se révèle, son passé d'alcoolique, de violence déjà, contraste entre ses aspirations et ses actes.
Mais tout cela ne tient pas bien la route jusqu'au bout. le « truc » des tableaux devient lourdingue et lasse, sans compter la présentation ambigüe des faits : on ne sait que peu de choses des « méchants » tandis que le narrateur (bien que criminel) est dépeint avec empathie, ce qui crée un malaise déplaisant pour le lecteur. La dernière partie du roman est aussi bien lourdingue et bavarde.
Je reconnais être dur avec ce livre qui ne le mérite peut-être pas réellement, mais je suis tellement déçu…
PS : Si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi l'écrivain utilise à tort et à travers, la pratique du saut de ligne, double intervalle ? Surtout dans les dialogues ? Ca ne gêne pas la lecture, certes, mais c'est pour comprendre le but : faire un genre ? Intriguer ceux qui feuillettent les livres chez leur libraire ? Rendre le bouquin plus gros qu'il n'est ? Ce serait sympa d'éclairer ma lanterne, car j'aime bien comprendre les techniques d'écriture.
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Bardak
  06 novembre 2015
Sublime roman, sublime personnage de peintre, d'une touchante complexité. On vit le deuil, on vit la violence inhérente à l'homme et aux Etats-Unis, on vit la paix les deux pieds dans une rivière et une canne à la main, ou posé devant un chevalet, on vit le désir et les regrets... Bref on respire et on retient son souffle en plongeant dans la vie de ce personnage torturé et profondément ballotté par ses instincts. La nature omniprésente côtoie le pire et le meilleur de l'être humain, l'accueille en son sein, et un dialogue ininterrompu se crée entre la nature et l'humanité défaillante.
Est-ce un polar, un western ou simplement une fresque grandiose de l'Amérique, de cette terre naïve et violente, innocente et pervertie?
C'est en tout cas une lecture qui nous emporte dans un souffle romanesque épatant et qui nous hante longtemps après l'avoir terminé.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   17 décembre 2015
C'est un fan de Pablo Neruda et de Rilke. J'ai lu certains des recueils. Moi je les trouvais très différents, mais qu'Est-ce que j'en sais. Neruda qui fait surgir des petites colombes des mains de son amante et des champs de blé de son ventre et qui s'étire comme une racine dans l'obscurité, ça m'excitait les sens, vraiment. (...)
Si vous tombez dans la lecture de Neruda, impossible de vous arrêter. (p. 22)
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fanfanouche24fanfanouche24   16 décembre 2015
Jamais je n'aurais cru que je deviendrais peintre. que je pourrais créer un monde et y pénétrer pour m'y perdre. (p.11)
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Corboland78Corboland78   07 novembre 2015
Je suis resté allongé sur la couverture, nu, et j’ai pleuré. Pour le cheval. Qu’on déplaçait vers un autre lieu inconnu, où elle serait plus ou moins bien prise en charge par d’autres inconnus. J’ai pleuré pour moi, aussi, car j’avais l’impression de semer le trouble partout où j’allais. La violence qui semblait me suivre à la trace frappait sans aucun discernement et s’attaquait à tout ce qui m’entourait : chevaux, amis, voisins. J’ai pleuré. Bon sang, Jim, Irmina avait raison, il faut que tu te calmes, que tu répandes la paix autour de toi, pas le chaos. Pour la sécurité des uns et des autres. Comment a-ton pu en arriver là ?
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AllantversAllantvers   23 août 2017
J'ai peint les poissons qui sautaient hors de l'eau même si les miens ne sautaient pas vraiment mais venaient aspirer des insectes à la surface, mais je m suis dit, on s'en fout, pas la peine d'être trop littéral, et je me suis retenu de caser un poulet ou la mort dans un coin quelque part. C'est marrant, mais c'est très libérateur de m'en tenir au paysage sous mes yeux. On pourrait croire le contraire. Un type de pression particulier a disparu, une pression dont je comprenais à présent qu'elle avait toujours été un fardeau dans la béance infinie qu'est la liberté totale. Une sorte de vide qui renferme sa propre capacité d'implosion.
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OlafOlaf   24 avril 2017
J’ai éteint la télé. Installé le chevalet sur le carrelage près de la fenêtre et j’ai pris une autre toile de soixante par quatre-vingt-dix de la pile enveloppée dans une bâche, sorti mes tubes et j’ai peint un cheval couvert de poissons rouges et bleus se tenant au bord d’une falaise et perché sur un rocher, un corbeau à l’œil bleu qui l’observait. Le bec du corbeau était à moitié ouvert. Rien de plus. Ça me plaisait. Le corbeau n’était pas totalement désintéressé puisqu’un cheval mort était synonyme de grand festin, de potlatch pour corbeau, mais je crois que l’oiseau parlait plutôt de choix au cheval, lui disait qu’il n’était pas obligé de sauter. Il était clair que pour une raison ou une autre, le cheval était censé sauter et que le concept de libre arbitre lui était inconnu. Tous les événements de sa vie s’étaient présentés dans un certain ordre et soit on lui avait dit quoi faire, soit il l’avait su en son for intérieur, si bien que l’idée d’avoir à choisir entre deux possibilités n’était jamais entrée en ligne de compte.

Son instinct et son devoir entraient en conflit depuis l’intervention du corbeau. J’ai eu un peu de peine pour le cheval.

(…) En y regardant de plus près, je n’étais pas sûr que le corbeau rende service au cheval. D’après ce que j’avais pu lire sur eux je ne sais plus où, les corbeaux sont beaucoup plus intelligents que ce laisse croire leur situation. J’entends par là que contrairement à d’autres oiseaux, il leur suffit d’environ deux heures chaque jour pour trouver à se nourrir et que le reste du temps est dédié à l’amusement, aux activités facultatives. Ils sont tellement intelligents qu’ils s’ennuient facilement. J’avais lu qu’en Californie, les corbeaux mangeaient les yeux des bébés phoques et des lions de mer surtout pour le plaisir. Parce qu’ils pouvaient le faire. Ce qui ressemble davantage au comportement d’un humain. J’ai imaginé Dugar à Big Sur, dans le paysage de ses rêves, témoin d’une chose pareille. Tout ça pour dire que les corbeaux doivent passer beaucoup de temps sur terre, un cruel dilemme existentiel pour quiconque n’a pas de télévision. Du coup, j’ai regardé le tableau sous un jour nouveau : ce corbeau était plus méchant qu’il n’en avait l’air au départ. Il présentait ce choix au cheval comme le serpent avait présenté la pomme. Pauvre cheval. Cela se résumait à sauter et mourir ou à vivre hanté par cet aptitude à choisir. Ce qui, quand j’y pense, pourrait servir de définition à la conscience. J’ai eu de la peine pour à peu près tout le monde.
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Videos de Peter Heller (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Heller
David Murgia - Nathalie Dessay - Laurent Stocker - Edouard Baer - Didier Besace - Lucas Belvaux - Anne-Cécile van Dalem - Robert Mcliam Wilson - Peter Heller - Vinciane Despret - Benoit Peeters - Lise Charles - Jens Christian Grondahl - Jean Luc Outers - Brice Matthieussent - Boris Lehman - Marietta Ren - Fabrice Drouelle - Hubert Antoine - Emma Jane Kirby - Manuel Rocheman - Johann Hari - Catherine Graindorge
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