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ISBN : 2330019386
Éditeur : Actes Sud (02/05/2013)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 118 notes)
Résumé :
Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Tout. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cowboy chatouilleux de la gâchette. À la fois captivant roman d’aventures, grand huit des émotions humaines, déclaration d’amour à la nature et pure révélation littéraire, La Constellation du Chien est une version ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
01 mai 2017
Vous arrive t'il quelque fois de lever les yeux vers le ciel?
Après la chaleur écrasante d'une journée d'été. Couché dans l'herbe et attendre le crépuscule et son camaïeu de bleu, ce moment où fleurs et plantes libèrent leurs parfums, les nuées d'insectes, les hirondelles qui vous saluent de leurs petits cris. Ce genre d'instant où l'on se sent en osmose avec la nature.
Cette sensation je l'ai retrouvé dans le roman de Peter Heller " La constellation du chien".
Une pandémie a eu raison de l'espèce humaine. Dix ans que Hig et son chien Jasper survivent dans le Colorado avec Bangley un fou furieux de la gâchette. Tuer ou être tuer pourrait être leurs devise.
Ce qui reste à Hig de son ancienne vie c'est son chien et son avion un Cesna des années 50.
son job c'est chasser et survoler le territoire en quête de survivants ou de gens pas recommandable. Il aide parfois des familles qui ont contracté la maladie du sang.
Hig est un contemplatif, un rêveur qui se souvient de l'ancien temps, le temps où sa femme vivait, leurs escapades dans la montagne, leurs parties de pêche;
Quand Hig en a assez de la violence de son porte flingue il part dans la montagne avec Jasper se ressourcer, dormir à la belle étoile, inventer des constellations, serrer contre son chien. Il réinvente sa vie devant les flammes de son feu de camps, l'odeur des branches de pin ponderosa qui parfume la clairière. Ce roman m'a emporté hors des sentiers battus, un récit âpre et violent mais la poésie est toujours au rendez vous au détour d'une rivière ou de la forêt.
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le_Bison
23 juillet 2013
Une nuée d'étoiles scintillent dans le ciel obscur. Je les regarde allongé sur mon hamac de fortune. A l'écoute du moindre bruit, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Souvenir. Une femme, ma femme. Morte, il y' a plus de neuf ans. C'était juste après. L'apocalypse. Un virus dévastateur à rendre les vaches folles encore plus folles et à terrasser les humains plus vite que le vol en piqué d'un faucon sur sa proie plus effrayant que le hurlement d'un coyote affamé. Ces étoiles, en forme de casserole ou de chien. Un ours. Un élan. Cela fait combien de temps que je n'ai pas mangé de l'élan. C'était juste avant. L'apocalypse. Les élans n'ont pas bien vécu cette affaire, comme tant d'autres, comme ma femme. Mon chien, Jasper qui se fait vieux. Chut. J'entends un bruit. Saute à terre. Respire. Prends la lunette de visée. Respire. Tire. Une fois, deux fois. Trois morts. Quatre. J'enterre le petit enfant. Je découpe les adultes que je trempe dans de la saumure. Jasper, tu auras un repas de roi. Plus de larmes, plus de pleurs. Asséché. Comme la rivière. Plus aucune truite. Neuf ans que l'apocalypse a tout basculé. Reste sur tes gardes. D'autres peuvent arriver, avec des arcs ou des glocks.
Les phrases sont courtes, directes. du rythme et de la sauvagerie. La survie. Survivre, j'enchaîne ces histoires. Peter Heller. Un premier roman percutant. J'enchaîne les romans percutant. Tripes remuées et tripes à l'air. Absence de pitié quand la peur est là. Absence de larme quand le désespoir est là. Absence de concession quand la survie est en jeu. On tire d'abord, on pose les questions après. Que me reste-t-il neuf ans après l'apocalypse. Un bout de terre, quelques patates, un bout de forêt, quelques baies, un vieux Cesna que j'aime surnommer « la Bête », un vieux chien. Et une douleur lancinante : celle d'un deuil non accepté.
De la poussière. du souvenir. Un homme. Un chien. Un vieux. La « Bête ». Un deuil. Reconstruction. Amour. Quand l'apocalypse survient, les survivants peuvent-ils encore survivre, peuvent-ils tout simplement vivre, peuvent-ils se projeter vers un avenir incertain, peuvent-ils [re]découvrir l'amour, l'amitié. AIMER. Et pleurer. Tout est possible. Après l'apocalypse, des tonnes d'émotions et de rage te submergent, t'envahissent, t'emprisonnent. Tu peux faire des choix. Celui qui consiste à mettre tout en oeuvre pour survivre. Celui qui te mènera à des conduites suicidaires ou autodestructives. Celui qui te rapprochera de ton voisin, ou de cet(te) inconnu(e) avec son passé, son histoire. Pour cela, tu as des grenades, et un coeur qui ne demande qu'à battre de nouveau. La chamade et l'humain. Ce roman est singulier. Je ne parle pas d' « happy end » mais juste de reprendre le sens de la vie. Ce n'est pas de l'optimisme, c'est juste de l'humain au sens noble du terme. Âme. Souffle et respire. Deux coeurs qui battent, un chien qui contemple les étoiles, sa propre constellation.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Shan_Ze
03 octobre 2016
Neuf ans après la Fin de Tout, dans le petit coin perdu du Colorado, ils sont trois : Hig, son chien Jasper et la Bête, son avion. Il y a aussi le voisin, Bangley, qui aime plus agir que parler. Mais il a la main et le fusil sûr, il sait tirer et c'est un atout maintenant que le monde est devenu dangereux. Parce qu'il y a neuf ans, il y a eu la Grippe puis la maladie du sang…
J'étais curieuse de savoir ce que ce livre allait donner et même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'ambiance du roman, j'ai été captivée par l'écriture poétique de Peter. C'est un livre silencieux, beaucoup d'observations de la nature, des animaux mais aussi une amitié qui n'a besoin que de peu paroles, des souvenirs d'un amour brutalement retiré… Des voyages. Un avion survolant tout. Des paysages qui défilent… de l'espoir.
Rassurez-vous, il y a aussi de l'action mais ça reste un roman contemplatif dans une atmosphère post-apocalyptique. Un livre qu'il faut prendre le temps de savourer pour comprendre le personnage. Je ne pense pas m'arrêter à La constellation du chien, je veux lire ses autres oeuvres.
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myrtille81
06 juillet 2013
C'était il y a neuf ans, la Fin de Toute Chose. Peu de survivants. Parmi eux, il y a Hig. Hig adore la pêche (le no killing), la nature et affiche une naïveté assumée quand il s'agit de rapports humains. Alors, s'il a survécu, c'est avec l'aide de Bangley, un taciturne mordu d'armes. Mais survivre ne va pas être suffisant à ce doux rêveur.
La constellation du chien est un roman post-apocalyptique ; deux épidémies et le réchauffement climatiques ont décimé une très large partie de la population et plusieurs espèces animales. le chaos et la loi du plus fort gouvernent, la vie est réduite à la seule survivance. Pour autant, Peter Heller a su donner à son roman une véritable originalité.
La constellation du chien est un roman très intérieur et contemplatif. Hig est un rêveur passionné de poésie. Malgré le chaos environnant, il n'arrive pas à se défaire d'une nature idéaliste. Durant ses longues échappée dans la montagne ou dans "la Bête", son vieil avion Cessna, il médite sur la perte, la douleur, les relations humaines.
Et s'il tue et devra tuer encore, Hig ne rentre jamais dans une surenchère. Chaque mort reste une tragédie, jamais il ne perd pas son humanité.
La nature tient une grande place dans ce roman qui nous offre de longues descriptions de la nature environnante, de la nature disparue. Hig, pêcheur passionné, ressent la disparition des espèces de façon très puissante.
Enfin, l'écriture singulière, qui nous aide à rentrer dans l'état d'esprit de Hig. Les phrases sont courtes, souvent décousues et hachées. Elles sont le reflet du mental de Hig, un cerveau fatigué par les évènements et déconnecté. Cette écriture nous fait ressentir sa solitude, lui qui n'a pas eu de conversations structurées depuis longtemps, et son égarement dans ce monde totalement déstructuré.
Je remercie vivement Babelio et les éditions Actes Sud pour l'envoi de ce roman, ce fut une si belle découverte !

Lien : http://mumuzbooks.blogspot.f..
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Rebka
27 octobre 2016
Un truc que j'aime bien - après la fin du monde - c'est qu'il n'y a plus de gentils ou de méchants. Pour continuer à vivre, tout le monde est obligé (oui c'est vrai m'sieur, j'avais pas le choix, je devais le buter sinon) de faire passer ses intérêts en premier et de faire ce qu'il a à faire sans se poser de question. Bref, y'a que des peaux de vaches. Simplement il y a ceux qui aiment ça, et ceux qui se forcent. D'ailleurs ça laisse songeur non ? Parce que finalement ça ne change pas grand chose hein ? merde quoi c'est les boules, même après la fin du monde on est encore obligé de faire des trucs qu'on n'a pas envie de faire. Ce n'est donc pas le paradis, bah non. Mais pas l'enfer non plus. Oh la calmez-vous ! J'en vois déjà qui poussent des hauts cris mais franchement, en toute objectivité, si on démerde bien y'a moyen de se la couler douce dans un petit coin pépère avec pas trop de cons autour de soi. Et ça, ce dernier point, c'est un vrai plus. Par rapport à aujourd'hui je veux dire.
Mais je m'égare, revenons à nos moutons. Donc il y a ceux qui aiment ça, et les autres. Dans ce bouquin on trouve un échantillon de chaque, et en voyant comment ils s'en sortent on se dit que c'est bien qu'il reste un peu des deux, et en poussant plus loin la réflexion on se dit que c'est même mieux - si jamais on doit se retrouver à deux seulement sur un coin de terre - d'être avec quelqu'un qui ne nous ressemble pas. Et tant pis pour la conversation ou les parties de fou rire, de toutes manières après la fin du monde on a d'autres chats à fouetter non ? Bangley et Hig sont la preuve scientifique que le principe de complémentarité est vital pour la survie. Avec deux Hig, ils n'auraient pas tenu trois mois avant de se faire avoir par leur bon coeur et leur foutue envie de croire en l'humain dans l'être. Avec deux Bangley, c'était pas mieux, je ne sais pas dire combien de temps ils auraient tenu avant de se mettre sur la gueule jusqu'à la mort de l'un, tellement rongés qu'ils étaient par le doute et la conviction que l'autre essayait de le doubler. On se sait pas trop comment ces deux là se sont retrouvé ensemble mais c'était finalement ce qui pouvait leur arriver de mieux. Eh oui, il se trouve que le mariage arrangé à parfois du bon.
Après, pour l'amour, c'est autre chose évidemment... Mais quand même, dans ce livre, de l'amour on en trouve aussi, un peu partout d'ailleurs - aussi surprenant que cela puisse paraître. D'abord bien évidemment l'amour de Hig pour Jasper, son chien. À propos, je fais encore une parenthèse sous forme de note à moi-même : penser à prendre un chien un peu avant la fin du monde. Si si, c'est pas des conneries. J'avais déjà relevé cette astuce de survie à la lecture de World War Z et ça se confirme ici : un chien est d'une utilité extrême dans la vie après le monde. Ça se voit aussi dans Je suis une légende (livre ou film) mais bon tout de suite ça plombe l'ambiance car quand le chien meurt c'est troOoop triste. Fin de la parenthèse.
Je parlais d'amour donc. Vous trouverez dans ces pages bien d'autres sortes d'amour mais je ne vais pas détailler car ça reviendrait à faire du gros spoil. J'ai juste envie de dire encore un truc philosophique auquel ce livre m'a fait penser : Adam et Eve, sincèrement, comme début de l'histoire des temps c'est pas très (du tout) crédible - on est d'accord - mais là, après la fin du monde, ça prend tout de suite une autre dimension et on se dit oui, bah ouais pourquoi pas. Voilà, ça n'a pas beaucoup de sens présenté comme ça mais c'est tout ce que j'ai en rayon.
Pour conclure, je dois dire que j'ai vraiment adoré cette lecture. Du grand art. Et puis cette façon d'écrire très spéciale, ce découpage et cette non finition des phrases, ça colle trop bien au propos. Peter Heller écrit comme on parle quand on a une boule dans la gorge et le coeur serré, direct ça prend aux tripes et on est aspiré dans l'histoire, on avance à pas de loup avec toujours un peu l'angoisse de ce qu'on va trouver à la prochaine ligne. Terrible. Je kiffe.z
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Les critiques presse (1)
Lexpress01 juillet 2013
Mélange de roman postapocalyptique (à la manière de Je suis une légende) et de fable écologiste, La Constellation du chien montre la naissance d'une nouvelle étoile de la littérature américaine : Peter Heller. Alliant dans une écriture sans effets le récit d'errance et les souvenirs, il livre une émouvante ode à la nature. Tant qu'il y aura des truites...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison11 juillet 2013
Je me tenais à l’ombre de l’arbre dans l’air frais de la rivière et je laissais le son, la brise légère me traverser de leur souffle. J’étais une coquille. Vide. Portez-moi à votre oreille et vous entendrez le ressac lointain d’un océan fantôme. Le néant, c’est tout. La plus infime pression du courant ou de la marée pourrait me renverser, me chavirer. Je m’échouerais. Ici sur le rivage, je m’assècherais et blanchirais et le vent me décaperait et me durcirait, arracherait les fines couches de l’épiderme jusqu’à ce que je sois cassant, de l’épaisseur du papier. Jusqu’à ce que je m’effrite dans le sable. Voilà comment je me sentais. Je dirais que c’était un soulagement enfin de n’avoir rien, rien, mais j’étais trop creux pour assimiler ce soulagement, trop vide pour le porter.
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le_Bisonle_Bison08 juillet 2013
Il y a une douleur que tu ne peux pas soulager par la pensée. Ou par la parole. Si tu avais quelqu’un à qui parler. Tu peux marcher. Un pied devant l’autre. Inspirer expirer. Boire de l’eau de la rivière. Pisser. Manger de la viande de gibier. Laisser la viande sur le chemin pour les coyotes les geais. Et. Impossible de métaboliser la perte. Elle est dans les cellules de ton visage, de ta poitrine, derrière les yeux, dans les méandres de tes entrailles. Muscle tendon os. Elle est toi tout entier.
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michemuchemichemuche23 avril 2017
Est-il possible d'aimer si désespérément que la vie en devient insupportable ? Je ne parle pas d'un amour à sens unique, mais de ce qui suit le moment où l'on tombe dans l'amour. Quand on baigne dedans et que l'on est saisi de désespoir. Parce qu'on sait qu'il finira, parce que c'est ce qui arrive. La fin.
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michemuchemichemuche22 avril 2017
Vous avez déjà lu la bible ? je veux dire, en prenant votre temps comme si c'était un vrai livre ? Allez jetez un coup d'œil aux Lamentations. C'est là qu'on en est, plus ou moins. On se lamente, plus ou moins. On se vide le cœur comme on fait couler de l'eau, plus ou moins.
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TheomaTheoma02 janvier 2014
Je laisse tourner la Bête, je garde des réserves d'Avgas 100, j'anticipe les attaques. Je ne suis pas si vieux, je ne suis plus si jeune. Dans le temps, j'aimais pêcher la truite plus que tout au monde ou presque.

Mon nom, c'est Hig, un nom un seul. Big Hig, si vous en voulez un autre.

Si je me suis déjà réveillé en larmes au milieu d'un rêve, et je ne dis pas que c'est arrivé, c'est parce qu'il ne reste plus une truite, plus une. La truite mouchetée, arc-en-ciel, fario, fardée, dorée, plus une.

C'en est fini du tigre, de l'éléphant, des grands singes, du babouin, du guépard. De la mésange, de la frégate, du pélican (gris), de la baleine (grise), de la tourterelle turque. Je n'ai pas pleuré jusqu'à ce que la dernière truite remonte le courant sans doute en quête d'une eau plus froide.

Melissa, ma femme, était une vieille hippy. Pas si vieille. Elle était belle. Dans cette histoire, elle aurait pu être Ève, sauf que je ne suis pas Adam. Je suis plus du genre Caïn. Ils n'avaient pas de frère comme moi.

Vous avez déjà lu la Bible ? Je veux dire, en prenant votre temps comme si c'était un vrai livre ? Allez jeter un coup d'oeil aux Lamentations. C'est là qu'on en est, plus ou moins. On se lamente, plus ou moins. On se vide le coeur comme on fait couler de l'eau, plus ou moins.

Ils disaient qu'à la fin, ça se refroidirait après s'être réchauffé. Un gros refroidissement. On l'attend toujours. Elle est drôlement surprenante, cette bonne vieille Terre, et des surprises, elle en faisait déjà avant de se séparer de la Lune qui, depuis, n'en finit plus de lui tourner autour comme le jars autour de sa défunte compagne.

Finies les oies. À peine quelques-unes. En octobre dernier, j'en ai entendu qui cacardaient comme avant et je les ai vues, cinq qui ressortaient sur le bleu du ciel froid et purifié au-dessus de la crête. Cinq de tout l'automne, aucune en avril.

Je récupère l'Avgas 100 avec la pompe manuelle dans l'antique réservoir de l'aéroport quand il n'y a pas de soleil, et j'ai aussi le camion qui faisait les livraisons de fuel. Plus d'essence que la Bête ne pourra en brûler durant ce qu'il me reste de vie si je limite mes sorties aux environs, ce qui est bien dans mes intentions, pas le choix. C'est un petit avion, un Cessna 182 de 1956, un bijou. Crème et bleu. M'est avis que je serai mort avant que la Bête ne rende l'âme. J'achèterai la ferme. Quarante hectares de basses terres pour le foin et le maïs dans une région où il court encore une rivière à l'eau froide dégringolant des montagnes pourpres et gorgée de truites mouchetées et fardées. 

Avant ça, j'effectuerai mes tours de piste. Aller et retour. 
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Peter Heller - Peindre, pêcher et laisser mourir .À l'occasion de la 8ème édition du festival America, le festival de littératures et cultures d'Amérique du Nord, Peter Heller vous présente son ouvrage "Peindre, pêcher et laisser mourir" aux éditions Actes Sud et traduit en français par Céline Leroy. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/171087/peter-heller-peindre-pecher-et-laisser-mourir Notes de Musique : "TENNESEE HAYRIDE" by Jason Shaw - Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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