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Alice Delarbre (Traducteur)
EAN : 9782365698436
464 pages
Editions Les Escales (26/10/2023)
3.68/5   107 notes
Résumé :
Le retour tant attendu de Victoria Hislop, la star internationale qui a conquis près de 5 millions de lecteurs français depuis L'Île des oubliés.

Helena a grandi entre l'Angleterre et la Grèce. Bien qu'en conflit avec sa famille, sa mère grecque l'envoie chaque été à Athènes auprès de ses grands-parents. Helena y découvre un pays, une culture et une langue qui la fascinent. Tous les ans, elle attend impatiemment de retrouver ces paysages ensoleillés. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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L'ile des oubliés m'a laissé un excellent souvenir, ce ne sera pas le cas de la statuette qui souffre, à mes yeux, d'une intrigue qui commence réellement au chapitre 33, début de la quatrième partie, met en scène des acteurs décrits de façon caricaturale, et d'une traduction qui « coche les cases » sans élégance.

Héléna, née d'un père britannique et d'une mère grecque, rend visite chaque été à ses grands parents à Athènes. Pappou, son grand-père, général, fut un bourreau de la dictature militaire ; sa grand-mère Eleni vit docilement dans son ombre en profitant d'un statut financier et sociable confortable. Mary, maman d'Hélèna, brouillée dès l'adolescence avec son père, a fui la république hellénique, et n'y est jamais revenue.

En plus de trois cents pages, aussi indigestes qu'une Moussaka, la romancière traine à faire d'Héléna l'héritière de la fortune de ses grands parents, pendant que Nick, un séduisant comédien abuse de sa naïveté et de son inexpérience, notamment lors de fouilles archéologiques sur une ile de la mer Egée.

La quatrième partie plonge, enfin, le lecteur dans une intrigante affaire de « biens mal acquis » par le tyrannique papou, d'un traffic de trésors archéologiques orchestré par Arsenis, son neveu, et permet à Médée de se venger de Jason, ou plutôt à Héléna de prendre sa revanche sur Nick.

Ce dénouement est riche de rappels historiques sur la dictature des colonels grecs, et sur les filières de trafics archéologiques, mais ces 150 pages suivent 350 pages sans réel intérêt. D'où ma déception.
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J'avais dévoré l'île des oubliés de la même auteure... je n'ai pas retrouvé la même envie et le même plaisir dans ce nouvel opus de Victoria Hislop. Bien sûr, on retrouve la Grèce en toile de fond et c'est toujours un grand plaisir d'y retourner. L'auteure sait parfaitement la décrire et on a l'impression d'y vivre avec elle. Pourtant, l'histoire qui met en scène la vie d'une petite fille dans les premiers chapitres, Héléna, née d'un père Britannique et d'une mère Grecque, ne saura pas me happer tel que l'aura fait le premier roman de cette auteure, qui reste son chef d'oeuvre incontesté. Je l'ai trouvé incroyablement long. Les premiers chapitres nous initient à l'Histoire de la Grèce, dans ce qu'elle a de sombre.
Au décès de ses grands-parents, elle héritera de leur appartement, qui sera source de découvertes pas toujours très heureuses. La jeune femme qu'elle deviendra, se rapprochera encore de ses racines helléniques. Pourtant, c'est au chapitre 33 qu'on a l'impression que l'histoire commence, ce qui peut paraître étrange. On y découvre le trafic d'oeuvres d'art, si courant dans certains pays et particulièrement en Grèce.
Donc beaucoup de passages longs ! On a parfois l'impression que l'histoire n'avance pas malgré le plaisir de retrouver la Grèce et cette auteure. Un peu dommage!
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Je n'avais encore lu aucun des romans de Victoria Hislop, mais j'avais beaucoup entendu de cette auteure. Pour moi, cette lecture fut une belle découverte. Merci a Babelio et aux éditions Les Escales pour cet envoi lors d'une Masse Critique.

Dans ce roman, on suit Helena de sa jeunesse à sa vie d'adulte. Helena est issue de 2 cultures. Sa maman est grecque et son père est anglais. Chaque été, Helena part en vacances chez ses grands-parents en Grèce. Elle apprend à connaître, à aimer ce pays et sa culture. Au décès de ses grands-parents, Helena apprend que son grand-père a participé à la Dictature des Colonels, et qu'il a acquis de nombreuses oeuvres d'art de façon illégale.Elle découvre des secrets sur sa famille.
Helena est un personnage attachant. On suit son évolution dans la vie. On partage ses joies, ses peines, ses envies. Elle devient une femme forte et courageuse. Les personnages secondaires n'ont pas une description psychologique très approfondie, certains sont sympas d'autres moins.
A travers ce roman, j'ai pu en apprendre plus sur l'histoire, la culture, découvrir les paysages de ce pays. L'auteure a su me plonger dans l'ambiance . C'est un pays que je connais très peu finalement. le thème du vol et trafic d'antiquités est également abordé dans ce roman.
L'auteure a un style d'écriture clair et fluide. La lecture est addictive. A partir de faits réels, l'auteure nous entraîne dans une fiction au travers du personnage d'Helena. Il y a une intrigue avec des rebondissements et une pointe de suspense.
Un roman qui est loin de mes lectures habituelles, mais avec lequel j'ai passé un agréable moment de lecture, et qui m'a donné envie de découvrir d'autres romans de cet auteure.
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Encore une fois, j'ai été plus que séduite par le dernier roman de Victoria, auteure que j'adore depuis L'île des oubliés, son premier roman.
Victoria manie avec grand art la romance et l'Histoire afin de toujours mettre en avant des événements historiques peu connus (du moins par moi).
Grâce à ce roman, je suis retournée avec en Grèce accompagnée par Helena, enfant, pour y passer des vacances, entourées de ses grands parents qu'elle ne connaît pas et pour y apprendre sa deuxième langue maternelle et ses coutumes.
Sa grand-mère et Dina, la bonne, sont très accueillantes et douces, au contraire de son grand-père, le Général Papagiannis un homme plus que froid, autoritaire et sans coeur. Mais les événements politiques en Grèce vont la contraindre à ne plus pouvoir y aller chaque été.
Elle y retournera adulte et découvrira alors l'ampleur du désastre commis par son grand-père qu'elle déteste, tout cela sur un fond de fouilles archéologiques et de vol. Elle va alors tout faire pour comprendre et accepter son héritage familial fort complexe.
Divers questionnements s'enchaînent dans ce roman : qui est autorisé à faire des fouilles ? selon quelles procédures ? qui sont les propriétaires des trouvailles ? comment faire lorsqu'on hérite d'un passé lourd, qui sent mauvais dont on aimerait se débarrasser le plus rapidement possible ? doit on supporter les agissements et erreurs commis par nos aïeuls ? quelle vengeance est possible, tout en restant dans la légalité ?
Le talent de conteuse de Victoria n'est plus à démontrer et ici, elle en fait, une nouvelle fois, une preuve éclatante. La grande Histoire se mêle à l'histoire de ses personnages hauts en couleurs et aux caractères bien dessinés.
Grâce à cette lecture, j'ai énormément appris sur la situation politique de l'époque là-bas en Grèce et sur les fouilles archéologiques et les problèmes s'y afférant.
La plume de Victoria est plus qu'addictive, captivante dans cette oeuvre bouleversante, immersive et riche en émotions.
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Le commentaire de Lynda :
Ce n'est pas le premier roman de Victoria Hislop que je lis, quand je pense à cette auteure, je ne peux m'empêcher de penser à L'île des oubliés, qui avait été un foudroyant coup de coeur, la preuve, c'est que même une dizaine d'années après ma lecture, je m'en souviens encore très bien.
On se retrouve en Grèce, Helena a hérité de ses grands-parents, Giagia et Pappou, impossible pour elle de ne pas se rappeler tous les souvenirs, beaux et moins beaux que cet appartement lui rappelle, il faut dire qu'elle passait tous ses étés avec eux, pour la raison que sa mère voulait qu'elle connaisse la culture grecque, et personne de mieux placés que les grands-parents pour le faire. Il faut dire que la mère d'Helena avait quitté la Grèce et était restée en froid avec eux. Bien qu'Helena adore sa grand-mère, ses sentiments sont assez mitigés pour son grand-père, homme dur, un peu dictateur et qui fait peur.
Ses séjours arrêteront pour elle à cause des tensions politiques en Grèce.
Quand elle y retourne, elle fera la connaissance de Nick, qui va l'entraîner sur un site de fouilles archéologiques, disons que c'est à ce moment que mon intérêt a un peu baissé.
C'est toute une enquête qu'Helena va entreprendre, mais c'est aussi plein de secrets qu'elle va déterrer, plusieurs qui vont démontrer que son grand-père était presque un monstre.
J'ai quand même aimé ma lecture, suspense, secrets, famille, tout y est pour nous offrir une bonne lecture. Quelques longueurs, que je crois parfois nécessaires. Dans l'ensemble une bonne histoire, une belle plume, elle sait vraiment combiner l'histoire réelle et le roman, ce qui est un plus pour cette lecture.
Si vous aimez les romans historiques, je vous recommande vraiment !
Lien : https://lesmilleetunlivreslm..
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critiques presse (1)
Lexpress
30 octobre 2023
L’auteure du best-seller "L’Ile des oubliés" publie son 9e roman, "La Statuette", sur fond de dictature de colonels et de pillage des œuvres d’art antique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Sally, elle, était fin prête pour son poste de chargée de relations publiques. Elle avait hâte de démarrer sa carrière. Pendant ses trois années à Oxford, sa formation avait consisté à jouer la comédie et à faire la fête, elle était donc parfaitement préparée pour la vie active. Elle avait reçu une proposition d'emploi lors d'une journée portes ouvertes. Elle avait obtenu son diplôme en lettres à coups de bluff, persuadant ses enseignants qu'elle avait parfaitement digéré les œuvres de Dickens et de Shakespeare, quand elle s'était en réalité contentée de lire des fiches de révision pour lycéens. Le directeur des ressources humaines qui l’avait recrutée avait été convaincu sur-le-champ qu'elle possédait toutes les qualités requises pour un poste de chargée de clientèle débutante dans la boîte de relations publiques Bell and Bell.

Les deux jeunes femmes n'auraient pas pu être plus différentes. Sally occupait toujours le devant de la scène, quand Helena se satisfaisait des coulisses, et pourtant leur amitié était solide. Elles se quittaient à regret et avaient décidé de partager un appartement une fois qu'Helena serait, elle aussi, diplômée.
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Haris se surprit à contempler une fois encore Helena, aux joues rosies par les flammes. Il l'imaginait incarnant Hestia, la déesse du foyer, et du feu sacré, toujours représentée avec une chevelure rousse flamboyante. Il était de plus en plus fasciné par cette fille à moitié grecque au physique éthéré.

Helena, quant à elle, était perdue dans ses pensées. Dès l’instant où elle avait remis les pieds à Nisos, des souvenirs l’avaient assaillie, et plus particulièrement ceux de son arrivée lors de ses deux séjours précédents. Avec le recul, elle mesurait combien il y avait eu un léger malaise à chaque fois, en dépit des paroles doucereuses de Nick et de son ardeur par laquelle elle s'était laissé convaincre. À présent, elle comprenait que ses doutes étaient parfaitement fondés. Naïveté ou inexperience, peu importait le nom qu'on lui donnait. La colère bouillait en elle. Elle n'oubliait pas un seul instant la raison de leur présence ici. Elle voulait punir son « onde » et Nick pour leurs crimes cyniques, et le souvenir du large sourire de ce dernier, assis à côté d'Arsenis dans sa voiture, ne faisait qu'asseoir sa détermination.
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— Et notre belle idole ici nous apprend une leçon encore plus importante. Elle nous apprend qu'il subsistera toujours une part de mystère. Elle nous apprend que depuis de nombreux millénaires nous vivons avec la notion du divin. Que nous avons toujours vénéré une entité qui nous dépasse. Et que, peut-être, le jour où nous cesserons de le faire, nous cesserons d'être humains.

Ses mots restent suspendus dans l'atmosphère, et Helena songe brièvement à son grand-père et à Ligakis, à Arsenis et à Nick Jones. Elle est persuadée qu'ils ne croyaient pas à l'existence d'un être ou d'une chose les dépassant. Et qu'ils ont, par là même, cessé d'être humains.
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C'est l'une des vérités intangibles de l'univers, poursuivit-il comme si il lui faisait cours. La beauté existe. Et elle est la chose la plus précieuse qui soit. Pourtant aucun de nous ne peut vraiment la définir ou convenir avec quiconque des formes qu'elle prend. Mais quand on la croise, on est ensorcelé.
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_C'est presque ironique, non, que les choses les plus importantes que nous ayons apprises sur cette civilisation nous viennent des habitudes funéraires de ses membres. A partir de leur mort, nous essayons de déduire leurs habitudes de vie.
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Vidéo de Victoria Hislop
Extrait du livre audio "Cette nuit-là" de Victoria Hislop lu par Clara Brajtman. Parution CD et numérique le 11 mai 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/cette-nuit-la-9791035407469/
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