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EAN : 9782889440221
416 pages
Éditeur : Slatkine et Cie (27/10/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Elle s’appelle Rachel et vit au paradis.
C’est à Saint-Thomas, une île caraïbe, à la fin du XVIIIe siècle. Comme beaucoup de familles chassées par les pogroms, les Manzana Pomié, se sont réfugiés là, dans ce comptoir danois où tous vivent dans le rêve et la vénération de la France.
Rachel l’enfant sauvage grandit, épouse Isaac Petit, veuf, trois enfants, lui en donne trois autres. Isaac meurt alors qu’elle attend le quatrième. Rachel élève les sept, re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Ladydede
  20 juillet 2020
Un mariage contre nature raconte l'histoire de Rachel.
C'est une fille unique d'un marchand juif de l'île de Saint Thomas. Elle a toujours eu une relation privilégiée avec son père et une relation conflictuelle avec sa mère.
Rachel est une enfant sauvage avec un caractère bien déterminé qui sait ce qu'elle veut dans la vie. Malheureusement en 1807 ce n'est pas bien vu...
Ce n'est pas tout ce que réserve le destin de cette jeune femme. Mariée très jeune à un veuf, père de trois enfants, Rachel se retrouve très vite veuve, à la charge de six enfants tout en étant enceinte d'un nouvel enfant. Très vite, la famille de son mari envoie sur l'enclave danoise le neveu du défunt pour aider Rachel. Mais tout ne se passe pas comme prévu, Rachel tombe amoureuse de ce jeune venu.
Vous l'aurez compris, ce roman d'Alice Hoffman retrace toute la vie de Rachel, qui comme nous l'apprendrons plus tard, sera la mère du célèbre peintre Camille Pissaro.
L'histoire de cette femme est fascinante et très avant gardiste pour le début du XIXe siècle.
On y découvre le tempérament de Rachel, mais aussi son amour pour cet homme jusqu'à la fin de sa vie. On tourne rapidement les pages de ce roman. J'y ai appris beaucoup de choses notamment sur la communauté juive vivant à l'époque sur l'île de Saint Thomas, sur la vie là bas mais aussi sur la passion de Camille Pissaro.
Bref, c'est une lecture passionnante que je recommande fortement.
À lire !
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Kay13
  11 avril 2020
Un mariage contre nature de Alice Hoffman
Elle s'appelle Rachel. Nous sommes en 1807. Rachel est juive et sa famille a quitté l'Espagne, la France, Haïti, avant de se réfugier dans cette enclave danoise, Saint Thomas. Rachel est indomptable, n'en déplaise a la communauté juive.
Mariée jeune a un homme veuf père de trois enfants, puis maman de quatre enfants, elle découvrira l'amour après le décès de son mari dans les bras du neveu de celui ci, dépêché sur place par la famille française. En dépit du courroux de la communauté juive, ils se marieront et auront ensemble trois autres fils, Alfred, Aaron et Camille. Leur nom de famille ? Pissarro !
Ce livre est un régale... tout d'abord, de par son face à face avec l'histoire juive : peuple chassé, société hiérarchisée, difficulté à être une femme dans un clan hyper-masculinisé et difficulté à sortir du rang pour faire sa vie à sa guise. Nous retrouvons également les derniers esclaves, la problématique du retour à la liberté même après l'arrêt officiel de l'esclavagisme.
Ce récit est une immense histoire d'amour entre Rachel et Frédéric... récit courage d'une femme prête à tout braver pour faire entendre sa voix et assumer ses choix. Récit vérité de la place de la femme au 19ème.
C'est une plongée vertigineuse dans la famille et ses secrets, le qu'en dira-t-on et la puissance du regard des autres. Un immense chant d'espoir et une ode à la vie et aux couleurs, à l'amitié.
J'ai adoré lire l'histoire de la famille Pissaro et de ce peintre aux multiples facettes, qui a hérité de sa mère sa propension a un amour véritable et la recherche d'un absolu, n'en déplaise à tous.
Je vous le conseille vivement... c'est une pépite d'art et de culture ! Ça sent les embruns, la mélasse, le rhum et le soleil !
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critiques presse (1)
Lexpress   28 novembre 2016
Une histoire de rebelles traversée de colibris irisés, d'arbres aux feuilles de sang, de parfum aérien du jasmin, des claquettes d'une averse tropicale, de sorciers ravinés. On se croirait dans un tableau du Douanier Rousseau. Et puis non, c'est du Pissarro, incandescent et chatoyant.


Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
J’avais beau être née ici, j’avais toujours eu la conviction que ce n’était pas mon véritable chez moi. J’étais piégée sur cette île un peu comme ces gens qui avaient traversé le ciel et ne pouvaient rien faire d’autre que contempler la lune par-delà les distances infinies. Mais moi, contrairement à eux, j’atteindrais ma destination.
Dès l’âge où je sus lire, je trouvais de la consolation dans la bibliothèque de mon père, où il collectionnait des cartes de Paris, dont certaines réalisées par le grand cartographe Nicolas de Fer. Je promenais ma main le long de la Seine et mémorisais les parcs, les minuscules rues tortueuses et les allées du jardin des Tuileries, créé en 1564 par Catherine de Médicis, couvert de glace en hiver, froide féerie. Ce fut mon père qui le premier me raconta Paris, comme son père le lui avait raconté, et pour nous, Paris était le lieu où toute beauté commençait et finissait.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
Jeune lectrice, je me passionnais en premier lieu pour les Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : Contes de ma mère l’Oye, que les Anglais appelaient Mother Goose. Dans tous les contes merveilleux collectés par Charles Perrault, il y avait le dard de la vérité. En tournant les pages, j’avais l’impression d’avoir des abeilles au bout des doigts, car jamais je ne m’étais sentie plus vivante qu’en lisant. Les histoires de Monsieur Perrault m’expliquaient mon propre monde. Je ne comprenais peut-être pas tout ce que je ressentais mais je savais qu’un seul de ses chapitres était plus édifiant que cent conversations avec ma mère.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
J’avais observé la vie d’autres jeunes femmes et le mariage semblait être un chemin ardu et hasardeux. L’on perdait beaucoup d’enfants, souvent en bas âge, de la malaria, de la fièvre jaune, de la variole, et de jeunes mères mouraient en couches ou des suites de couches. Même avec l’aide de servantes, le mariage était un rude labeur, un destin que je n’enviais aucunement.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
Les gens venant d’Europe prétendaient ne pouvoir faire la différence entre l’été et l’hiver sur une île au climat aussi doux que la nôtre. Il est clair qu’ils ne connaissaient point cette île. Nous avions des passages de pluie et de vent, des nuits bleues où un fil froid serpentait à travers toutes les maisons, mordait les bébés et les faisait pleurer. Au cours de telles nuits, les poissons dans les étangs viraient au noir et flottaient à la surface. Les feuilles du jasmin se recroquevillaient comme de petites grenouilles. Mais l’été, tout devenait en un instant d’un blanc lumineux incandescent, avec des étincelles dans l’air aussi brûlantes que des flammes. La chaleur assommait les gens qui n’y étaient point habitués.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
Je songeais aux contes de fées que j’avais lus et à la soudaineté des métamorphoses. Dans une histoire, un garçon trop laid pour être regardé se voit transformé par sa propre astuce et par l’amour. Dans une autre, une fille reçoit le don de chanter comme un rossignol. Peut-être étais-je attirée par les histoires dans lesquelles les gens découvraient leurs vrais désirs parce que je me sentais énigmatique à moi-même. Les émotions bouillonnaient en moi mais je n’étais pas certaine de la nature de ces sentiments. Je savais que je n’étais pas belle et je savais aussi que pour une jeune femme, dans notre monde, cela importait et pouvait souvent changer une destinée. Je faisais de mon mieux avec ce que j’avais.
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