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Alexis Fouillet (Traducteur)
EAN : 9782268069982
576 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (30/11/-1)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Vik et Stubo 04

Source : 4ème de couverture du livre (ISBN 978-2-268-06998-2) - dépôt légal édition oct. 2010

24 décembre 2008. L'évêque de Bergen est poignardée à mort dans une rue déserte. L'inspecteur principal Ingvar Stubø est chargé de l'enquête. Pour lui, ce crime n'a pas de mobile : pourquoi une femme de soixante-deux ans, mariée, mère de famille aimée, serait-elle prise pour cible ?

Alors qu'Ingvar recherche l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
maevedefrance
  10 mars 2011
Un homme est retrouvé mort la veille de Noël dans le port d'Oslo. Un artiste, Niclas Winter est retrouvé mort chez lui. Une femme semble ne jamais être arrivée à destination et est finalement retrouvée morte dans la cave l'hôtel Continental. Au premier abord, la plupart de ces décès ressemblent à des suicides. Mais lorsque l'évêque de Bergen, Eva Karin Lysgaard est retrouvée poignardée en pleine rue le matin de Noël, l'émotion est grande et le doute s'installe. Cette femme était très appréciée. Yngvar Stubo est chargé de l'enquête et il se rend immédiatement chez le mari de celle-ci. Sa femme, criminologue, juriste et thésarde en psychologie, retrouve une amie d'enfance, Karen, spécialisée dans les crimes haineux aux Etats-Unis. Elle apprend également par son biais que l'évêque était progressiste, sauf en ce qui concerne l'avortement, qu'elle ne tolérait sous aucun prétexte, ce qui était à l'encontre des idées sur ce sujet en Norvège. L'une des fille d'Inger Yohanne, Kristiane, 14 ans, souffrant d'une maladie assimilable à de l'autisme, est abordée par un inconnu qui connaît son prénom. Inger Yohanne voit rouge et pense que sa fille est en danger car, par certains de ses propos, elle semble avoir assisté au meurtre de la femme retrouvée dans la cave de l'hôtel Continental, le jour même où la soeur de Inger Yohanne s'y mariait et le jour même où elle a été sauvé par un inconnu qui a surgi tel Bateman et lui a évité un accident mortel avec un tramway. le fils d'Eva Karin s'aperçoit qu'une photo d'une personne qu'il ne connaît pas mais qui ressemble a disparu de la maison de son père. Il se demande si cette personne n'est pas sa demi-soeur. Grâce à Karen, Inger Yohanne est informée des activités des différents groupes haineux qui sévissent en s'en prenant aux immigrés, aux juifs, aux homosexuels, avec comme seul mobile la haine. L'un d'entre eux, "The 25'ers" sévit en Norvège où les couples homosexuels ont la possibilité de se marier et d'avoir des enfants. Peu à peu, il s'avère que les différents meurtres ont touché cette communauté, hommes ou femmes. Mais cela n'explique pas le meurtre d'Eva Karine. Tout d'abord on pense que le mobile du crime aurait pu être son opposition farouche au droit à l'avortement. Jusqu'au jour où le mari de la défunte de décide à sortir de son mutisme et à livrer le journal intime...
Anne Holt livre un roman complexe en multipliant les intrigues et les détails, les pistes et les personnages à l'envi. le fil conducteur entre les différentes histoires arrive tard dans le récit, après plus d'une centaine de pages. Trop tard pour que j'arrive à vraiment à m'y intéresser et à y trouver du suspense. Je me suis ennuyée et j'ai terminé le livre avec l'impression qu'il était "brouillon", mal agencé, malgré une étude documentée sur la société norvégienne contemporaine. En fin de compte, la thématique des groupes haineux et leurs activités semble noyée sous la masse et par conséquent simplement survolée. C'est le premier roman policier nordique qui me déçoit, alors que je les affectionne particulièrement !
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Galirad
  01 février 2015
Je ne connaissais pas Anne Holt, malgré sa biographie particulièrement riche, avant d'avoir entre les mains ce roman. A priori, cela ne devait pas poser de problèmes, quoique…
« Haine » est le quatrième opus d'une série d'enquêtes menées par Yngvar Stubo, inspecteur émérite de la police norvégienne. Dans le cadre de celle-ci, il est aidé, de manière presque fortuite, par sa femme Vik, psychologue en criminologie. Rapidement, je me suis rendue compte que, comme chez Camilla Läckberg, les personnages étaient récurrents et que leurs vies, en dehors des affaires criminelles à résoudre, évoluaient au fil des romans publiés. J'avais l'impression de tomber comme un cheveu sur la soupe ! Tout un pan de l'histoire dans l'histoire allait m'échapper et je n'avais pas les moyens, pour l'instant, de remédier à cette déconvenue. Plus tard peut-être…
Le 24 décembre 2008, une femme de soixante-deux ans est poignardée dans une rue déserte, c'est l'évêque de Bergen. Suit, immédiatement dans le récit, cinq autres meurtres, dont on comprend rapidement que, toutes les victimes, étaient homosexuelles. Les trajectoires de vie de chacun des personnages, vivants ou morts, se mêlent et s'entremêlent de manière habile. Lors du premier tiers du roman, je me suis franchement demandé, si l'auteur parviendrait, au bout du compte, à intégrer tous ces destins dans un tout acceptable et cohérent. Mission accomplie, ce fut du grand art.
Anne Holt n'insiste pas trop sur le coté sanglant des crimes perpétués, mais détaille, surtout, les différents raisonnements, qui permettent aux enquêteurs de comprendre et de résoudre les nombreux assassinats perpétrés. Ce livre dépasse la dimension du simple thriller, dans la mesure où, il semble également être un prétexte à présenter la société norvégienne, autre que celle décrite dans les études sociales européennes. La corruption est présente dans toutes les couches de sa société et notamment dans ses strates les plus élevées, des groupes extrémistes gangrènent sa vie politique et malgré un niveau de vie général élevé, certaines minorités, homosexuelle et juive en particulier, y sont réellement mises à mal.
C'est complexe, fouillé et vraiment bien organisé. Anne Holt traite tout avec sérieux et si les personnages sont attachants de par leur humanité, l'humour n'y a pas vraiment sa place. Ce roman mérite qu'on s'y accroche et assure ainsi un moment de lecture enrichissant.
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ASAI
  27 avril 2020
Sous l'étiquette "Policier", ce roman est davantage une enquête sociologique. L'intrigue criminelle est compliquée, tricotant des personnages et des victimes dont on se demande quels liens les rapprochent. La résolution de ces crimes est menée par un couple peu ordinaire, très attachant, et cela est intéressant. La Norvège est montrée sous un regard inhabituel mais qui peut aussi nous rappeler son histoire : haine raciale, homophobie.
Un livre dense, touffu même, parfois insistant (un peu plus de concision m'aurait convenue), mais j'ai été bien prise au jeu de dénouer tous les fils tendus et croisés par l'auteur.
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Kathleene
  27 avril 2011
Une intrigue policière, sur fond d'homo phobie, plutôt agréable à lire avec des personnages attachants. Un récit qu'il me tardait de reprendre dès que je devais poser le livre.
Mais il manque de consistance, malgré une étude un peu détaillée des cercles haineux qui peuvent exister. J'ai trouvé que la fin, trop simpliste, n'était pas à la hauteur de l'histoire. Histoire, qui, de plus, perd beaucoup de sa profondeur avec les 3 dernières pages du livre, qui n'amènent pas grand-chose à l'énigme, à part, peut-être, un léger éclairage sur un comportement d'un des personnages centraux, mais dont, non seulement on se passe volontiers dans la compréhension du récit, mais qui dessert, à mon avis, le fond de cette enquête.
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Alexmotamots
  25 juin 2015
Un polar norvégien, ça change ! Et puis celle qui découvre le pot aux roses est une chercheuse en criminalité qui travaille de chez elle, très éloignée du policier typique.
Un polar dense, avec de nombreux personnages dont le lien entre eux ne se perçoit qu'en toute fin de volume, pour certains.
Et c'est ce procédé qui nous attache au livre : chercher quels rapports existent entre les protagonistes.
Je ne les ai pas tous devinés, mais j'ai aimé chercher jusqu'au bout.
Une intrigue sur fond d'homosexualité qui, si elle est reconnue par le code pénal de la Norvège n'est pas une option acceptable par toute la population du pays.
Une auteure qui sait être efficace.
L'image que je retiendrai :
Celle de Lukas enfermé dans le grenier de ses parents et qui s'en échappe sous une pluie battante juste au moment où l'enquêteur arrive.
Lien : https://alexmotamots.wordpre..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
KathleeneKathleene   27 avril 2011
C’était simple de se protéger soi-même, avait-il toujours cru. A l’entrée de son fils dans sa vie, il remarqua combien il pouvait parfois se sentir démuni au contact des préjugés auxquels il avait tourné le dos jusqu’alors et qu’il avait considérés comme les vestiges d’une époque révolue. A l’arrivée du petit Marcus, il eut de temps à autre la sensation que l’évolution de la société décrivait plutôt une courbe asymétrique et imprévisible qu’il avait du mal à suivre. La joie et l’amour qu’il éprouvait vis-à-vis de son fils étaient omniprésents. La peur de ne pas réussir à la protéger contre la méchanceté du monde extérieur et les préjugés finit par le tailler en pièces.
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KathleeneKathleene   27 avril 2011
En principe, on définit un groupe haineux comme une organisation plus ou moins durable qui incite d’une manière ou d’une autre à la haine envers certaines communautés. Ils ne commettent aucun crime avant de dépasser les limites de la liberté d’expression admises dans la plupart des autres pays, d’encourager à des actes répréhensibles ou d’en être eux-mêmes les auteurs, quand la cible individuelle de cette criminalité est choisie à cause de son appartenance à un assez gros groupe de personnes présentant des signes distinctifs spéciaux et remarquables.
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KathleeneKathleene   27 avril 2011
- Excusez-moi, murmura-t-il. Excusez-moi. Perdre un enfant … Je suis désolé. Je passe mon temps à …
- Vous n’avez pas à vous excuser, l’interrompit Yngvar. LE chagrin, ce n’est pas relatif. Le vôtre est assez grand comme ça. Et dans quelque temps, vous apprendrez à vivre avec. Ca va s’éclaircir, Lukas. La vie a une tendance bénie à se réparer elle-même.
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KathleeneKathleene   27 avril 2011
Un jour, ce chagrin deviendrait supportable. Elle le comprenait, à présent, après quatorze journées infernales. Ce qui avait été une douleur immobile s’était enfin transformé en mouvement. Vers quelque chose. Et quand elle y serait, tout irait mieux.
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KathleeneKathleene   27 avril 2011
Et la chose la plus importante de toute qu’il faut que tu retiennes, c’est ceci : en tant que journaliste, tu n’es rien sans de bonnes sources. Travaille dur et longtemps pour les avoir, et ne les perds jamais. Jamais.
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Video de Anne Holt (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Holt
Bande annonce de la série Modus, adaptation d'un roman d'Anne Holt
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