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Misato (Traducteur)
EAN : 9782871294788
960 pages
Éditeur : Kana (14/09/2002)
4.21/5   128 notes
Résumé :
France, au printemps 1770, l’archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg, se marie à 14 ans avec un Bourbon, le futur Louis XVI. La dauphine est protégée à tout instant par le capitaine de la garde royale, Oscar François de Jarjayes, qui n’est autre que la fille cadette d’une respectable famille de soldats. Un jour, alors que Marie-Antoinette se rend à un bal masqué à l’opéra, elle y fait la rencontre d’un gentilhomme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  30 octobre 2016
Aujourd’hui j’ai le grand honneur de vous parler d’un manga qui a changé l'Histoire du Manga, et plus encore…
https://www.youtube.com/watch?v=iR3EPigmdJY
"La Rose de Versailles" / "Lady Oscar" est plus qu’un shojo pionnier et référence, c’est une œuvre culte qui grâce à son adaptation animée est entrée dans l’éternité ! (je vous dis ça, pourtant je n’aime pas le shojo hein ^^) Et puis osons le dire : avec "Versailles no Bara", Riyoko Ikeda a plus fait pour la promotion et le rayonnement de la culture française dans le monde que tout ce qu’a pu faire en 40 ans le Ministère de la Culture français… Faut-il en rire ou en pleurer ???

Je suis obligé de contextualiser un peu pour expliquer l’ampleur du phénomène…
En 1968 année révolutionnaire s’il en est ^^, le manga Ashita ni Joe met le gouvernement dans l’embarras en lui mettant le nez dans son caca. Pour avoir la paix, les autorités décident de mettre fin aux mangas traitant de sujets sociaux… Pas de bol car les gekidas renaissent aussitôt sous l’étiquette seinen, et Go Nagai qui a des comptes à régler avec le Japon bien-pensant et coincé du cul cartonne avec ses shonens antisociaux. Mais ouf, on peut toujours compter sur les shojos et leurs inoffensives romances à l’eau pour calmer le jeu parmi le lectorat féminin… Oui mais non, Riyoko Ikeda révolutionne le genre et crée un phénomène de société avec sa saga consacrée à la Révolution Française ! Mort De Rire ^^
Riyoko Ikeda appartient au « Groupe de l'An 24 », avec Moto Hagio, Keiko Takemiya, Ryōko Yamagishi, Yumiko Ōshima, Yumiko Igarashi, auxquelles on peut facilement rajouter Chieko Hosokawa et Machiko Satonaka…
Ces auteures s’emparent du genre shojo qui à leur époque était encore largement écrit par des hommes (mais n’accablons pas Shotaro Ishinomori qui faire émerger des héroïnes fustigeant le rôle de femme au foyer, de Leiji Mastumoto qui transforme ses sylphides tantôt en déesses tantôt ou en démones, ou Buichi Terasawa qui transforme ses bimbos en détresse en bimbos strong independant women ^^), et lui offrent de nouveaux thèmes et de nouveaux codes tant graphiques que scénaristiques.
Le manga paru en 1971-1972 dans le magazine Margaret raconte initialement l’histoire de la reine du rococo Marie-Antoinette en s’inspirant de la biographie (hagiographie ?) du romancier autrichien Stefan Sweig. Le triangle amoureux formé avec Oscar et Fersen reprend tout les codes de l’amour courtois donc on se croirait dans une chanson de geste avec les alter egos d’Arthur, Guenièvre, Lancelot et Hélène. Mais peu à peu l’histoire se recentre sur Oscar qui devient la véritable héroïne du drame. La sixième fille d’un général est élevée en homme pour assurer les obligations d’une vieille famille aristocratique, et on part de "Princesse Saphir" d’Ozamu Tezuka pour mélanger le mystérieux Chevalier d’Eon agent spécial de Louis XV et le Chevalier de Jarjayes fidèle d’entres les fidèles de la dynastie Bourbon. Et puis dès le départ elle fait aussi la part belle à l’héritage de Victor Hugo et Emile Zola avec les sœurs Jeanne et Rosalie, la brune qui n’est qu’ambition et perfidie et la blonde qui n’est qu’altruisme et modestie…
Oui cela reste girly avec des personnages kawaii aux yeux de gobis, des trames étoilées ou enflorées, tout plein d’étranges émois, des sentiments exacerbés, des amours enflammées, des belles gosses et des beaux gosses en veux-tu en voilà, et les connaisseurs de l’anime seront surpris par les partis pris humoristiques rendant hommages aux gimmicks cartoonesques des 1950/1960 (j’avoue que j’ai bien ri aux crêpages de chignon des chipies, aux bouffées délirantes du Cardinal de Rohan ou aux raclées que grand-mère fout à André ^^)… Mais à l’aube du féminisme on nous offre un formidable portait de femme, et à l’aube de la démocratisation on nous offre le formidable portrait d’une aristocrate patriote qui fait le choix de défendre l’avenir de son pays plutôt que son passé. Femme passionnée, Oscar de Jarjayes ira jusqu’au bout de ses convictions tant dans sa vie privée que dans sa vie publique… Puisque chacun et chacune d’entre vous est allé à l’école autant vous dire que ça ne se finit pas bien, mais alors là pas bien du tout ! (et oui, encore un série sponsorisée par les mouchoirs kleenex…) Finalement, seule une poignée de personnages échappent à la guillotine pour participer à la suite intitulée "Eroica" dont bordel de merde on attend toujours la traduction dans la langue de molière !!!
Graphiquement les auteures du « Groupe de l'An 24 » étaient très proches les unes des autres. Reprise d’un style antérieure, émergence d’un style dominant, auteures influencées les unes par les autres, auteures ayant consciemment ou inconsciemment élaboré un style communément… Impossible de trancher, mais ceux qui écrivent « oh, c’est juste repompé sur Candy » me paraissent quand même assez incultes… Toujours est-il que ce style a été déterminant pour tous les grands charadesigners de l’âge d’or de la japanime et ce n’est dans doute pas un hasard si Michi Himeno a été infidèle à Shingo Araki en travaillant en solo sous la direction d’Osamu Dezaki à l’adaptation animée de ce manga culte…
Ce qui distingue l’auteure de ses consœurs, c’est la manière dont elle modernise énormément ses graphismes en très peu de temps : quand les choses s’animent on passe volontiers du découpage rectiligne au découpage oblique, pour les souligner les moments les plus intenses les innovations se multiplient et quand la passion l’emporte sur la raison les planches pètent la classe de ouf comme chez Shotaro Ishinomori et Go Nagai… J’imagine facilement que l’auteur de "Devilman" lui a rendu la pareille avec son récit court "La Sinistre Reine de Versailles"… ^^
Difficile de savoir pourquoi Riyoko Ikeda est ensuite passée d’un charadesign foncièrement féminin (qui sera repris par la plupart des auteurs des années 1970/1980, à commencer par Masami Kurumada pourtant inconditionnel des shonens virilistes ^^) à un charadesign foncièrement masculin. Les autres œuvres de l’auteure n’ont pas été éditées en France, mais en cherchant un petit peu on s’aperçoit qu’elle pose les bases du style de Kaori Yuki avant Kaori Yuki ("Angel Santuary"), et les bases du style de Fuyumi Soryo avant Fuyumi Soryo ("Cesare").

Chapitre 1 : "Dans le Tourbillon d'une nouvelle vie"

Chapitre 2 : "L'Ivresse de la gloire"

Chapitre 3 : "Un Amour interdit"

Chapitre 4 : "Capturez le Masque Noir"

Chapitre 5 : "La Souffrance d'Oscar"

TO BE CONTINUED…

Challenge Pavés 2016-2017 1/3
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Foxfire
  07 janvier 2021
Si je ne suivais pas la série de façon assidue, j'avais vu quelques épisodes de « Lady Oscar » lorsque ça passait à la télévision, dans Récré A2 il me semble. Je trouvais cette femme vêtue comme un homme, avec un métier d'homme, à une époque où ça ne se faisait pas, absolument fascinante. Mais je voyais trop peu d'épisodes et de façon trop irrégulière pour suivre vraiment l'intrigue. Lorsque j'ai vu que ma bibliothèque proposait le manga à l'origine de la série d'animation, j'ai tout de suite été attirée, curieuse de découvrir ce qu'il en était.
Si « la rose de Versailles » est un shojo, l'amour est ici une préoccupation majeure, c'est aussi un manga historique. Il ne faut pas s'attendre à une véracité historique totale, le récit n'est pas factuel, c'est très romancé et les grandes figures sont ici représentées de façon sans doute un brin partisane. Je pense tout particulièrement à Marie-Antoinette dont la représentation est très différente de celle qu'on a en général en France. Dans le manga, les défauts et certains comportements de la reine sont excusés par une forme d'innocence, vision qui n'est pas vraiment celle de la France héritière de la Révolution. Pour autant, l'aspect historique romancé reste très plaisant.
Mais le gros point fort de « la rose de Versailles », c'est le personnage principal. Oscar est forte, indépendante, intelligente, elle a des convictions. Tout ça ne l'empêche pas d'avoir des sentiments mais elle étouffe ses émotions, les réprime, les cache, devenant ainsi une véritable héroïne de tragédie.
J'ai trouvé totalement réjouissant le fait de voir toutes ces femmes se pâmer, voire être véritablement amoureuses d'Oscar, parfois en sachant que cet amour est impossible, Oscar étant une femme.
Le dessin est agréable. Bien sûr, le côté kawaii est parfois un peu trop appuyé, certains personnages féminins ont des yeux immenses avec des étoiles qui brillent dedans, mais finalement ça participe au charme du manga. D'autant plus, que le récit n'est pas dénué d'humour et que l'auteure ose recourir parfois à des mimiques comiques exagérées, y compris pour des personnages au fort charisme. On est pas loin parfois du super deformed. Ce côté humoristique apporte un équilibre au récit, ainsi « La rose de Versailles », malgré son romantisme exacerbé, n'apparait jamais comme mièvre.

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JennParoledelibraire
  03 novembre 2013
C'est LE shôjo culte par excellence, celui qui a fait connaitre l'Histoire de France et le Château de Versailles aux japonais, La Rose de Versailles est un mastodonte du genre.
Sorti en 1972 dans le magazine Margaret (créée en 1963) de Shûeisha, LaRose de versailles (ベルサイユのばら, Versailles no bara), est un pionnier du shôjo. Il figure en effet parmi les premiers manga réalisés par une femme pour un public féminin. Jusqu'alors, le domaine était réservé exclusivement aux hommes.
Pendant un an (durée de publication de la série), les lectrices pourront découvrir les aventures d'Oscar, Marie-Antoinette, Fersen, Louis XVI et bien d'autres. Au total, la série comptera 10 tomes. Pas de doute, Riyoko Ikeda est productive.
En 1979, La rose de versailles est adaptée en anime par le studio TMS Entertainment. Pendant 42 épisodes, c'est une fresque épique que les téléspectateurs pourront savourer. Puis, en 1990, sort un film. Il s'agit en fait d'un recoupage de la série.
Fort de son succès, la série se voit également adaptée en film live(comprenez avec de vrais acteurs) en 1979. le film, réalisé par Jacques Demy (rien que ça), propose une réalisation mixte. Celui-ci ne sort qu'en 1997 en France et passe totalement inaperçu. Dernièrement, on peut même découvrir un drama ayant pour thème les fans d'Oscar, personnage principal de la série.
Au delà de son succès japonais, La Rose de Versailles est très bien accueilli par le public français avec la diffusion de l'anime rebaptisé Lady Oscar en 1986 dans l'emission RécréA2 d'Antenne 2. Il est rediffusé en 1989 toujours chez Antenne2 avant de migrer vers France 3 en 1998 chezles minikeums, emission culte de toute une génération.
Dans les années 2000, Lady Oscar est rediffusé deux fois. Une première fois en 2004 sur France 5 dans l'emission midi les zouzous (qui rediffuse de grands classiques comme Princesse Sarah ou Olive et Tom) et en 2005 sur la chaine Mangas.
La Rose de Versailles, comme le prouve ses nombreuses rediffusions est une série inter-générationnelle qui plaît toujours, malgré son âge. Par nostalgie ou par surprise de voir le mixte de deux cultures, les raisons d'aimer La Rose de Versailles sont nombreuses.
Pour les amateurs, il faudra attendre 2003 pour voir la série arriver en DVD mais surtout 2006 pour profiter de l'édition collector et de ses nombreux bonus (édition aujourd'hui bien plus courante que la version simple). Ainsi pendant 16 ans, c'est le dessin animé uniquement qui a fait le succès de Lady Oscar. le public français devra attendre 2002 pour que Kana publie les trois tomes (deux tomes plus un spin-off recueil de petites histoires) qui composent la série.
En 2011, l'éditeur réedite La Rose de Versailles dans une édition avec nouvelles jacquettes, plus actuelles, plus belles que les originales.
La Rose de Versailles est une oeuvre culte depuis les années 70.En trente ans, le succès du manga n'en démord pas, bien que ciblé avant tout pour un lectorat féminin il peut parfaitement plaire à un large public comme il le fait déjà depuis tant d'années.. J'ai connu ce titre toute petite par le biais de l'anime Lady Oscar et j'en suis devenue accro tout de suite. Loin de faire écho à l'anime, La Rose de Versailles en est un complément parfait car il permet de traiter plus en détail les moments de l'anime trop rapidement passés sous silence. Bien que ce soit un shojo, l'auteur ne s'attarde pas trois heures sur un élément pour faire durer la romance. On le sait,la fin ne sera pas des plus heureuses et les histoires d'amour tournent très vite à la tragédie (Ah André et Oscar! Mon couple fétiche!).
Diffusé à l'époque sur Récré A2 puis sur France 3 dans les minikeums, l'anime est bien plus célèbre que le manga. Appelé La Rose de Versailles (son titre original) il est édité par Kana depuis 2002. La série se compose de trois tomes, respectivement de 960, 920 et 335 pages. Des trois tomes, seuls les deux premiers « pavés » composent l'histoire telle que vue dans l'anime. le troisième se divise en 4 chapitres, racontant chacun une histoire différente se concentrant sur un personnage inconnu de la série télé: Loulou. Loulou est la nièce d'Oscar, petite fille turbulente qui n'a pas son pareil pour se fourrer dans les pires histoires possibles.
La chance de pouvoir lire des mangas sur l'Histoire de France, c'est assez rare et Riyoko Ikeda fait ça de manière exemplaire. Plus qu'un travail de création, La Rose de Versailles est avant tout un travail d'adaptation. Ikeda s'inspire beaucoup, voire un peu trop de la biographie de Marie-Antoinette de Stefan Zweig (Romancier autrichien né en 1881 et décédé en 1942). Zweig, qui avait une grande passion pour la reine de France, en avait aussi une vision légèrement déformée et romancée. Il lui excusait très facilement certaines erreurs et certains de ses défauts, la décrivant également comme une « reine de tragédie ». Ce que fait également Riyoko Ikeda.
La Rose de Versailles, comme chaque histoire à vocation historique comporte deséléments romancés et incorrects par rapport à la réalité, on a ainsi des erreurs, notamment sur les costumes qui ne sont pas de la bonne époque (comme ceux de la Garde. Oscar, par exemple, porte un costume napoléonien, rappelons que Napoléon devient empereur quelque temps après la révolution), mais l‘auteur s‘en excuse et reconnaît ses erreurs. Malgré ça, Ikeda s'en tire à merveille et offre une oeuvre très réaliste du dernier couple royal et de la révolution française. Lire La Rose de Versailles c'est comme prendre un cours d'Histoire de France en plus agréable mais attention tout de même!
Car si l'oeuvre est réaliste, certains personnages sont bien différents dans le manga par rapport à la réalité. Ainsi donc, Marie-Thérèse d'Autriche n'est pas aussi bienveillante et douce dans la réalité mais à plutôt un esprit rusée de mère, cherchant à s'immiscer dans les affaires de la France par le biais de sa fille poussée dans une destinée non voulue, Mercy, quant à lui, n'est pas aussi pacifique. Marie-Antoinette, bien que fidèlement décrite, n'a jamais choisi les ministres à la place du Roi qui était suffisamment intelligent pour ne pas mettre dans des mains frivoles les affaires de l'État. En parlant du Roi justement, il n'est pas si idiot et benné dans la réalité. Louis XVI était surtout timide mais il était intelligent, bien qu'il avait des plaisirs simples.
L'un des principaux défauts de l'oeuvre réside dans sa temporalité. Il est difficile de se rendre compte que plusieurs années passent, les personnages gardant leurs traits juvéniles.
Si l'empreinte de Zweig est très présente, on remarque surtout celle D Ikeda dans certains personnages comme Oscar, Rosalie, André, les soldats de la Garde française et le masque noir qui n'est pas sans rappelé Zorro ou encore Robin des Bois. Grâce à eux, on a une vision plus intimiste de l'Histoire et du récit dramatique aux nombreux rebondissements D Ikeda.
Le point fort de l'oeuvre, en dehors de son contexte, c'est son personnage principal: Oscar. Ah Oscar! On en rêve toute, elle incarne le prince charmant, l‘homme parfait et c‘est normal, car c‘est une femme! Oscar c'est notre chouchou, on ne peut s'empêcher de la voir comme un homme qu'on aimerait avoir, mais on pleure avec elle quand ses sentiments prennent le dessus et quand son coeur se brise. On craque toutes pour elle et c'est aussi le cas des jeunes filles du manga comme Marie-Antoinette elle-même et Rosalie qui est, sans aucun doute, amoureuse d‘Oscar. Alors oui, c'est ambiguë et pourtant, ça ne dérange pas. D'une parce que Oscar est considérée par tous comme un homme, de deux parce que les personnages savent faire la différence. Ils vivent avec leurs sentiments mais restent dans le politiquement correct. La Rose de Versailles est un monde avant-tout féminin où les hommes sont assez en retrait. Alors est-ce que l'on peut qualifier Lady Oscar d'oeuvre à tendance Yuri? Non. Car les sentiments ambiguës de la part des jeunes filles pour Oscar se traduisent avant tout par une forte admiration voire une adulation qui reste toujours saine.
L'auteur utilise beaucoup de références dans son manga. Ainsi, en plus des multiples références à la tragédie grecque dans le second tome, on peu s'amuser à voir un peu de Dumas dans le masque noir et Oscar, un peu de Zola dans le peuple et un peu d'Hugo dans l'histoire de Jeanne et Rosalie qui évoquent beaucoup les Misérables. C'est surprenant de voir une telle maîtrise de la culture française de la part d'un auteur étranger à celle-ci.
Mais là où l'oeuvre est la plus impressionnante c'est dans son graphisme plein de bons sentiments limite guimauve et de préjugés. Car oui! La Rose de Versailles est un manga pour filles, mais il est beaucoup plus que ça. Si l'on a vu l'anime en premier, le côté cartoon des sd qui rappellent le style de Tezuka peuvent déstabiliser quelque peu. Car au niveau visuel, l'anime est beaucoup plus sérieux et dramatique que le manga. Néanmoins, on s'y habitue vite. Grâce à son trait assuré et ses nombreuses recherches sur l‘architecture, l'auteur nous fait voyager dans une atmosphère romantique de la noblesse et enivrante de passion dans une France très fidèle à celle du XVIIIe. le plus impressionnant reste les yeux des personnages. On y retrouve la pâte des années 70 et c'est un émerveillement. Ikeda ne laisse aucun défaut à ce niveau, laissant son lecteur admirer son trait romantique et passionné sublimé par un découpage et une mise en page époustouflante.
Coté Edition, La Rose de Versailles pourra en rebuter plus d'un. C'est le cas des non-amateurs de gros pavés.Les deux premiers tomes de la série contiennent l'équivalent de quatre tomes chacun divisés en cinq chapitres soit mille pages par volume. le troisième, plus court est l'équivalent d'un seul tome. Ce choix rend l'édition plus fragile et forcément plus chère. Ainsi pour les deux premiers tomes, il vous faudra débourser 40 euros (20 € chaque) et 10 pour le troisième. Une somme assez justifiée vu le nombre de pages d'un tome. On pourra apprécier les pages couleurs en début de volume bien que cela reste un peu « cheap ».
En ce qui concerne l'impression et le rendu du papier, il n'y a rien à redire, le travail est bon.
Lien : https://parole2libraire.word..
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Ptitmousse
  27 octobre 2021
Je suis contente d'être arrivée au bout de ce long manga (près de 1000 pages !) et mon avis sera mitigé.
C'est un manga shōjo, il est donc destiné à un public féminin, plutôt adolescente. Et je pense bien ! Avec toutes ces fleurs (à chaque page), ces robes de princesses et ces histoires d'amours ! Néanmoins, cela ne m'a pas dérangé. Je dois même dire que j'ai trouvé les planches sublimes, avec ces fleurs notamment ou grâce aux portraits des femmes. Les yeux de Marie-Antoinette notamment étaient très beaux. Vraiment, esthétiquement, j'ai trouvé cela magnifique.
Restant sur l'aspect graphique, le point avec lequel j'ai eu plus de difficulté était qu'il m'est arrivé, parfois, de mélanger certains personnages, aux dessins trop proches. J'étais alors obligée de faire des retours arrière, de me concentrer sur les vêtements et accessoires pour retrouver qui était qui. Plutôt embêtant et fatiguant à la longue.
Enfin, j'ai parfois été décontenancée parce que les changements de scènes, d'ambiance, de lieu et donc de personnage étaient sans transition, d'une cases à l'autre, en plein milieu de page. C'était parfois difficile à suivre.
Historiquement, c'était très intéressant car très fidèle à l'histoire réelle (et j'ai vérifié de nombreuses fois au cours de ma lecture, ). Seule, bien sûr, la présence d'Oscar était ajoutée. Ce personnage m'a d'ailleurs un peu perturbée (c'est ballot, c'est le personnage principal :/). Cela venait de son côté garçon-fille. Elle n'en est pas responsable évidemment puisque c'est son père qui l'a élevé en garçon (puisqu'il voulait un garçon) mais cela n'allait pas. Elle voulait être garçon et elle voulait être fille. Elle voulait être traitée en garçon et en même temps, elle voulait être traitée en fille. Cela apportait beaucoup de confusion et je dois dire que les personnalités à la cour étaient suffisamment complexes, les complots et duplicités suffisamment présents pour qu'il n'y ait pas besoin d'ajouter ce genre de personnage. J'ai même fini par lire en diagonale car j'ai trouvé, finalement, trop de pleurnicheries et de retournement de situation autour d'Oscar (la fille, oui, oui), ses sentiments, sa fonction. C'est dommage car, je le répète, historiquement c'était instructif. J'ai pu apprendre notamment le rôle de certaines nobles, connaître l'affaire du collier, comprendre Marie-Antoinette et son comportement, etc.
Pour conclure, je dirais : un très bon début, historiquement intéressant mais des défauts qui sont bien dommages...


Lien : https://lecturesdeflo.fr/202..
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Cricri08
  29 août 2021
Cité comme manga de référence par Patricia Lyfoung, je me suis penchée sur ce GROS manga de 960 pages avec curiosité.
J'étais complétement passée à côté de l'animé étant enfant (j'étais pourtant fan de Récré A2) et c'est sans idée préconçue que j'ai commencé ma lecture.
C'est une très bonne découverte! Il faut reconnaître d'emblée que ces dessins ont presque 50 ans alors il est évident que la technique et le style ont beaucoup évolué.
Malgré cela j'ai adoré suivre les aventures de Marie-Antoinette, Axel de Fersen et Oscar François de Jarjayes (attention, c'est une fille!!!)
On retrouve la partie historique connue de la vie à la cour mais vue de l'intérieur et l'ajout du personnage d'Oscar rend l'histoire encore plus intéressante.
J'ai beaucoup aimé la préface de l'autrice datée de 1987 dans laquelle elle explique l'impact de ce manga au Japon notamment sur l'apprentissage du français et l'augmentation du nombre de touristes vers Versailles.
Une très bonne lecture.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   08 octobre 2019
Au bord de jolie rivière qui s’écoule paisiblement, la reproduction d’une véritable ferme où de vrais paysans traient les vaches et font moudre de la farine au moulin… Les parties de cache-cache à l’ombre des arbres, la balançoire, danser le menuet ou la gavotte sur un parterre de fleurs… Marie-Antoinette connaissait-elle la part faramineuse des impôts qui avait été utilisée pour réaliser ce magnifique jardin champêtre si apaisant.
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AlfaricAlfaric   15 avril 2017
- J’étais si impatient qu’une nouvelle ère débute avec le nouveau roi… Mais notre vie n’a absolument pas changé et les prix ne cessent d’augmenter. D’après les rumeurs, Marie-Antoinette est très dépensière et le roi accepte tous ses caprices… Je suis désolé si je vous ai choqué… J’ai oublié que vous étiez colonel de la garde !
[…]
- Il n’est pas méchant, mais il est trop intransigeant…
- Il s’appelle « de » Robespierre… Est-il noble ?
- Non, mais il est issu d’une famille d’avocats et ils s’appellent « de » Robespierre depuis fort longtemps… Il est assez populaire dans notre ville. Il donne gratuitement des conseils juridiques aux pauvres ou aux personnes sans instruction.
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   11 mars 2019
- Le contrôleur général des finances Calonne veut prélever des taxes auprès du clergé et des nobles.
- Comment ?! Faire payer des impôts aux nobles !?
- Il n’y a pas de quoi s’étonner. C’est le système actuel qui et injuste… N’accabler d’impôts que les pauvres gens du peuple, sans rien réclamer aux riches du clergé et de la noblesse !
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AlfaricAlfaric   02 octobre 2019
- Qu’as-tu fait, toi qui es noble et qui es passé à l’école des officiers pour être rétrogradé de sous-lieutenant à soldat ?
- Une femme ne peut pas comprendre ! J’ai broyé le menton de l’ancien commandant d’un coup de poing !
- Tu as eu de la chance de ne pas être fusillé.
- Pft ! C’est parce qu’il n’était pas tout blanc non plus ! Il a essayé de toucher à ma petite sœur qui était venue me voir !! En l’entraînant de force dans son bureau !!
- Je vois…
- Et toi, qu’as-tu fait ? Pour qu’un général de la garde royale devienne commandant des gardes françaises…
- J’avais envie de rencontrer des hommes comme toi…
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AlfaricAlfaric   24 octobre 2016
- Depuis quand lisez-vous ce genre d’ouvrages ? Jean-Jacques Rousseau ! Voltaire ! Traître ! Ce sont des lectures du peuple !
- Les œuvres remarquables trouvent un écho chez tous les hommes sans distinction de classes sociales… N’est-il pas dans la nature de l’homme de souhaiter lire des livres intelligents ?
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