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Corinne Atlan (Traducteur)
EAN : 9782877301978
247 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/05/1998)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 55 notes)
Résumé :
L'histoire des tragiques amours de l'empereur Siuan-tsong et de Yang Kouei-fei est aussi célèbre en Chine que celle de Tristan et Yseult en Occident. Cet empereur de la dynastie T'ang a réellement existé: il régna sur la Chine de 712 à 756, accompagné seize ans durant par la " Précieuse épouse " Yang Kouei-fei.

Dans ce livre, qui se lit comme un roman d'aventures, c'est la Chine médiévale qui s'anime avec le talent d'Inoue, sur la toile de fond de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Chocolatiine
  06 juin 2015
Dans de la Chine du VIIIème siècle, l'empereur Siuan-tsong fait mander l'épouse de l'un de ses fils. La jeune fille a un choix à faire : gagner le palais pour devenir l'une des trois mille concubines du monarque, ou la mort. La décision est vite prise. le lendemain, Yang Yu-houan quitte son mari et s'en va vers sa nouvelle vie.
De simple concubine, elle deviendra la Précieuse épouse Yang Kouei-fei. Avec l'aide de l'eunuque Kao Li-che, vieil ami de l'empereur, la jeune femme fait son chemin dans les intrigues de cours et la politique. Elle partagera la vie du souverain durant seize ans, avant d'être exécutée avec toute la famille Yang pour les fautes de son cousin, devenu Premier ministre.
La favorite nous fait entrer dans un univers bien mystérieux, qui m'était jusqu'à lors tout à fait inconnu : la Chine de Moyen-Age. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants, dans la mesure où l'auteur s'est surtout contenté de décrire leurs faits et gestes, mais c'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les coutumes du bout du monde d'il y a plus de mille ans.
Challenge ABC 2014/2015
Challenge Petits plaisirs 2014/2015
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edwige31
  02 septembre 2012
Sous la dynastie des T'ang du Vème au VIIIème siècle, la Chine a en effet connu l'une des périodes les plus fastueuses de son histoire, et c'est au cours de la première moitié du VIIIème siècle, sous le sage gouvernement de l'empereur Siuan-tsong, que 'empire T'ang connaît son apogée, après le règne sanglant de l'impératrice Wou Tsô-tien, la propre grand-mère de Siuan-tsong. Dans ce livre, l'intrigue se concentre sur l'évolution et l'ascension de Yang Kouei-fei, au début jeune amoureuse plutôt fade, qui évolue vers une de ces héroïnes dont la Chine a le secret : femme dominatrice assoiffée, elle aussi de pouvoir, ses relations avec l'empereur seront d'une nature passionnée et trouble. Celle-ci pour assoir son pouvoir et les membres de sa maison fera alliance avec Kao Li-che, vieil eunuque qui possède une forte influence sur Siuan-tsong. Leur alliance aura pour but de trouver des alliées et construire une mur autour de la concubine. Ces alliances seront pourtant à l'origine de la perte de Yang Kouei-fei, qui sera trompé par An Lou-chan , général à la personnalité unique.
Inoue Yasushi est reconnu dans au Japon comme un romancier historique unique. Son style peut être surprenant au premier abord : pas vraiment une description historique, pas vraiment un roman, La Favorite est un récit qui décrit implacablement les moeurs, les intrigues et les coutumes de la Chine médiévale. Les alliances, les tromperies, les faux semblants et les trahisons ponctuent la vie au palais de l'empereur, cerné par des personnes qui recherchent le pouvoir à travers ses faveurs. La vie de la cour, son étiquette, la vitesse des ascensions et des disgrâces mettent en relief la complexité et le raffinement de la société aristocratique chinoise. Les faits historiques sont très précis et intégrés avec efficacité dans l'intrigue. L'aspect psychologique des personnages n'est pas oublié et permet de mieux comprendre les discours et actions au double sens.
J'ai trouvé ce roman bien plus agréable à lire que le Loup bleu (vie de Genghi kan), plus romancé avec une suite d'événements plus reliés et explicité les uns aux autres. Les mordus d'histoire seront sous le charme, les amateurs de romans pourront être surpris par le style.
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majero
  17 avril 2017
Quelle petite salope, cette Yang Kouei-fe, d'abord mariée au fils de l'empereur Siuan-tsong puis exigée par celui-ci dans son propre gynécée!
Perfide, jouant avec les sentiments du vieil empereur, éliminant sa concurrente Prunus, intrigant avec l'eunuque Kao Li-che pour éliminer le premier ministre au profit des membres de sa famille...qui seront tous sacrifiés, elle y compris, pour calmer la rébellion.
Ce récit historique de l'empire chinois du 8è siècle menacé à la fois de querelles intestines et d'invasions tibétaines est un régal.
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NarielLimbaear
  30 septembre 2014
Voilà une note un peu au hasard car je n'ai pas réussi à finir le livre. J'aime beaucoup les romans historiques, j'aime l'histoire, mais ici je n'ai pas accroché. Pourtant, le résumé était alléchant, et j'avais une grande envie de découvrir un peu la cour impériale de Chine. Ben j'ai pris un gros râteau.
J'ai trouvé le style très lourd, au sens où j'ai plutôt l'impression de lire un manuel d'histoire qu'un roman (et certaines pages sont de véritables manuels, puisque l'auteur y donne une foule de noms et de dates, concernant des personnages que l'on ne voit pas et dont l'influence est très peu perceptible dans l'histoire, génial pour s'emmêler les pinceaux surtout qu'ils ont des noms de familles qui changent etc. Vous trouviez le Trône de Fer compliqué à ce niveau-là ? Laissez tomber La favorite !). Dans le jargon de l'écriture, on dirait qu'il est rédigé en « tell », c'est-à-dire que l'auteur se contente de nous narrer (assez platement) une histoire, au lieu de nous la faire vivre à travers ses personnages.
Ayant lu peu d'auteurs japonais, je ne sais pas si c'est une caractéristique de la littérature japonaise ou si c'est cet auteur, mais ça ne me découragera pas de tenter d'autres livres.
(Sinon, l'histoire racontée en elle-même paraît un pan très sympathique de l'Histoire, un peu en coulisse, un peu sur la scène, dans le gynécée et aux côtés de l'Empereur, dépeint de manière très humaine et très supérieure à l'humain à la fois).
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frandj
  18 juillet 2017
Wikipedia nous apprend que le long règne (712-756) de Xuanzong - qui est nommé dans le roman Siuan-tsong - a constitué l'apogée de la dynastie T'ang. Son amour pour sa Précieuse Epouse Yang Guifei - Yang Kouei-fei dans le roman - est resté célèbre. Mais le règne de Xuanzong a mal fini, à cause de la révolte de son ancien favori An Lushan.
Sur les dernières années de ce règne, Inoue Yasushi livre un grand roman historique qui fait la part belle à la favorite Yang Kouei-fei. L'auteur semble s'être documenté très précisément sur cette période de l'histoire chinoise. Il fait une peinture détaillée de la Cour impériale et de la politique chinoise. Le personnage de Yang Kouei-fei, d'abord un peu fade, prend une dimension tragique quand elle finit par être sacrifiée pour raison d'Etat.
Les intrigues autour du Fils du Ciel, à des époques variées de l'histoire chinoise, sont un sujet qui a été souvent traité: on les retrouve sous la plume d'autres auteurs. Pour ma part, de Inoue, j'ai préféré le roman "Le Loup Bleu" qui évoquait un autre personnage historique, plus controversé: Gengis-Khan.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
zenzibarzenzibar   16 octobre 2019
La puissance d'un empire ne dépend pas de son armée, non, c'est à la force de ses liens avec le peuple qu'elle se mesure. Voilà la vérité qui a échappé à Sa Majesté, à Votre Altesse, et à moi pareillement. Pour nous Sa Majesté est empereur des T'ang par mandat du Ciel. Le Ciel a confié le pays à Sa Majesté pour tenir en son nom les rênes du gouvernement. Ce gouvernement a-t-il été juste ou non ?

Nous ne tarderons pas à l'apprendre. Il va sans dire qu'un empereur, étant un être humain, peut émettre des décrets erronés, ou accorder des postes importants à des gens qui ne les méritent pas. Il se peut aussi qu'il se désintéresser des problèmes de l'empire pour .s'adonner exclusivement aux plaisirs charnels. Mais tout cela n'est rien et ne compte pas. Le fait que des gens· comme moi aient reçu jusqu'à présent de si grandes faveurs, cela s'accordait-il aux desseins de l’Empereur Céleste?

Cela aussi est sans importance. Tout comme les eaux du fleuve Jaune entraînent tout dans leur sillage, ainsi un empereur doit-il gouverner. En temps ordinaire, nul ne peut juger de la valeur de son gouvernement. Nous-mêmes avons vécu jusqu'à aujourd'hui dans l'ignorance de cela, mais le temps est venu maintenant de l'apprendre avec certitude. Si le gouvernement de Sa Majesté a été juste, alors l'empire fondé par le sangs mêlé sombrera dans le néant, mais dans le cas contraire, il faut que ·sa Majesté se résigne à son sort, et vous aussi, Altesse.

Quand Kao Li-che se tut enfin, il semblait qu'il avait parlé pendant des heures.

(P.226 et 227)
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santorinsantorin   27 juin 2018
"Par un frileux printemps, elle eut l'honneur du bain,
au Bassin des Candeurs florales,
Dont la source chaude, au flot caressant, lustra ses
blancheurs onctueuses.
Ses suivantes la relevèrent, délicate et tout alanguie…"

C'est ainsi que le poète Po Kiu-yi décrit dans Le Chant de l'éternel regret le premier bain de Yang Yu-houan au palais des Sources chaudes.

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OlivOliv   12 mai 2016
Parvenu devant l'empereur, An Lou-chan, au lieu de s'incliner devant lui, modifia légèrement la position de son corps de façon à se tourner vers Yu-houan, assise à la droite de Siuan-tsong, et, mains entrouvertes, pencha son torse dans sa direction à elle. Tous les assistants virent là une marque de vénération. La difficulté qu'il éprouvait à tordre ainsi son énorme corps impotent conférait à ce geste une imposante solennité.
— Sang-mêlé ! hurla Siuan-tsong. Que signifie cela ? Tu salues mon épouse, en omettant ma personne ?
À ces mots, An Lou-chan changea lentement de position et se tourna vers l'empereur pour le saluer de la même manière que Yu-houan un instant plus tôt.
— Depuis mon enfance, dit-il, j'ai toujours courbé la tête uniquement devant ma mère. Jamais je n'ai courbé la tête devant mon père. Je veux dire par là que si ma mère était certainement ma mère, dans le cas de mon père, le doute est plus que permis. Qui était réellement mon père, je ne sais... Voilà pourquoi, involontairement, je salue toujours les femmes en premier.
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zenzibarzenzibar   16 octobre 2019
Dans son sommeil, la Précieuse Epouse serrait étroitement contre elle le monarque dont dépendait son bonheur comme son malheur, ou bien elle écartait sa main en le repoussant · rudement. Le désir la tenaillait parfois de voir une bonne fois ce que cachait le corps sénile de cet être, l'empereur Siuan-tsorig, et d'en extirper jusqu'à la moelle. Elle se gaussait de lui, jouant comme on joue, à demi, conscient du risque, avec–un objet dangereux prêt à exploser à tout moment.

Que lui arrivait-il donc? S'abandonnant au flot de son propre désir, tantôt elle berçait dans ses bras le corps du vieux monarque dont la peau se couvrait à présent de taches de plus en plus visibles, tantôt elle le traitait avec un dédain glacé, comme au contact de quelque immondice. ·

En ce sens, les rapports du souverain et de la Précieuse Epouse s'inversaient de plus en plus. Elle prit · conscience vers cette époque de la métamorphose de son propre corps, d'où émanait maintenant une beauté rayonnante qui en était absente auparavant. Elle savait que cette splendeur qu'elle-même ressentait éblouissait Siuan-tsong chaque fois qu'il posait les yeux sur elle, et elle éprouvait grand plaisir à faire ramper devant elle celui qui représentait son destin et avait tout pouvoir, sur sa personne.

(P. 144 et 145)
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zenzibarzenzibar   16 octobre 2019
Elle se promenait un jour dans les jardins du palais en songeant à la belle Pao-sseu, quand une pensée l'arrêta soudain. D'ordinaire elle ne pouvait s'empêcher de rire de bon coeur dès qu'elle évoquait cette histoire, mais cette fois, elle sentit les muscles de ses joues se raidir au moment où elle allait se mettre à rire. Elle trouvait divertissante l'histoire de cette belle qui boudait sans cesse, mais elle-même, avait-elle si souvent l'occasion de rire?

En y réfléchissant, elle s'aperçut qu'elle n'avait pas ri de bon coeur, ce qui s'appelle rire, depuis des années. Pao-sseu n'était pas la seule à ne plus pouvoir rire, elle aussi était dans le même cas.

La Kouei-fei fit en pensée le tour des femmes du palais. Prunus non plus ne riait pas, et non seulement Pao-sseu, elle-même et Prunus, mais toutes les femmes devenues un jour épouses d'un souverain, n'avaient elles pas toutes laissé leur rire à la porte du palais ?

Qu'avaient-elles reçu en échange de ce rire qui leur était ôté ? Le pouvoir ? ... Elle était en proie à d'insoutenables pensées. C'était la première fois qu'elle considérait sous cet angle ce pouvoir qu'elle avait atteint en devenant Kouei-fei.

(P. 107)
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Vidéo de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué (extrait lecture scénique 2011)
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