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ISBN : 2072894999
Éditeur : Gallimard (12/03/2020)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 14 notes)
Résumé :
«Pour rien au monde nous n'aurions manqué cette fête de l'été. Parfois les orages d'août y mettaient fin vers le soir. Les champs alentour avaient été fauchés et la chaleur de la paille nous enivrait, nous transportait. Nous courions avec les gosses dans les chaumes piquants, pour faire lever des nuages de moustiques. Les 2 CV des bonnes sœurs roulaient à travers champs. Les groupes d'hommes se réunissaient pour regarder les concours de lutte bretonne, ou les jeux d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  17 mars 2020
Chanson bretonne - L'enfant et la guerre : Deux contes, c'est le dernier ouvrage que vient de publier J.M.G. le Clézio. Ces deux textes se veulent être justement pour l'auteur deux contes. L'écrivain, qui nous habituait jusqu'ici à introduire une dimension romanesque dans son oeuvre, s'en détache désormais avec pudeur et délicatesse, avec émotion aussi.
C'est un rapport à l'écriture, à la création, à l'enfance aussi, surtout l'enfance, ce thème qui domine ces deux contes. L'enfance ici est en effet au coeur de ce double récit, comme une passerelle, quelque chose qui va et vient, comme un écho, comme une balançoire, comme le vent dans les arbres, comme une respiration entre le temps d'avant et le temps de maintenant. C'est un voyage entre la Bretagne et la Provence. C'est douloureux comme si l'enfance n'avait jamais existé.
Le premier conte nous ramène à la Bretagne, un endroit que je connais très bien, le village de Sainte-Marine, en Finistère, au bord de la mer. Avant qu'il ne devienne une station balnéaire prisée par les touristes parisiens, c'était avant tout un village de pêcheurs. J.M.G. le Clézio y venait l'été avec son frère. J'aime cet endroit, je préfère y venir l'hiver loin de la foule estivale. Jusqu'à la pointe de Combrit, jusqu'à la mer plus belle encore l'hiver. Il y a un sentier côtier qui offre une vue splendide sur la mer, l'horizon et au détour de la pointe, l'île Tudy. Lorsque le ciel est bien dégagé, on aperçoit au loin Les Glénans...
Mais je dirais plutôt que c'est l'enfance et la guerre qui sont au coeur de ces deux récits. Être enfant pendant la guerre est terriblement cruel. J.M.G. le Clézio nous le rappelle avec cette manière à la fois distanciée, douce et douloureuse.
Les enfants ne savent rien lorsque la guerre vient, lorsque la guerre est là. Les adultes tentent de les protéger comme ils peuvent, parfois avec des mots, des sourires, des contes, des astuces inouïes et merveilleuses pour les distraire du bruit des bombes et de l'envie de sortir dans les rues pour courir. Que restent-ils longtemps après ce traumatisme ?
Que reste-t-il de cette enfance ? Qu'aurait été cette enfance sans la guerre ? Qu'aurait été l'insouciance ? le sable, le soleil sur la peau, les jeux cruels sur la plage ? Pourtant, ces souvenirs furent là aussi...
La dimension romanesque laisse place à la vie d'avant, un voyage vers l'enfance, l'odeur du foin et des moissons, du cidre qu'on buvait tiède à cette époque, la langue bretonne, ceux qui la parlaient avant, ici, tandis que le second conte se déroule dans l'arrière-pays niçois. le coeur de l'auteur bat entre ces deux rivages...
C'est une merveilleuse communion avec les gens d'ici et d'avant. Chanson bretonne, le premier conte est une hymne à la Bretagne, à celle que j'aime, authentique, sobre, respectueuse de sa terre et de ses chants. L'auteur évoque comment la langue bretonne fut anéantie progressivement et je me suis alors souvenu ce que ma grand-mère me racontait, les enfants punis à l'école parce qu'ils parlaient bretons, condamnés à rester dans la cour de la récréation sous la pluie battante avec une pancarte humiliante autour du cou : « je ne parlerai plus breton ».
Nous apprenons que le patronyme Le Clézio provient du mot « Cleuziou », qui signifie en breton : talus, ces talus détruits par l'agriculture intensive qui a dévasté progressivement les paysages bretons. L'écrivain s'en révolte aussi...
Les premiers souvenirs de la vie de J.M.G. le Clézio sont terribles puisque ce sont des souvenirs de violence. Des bombes qui tombent du ciel comme de la pluie... C'est la fin de la guerre, mais les fins de guerre sont parfois pires que leurs débuts...
L'auteur nous révèle que cette enfance fut « une peur sans visage, sans nom, sans histoire ».
Est-ce la magie de la mémoire, savoir oublier ce qui fut horrible, savoir trier dans l'horreur et trouver l'écho d'une fête dans le petit village de Sainte-Marine, des enfants qui crient sur une barge entre deux quais, entre deux rives, se jettent de l'eau à gorges déployées ? Plus loin c'est un champ de blé qui ondule face à l'océan, comme un prémices au mouvement de l'océan.
« Les enfants ne savent pas ce qu'est la guerre ». Comme cette phrase est douce et douloureuse...
Ce n'est ni une confession, ni un album de souvenirs. Ce n'est pas une autobiographie de l'auteur, il s'en défend farouchement. Il se défend de délivrer un récit chronologique, car « les souvenirs sont ennuyeux, et les enfants ne connaissent pas la chronologie ». Ce n'est qu'une chanson bretonne, quelque chose qui revient dans la mémoire comme un refrain, un air entêtant qui ne vous lâche plus, jusqu'à l'obsession, un kan ha diskan comme on dit ici, le mystère de la Bretagne et de l'enfance en même temps...
Ces retrouvailles avec J.M.G. le Clézio m'ont étonné. Agréablement surpris. J'ai l'impression que cet auteur auquel je suis attaché depuis longtemps, pour l'avoir également rencontré dans une librairie brestoise en 1995 à l'occasion de la dédicace d'un de ses romans, La Quarantaine, se délivre plus que jamais, laissant tomber le voile sur un pan intime de son existence qui a, je pense, forgé et dicté son esprit créateur à jamais. C'est pour moi un coup de coeur et je tenais à vous le partager...
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TheBookCarnival
  20 mars 2020
Chanson bretonne suivi de L'enfant et la guerre, deux contes de J. M. G. le Clézio, une lecture tout simplement magnifique. Un coup de coeur.
Aucun autre auteur ne parvient à me transmettre autant d'émotions dans la descriptions des paysages, des paysages qui sont des personnages essentiels de l'histoire tant J. M. G. le Clézio les anime avec toute la poésie de ses mots.
Chanson bretonne a été pour moi un véritable réconfort en ces temps d'angoisse. J. M. G. le Clézio y raconte ses souvenirs d'enfance en Bretagne, à Sainte-Marine plus précisément. Avec ses mots magnifiques pour décrire cette région si chère à mon coeur, l'auteur nous emmène en balade dans le Finistère avec quelques incursions en Morbihan sur les traces de ses ancêtres. Dans ce texte, résonne toute l'émotion liée à l'histoire de la Bretagne, à sa culture, à sa langue, en écho j'entends les propres souvenirs de mes grands-parents et même de mes parents. La lecture de ce texte a été une véritable parenthèse d'une douce mélancolie dans laquelle j'ai adoré me glisser.
A ses souvenirs plutôt heureux de vacances en Bretagne, J. M. G. le Clézio fait suivre L'enfant et la guerre, un texte en total contraste, où il évoque des souvenirs plus douloureux, ceux d'un enfant né en pleine Seconde guerre mondiale. L'auteur analyse ses émotions, son ressenti d'enfant face à la guerre sans avoir rien connu d'autre que cette terreur, sans avoir connu les temps de paix. Tout commence par le souvenir effroyable d'une déflagration qui a secoué l'immeuble niçois où l'auteur logeait avec sa mère, son frère et ses grands-parents. Des sensations ancrées en lui et qui prennent sens quand des mots, des faits rapportés bien plus tard y sont raccordés. L'auteur en évoquant ses souvenirs pense à tous les enfants qui naissent et grandissent dans la violence de la guerre, en tout temps et en tout lieu. Des enfants liés entre eux par les mêmes traumatismes et aussi par les mêmes échappatoires que seuls les enfants savent imaginer.
Avec ces deux contes, J. M. G. le Clézio rend hommage à l'enfance en partageant ses propres souvenirs, entre l'insouciance des étés sur la côte bretonne et l'effroi de la guerre au coeur des vallées provençales. Deux textes magnifiques. Deux textes touchants. Deux pépites.
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anniefrance
  23 mars 2020
Tout a déjà été dit avant mon avis (23 mars 2020) et je partage l'enthousiasme collectif; je retrouve la belle écriture de cet écrivain hors norme, Nobel très mérité. J'ai lu presque tous ses livres(non, la liste est bien trop longue) y compris ceux pour la jeunesse, certains m'ont déçue mais la plupart m'ont touchée et des années plus tard je les ai encore en tête. Alors que je ne faisais que des lectures professionnelles, j'ai profité de vacances pour découvrir l'auteur avec, je crois, La Ronde.
"deux contes"? en fait c'est difficile de mettre un nom de genre sur ces deux magnifiques textes; pas récit, pas roman, pas autobiographie, pas vraiment nouvelle. "Chanson" pas mal.
Je suis née juste après la fin de la guerre mais il me semble ressentir profondément L'Enfant et la guerre. Je ne suis pas bretonne mais je connais ces lieux et surtout la difficulté de voir les transformations des lieux familiers de l'enfance. Partout où j'ai vécu, tout a été rasé !
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Passemoilelivre
  01 avril 2020
JMG le Clézio nous livre deux récits de souvenirs d'enfance, sachant, que comme il l'explique lui-même à plusieurs occasions, les souvenirs sont souvent une interprétation subjective du passé pouvant s'éloigner du réel. Adolescent, pendant ses vacances, il séjourne en Bretagne et évoque des anecdotes, des rencontres, des gens, des situations, un environnement des années 1950. Il égrène une nostalgie plus tournée sur lui même, et son cheminement personnel que sur les changements, pourtant importants de l'aménagement du territoire. Malgré quelques constats désolants sur les nombreux rond-points, les zones industrielles et commerciales jouxtant les villes, il reconnaît volontiers que le niveau de vie de la population s'est bien amélioré. Une déception perceptible sur la déshérence de la langue Bretonne l'attriste. le second récit, se déroule pendant la guerre, entre 1940 et 1945, des souvenirs d'enfant après ceux de l'adolescent qui évoquent la peur, la faim, le courage et la solidarité, en particulier lorsqu'il évoque l'attitude des habitants de Saint-Martin Vésubie qui ont hébergé et sauvé de nombreux juifs. La qualité d'écriture de l'auteur donne de la chaleur et de l'humanité à ces deux récits, mais on pourra préférer leur préférer des ouvrages plus romanesques.
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gilles3822
  19 mars 2020
Ce n'est pas un livre majeur du prix Nobel, mais il distille sa perception de la guerre, à l'aube de laquelle il est né. La construction mentale de l'enfant qu'il fût apparaît au travers de multiples souvenirs, images ou fragments mémoriels d'une enfance ballotée, par nécessité, mais perçue par l'enfant qu'il était comme une normalité puisque sa mère, seule maître à bord, assurait la douceur d'un foyer, quelle qu'en soi la forme, transformant la difficulté de vivre en cette période, une succession de lieux de vie que seul un enfant peut transformer en terrain de jeux. Les privations sont restés toutefois ancrés profondément chez l'adulte et l'écrivain qu'il devint, le marqueur fut cette bombe, souffle explosif qui fit voler en éclats l'innocence jusque là préservée. L'enfant et la guerre, deuxième texte, vient après Chanson bretonne, évocation de vacances dans le Sud-Finistère, quelques années plus tard, qui égrène tel un album des souvenirs d'un passé révolu. Il est intéressant de lire sous sa plume quelques avis sur cette terre bretonne, son histoire, son évolution et un soutien affirmé aux particularismes. Il n'y a aucune nostalgie, comme il le dit, mais on sent poindre par moments quelques regrets d'un monde disparu. Je connais un peu ce coin de Bretagne, au bout du monde, dont il reste quelques vestiges d'une sauvage nature, encerclée par les blessures architecturales du mercantilisme ambiant. Ce sont les éléments qui forgent les hommes et les femmes de cette région, la nostalgie n'a effectivement pas sa place, pour ces paysans dont les conditions de vie misérables étaient parmi les plus éprouvantes de la France d'avant. La Bretagne des années cinquante évolue rapidement, la fracture ville-campagne existe toujours mais les passerelles, autrefois inexistantes, vident peu à peu les campagnes de ses filles et fils qui s'en vont grossir une urbanité galopante, futur(e)s actrices et acteurs des trente glorieuses. C'est la fin d'un monde auquel assiste l'écrivain, il en est conscient, semble-t-il, goûtant avec plaisir des sensations qu'il ne connaîtra plus, sous cette forme.
Plaisante lecture, livre mineur, mais tout en sensibilité, écriture fluide et équilibrée.
Merci à lui.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Leg12Leg12   29 mars 2020
Les gosses de Sainte-Marine (dont nous faisions partie), c’étaient pour la plupart les fils et les filles des pêcheurs qui peuplaient le village. Il y avait bien quelques étrangers, dans les belles villas des bords de l’Odet, mais nous ne les apercevions que rarement, à la chapelle les jours de messe. Ils nous semblaient curieux, c’est-à-dire très différents des enfants bretons. Les étrangers, nous les guettions parfois à travers les haies, ou bien en nous haussant devant les portails, des groupes de garçons et de filles bien habillés, qui jouaient au mouchoir, ou au croquet, des jeux qui nous semblaient puérils, mais qui avaient l’air tout de même de bien les amuser. La maison qui m’attirait particulièrement, c’était la maison des filles, au Moguer, sur la route du cap. Au bord de l’Odet, au milieu d’un grand parc d’arbres majestueux, c’était une belle grande villa à étages, avec un toit pointu en ardoises, des lucarnes, des pignons, des sortes de tourelles, et surtout un portail en fer forgé festonné sur lequel je grimpais pour apercevoir le jardin, non pas un champ d’oignons et de pommiers, mais un vrai grand jardin avec allées de gravier et plates-bandes, et derrière la maison, à travers les bosquets de pins, la rivière qui scintillait. Mais ce qui m’attirait, c’était moins le jardin – bien qu’il eût quelque chose de magique et de grandiose qui le rendait si différent du reste du village – que la présence des filles. Cinq ou six filles – et j’appris alors qu’elles étaient les filles d’un des hommes les plus renommés de cette époque, le grand chef des Scouts de France – et pour ajouter à la légende, au mystère, peut-être à l’irritation, toutes étaient grandes, sveltes et blondes, la plus âgée devait avoir dix-huit ans et la plus jeune huit ou neuf ans. Je les observais à travers les festons du portail, je suivais leurs jeux, leurs courses dans le parc, j’écoutais leurs voix mélodieuses, je détaillais leurs robes claires, leurs chapeaux de paille, leurs foulards, leurs sandales, comme si elles sortaient d’un rêve. Je n’ai revu cela que bien plus tard, au cinéma, dans Les Fraises sauvages de Bergman – à la différence près qu’un souvenir volé à travers les interstices d’une porte a une force autrement plus réelle et durable que les images d’un film.
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anniefranceanniefrance   24 mars 2020
Sans doute parce que je venais d'ailleurs, que je n'étais jamais chez moi nulle part, ballotté, baladé entre la Maurice de mon père, la Bretagne de mes ancêtres et la Nice de mon enfance-il y avait donc cette déroute, cet exil, et les piliers de pierre dressés vers le ciel, les allées couvertes pareilles à des écailles de dragon, les vaisseaux couchés dans les ajoncs me disaient qu'il y avait un autre monde avant le mien, que j'étais juste de passage...
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PatriceGPatriceG   23 mars 2020
Pourquoi n'y intègre-t-on pas la critique de presse qui est dithyrambique, et unanime pour une fois, à l'endroit du dernier JMG Le Clézio ? Merci.
Et celle de Busnel de la LGL pertinente et juste pour une fois, où les éloges ne tarissent pas !
Je sais qu'elles existent pour les avoir lues, et quand on aime une oeuvre, on aime aussi la voir resservie chaleureusement par les professionnels de la critique, parfois même avec un regard inattendu, comme on aime avoir le son de cloche du voisin à propos d'un bon banquet.
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PatriceGPatriceG   13 mars 2020
"Chanson bretonne" de JMG Le Clézio, est tout simplement remarquable, j'en tombe de ma chaise. J'avoue que je ne sais pas ce qui se passe pour Le Clézio. Je disais plus haut, sait-on jamais d'ici qu'il commence sa carrière littéraire à 80 balais ! Ce texte est poignant, touchant, prégnant, clair comme de l'eau de roche, sublime. C'est ce que j'ai lu de plus beau depuis bien des années. Le Clézio dont je rêvais -je suis resté jusque là hermétique à son oeuvre-, je le vois enfin sous mes yeux, "artiste un être à la sensibilité exacerbée", chaque mot est juste, à sa place, chaque mot nous surprend comme effectivement une musique de virtuose.

L'exercice était pourtant risqué, ce pût être d'une affligeante banalité. je suis d'accord pour une fois avec Busnel quand il dit c'est probablement ce que l'écrivain a fait de mieux. Quand l'auteur se défend en prévenant qu'il ne fera pas le récit chronologique de ses jeunes années passées en Bretagne, c'est ce qu'il y a de plus difficile, sans garde fou littéraire, comme ça lui vient. Sa Bretagne, il la caresse de sa plume avec une sensualité et une poésie incomparables.

L'auteur dit que "les souvenirs sont ennuyeux", mais c'est un paradoxe, car il y a bien de la nostalgie dans son texte. Il nous bluffe en fait, car sa Bretagne il l'a, sans l'avoir dit jusqu'à présent, toujours portée, sauf que là elle apparaît avec un effet détonnant, car trois générations après tout a changé, alors cela provoque comme un blast littéraire, ravageur et inattendu. C'étaient les meilleures années de l'enfance, c'est le temps l'âge aidant pour l'écrivain de nous en prodiguer le meilleur cher Le Clézio.
"Sur le pont, on survole l'embouchure de l'Odet, à la hauteur d'un goéland.."
(Le grand pont de Cornouaille)
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berni_29berni_29   15 mars 2020
Je n'en ferai pas le récit chronologique. Les souvenirs sont ennuyeux, et les enfants ne connaissent pas la chronologie. Les jours pour eux s'ajoutent aux jours, non pas pour construire une histoire mais pour s'agrandir, occuper l'espace se multiplier, se fracturer, résonner.
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Videos de J. M. G. Le Clezio (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  J. M. G. Le Clezio
Jean-Marie-Gustave le Clézio publie deux contes, "Chanson bretonne" suivi de "L'Enfant et la Guerre", chez Gallimard.  Ces deux ouvrages ne sont ni des albums souvenirs, ni des confessions, mais plutôt des chansons entêtantes, tels que les définis l'auteur. Jean-Marie-Gustave le Clézio qui ne veut pas se raconter reste pudique sur son enfance "au risque de trahir l'enfant qu'il a été". La littérature "doit être au plus près du vécu" affirme le prix Nobel de littérature 2008. Sur le plateau de François Busnel, il explique son rapport à l'écriture et à la Bretagne de son enfance. A chaque nouveau récit, il se pose la question "Qui suis-je ?" et se remet en question comme un boxeur repart au combat sur le ring.


Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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