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Les enquêtes de Donatien Lachance,... tome 1 sur 4
EAN : 9782290035955
443 pages
J'ai lu (02/05/2012)
3.64/5   52 notes
Résumé :
Le jour de Noël 1800, une bombe manque de tuer Bonaparte qui se rendait en carrosse à l'Opéra. Le Premier consul décide d’employer les grands moyens pour trouver les coupables, qu'il désigne aussitôt par calcul politique. Pour lui, ce sont des républicains nostalgiques de la Terreur, qui risquent de gêner son ascension.

Le commissaire Donatien Lachance est chargé de l'enquête. D’une intelligence redoutable, ancien jacobin inflexible devenu un jeune lo... >Voir plus
Que lire après Les enquêtes de Donatien Lachance, détective de Napoléon, tome 1 : L'énigme de la rue Saint-NicaiseVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Ce roman policier historique, paru en 2010, constitue le premier d'une série créée par Laurent Joffrin autour de la période napoléonienne. Son héros, Donatien Lachance, est en 1800 l'adjoint au ministre de la police Joseph Fouché. Or c'est le 24 décembre 1800 qu'a lieu l'attentat le plus marquant contre la vie de Napoléon Bonaparte : un chariot piégé explose au passage du carrosse du premier consul. Il aura suffit de quelques secondes de décalage pour que le véhicule de l'homme le plus puissant de France en cette fin de Révolution française ne soit totalement détruit. Si la bombe a pulvérisé les commerces et personnes immédiatement voisins, entraînant 22 morts, le consul apparaît indemne à l'Opéra où on l'attendait.

L'enquête, rejoignant la conviction du futur Empereur, s'oriente vers les activistes révolutionnaires. Anciens jacobins ayant du sang sur les mains, Fouché et Donatien Lachance comprennent que nombre de leurs amis ou anciens amis vont être jugés pour l'exemple et pour mettre un terme à l'opposition au nouveau régime. Parmi la liste des futurs proscrits figure Hyacinthe, ami de Donatien, et mari de Olympe, qui fut bien proche de Donatien après le siège de Granville par les troupes royalistes lors de la virée de Galerne en 1793. Donatien se doit de tout tenter pour éviter l'exil, voire la mort, à son ex-ami.

Donatien remonte toutes les pistes pour tenter de rapidement identifier les vrais auteurs de l'attentat. Petit spoil qui n'en est pas un pour ceux qui connaissent leur histoire de France, .

Le récit de Joffrin est clair sur toute sa partie historique et resitue avec talent le contexte; cette période où Bonaparte cherche à imposer son régime en lui ralliant anciens révolutionnaires et nobles rentrés d'exil. le maître mot est concorde. Mais cette construction ne tient qu'autour de sa personne, sa disparition aurait entraîné des soubresauts impossibles à prévoir.

Par contre, la forme choisie par l'auteur fait alterner des chapitres d'enquête dans les bouges du Palais Royal ou dans les salons de Mme Récamier, à de (longues) présentations du passé de Lachance. Et le personnage choisi par Joffrin n'entraîne aucune sympathie : c'est un de ces enragés révolutionnaires, exécuteurs des noyades de Nantes de Carrier, qui s'est rallié au nouveau régime parce qu'il préserve en grande partie l'héritage révolutionnaire. Sa vie sentimentale est décousue et il n'hésite pas un instant à séduire de nouveau la femme de son meilleur ami. le triangle amoureux Donatien – Olympe – Hyacinthe se fait assez lourd, alors que l'auteur semble lui trouver une totale logique. de plus, Donatien enchaîne les conquêtes dans le dos de ses conjointes du moment.

A cette exception, la forme globalement est assez similaire à celle que Jean-François Parot avait choisi pour ses aventures de Nicolas le Floch ; le soin apporté au langage de l'époque en moins. On trouve même quelques digressions sur la gastronomie du temps. Rien d'étonnant donc à ce que Joffrin ait été choisi pour succéder à Parot dans la série le Floch.

Mais l'ensemble reste bien plus pesant que du Parot : trop de parties creuses, de détails peu utiles et surtout un héros qui est bien moins positif que le Floch. L'énigme de la rue Saint-Nicaise vaut donc plus pour la qualité de son contexte historique que pour sa construction.
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A Noël 1800, Bonaparte échappe de peu à un attentat. Il ordonne alors à Donatien Lachance, jeune policier aux méthodes peu communes pour trouver les coupables. Froid et ingénieux, Lachance va alors mener des investigations qui vont le conduire des salons de Madame de Récamier aux bas fonds de Paris. Mais le temps joue contre lui, car c'est son ami Hyacinthe qui se retrouve rapidement accusé du complot. Lachance doit à tout prix résoudre le mystère où son ami finira au bagne.

Dans ce roman, Laurent Joffrin nous offre la première enquête de Donatien Lachance, enquêteur au service de Bonaparte. Je n'aime pas trop le policier, mais j'ai quand lu avec plaisir cette histoire. Lachance, c'est un peu l'ancêtre des Experts. Il regarde les preuves avec un oeil scientifique et essaye de faire avec les nouvelles techniques de son époque. le style est fluide et rapide et le récit bien ancré dans L Histoire (les complots contre Bonaparte, les Chouans et la naissance du Concordat).
Un point m'a cependant dérangé: les énormes digressions de l'histoire qui s'attarde sur le passé et la vie de Donatien. Ces chapitres n'apportent pas grand chose à l'histoire et je pense que quelques lignes auraient largement suffis pour nous éclairer sur la situation.
Une lecture plaisante au final mais qui a quelques longueurs.
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Belle entame avec Bonaparte alors général, mais aussi premier Consul et toujours plein de fougue avec son pauvre secrétaire Bourrienne mît un peu à mal, mais faisant bonne figure.
La littérature au coeur du sujet ? J'adore forcément puisque j'aime lire et si possible pas seulement un tas d'âneries même si parfois cela détend mon mono-neurone.
Reste que cette mise en bouche nous mène vers l'horreur. 214 ans après, cela me fait frissonner car rien n'a changé au fond.

Côté protagonistes, on est servi, on a du beau monde et limite, il y a foule.

Donatien Lachance, le personnage principal, est beau, mais son âme est disons plus sombre. Il a beau être dans la police et donc en théorie du côté des gentils, il faut replacer les éléments dans un contexte historique post-révolutionnaire, très sanglant, avec des événements qui feraient frémir même les plus endurcis. le fait d'abattre de sang froid un enfant par exemple...
Vous l'aurez compris, Donatien n'attire pas d'emblée ma sympathie.
Heureusement, il est homme de parole, fidèle en amitié et garde un certain idéal. J'apprécie moins son ambition. Il n'est donc point parfait et c'est bien ainsi car rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.
Le retour sur son passé plus en détail que nous offre l'auteur m'a permis de mieux le comprendre, mais pas forcément de tout lui pardonner. Je pense qu'il aurait pu être différent.
Et puis au fil des pages, Donatien devient plus sympathique. Je ne peux pas dire que je l'aime beaucoup, mais je le trouve indéniablement plus humain.

Bonaparte est fougueux, fin stratège même si parfois sa stratégie justement se résume à foncer tête baissée. Il ne veut rien laisser au hasard et épuise son monde. Il faut bien avouer que la tâche est rude pour remettre la France sur les rails. Il a déjà livré bien des batailles, mais celles a venir seront les plus rudes.
Il reste vif, mais également borné. Enfin, il n'est pas dénué de coeur et de raison...

Joséphine me semble un brin trop frivole avec sa fille Hortense, mais cette vision m'est trop parcellaire.

Fouché est un animal politique à sang froid. Comment le dépeindre autrement ? Les états d'âmes, il ne connaît pas.
Son histoire est rude, son caractère le sera tout autant.

Hyacinthe possède une nature agaçante, mais avec des bons points néanmoins. Avec lui, j'ai souris un peu et il ne manque pas de courage ou de folie. C'est un homme qui a du coeur, de l'esprit et bien d'autres qualités.

Olympe me laisse de glace par bien des aspects de sa personnalité. Elle est trop rigide, mais j'ai apprécié sa volonté de ne pas vouloir passé à côté de sa vie, de vivre les choses pleinement comme par exemple son amour pour Hyacinthe et son désir pour Donatien. Elle est courageuse également et possède aussi une volonté peu commune.

D'autres personnages sont à découvrir au fil des pages. Il y en a pour tous les goûts !

Paris est admirablement décrite. On s'y retrouve très facilement pour qui connaît un brin la capitale. J'ai aussi retrouvé d'autres contrées et villes connues comme Saumur, Grenoble, Lyon, Vizille...
Les scènes de manière générale sont tout aussi bien dépeintes et parfois on souhaiterait presque moins de détails sordides. Ben oui, on apprécie de frissonner un peu, beaucoup, mais pas d'avoir la nausée en imaginant certains passages qui deviennent trop présents dans notre esprit. Je ne suis pourtant pas tellement impressionnable, mais quelques fois, je sature. Ceci étant dit, si je réagis autant, c'est également que l'auteur est assez talentueux pour me faire ressentir cela de manière intense rien que par sa prose. Ce n'est pas donné au premier venu.

L'enquête est parfois mise de côté pour en apprendre un peu plus sur les protagonistes principaux. C'est intéressant car on se doute que ces informations nous seront utiles, mais parfois on aimerait être un peu plus dans le présent d'alors. Faut dire que c'est une période où la politique tient une place plus qu'essentielle. La France se reconstruit, se cherche encore.

Un roman très riche dans tous les sens du terme qui mérite d'être lu. On y apprend ou revoit pas mal d'éléments de notre histoire en plus de résoudre une affaire policière.
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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Je suis tombé par hasard sur une critique de ce roman et je le suis laissé tenter . Je ne suis pourtant pas un fan de l'auteur (journaliste ou maintenant politique) ....
Le concept m'a plus : un polar Napoléonien !
Je pensais être déçu .... Raté !
C'est vraiment un polar sympa qui se lit très facilement . le contexte historique est très bien vu et très documenté , mais toujours au service de l'histoire.
Je suis vraiment ravi d'avoir fait la connaissance de Donatien Lachance , je vais rapidement lire la suite de ses aventures ....

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Un vrai polar historique, digne de la meilleure littérature populaire : de l'action, de l'amour, avec une bonne dose de psychologie et des messages politiques tout à fait actuels. En spécialiste reconnu de cette politique, celle d'hier comme celle d'aujourd'hui, Laurent Joffrin connaît son Bonaparte jusqu'au bout des ongles. Pour assurer son pouvoir (l'action se passe pendant le Consulat), celui qui n'est encore que le premier consul a décidé d'oeuvrer en faveur de la concorde nationale, favorisant le retour des émigrés et le rétablissement des prêtres dans leurs prérogatives. Un attentat, raté, va être un prétexte tout trouvé pour servir ses intérêts en frappant les républicains, qu'il considère ou feint de considérer comme les instigateurs de l'attentat. Mais c'est sans compter sur la liberté d'esprit de Donatien Lachance, qui va mener une enquête scrupuleuse sur cette affaire, en utilisant les moyens, officiels et officieux, mis à sa disposition par le Ministre de la Police, Joseph Fouché. On côtoie Madame Récamier, côté salon et côté alcôve, et quelques autres célébrités de l'époque. Sur ce fond historique bien documenté, s'enfile une histoire captivante mettant en péril notre enquêteur, coincé entre son amour pour la belle et très républicaine Olympe (non, ce n'est pas Olympe de Gouges, déjà raccourcie pendant la Terreur !) et sa fidélité au futur empereur. La visite du Paris d'avant la Restauration, avec ses ruelles bruyantes et malodorantes, et ses maisons bâties de guingois, vaut également le détour. Une réussite…
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Il prévoyait que l'ancien état de droit divin, absolu mais faible, borné par les privilèges des ordres, des provinces et des corporations, ferait bientôt place, si Bonaparte triomphait, à un Etat de la Raison qui n'admettait rien entre lui et l'individu, qui savait tout de la vie des citoyens. Cet Etat tenait en principe son pouvoir du peuple, qui s'exprimait en votant, mais il possédait surtout, grâce à des hommes comme Fouché, un implacable pouvoir sur le peuple. Qu'un homme voulant gouverner la France selon son idée, aussi folle soit-elle, se trouvât à la tête de cette machine et rien ne pourrait l'en prévenir. Entre ses mains puissantes la société deviendrait comme une pâte d'argile qu'il pourrait façonner à sa guise.
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Lá,se croisaient les passions les plus grandes,celles qu'attisent la luxure,l'argent et le pouvoir.On perdait au jeu ce qu'on gagnait en bourse,on faisait fortune avec
un auteur pour tout distribuer aux courtisanes.
On y tramait la disgrâce d'un ministre,la chute d'une piéce ou la déconfiture d'un financier avant d'aller dîner à deux pas chez Véry, au café de Chartres ou au Rocher de Cancale.Les éditeurs côtoyaient les filles qui aguichaient les banquiers sous l'œil du parisien badaud......
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Roeder, visitant avec lui les Tuileries, avait dit : " C'est beau, général, mais c'est triste." Il avait répondu : " Comme la grandeur."
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