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ISBN : 2020526069
Éditeur : Seuil (14/09/2002)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 138 notes)
Résumé :
" Je suis un anormal. On l'a dit, assez. Je l'ai senti. Les mouvements des yeux qui passent à l'examen chaque parcelle de mon être me l'apprennent : tel regard fixe le mien puis descend, là précisément où se trouve la preuve qu'il recherche : " il est handicapé ". Parcours des yeux, quête insistante du talon d'Achille, de la faiblesse. Ce que la plupart des gens perçoivent, c'est l'étrangeté des gestes, la lenteur des paroles, la démarche qui dérange. Ce qui se cach... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  29 octobre 2013
Alexandre Jollien nous livre ses réflexions personnelles sur la condition humaine .Il est handicapé de naissance faut il le rappeler , non pas pour l'enfermer dans une catégorie , mais bien parce qu'il parle de son expérience dans ce livre .
Souvent nous pensons que handicap = malheur , mais dans ce cas pourquoi celui qui a tout pour être heureux selon la formule consacrée , ne l'est pas .
Chez les handicapés , il y a de l'entraide , des fous rires même .
Et puis Jollien a pu se rendre compte de l'importance des rencontres dans une vie , ici c'est l'aumônier du pensionnat qui va lui donner le désir d'apprendre , encore faut il se rendre compte de l'importance de ces rencontres , ne pas passer à côté , c'est la condition qui permet la résilience , notion si chère à Boris Cyrulnik .
Oui il ne suffit pas de rencontrer la bonne personne , il faut une soif d'apprendre pour que la rencontre devienne échange .
Certaines anecdotes m'ont fait rire , telles la boîte de raviolis impossible à ouvrir ,la difficulté à demander de l'aide car c'est reconnaître l'impuissance et pourtant écrit l'auteur j'ai dépassé cette honte de ne pas savoir me débrouiller et une amitié en est née .
Oui il faut aller vers l'autre , oser la rencontre .
D'autres anecdotes sont plus douces amères , comme quand il décrit qu'on s'adresse à la personne qui l'accompagne au restaurant pour prendre la commande , en félicitant cette personne qui consacre son temps à un handicapé , elle travaille sans doute dans le social .
Oui pas facile de sortir du cliché handicapé .
Un livre qui fait réfléchir sur la différence qui peut être enrichissante , une belle réflexion plus profonde qu'elle ne parti sur les apparences mais aussi sur la lutte perpétuelle de l'homme pour rester digne , avec cette merveilleuse recette de l'auteur la légèreté .
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zenzibar
  23 août 2013
Michel Onfray a eu cette formule, sentencieuse mais que je trouve très juste au point de l'utiliser régulièrement, "il existe beaucoup de professeurs de philosophie, assez peu de philosophes". (étant précisé que l'on peut être professeur de philosophie ET philosophe...) Ce décalage éxistait déjà du temps de l'antiquité, il apparait par exemple dans le monumental Gorgias dans cette querelle entre Socrate et les sophistes Gorgias et Polos, ou dans le grand écart entre les aphorismes de Sénèque et les actes de sa vie. Alexandre Jollien appartient sans le moindre doute à la seconde catégorie. Il n'est pas le créateur de "systême" , ni l'auteur, à ma connaissance, de traités illisibles pour le commun des mortels babeliens. Ses analyses n'ont rien de révolutionnaire, d'Epictecte à Spinoza, pour en rester à la philosophie occidentale, les chemins ont déjà été explorés,nous sommes dans un univers familier.,
Il n'en demeure pas moins que dès "l'éloge de la faiblesse", les essais de Jollien et encore avec ce "métier d'homme", sont des vraies réussites et même un peu plus.
Les mots de Jollien sonnent juste et authentiques et présentent la double qualité d'apporter au lecteur une joyeuse bouffée d'oxygêne et de susciter réflexions et questionnement positifs.
Le "métier d'homme" comprend sept petits chapitres, "d'un combat joyeux", "de l'unicité de l'homme", "de la souffrance", "du corps", "ce qui déforme", "mon semblable qui me veut différent", "le métier d'hommes"
A travers ces chapitres, un fil d'ariane, les épreuves, le handicap, peuvent être des atouts précieux dans la vie pour se construire et se rapprocher d'un certain bonheur. La meilleure aide est la joie libératrice. Mais fort heureusement, Jollien ne considère pas que les épreuves, la souffrance doivent être recherchées et seraient une sorte de matrice spirituelle en soi. Pas de culte de la souffrance, de la mortification, du pêché originel, de la repentance, même si ce vocabulaire judéo chrétien n'est pas expressement intégré.
Dans cette version en poche, un dialogue très interessant et pétillant entre l'auteur et Bernard Campan (oui celui des ex et futurs inconnus) .complète l'essai.
Un livre qui se lit très facilement, vivifiant
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bina
  31 octobre 2014
Après avoir publié éloge de la faiblesse en 1999, Alexandre Jollien revenait en 2002 sur son parcours dans le métier d'homme, dans lequel il analyse la ''construction de l'homme'', pour se forger sa propre personnalité. Cette naissance n'est pas sans douleur, puisqu'elle se forge dans la lutte. Lutte contre le handicap, contre la souffrance, et surtout contre le regard des autres, pour s'accepter tel que l'on est et tel que l'on nait. le métier d'homme est aussi l'apprentissage de quelqu'un qui sort de dix sept années d'institution, et qui est confronté au monde réel.
Pour Alexandre Jollien, la philosophie apprend à argumenter, le spirituel apprend à s'abandonner. La version du livre que j'ai en ma possession est une réédition, publiée dix ans après la première version. ce livre est ainsi augmenté d'un entretien avec Bernard Campan, qui n'est pas un inconnu pour les lecteurs. Il met en avant le cheminement de l'auteur pendant ces dix ans, son parcours. En effet, on n'arrête pas de se construire, et sur cette dernière décennie, on a pu voir, à travers les livres publiés, comment l'auteur s'est construit en se confrontant au réel.
Son plus grand combat? Celui contre lui-même, contre ses angoisses, pour s'accepter et s'abandonner.
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patriciajobe
  25 novembre 2018
Après l'Eloge de la faiblesse, lu il y a quelques semaines à peine, voici le Métier d'homme, autre livre d'Alexandre Jollien.
Il y parle plus précisément de la capacité à tenir debout et à maintenir le cap de l'existence pour chaque être humain, handicapé ou non.
L'importance d'adopter la légèreté, subtil antidote au désespoir.
Il parle de la souffrance et de ce qu'on peut en faire afin de rester debout et de continuer à grandir.
Les trente dernières pages sont un entretien entre Jollien et l'acteur Bernard Campan.
Il n'est jamais inutile de consacrer quelques heures à ce genre de lecture dont on ne ressort jamais tout à fait pareil...
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Helene1960
  05 juin 2015
Le handicapé, le veuf, le noir, le diabétique... Ce ne sont que des mots, parfois réducteurs. Alexandre Jollien nous incite à ouvrir notre regard et notre pensée, il nous demande d'oublier la première impression qui catalogue et d'approfondir notre ressenti vis à vis de l'autre, il nous encourage à ne pas nous fier aux apparences et à gratter le vernis pour voir ce qui se cache dessous. Il disserte sur la souffrance qui n'est pas un mal en soi si on sait l'apprivoiser et qu'on peut s'en décharger sur une épaule amie. Il nous apprend que la personnalité se forge grâce à autrui. En fait, l'homme se construit lentement en fonction des embûches qu'il surmonte et des joies qui le transcendent.
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   02 mars 2014
Préface de Michel Onfray

Alexandre Jollien (...) porte en lui, avec lui, dans le creux de sa matière grise, la trace du souffle de la mort qui, jour après jour, dans le détail, se manifeste dans une démarche, une élocution et des gestes qui ne ressemblent pas à ceux des autres.
Pas plus que son intelligence, d'ailleurs, ne ressemble à celle des autres : affûtée, pointue, vive, exercée, habile, et pour cause, elle soulève le moindre signe sous la pierre et décode le plus petit souffle de sens là où il se trouve.

Débordant un corps répondant plus lentement aux sollicitations du monde, Alexandre Jollien déploie une pensée claire, lucide et voyante.
Ce jeune voleur de feu aux membres gourds propose un nietzschéisme qui, sans en avoir l'air, surclasse les lectures fautives (...)
Loin du nietzschéisme caricaturé en philosophie de la brutalité, de l'immoralité et de l'inhumanité, Alexandre Jollien affirme un nietzschéisme de la douceur, de la morale et de l'humanité - des vertus partout présentes chez le penseur allemand. (...)

Alexandre Jollien transforme cette faiblesse dite par les autres en une force formulée par lui, pour lui.
Retournant comme un gant le regard du tiers, dur souvent, méprisant parfois, négateur fréquemment, faussement oublieux ou vainement compassionnel, il porte un regard sur le réel qui contraint les plus arrogants à renoncer à leur morgue. (...)

Il affirme l'inanité du dualisme platonicien : il n'y a pas le corps (détestable) d'un côté et l'âme (vénérable) de l'autre, car le corps, c'est l'âme - l'âme, c'est le corps. (...) confession d'un corps, autobiographie de toute pensée, aveux d'une chair, écriture de soi avec son sang. Je pense ce que je suis (...) Et ce que je suis fournit ensuite matière à ce que je pense. (...)

Un genre de sur-stoïcisme - s'il fallait parler en termes nietzschéens (...) une immense, une incroyable adhésion à la vie (...) la malédiction d'une faiblesse infligée devient la chance d'une force créée (...)
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skysoskyso   23 février 2010
C'est vrai qu'un moment d'intense souffrance m'a permis d'ouvrir les yeux et d'aller à la rencontre des autres. Ce sont eux qui m'ont sauvé. A l'envers de Sartre, je dirais "le salut, c'est les autres".
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Lorraine47Lorraine47   20 octobre 2013
Il faut s'engager ou au moins consentir, sinon le combat si exigeant tournerait vite court. Le tragique est là, moi aussi!
Entre deux, tout reste à bâtir. Il n'y a guère le choix. Ni modèle, ni solution, ni réponse toute faite, ni mode d'emploi ne sont disponibles. Chacun y va à tâtons, essuyant des échecs, bâtissant sur des ruines.
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Lorraine47Lorraine47   22 octobre 2013
Ainsi, je me forge grâce à autrui. L'un pratique un humour qui assurément me plaît, celui-ci jouit d'une confiance que j'estime. La sérénité de celui-là me fascine. Tous dessinent l'idéal auquel j'aspire. Augustin confirme: en me conviant à "devenir ce que je suis", l'autre révèle ma nature.
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skysoskyso   23 février 2010
Une personnalité ne trouve précisément sa quintessence que dans la virtuosité qu'elle déploie pour surmonter le mal.
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Vidéo de Alexandre Jollien
"L'impermanence, savoir que tout va passer, n'est pas une condamnation au désespoir, mais au contraire, une incitation à profiter de la vie qui est là, lorsqu'elle est là." Christophe André
Avec ce dernier volet, les trois amis, Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard, retracent les thèmes abordés dans leur livre À nous la liberté, édité par Allary Éditions et les éditions de l'Iconoclaste.
Plus d'info https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/a-nous-la-liberte/
>Epistémologie, causalité, genre humain>Le genre humain>Action et expérience humaines (25)
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