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ISBN : 2070408620
Éditeur : Gallimard (14/09/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.78/5 (sur 383 notes)
Résumé :
A écouter Léon, qui prend la vie comme elle vient, la mort frappe à tout va dans la banlieue. Il suffit de passer la tête dans l'appartement du Coupable pour se retrouver dans l'autre monde.
Il faut dire qu'il s'y passe des choses étranges : les poubelles s'accumulent derrière les volets clos... De quoi éveiller les soupçons des habitants de la cité des Lilas Bleus et du commissaire Gabelou ! Mais les apparences sont faites pour être trompeuses...
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Colette
  04 février 2018
Oh la claque phénoménale que je me suis prise à la fin!! Alors ça, je ne m'y attendais pas! Mais alors pas du tout!
Comme beaucoup, moi aussi je me suis littéralement fait avoir!
C'est très fort de la part de l'auteur! Ça, c'est ce qu'on appelle être mené par le bout du nez!
Au début, j'avoue avoir eu du mal à rentrer dans l'histoire. Je lisais sans conviction car je peinais à situer tout ce beau monde : entre le Coupable, le Gamin, le Commis, la Vieille, l'Emmerdeur, le Visiteur... qui sont tous ces gens cités par notre bon commissaire Gabelou? Au fil de l'enquête, tout s'éclaircit et se met en place.
Et ce sacré Vieux Léon alors! Lui je m'en souviendrai!
C'est assez drôle, après avoir terminé le livre, d'avoir ces espèces de flash-backs où on comprend certains détails qui paraissaient anodins en cours de lecture.
J'ai trouvé cette histoire complètement dingue, et c'est le mot qui convient! Bizarrement, j'ai eu l'impression de regarder un film totalement déjanté du genre C'est arrivé près de chez vous!
La relation spéciale qui lie les deux copains, le contexte immonde et nauséabond dans lequel ils vivent, les événements insensés qui s'enchaînent dans cette cité HLM... on est embarqué dans un délire complet!
Le langage est cru, imbibé d'humour noir.
Les personnages paraissent tous plus allumés les uns que les autres. Bref, malgré la ressemblance du titre, rien à voir avec le Disney que l'on connaît si bien! Et c'est peu de le dire!
Rien que pour la fin, ce roman vaut vraiment le détour!
Amis lecteurs, si vous cherchez à être surpris, tentez cette lecture qui risque fort de faire son petit effet!
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Ydamelc
  14 septembre 2017
Comment je me suis trop fait avoir encore !
C'est juste pas croyable...
Pourtant, je m'y attendais à un dénouement à m'en décrocher la mâchoire, puisque c'est Beatson (que je remercie au passage) qui m'a conseillé de lire cette histoire, suite à ma critique concernant Mygale.
Donc, évidemment, que je devais m'attendre à un final à la hauteur du choc que j'avais eu à la lecture de ce dernier.
Eh ben non ! Thierry Jonquet a réussi à me mener en bateau, jusqu'à ces quelques mots qui ont tout fait basculer et m'ont laissé bouche bée, sur le cul, même, carrément... du genre, tu ne sais plus où tu es, où t'habites, quelle langue tu parles et surtout si tu as encore bien toute ta tête !
C'est vraiment trop fort, quoi !
Mais quelle maîtrise...
Ils doivent quand même bien se marrer les auteurs quand ils réussissent à berner autant leurs lecteurs.
Le pied que ça doit être...
Quel plaisir aussi pour moi d'être tombée autant dans le panneau.
C'est franchement jubilatoire ! Et j'en redemande encore et encore des sensations comme celles là.
Je suis bien consciente que j'en dis sûrement trop sur cette révélation hallucinante, mais non ! Je ne pouvais pas vous faire part de mon ressenti sans parler de ce que je vais retenir le plus de cette sordide histoire. Parce que la claque que je me suis prise résonne encore comme jamais. Je ne suis pas prête de l'oublier celle là. Oh ça non...
Pour le reste, j'ai vraiment eu la sensation de vivre avec nos 2 comparses.
En réelle immersion dans leur appartement, théâtre d'abominations olfactives absolument répugnantes, à donner des hauts de coeur...
En prenant, tout de même, garde de bien me cacher pour ne pas risquer de me mettre en travers de leur chemin... Fait pas bon les déranger, du tout, du tout. Gloups.
Pfiouuuuuu...Mais quelle histoire ! Je peux vous le garantir.
Choquée...
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Crossroads
  07 septembre 2013
Pour qui connaît Jonquet et son univers , l'on se doute bien que malgré un titre fleurant bon les studios de la petite souris aux grande oreilles , niveau ambiance avec de joyeux nains partout sifflotant en rentrant du boulot , ça va pas être ça ! Et c'est tant mieux ! Moi , les vilaines sorcières au nez crochu , ça m'a toujours foutu les foies...
En trois parties d'égale intensité , Jonquet va dérouler son récit comme il sait si bien le faire pour , finalement , nous faire tomber de très très haut . Lecteur sujet au vertige , passe ton chemin . le seul truc qui me soit venu en refermant le bouquin : ah ouais , d'accord , vicelard le gars . Ceci dit , si quelqu'un avait vu le coup venir , chapeau bas à son sens de la déduction frôlant de très près le mysticisme . Un coup à rendre jalouse Irma Tessier ça...
Gabelou est flic . Sinon , avec le même tirage , j'avais bélouga beaucoup moins crédible que douanier , il est vrai . Et s'il y a bien un truc qui l'énerve , le gars Gabelou , c'est la présence d'un tueur en série dans sa juridiction . Vieux , jeune , tout le monde y passe car l'assassin n'est pas sectaire . One point !
Le point positif de l'affaire , son arrestation et incarcération . Ça , c'est fait . Par contre , l'assassin s'avère peu prolixe quant à ses motifs et c'est là que l'ami Léon entre en scène . Unique ami de ce prof cumulant le double emploi de dézingueur à ses heures perdues , il semble être le seul susceptible d'expliciter le pourquoi du comment  à partir de cassettes maladivement enregistrées par le chouchou attitré de la CAMIF et des PFG .
Ambiance Garde à Vue au programme , la confrontation s'avère tendue...
Est-ce le meilleur Jonquet ? Sans ambiguïté aucune , certainement pas .
Le récit est plutôt linéaire . Léon se confie timidement puis le chapitre suivant se borne à corroborer ses dires .
L'intérêt principal d'un tel polar – à prendre avec de grosses pincettes l'étiquetage policier – c'est le quotidien de nos deux colocs célibataires endurcis et les motivations du tueur se faisant jour timidement . A noter que lorsque l'un des joyeux drilles est atteint du syndrome de Diogène , l'état de l'appart' ferait criser la plus volontaire des fées du logis !
Un roman honnête qui se lit vite et bien mais qui est à mille lieues d'égaler Moloch dans le genre .
La Bête et la Belle : manque de mordant !
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palamede
  17 juin 2017
Non, ce n'est pas un conte de fées, pas vraiment un roman policier non plus, l'enquête, en l'absence du coupable que l'on connait tout de suite, est presque inexistante. Alors c'est quoi La Bête et la Belle ?
Je dirais une histoire d'amitié, de fidélité entre deux hommes marginalisés par les circonstances. L'un, rendu fou ou presque par l'infidélité chronique de sa femme, souffre du syndrome de Diogène (une accumulation compulsive conduisant à une vie insalubre). L'autre, un clochard que son grand âge a vulnérabilisé, a des comportements proches de ceux d'une bête. Deux hommes, devenus amis à la vie à la mort, qui se vautrent dans la fange la plus répugnante mais ne font pas peur, et pourtant...
Ces laissés pour compte d'une société qui préfèrent les ignorer font partie d'une population où la maladie mentale s'exprime plus facilement : avec la critique sociale, un sujet récurrent - traité ici avec un réalisme propre à dégoûter pour éveiller les consciences - chez l'auteur qui a été infirmier dans un asile psychiatrique. Un livre marquant.
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marina53
  26 février 2013
Tout commence dans un cimetière. On exhume le corps du Gamin pour tenter de comprendre exactement les causes de sa mort. Accident ou meurtre? L'inspecteur Gabelou est là pour assister à la scène. le Coupable a été arrêté mais des zones d'ombre planent encore. En effet, pourquoi avoir tué le Gamin? C'est ce que Gabelou cherche à savoir auprès de Léon, l'ami du Coupable, mis en détention et témoin n°1 dans l'affaire.
Car, le Coupable, professeur bien sous tous rapports, cachait bien son jeu. En effet, jaloux des infidélités de sa femme, il expliquera à son ami qu'il l'a tout simplement refroidie et mise dans le congélateur. Celui-ci s'installe chez lui. Et c'est le début d'une descente aux enfers. Vivant cloitrés dans leur appartement, entre les déchêts qui s'entassent, les trains miniatures et les odeurs nauséabondes, les deux comparses se moquent de tout et de tout le monde, surtout de toute personne se mettant au travers de leur chemin.
Ayant récupéré les cassettes audio enregistrées par le Coupable, Gabelou tentera de faire parler Léon, personnage énigmatique, froid et taiseux, pour tenter de comprendre les agissements de ce dernier...
Avec un titre emprunté à un conte puis un dessin animé, il fallait oser! Et Jonquet l'a fait.
Ni princesse ni prince charmant, on est bien loin de s'imaginer un polar d'une telle ampleur.
La belle et le bête est un roman à 3 voix. Très structuré et finement ciselé, chaque partie nous décrit avec horreur, amertume ou désoeuvrement les descriptions et les destins croisés des protagonistes.
Sans jamais nommer les personnages, Jonquet place le lecteur en tant que voyeur et on en apprend de plus en plus au fil des pages en tombant alors dans l'horreur la plus totale, la méchanceté gratuite, la violence, l'ingratitude et la folie humaine.
C'est glauque, sordide, tordu et déjanté.
Jonquet brosse de "jolis"portraits bien noirs et cafardeux.
La belle et la bête... monstrueusement efficace...
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
artemisia02artemisia02   07 juin 2018
La Vieille était intriguée, elle ne voyait plus la mégère, la poison. La compagnie de la vipère lui manquait, sans doute. La vie de célibataire du Coupable, voilà qui était intéressant au plus haut point ! Surtout depuis qu'il m'avait recruté comme acolyte ! La Vieille s'imaginait peut-être tout un cinéma, dans sa caboche ? Qu'on passait des nuits à faire la fête, qu'on ramenait des gueuses chez nous et qu'on les troussait hardi, hardi, et ran et ran ! C'est des idées qui peuvent germer dans la cervelle rabougrie d'une vieille chouette, ça. Le dimanche, je la voyais, du balcon, partir pour la messe, avec son petit chapeau couvert de raisons en bois et de feuilles d'eglantine en tissu, son livre de prières sous le bras, sa démarche rapide, les fesses bien serrées, des fois qu'on allait lui mordre l'arriere-train !
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   23 janvier 2015
Ainsi se termine l'histoire.

Personne ne se maria, personne n'eut beaucoup d'enfants.
Le crapaud resta crapaud, aucune jeune fille ne s'étant proposée pour lui donner un baiser, en dépit des nombreuses annonces parues dans les revues spécialises.
Le Petit Poucet, perdu dans la jungle des villes, devint contremaître chez Citroën.
Les sept nains terminèrent leur vie dans un centre de gériatrie.
Le petit canard ne devint jamais cygne : il retourna au pays avec le million pour les immigrés.
Le Chat Botté fut capturé par les rabatteurs d'un laboratoire pharmaceutique où l'on pratique la vivisection...

Tout fout le camp.
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AproposdelivresAproposdelivres   13 octobre 2014
Je sais tout, je sais tout, c'est vite dit... S'ils comptent sur moi pour les aider, les flics peuvent toujours s'accrocher ! Je ne ferai pas le moindre geste ! Tant pis pour tout le monde. Parce que c'est mon copain. Le seul que j'ai jamais eu dans ma sale vie. Et le Gabelou, je le regarde s'agiter sans broncher. Il voudrait bien savoir, pourtant. Mais la Vieille, le Gamin, le Commis, et le Visiteur, je m'en tape, moi...
Je suis là, tassé dans mon coin, assis dans un fauteuil à côté du bureau de Gabelou qui est parti en vadrouille je ne sais où. Je moisis ici depuis cinq jours... Le Visiteur et le Coupable, on les a retrouvés le 2 janvier, ah les Joyeuses Fêtes! Cinq jours... ça n'en finit plus. Les flics, ça les énerve, de me voir patienter sans m'énerver. Ils ne vont pas me torturer, ça servirait à rien. Je suis pas responsable. Juste un peu pour le Visiteur, mais c'est bien tout.
Le Coupable, c'est mon copain, mon pote, mon n'importe quoi, mettez le nom que vous voudrez là-dessus, c'est ce qui fait que je vais pas le trahir, quelque chose de plus fort que toutes leurs salades et il n'y a rien à ajouter. Ah, ils ont essayé, pourtant. Et mon Vieux Léon par ci, et mon Vieux Léon par là, la pommade, les compliments, le baratin, total : néant, c'est tout juste si je leur fais un petit signe de la tête quand ils m'apportent à manger. Un mur. Ils auraient mieux fait de s'adresser à un mur, à une vieille godasse perdue dans un tas d'ordures...
Ils sont là, les flics, tout autour de moi; à me lancer des regards vachards, comme dans les films, avec la lampe braquée dans la gueule, leurs gros bras poilus, et de temps en temps, en prime, ils se foutent de moi. «Vieux Léon, qu'ils braillent, dis-nous tout, t'es le seul à avoir tout vu...» Et ça les fait rire. Je collaborerai pas. Je me le suis juré sur ce qu'il me reste de dignité. Et ça les étonne, ça, la dignité. Eux. S'imaginent du haut de leurs certitudes que tout leur est dû, eh bien, non, moi, Vieux Léon, je les envoie sur les roses.
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ColetteColette   26 janvier 2018
Après, le soir, à la maison, huit jours avant que tu n’arrives, je l’ai traitée de traînée, de roulure, de paillasse à soldat, de fille à cent sous... Elle m’a écouté en silence, sans desserrer ses jolies lèvres. Elle a haussé les épaules, comme toujours, l’air de dire: tout ce que tu racontes, c’est moins qu’un pet de lapin...
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ColetteColette   01 février 2018
On est tous aussi moches, quand on vieillit. C’est pas ceux qui ont des sous qui se retrouvent les plus beaux. D’accord, moi, je ne suis vraiment plus très présentable, mais il faut voir la vie que j’ai menée. J’étais pas confit dans le luxe, moi, j’y ai jamais été admis, au rayon épicerie fine des Galeries Lafayette.
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Videos de Thierry Jonquet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Jonquet
Jean-François Balmer lit un extrait des Orpailleurs de Thierry Jonquet .Inventé par le romancier Thierry Jonquet, le fantasque commandant Rovère tire sa révérence ce mercredi soir, dans l?ultime épisode de la série Boulevard du Palais (France 2, 20h55). Nous avons proposé à Jean-François Balmer, l?interprète depuis 1999 de ce flic nihiliste et lettré, de lire un passage des Orpailleurs de Thierry Jonquet. Dans ce polar, sous la plume alerte de l?écrivain décédé en 2009, apparaît pour la première fois la figure désabusée du drolatique condé, magnifique éclopé de la vie. On ne pouvait rêver meilleur hommage pour enterrer ce cher Gabriel Rovère, avec tous les honneurs qu?il mérite? Lecture au coin du zinc d?un café de la Butte Montmartre, dans un de ces rades que le policier soiffard n?eût pas dédaigné.
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