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EAN : 9782371020054
430 pages
Éditeur : Lumen (15/05/2014)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 136 notes)
Résumé :
1 classe, 32 élèves, 24 heures pour obéir. Une seule sanction : la mort.

Nobuaki est réveillé en pleine nuit pas un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s'embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un "King's Game". Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l'évidence : ils ont 24 heures pour s'exécuter et la sanction en cas de désobéi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Gr3nouille2010
  05 juin 2014
Les mangas me faisaient très envie depuis leur sortie, alors quand j'ai eu l'occasion de découvrir le roman, qui en est à l'origine, avant les mangas je n'ai pas hésité une seconde ! C'est exactement le genre de livre qui j'affectionne : un sujet original, un jeu, une course contre la mort, des énigmes... Beaucoup de choses tentantes !

Nobuaki, jeune lycéen, reçoit un jour un SMS, à minuit précisément. Comme les 31 autres élèves de sa classe. Ce SMS, d'expéditeur inconnu, impose le jeu du roi à toute cette classe.
Tous les élèves recevront, à un moment ou à un autre, un gage à réaliser. le ou les élèves concernés, auront 24 heures pour réaliser ce défi, sans quoi ils trouveront la mort. Chaque jour, à minuit, les téléphones sonnent... et les élèves tombent. Qui est derrière tout ça ? Et surtout, comment arrêter le jeu ?

J'aime vraiment, beaucoup, l'idée de cette intrigue. Il y a tant à faire avec ce genre d'idée ! On est toujours maintenu par la curiosité du prochain défi ou de la prochaine sentence, savoir s'ils vont le réaliser ou non, ce qui va leur arriver, et puis aussi, qui est derrière cette folie, pourquoi leur faire subir ça ? Bref, il y a largement matière à développer, et même si l'on n'a pas encore toutes les réponses, on a quand même de quoi se mettre sous la dent !
Les défis sont d'abord assez soft : un élève désigné doit embrasser l'un de ses camarades tout autant désigné, l'un d'eux doit toucher la poitrine d'une des filles de la classe, coucher avec quelqu'un, se lancer un propre gage ou à quelqu'un d'autre... Il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Malgré tout, la mort commence déjà à rôder près de ses lycéens, de très près, et c'est là que la pression commence à monter, autant pour eux que pour nous. Les gages se font de plus en plus morbides, malsains. Tout est calculé pour que la haine, la vengeance, la trahison, entre autres, éclatent au sein de cette classe. Jusqu'où une personne est prête à aller pour sauver sa propre vie, ou même celle d'un ami ? Qu'est-ce qu'on est prêt à faire, à dire, à infliger pour ne pas mourir ? On a de quoi cogiter... En tout cas, la manipulation a été menée avec brio ! On en vient à suspecter tout le monde d'être le roi, on sait plus en qui avoir confiance, on ne sait plus si on connait vraiment les personnages... L'auteur nous retourne le cerveau du début à la fin !
De plus, en parallèle de ce jeu macabre, on assiste a une enquête menée par Nobuaki. Il est bien décidé à comprendre qui est le roi, mais ce n'est pas sans danger...

Si j'ai apprécié le côté addictif de l'intrigue, j'ai tout de même eu du mal avec certains dialogues. Cela n'arrivait pas tout le temps mais fréquemment quand même. J'avais l'impression que certaines conversations sonnaient fausses, qu'elles ne faisaient pas assez naturelles. Ou alors les personnages parlaient pour ne rien dire... Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que ça ne m'a pas empêchée de rester fermement accrochée à mon livre pour ne plus le lâcher tant que je ne l'avais pas fini !
Il y a énormément de personnages, on ne peut pas suivre tout le monde mais, heureusement, l'auteur finit par se centrer sur certains plus que sur d'autres. On finit par les dissocier les uns des autres, à voir leur réelle personnalité et, les réactions bien différentes de chacun permettent de donner du rythme aux défis qui finissent par se ressembler, du moins les mêmes sentences se répètent assez fréquemment mais ça ne change rien au plaisir que l'on prend à poursuivre la lecture. Certains personnages, je pense notamment à Ria, cachent bien leur jeu...

Je pourrais aussi dire que la fin est très frustrante... le dernier paragraphe nous rappelle un fait à peine décrit au début. Un fait qui a toute son importance apparemment mais auquel on ne comprend rien du tout. Ce qui est voulu et terriblement frustrant ! Il me tarde vraiment de continuer cette saga, pour savoir de quoi il s'agit et pour suivre également la continuité de ce jeu terrifiant auquel il est impossible d'échapper...
Du suspense, de la tension, de la violence (bien sanglante par moments), de la manipulation, de la trahison... mais également de l'amitié et de l'amour (parce qu'il en faut, mais ça reste en surface), qu'un jeu d'apparence banal a provoqué, donnent un roman addictif malgré les petits bémols que l'on peut y rencontrer.
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harmo20
  06 août 2014
Je connaissais King's game de nom par rapport aux mangas. D'ailleurs, ça fait un certains temps que je voulais les lire, du coup, je vais me laisser tenter pour enfin les découvrir et redécouvrir l'histoire à travers les dessins.
D'abord, le nom du personnage est Nobuaki Kanazawa qui est un garçon et aussi le nom de l'auteure, mais elle est une femme. Déjà, un point de bizarre pour ce roman.
Donc on suit Nobuaki, un jeune garçon qui est au lycée en classe de seconde. Un jour, tous les élèves de sa classe vont recevoir un sms comme quoi ils vont tous jouer au jeu du Roi. Très vite, des choses horribles vont se produire. Nobuaki accompagné de son meilleur ami, Naoya et de sa petite amie, Chiemi vont se rendre compte que le jeu du Roi est bien réel. Si la personne concernait ne réalise par l'ordre donné par le Roi, celui-ci reçoit un gage mortel…
On a principalement le point de vue de Nobuaki. Il essaye à tout prix de sauver tous les élèves, il veut absolument découvrir qui est le Roi. Nobuaki a un grand coeur, il est prêt à tout pour les sauver, même si ça lui fait mal. Même si parfois, il m'exaspérait à parler au lieu d'agir, je l'ai trouvé très concret.
Par contre, j'ai eu un début très difficile avec tous les noms Japonais, est-ce que c'est une fille ou un garçon qui parle ?... C'est malheureux à dire, mais vers la fin je savais qui était qui, faut dire qu'il y avait moins de personnage qu'au début.
L'histoire devient vite angoissante et prenante. Je ne m'attendais pas à ce que l'histoire démarre de suite, mais à peine commencé, je me suis prise dans l'intrigue pour découvrir qui était le Roi de ce jeu monstrueux. J'ai été souvent angoissé pour les élèves, je me mettais aussi à leur place, quand j'étais en seconde, s'il m'aurait arrivée ça, je ne sais pas du tout comment j'aurai réagi…
D'ailleurs, au début les ordres sont assez softs, mais plus on avance dans l'histoire plus ça devient hard. Même si on n'a pas forcément tous les détails de toutes les scènes, on imagine très bien ce que subit le personnage et ce fut assez déstabilisant par moment car je m'imaginais très bien les scènes. Je me langui de voir ce que donne cette histoire en image.
Par contre, j'ai été assez déçue par la fin, quoi non pas déçue, plutôt frustrée car je ne l'ai pas compris. Je voulais arriver à la fin dès le début, toutes les révélations au cours de la lecture et surtout à la fin ont été très intéressantes et m'ont surprise, mais il manque beaucoup d'explications et du coup, la fin reste pour moi incompris. Je sais qu'il y aura un deuxième tome, c'est pour ça que je me langui vraiment de le lire et surtout qu'il y aura toutes les explications et qu'il n'y aura plus de passage floue. Je ne vais pas dire toutes les questions que j'ai encore en tête car ça pourrais spoiler…
Pour le style de l'auteure, je ne sais pas si c'est dû au style ou à la traduction, mais il n'y a pas spécialement de style. C'est écrit comme l'auteure parle. Ce qui est assez dommage. Et plusieurs points m'ont parus pas crédibles, comme le fait que Nobuaki passe la nuit dehors et que sa mère ne dise rien… C'est surtout ça qui m'a un peu dérangé, l'intrigue est intéressante et prenante, dommage que ça vienne un peu gâcher le livre.
En conclusion, ce fut une belle découverte. Je ne m'attendais pas à ça, l'intrigue m'a intéressé dès le début. J'ai été happé dans l'histoire très rapidement. Comme Nobuaki, je me suis lancée dans la recherche du Roi. Dommage que le style de l'auteure ne soit pas très construit mais aucun n'est parfait… Un thriller angoissant !
Lien : http://livres-films-series.b..
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orbe
  16 juin 2014
Un jeu mortel décime une classe. Les élèves sont contraints d'accomplir des actions afin d'éviter des gages. Très vite, chacun essaye de comprendre les règles du jeu alors que les victimes deviennent de plus en plus nombreuses.
Nobuaki décide de chercher à découvrir le maître du jeu afin de tenter d'y mettre fin. Mais rien n'est simple et le Roi est machiavélique, il amène chacun à se confronter à ses peurs et à être obligé à sacrifier ce qui lui est le plus cher.
Qui manipule les élèves et pourquoi ? Qui survivra ? Un livre qui évoque "les dix petits nègres" d'Agatha Christie mais aussi l'univers du manga dont il est adapté. Si l'écriture est simpliciste, c'est pour mieux faire dans l'efficacité. Mortel !
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Lire-une-passion
  24 mai 2014
Quand j'ai commencé cette lecture, je ne partais pas hyper positive. Et pourtant, j'étais très ravie de le recevoir et excitée de le commencer. Mais les premières chroniques sont tombées, et ma joie de le commencer avec... Et pourtant, à la lecture, eh bien je l'ai totalement dévoré ! L'ambiance glauque, angoissante et meurtrière m'a énormément plu, même si évidemment il y a quelques points négatifs (mais quel livre est parfait?).
Lors d'un jour banal de cours, une classe va vivre plusieurs jours consécutifs dans la pire horreur. En effet, suite à un seul texto, leur vie va être chamboulée. Un texto, un ordre a exécuté dans les 24h qui suivent, sinon la personne meurt. Voici la règle du jeu, qui s'appelle « le jeu du roi ». Si au début, les élèves prendront cela à la légère comme tout être rationnel et en rient, très vite ils se rendront compte que la réalité en est tout autre. Dès les premières morts, ils commenceront à comprendre qu'ils sont tous en danger de mort et une sorte de course contre la montre sera enclenchée.
Il est vrai que l'ambiance est bien angoissante et du coup nous rend accro à la lecture. Car oui, on aimerait savoir qui se cache derrière son téléphone et ce pseudonyme pour choisir la mort d'une personne comme un jeu et sans remord. Car oui, c'est bien cela : l'inconnu ne ressent rien, sinon il ne tuerait pas pour le plaisir, cela paraît logique. Mais qui est-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi fait-elle tout ceci ?
Si en commençant ce livre je ne comptais lire qu'une cinquantaine de pages pour voir comme cela allait se passer, je me suis vite rendu compte que j'étais complètement happée par cet univers noir et intense. le stress et le suspense tout le long du récit nous prennent aux tripes, ajouté à cela les morts et les défis qui leur sont lancés. Ils sont tous plus horribles les uns que les autres, bien qu'au début ils ne soient que enfantins. Mais plus l'on avance, plus la cruauté de l'inconnu se fait sentir et plus ces défis sont difficiles à accepter. Mais vous, que choisiriez-vous entre un défi qui pourrait faire de votre vie un enfer ou bien la mort par dépit ? Dur choix, hein.
Même si ma lecture m'a énormément plu, j'en retire aussi quelques points faibles. Tou d'abord, le personnage principal. Même si j'ai bien apprécié son caractère et qu'il souhaite par-dessus tout sauver ses camarades et ceux qu'il aime, s'il y a bien un truc qui m'a agacé chez lui, ce sont ses monologues constants. J'avais l'impression de me retrouver avec quelqu'un ayant une double personnalité. L'auteur pensait peut-être qu'avec ça, ça rendrait le texte et l'histoire encore plus difficiles mais non, pas avec moi... J'avais plutôt envie de lui foutre des baffes à certains moments et de lui dire « mais au lieu de te parler à toi-même, bouge, fais quelque chose ! »
Le second point c'est que même si certaines scènes m'ont retourné l'estomac et fait mal au coeur, j'ai trouvé que les sentiments des personnages n'étaient pas assez exploités. Certes, ils sont là mais... devant un drame pareil, je m'attendais peut-être à trop de sensations, justement. Même si certaines fois, le personnage principal avait des réactions adéquates et hurlait de peur, de colère, de tristesse, les autres étaient trop en décalé. Ensuite, le grand nombre de personnages m'a déstabilisée. Encore si c'était des noms faciles à retenir... mais ici, les prénoms japonais sont vraiment difficiles à retenir pour certains. Alors j'avoue qu'au début j'étais perdue. Heureusement que par la suite ça va mieux, bon j'avoue que le fait qu'il y ait des morts aide... m'enfin.
Le dernier point qui m'a un peu froissée, c'est la fin. (oui, la fin). Je m'explique : l'intrigue, le fond et les révélations m'ont beaucoup surprise et j'ai adoré ça ! J'ai même eu la bouche ouverte à un moment, mais... en fait, pour être franche, je n'ai pas totalement compris cette fin. Je sais qu'il y a un tome 2 (en même temps, ça paraît logique à la dernière phrase...), cependant, je ne sais pas, j'ai ressenti un manque du côté des explications et pourquoi il y a tant de morts. Finalement, on ne sait pas vraiment quoi en penser et c'est ce qui m'a le plus gênée et qui donc me pousse à vouloir lire la suite.
Une question qui reste aussi en suspend dans ma tête : comment le Roi sait quand les élèves ont mené à bien leur défi ? Non, parce qu'il n'est pas présent quand ça arrive. Et surtout, comment réussit-il à les tuer alors qu'il n'est pas parmi eux. J'avoue que ce point me stresse beaucoup et que j'aimerais avoir bientôt une réponse.
En résumé, une très bonne surprise pour moi, même si j'en retire quelques points négatifs. Une lecture qui prend tout de même aux tripes, et dont l'auteur va au bout des choses et n'hésite pas à entrer dans les détails, ce qui cause parfois des haut-le-coeur. L'intrigue en elle-même est très bien trouvée, et je me suis vue à plusieurs reprises me demander qui était le Roi et surtout pourquoi il perpétrait tout ceci. Une lecture que je conseille aux gens qui n'ont pas d'âme sensibles (même si moi j'en ai une, mais ça...). Un premier tome qui pose les bases mais rentre dans les détails et nous laisse sur notre faim avec les dernières phrases.
Je remercie Emily et les éditions Lumen pour m'avoir permis de découvrir ce titre qui m'a déboussolée à bien des moments.
Justine P.
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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April-the-seven
  04 avril 2016
Je pressens déjà qu'écrire cette chronique va être compliqué. King's Game me faisait envie depuis un moment. Depuis que les éditions Lumen avaient annoncé sa sortie, en fait. Je ne lis pas beaucoup de romans baignant dans la culture japonaise, et l'intrigue, bien que froide, cruelle et sanglante, laissait présager que ça allait me plaire. Je ressors de cette lecture avec un sentiment indéfinissable. Je suis encore abasourdie, dans le bon, comme dans le mauvais sens.

Nous suivons Nobuaki (oui, le même nom que l'auteur. Ne cherchez pas), un jeune lycéen qui mène une existence banale. Dans sa classe de 32 élèves, tout se passe relativement bien. Il y a des amourettes, des amitiés, des conflits… tout ce qu'un ado lambda à l'habitude de vivre au quotidien. Un jour cependant, chaque étudiant de sa classe reçoit un texto. L'expéditeur se dit être “Le roi” et leur lance un défi. Dans un temps imparti, ceux qui sont désignés par le défi doivent l'exécuter. S'ils refusent, ils recevront un gage. Et le gage, c'est la mort. Au début, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à prendre au sérieux ce jeu macabre, mais à mesure que les gages tombent, les élèves comprennent qu'ils sont prisonniers d'un inconnu qui s'amuse avec eux comme s'ils n'étaient que des marionnettes.

Je préviens tout de suite, ma chronique risque d'être à l'image de ma caboche lorsque je repense à ma lecture : fouillie, brouillon, contradictoire. J'ai aimé ce livre, et en même temps je n'ai pas aimé. Déjà, retenons que King's Game fait partie de ces thrillers hautement addictif. Il m'a fait lever des sourcils dubitatifs un nombre incalculable de fois, mais à aucun moment je ne suis parvenue à lâcher ma lecture. En quelques heures, je me suis prise au jeu du roi, cherchant les indices et tentant de comprendre ce qui se tramait en coulisses. Ce livre joue parfaitement son rôle, il prend le lecteur à la gorge et aux tripes et ne nous lâche qu'une fois la dernière page tournée.

À plusieurs reprises, j'ai eu en tête les images de Battle Royal, le film japonais de Kinji Fukasaku, aujourd'hui très connu. C'est la même ambiance un peu malsaine, le même style surjoué… Et ça explique aussi pourquoi d'un autre côté, je me suis sentie extérieure et mitigée. Les réactions des personnages sont surfaites, et puis à d'autres moments inadéquates. Ce qui pourrait passer pour de la nuance à première vue sonne faux, et je pense que je l'ai perçu de cette façon parce que je ne suis pas habituée à la littérature japonaise et que c'est un aspect des personnages que l'on retrouve systématiquement dans leurs mangas, leurs animés ou encore dans leurs romans. Même si certains passages sont fort détaillés et explicites, une distance se créer, ce qui m'a empêchée de me sentir horrifiée pour de bon.

L'histoire en elle-même est un point fort. L'auteur maîtrise son intrigue et entretient le contexte macabre jusqu'à la fin. Il y a du sang, du gore, des passages extrêmement dérangeants, et une petite voix nous chuchote tout le long que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. On pourrait dire qu'il y a parfois de la surenchère, moi en tout cas, j'ai beaucoup aimé cet enchaînement d'actions et de défis toujours plus compliqués et inattendus.

La plume est sans doute ce qui m'a le plus dérangé. Comme je le disais plus haut, la façon dont Nobuaki Kanazawa a mis en place son intrigue est intéressante et novatrice, mais le style d'écriture est parfois tellement décousu, que je me suis surprise à revenir en arrière pour comprendre ce qu'il en était, comment j'avais pu en arriver là. le héros se lance parfois dans de longues introspectives et parle même à voix haute alors qu'il est seul. Les personnages ne sont pas crédibles à mes yeux. Là encore, c'est peut-être un problème de culture, car ils ne répondent pas comme moi je l'aurais fait dans une situation pareille. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les mentalités japonaises, il risque d'y avoir quelques petites difficultés à ce niveau-là.

Un aspect de l'histoire m'a aussi titillé du début à la fin : la réaction des adultes. Les parents s'inquiètent à peine, ne se posent aucune question en voyant que les camarades de leurs enfants calanchent les uns après les autres. La police ? Elle se contente de ramasser les corps ; lorsque les élèves leur parlent du jeu du roi, ils se contentent de chasser leurs paroles d'un geste de la main en disant qu'ils ont trop d'imagination. Pour moi, c'est LE truc hautement improbable. Qu'on soit japonais, français, portoricain ou mongol, personne ne réagirait de cette façon. Il y aurait eu une enquête approfondie, des interrogatoires, des surveillances… Et là, rien du tout.

N'allez pas vous imaginer que c'est une déception. Je ne suis pas mitigée pour de bon, parce que quelque part, ce livre a vraiment quelque chose, une petite étincelle qui attire et qui donne envie d'aller encore plus loin pour comprendre sur quoi repose toute l'intrigue. D'un autre côté, il y a énormément de points noirs, j'en ai conscience. C'est assez paradoxal. Globalement, c'est une histoire réellement prenante, qui fait passer son lecteur par tous les états nauséeux possibles. J'ai été très surprise à de nombreuses reprises. L'auteur trouve toujours le gage qui nous tire un haut-le-coeur et nous laisse baba.

En résumé, ce fut une lecture… étrange. Aimée ou pas aimée, je ne sais pas encore ; je vous dirai ça quand j'aurai lu la suite. King's Game est une histoire très ancrée dans la culture japonaise, ce qui en rebutera certains, mais c'est aussi une intrigue bien ficelée, une ambiance glauque et des surprises à foison.

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
SioSio   11 mai 2014
Epuisé par une après-midi entière de football et le rangement du terrain, Nobuaki s'était couché plus tôt que d'habitude. Il dormait déjà à poings fermés quand son portable bipa. Un message. Il se redressa sur son lit, encore tout ensommeillé, et passa une main lasse dans ses cheveux ébouriffés.
- Quel est le crétin qui m'envoie un texto à une heure pareille ? grommela-t-il.

Lun. 19/10, 00:00. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures.
Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°1 : Elève n°4, Hirofumi Inoue, élève n°19, Minako Nakao.
Hirofumi et Nakao doivent s'embrasser. END.
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orbeorbe   16 juin 2014
Est-ce que tu aurais parlé à ceux qui allaient mourir plutôt que de chercher la cause des gages ? Ou bien est-ce que, comme moi, tu aurais essayé de sauver le plus grand nombre de vies ?
Une dernière chose : on avait beau se disputer souvent, on était amis, non ? Je voudrais seulement que tu saches ceci : je ne t'aurais jamais tuée, même si j'avais été le roi, parce qu'on était amis..
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MaksMaks   14 janvier 2016
La tête de Hisako Nakamura s'est séparée de son corps sous les yeux effarés de plusieurs agents.
Personne ne se trouvait à moins de trois mètres d'elle, et pourtant sa tête est tombée toute seule, la bouche encore ouverte sur un hurlement.
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MyDiogeneClubMyDiogeneClub   01 juillet 2014
Les extrémités de ses doigts étaient agitées de spasmes, comme si elles demandaient a vivre encore. La salle de classe se trouvait au quatrième etage : on avait peu de chances de réchapper d’une telle chute.
Sa tete avait du heurter de plein fouet les briques du parterre, car du sang s’en écoulait et se répandait lentement sur sa peau blanche en une multitude de petites veines. De belles fleurs épanouies encerclaient son cadavre, comme pour rendre hommage a ce corps qui, de son vivant, avait captivé tant d’hommes.
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MyDiogeneClubMyDiogeneClub   01 juillet 2014
En quelques minutes, son historique d’appels s’était rempli de manière tragique. Chaque ligne correspondait a un mort.
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