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ISBN : 2757871307
Éditeur : Points (03/05/2018)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Inspecteur de la police criminelle à Berlin dans les années trente, devenu malgré lui officier de la SS quand la Kripo y a été intégrée, puis détective privé, Bernie Gunther a fui l’Allemagne et se retrouve, au début des années cinquante, concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Sous une identité d’emprunt, il se croit à l’abri des représailles et des poursuites. Pour tromper son ennui, il joue régulièrement au bridge avec un couple d’Anglais et le directe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  11 octobre 2017
Un policier qui se passe au milieu des années 50 sur la côte d'Azur. On y côtoie des personnages réels comme Somerset Maugham par exemple.
La bibliothécaire grande fan de l'auteur m'avait prévenu : ce n'est pas le meilleur de Philippe Kerr. L'est vrai que j'ai trouvé ça un brin embrouillé. de nombreux retours vers le passé ou des références aux livres précédents de la série nuisent au rythme du récit.
Bernie Gunther, ex nazi malgré lui, a trouvé refuge comme concierge du Grand Hôtel de St Jean Cap-Ferrat. Grand amateur de bridge il rencontra Somerset Maugham qui lui demandera de l'aide dans une affaire de chantage.
D'anciens nazis, des personnages qui jouent double-jeu, des qui sont bien glauques, une femme fatale, l'auteur à parsemé son récit de bons nombres d'ingrédients du polar mais chez moi la mayo n'a pas pris. La bibliothécaire m'a parlé d'un autre bouquin qui est un chef d'oeuvre, vais aller lui demander lequel.
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SZRAMOWO
  29 mai 2018
Inutile de le préciser en introduction, je suis un inconditionnel de Philip Kerr et je n'ai donc décelé aucune usure dans le style de l'auteur, de redites, d'ennui et autres balivernes que les critiques s'empressent de mettre en évidence lorsqu'ils voient un auteur s'installer dans le coeur des lecteurs.
Je me suis au contraire délecté une fois de plus à la lecture de «Les pièges de l'exil», roman dans lequel on retrouve la capacité incroyable de Kerr à mettre en scène des personnages connus en flirtant avec une réalité proche de la fiction et inversement.
Une thématique chère à cet auteur dont il ne faut jamais oublier qu'il n'écrit pas de simples polars, mais se plait à jouer avec les notions de bien et de mal, de morale, de compassion, d'amour, d'intégrité, chez des personnages que leur histoire a conduit à inverser ces valeurs universelles.
Somerset Maugham dont on connait les passions, le talent littéraire et les travers, déclare ainsi et on ne sait s'il galèje ou non :
«Etre victime d'un chantage de la part d'un gars qui va chez le même bottier que vous est tout simplement odieux.»
Les traits de caractère que Bernie Gunther, psychologue de l'immédiat, prête à ses personnages sont toujours savoureux :
«Anthony Blunt (...) avait (...) l'air d'un type qui vient de goûter un sherry de qualité moyenne...»
«Il me fit l'effet d'un individu à la fois plein de charme et extrêmement intelligent, mais absolument pas digne de foi.»
«Sa voix était probablement aussi familière à la Reine d'Angleterre que la sienne propre.»
L'histoire des pièges de l'exil met en scène, outre Somerset Maugham, qui fut agent secret pour le MI6, la guerre entre services de renseignements anglais, la supposé présence d'agents doubles dans chacun de ses services et le jeu de dupes des services soviétiques qui n'hésitent pas à sacrifier une de leur taupe pour en protéger une autre...
Bernie Gunther est toujours mis face à son passé de collaborateur de Heydrich, d'ancien de la KRIPO, pas des personnages dont le passé n'est guère plus reluisant que le sien. Mais à la différence de Bernie, eux sont dans le camp des vainqueurs.
Tel un super héros, Bernie parviendra à vendre sa propre version de la vérité, celle qui ne dérange personne mais l'arrange lui. Il veut éviter à tout prix de passer à la casserole, quitte à supprimer certains de ses anciens «collègues» qui feraient de même.
Comme toujours à la fin d'un roman de Philip Kerr, le lecteur reste sans voix, partagé entre la perplexité, l'empathie, et la conviction que les événements et les cènes décrites avec l'humour et la légèreté de plume de l'auteur ne sont pas très loin d'une réalité qui a encore cours ici et maintenant.
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bilodoh
  16 mai 2017
Un excellent polar d'espionnage avec pages d'histoire du vingtième siècle.

Bernie Gunther est de retour. L'ex-policier berlinois s'est réfugié sur la Côte d'Azur où il est concierge dans un hôtel. Mais la sérénité de son havre de paix sera troublée, lorsqu'il croisera une figure détestable qu'il a connue durant la guerre. Et les rebondissements s'enchainent : chantage, meurtres, complots, avec des espions allemands, russes et britanniques. Des retours sur la Seconde Guerre mondiale ramènent des faits peu connus, un naufrage dans la mer Baltique qui aurait fait plus de 9000 morts par exemple.

Comme dans les autres romans de cette série, on fait connaissance des personnages historiques, dans ce cas-ci, Bernie joue au bridge avec l'écrivain Somerset Maugham qui a été membre des services secrets britanniques durant la Première Guerre mondiale. Ce personnage littéraire permettra aussi de traiter du thème de la persécution des homosexuels qui ont été envoyés dans les camps de concentration nazis.

L'intrigue d'espionnage est bien ficelée et les Services de renseignement britanniques en prennent pour leur rhume, avec des cas de transfuges, de taupes ou d'agents doubles inspirés de cas réels. On peut aussi entrevoir un éventail de motivations : certains sont idéalistes, d'autres sont devenus communistes pour contrer le nazisme et d'autres encore sont simplement opportunistes, leur allégeance variant sous la menace ou en fonction de la somme qui leur est promise.

Pour ne rien gâter, la plume alerte de Philipp Kerr apporte des touches d'humour au moment où on ne s'y attend pas, tout en présentant un héros doté d'émotions humaines fortes, avec de grandes amours et des dilemmes moraux insolubles.

Une belle lecture pour les amateurs de polars intelligents!
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alainmartinez
  29 juin 2017
Comment trouver un ancien membre des SS sympathique ? C'est ce que réussit à faire Philip Kerr dans sa série d'aventures de Bernie Gunther. L'ancien policier à Berlin dans les années 1930, enrôlé malgré lui dans la SS est de retour dans ce onzième volume, « les pièges de l'exil ».
Finie la guerre, nous sommes dans les années 50. Notre héros est concierge sur la Côte d'Azur au Grand Hôtel du Cap-Ferrat. Gunther pensait avoir tout fait pour quitter son passé. Jusqu'au jour où Harold Hennig, ancien criminel de guerre travaillant pour les services secrets d'Allemagne de l'Est, se présente à l'Hôtel. Et c'est bien malgré lui qu'il se retrouve impliqué dans un chantage exercé sur Somerset Maugham, grand auteur britannique et homosexuel notoire.
Philip Kerr, qui mêle avec art la fiction et les personnages historiques, nous plonge dans les eaux troubles de la Guerre Froide. C'est autour de Somerset Maugham, écrivain Anglais très en vogue dans les années 20 et 30 et ancien espion Britannique, que se développe l'intrigue. Entre le milieu homosexuel de Maughan et les espions britanniques, la Stasi et du KGB, Bernie Gunther doit combattre pour rester en vie. Tout y est pour un bon triller historique : complot, intrigue suspense, machination, femme fatale. Philip Kerr nous offre aussi à travers son polar une intéressante biographie romancée de William Somerset Maugham.
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umezzu
  27 août 2017
J'aime beaucoup Bernie Gunther, mais… j'ai été loin d'être convaincu par ce dernier opus de Kerr.
Certes, Bernie reste égal à lui même cynique, impertinent, maniant l'humour sans considération de ses interlocuteurs, et toujours fleur bleue, prêt à tout pour l'amour d'une femme. L'âge avançant s'y rajoutent les regrets et les souvenirs d'un passé, trop riche en déconvenues au goût de l'ex commissaire à la Kripo.
Kerr, arrivé désormais dans les années cinquante avec son personnage, en fait un concierge dans un hôtel de luxe de la Côte d'azur. L'occasion d'y croiser quelques vedettes, et de les côtoyer, surtout quand on joue au bridge, ce qui est le cas de Bernie. Gunter se retrouve à jouer quelques parties chez Somerset Maugham, le célèbre romancier britannique, installé à deux pas. Maugham va vite apprécier le second degré de Bernie et lui confier la tâche de régler un petit problème de chantage auquel il est exposé, de part ses relations homosexuelles.
De fil en aiguille, la suite s'engage sur les terrains de d'espionnage, de la guerre froide, et des espions du KGB infiltrés au sein de l'élite britannique.
C'est là que se perd un peu Kerr. Les intervenants finassent, les doubles ou triples jeu d'espions conduisent à des imbroglios sans grand intérêt. de plus, le fonctionnement très « club anglais » des responsables des services secrets britanniques, plus dans le réseautage façon Cambridge, que dans la lutte contre l'ennemi de l'Est, font que l'intrigue se perd en palabres, et en consommations de cigares et alcools divers.
Quelque part ce n'est pas ce qui a fait le succès des aventures de Bernie Gunter : un témoignage sans concession, et de l'intérieur, de la montée du nazisme et de son fonctionnement dans les années trente, puis durant la guerre. Les extensions après guerre avaient permis au personnage de poursuivre sa route, tout en restant indéfectiblement liées à cette époque. Là, Kerr change la donne et verse dans ces romans d'espionnage britannique, style le Carré.
Désolé, mais ce n'est pas ma tasse de thé... En lisant un Bernie Gunther, je serai plutôt bière et wurst.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   11 mai 2017
En signant la 11e aventure de Bernie Gunther, l’écrivain britannique d’origine écossaise Philip Kerr nous confronte une fois de plus aux turpitudes du passé.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress   18 avril 2017
A son meilleur, Philip Kerr orchestre l'affaire de main de maître. Un régal.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   22 mars 2017
Un roman d'espionnage, diabolique et tourmenté, comme sait les fabriquer Philip Kerr.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeMonde   03 mars 2017
Philip Kerr trace une voie que nul autre, avant lui, n’avait explorée dans le roman policier. Jamais ce Britannique n’a déçu les lecteurs tant il s’agit d’un maître conteur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   15 mai 2017
Tu me traites comme quelqu’un de précieux. Comme si j’avais de l’importance pour toi. Tu écoutes ce que j’ai à dire comme si tu t’en souciais réellement. Je ne peux pas t’expliquer ce que cela signifie pour une femme… C’est tout ce que je désirais : être entendue par l’homme que j’aime.

(Seuil, p. 182)
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OhOceaneOhOceane   29 mars 2017
Être envoyé à Königsberg en 1944 – par nul autre que Joseph Goebbels – était censé être une punition et avoir des allures d’exil, mais, pour ma part, je me sentais presque chez moi, d’autant plus que, jusqu’à cet été-là, la ville, de même que la plus grande partie de la Prusse-Orientale, avait été largement épargnée par la guerre. En définitive, ce fut probablement une chance que je sois loin de Berlin et des pensées de qui que ce soit lorsque le comte von Stauffenberg fit sa tentative manquée de coup d’État en juillet, sans quoi j’aurais très bien pu être emporté dans la vague d’exécutions qui s’ensuivit. À une centaine de kilomètres au sud-est de Königsberg, Hitler annonça à la radio qu’il était toujours en vie. Et dans l’éventualité où quelqu’un aurait été là pour assister à une démonstration de loyauté et d’affection – et uniquement dans cette éventualité –, les gens poussèrent un profond soupir de soulagement.
J’étais un humble lieutenant, attaché à la 132e division d’infanterie et au FHO – la section du renseignement militaire allemand chargée du front de l’Est –, et mon travail consistait à effectuer des évaluations significatives des capacités et des intentions soviétiques, puis à les communiquer aux commandants de l’armée, basés à Paradeplatz. Ces évaluations significatives se résumaient en réalité à ceci : l’Armée rouge était sur le point de nous anéantir.
En tant qu’officier, j’avais droit à une chambre au Parkhotel, dans Huntertragheim, près de l’Oberteich. Construit en 1929, l’hôtel était le dernier cri du luxe moderne. Du moins, jusqu’à ce que deux cents bombardiers Lancaster de la RAF fassent leur apparition deux nuits de suite, fin août 1944, et mettent la ville en pièces. Presque tous les immeubles au sud d’Adolf-Hitler-Platz, y compris le célèbre château et la cathédrale où Kant était enterré, furent détruits ou endommagés. Trois mille cinq cents personnes furent tuées et des dizaines de milliers d’autres se retrouvèrent sans domicile – un avant-goût du sort effroyable qu’allait bientôt connaître Berlin. Les étages supérieurs du Parkhotel et de nombreux hommes qui y logeaient disparurent en fumée, mais le second étage, où j’habitais, fut épargné, et le restaurant d’à côté s’en sortit à peu près indemne lui aussi – une bonne chose, car c’était l’un des rares endroits où les officiers allemands pouvaient emmener des filles des services auxiliaires, lesquelles, même en 1944, étaient parfois chaperonnées de manière stricte.
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fannyvincentfannyvincent   30 mars 2018
J'eus besoin de presque toutes mes forces pour le faire entrer dans l'ascenseur, et usai le peu qui en restait à le trainer hors de la cabine jusque sur son lit. Je m'abstins de le déshabiller. En tant que concierge, la dernière chose que vous désirez, c'est qu'un américain ivre mort reprenne brusquement conscience alors que vous lui avez descendu son pantalon jusqu'aux chevilles. Les Yankees n'apprécient guère être déshabillés, en particulier par un autre homme.
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sevm57sevm57   03 juin 2018
Les flics sont les mêmes partout. Ils ont généralement l'air d'appartenir à un autre monde, un monde de seconde zone comme l'Union Soviétique ou l'Alaska, où les costumes bon marché, les chaussures trop étroites et les chemises chiffonnées avec des cols et des rasages de la veille constituent la tenue standard. Ces deux-là ressemblaient à deux cailloux grisâtres dans un bol à punch en argent.
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alainmartinezalainmartinez   29 juin 2017
Il s’appelait Henri et, d’après Spinola, il avait fait partie de la Résistance française, organisation dont les effectifs semblaient en augmentation constante : ils étaient assurément deux fois plus nombreux qu’ils ne l’avaient jamais été pendant la guerre.
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Philip Kerr, "Le Père des romans policiers".
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

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