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William Olivier Desmond (Traducteur)
ISBN : 225315153X
Éditeur : Le Livre de Poche (11/05/2005)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 570 notes)
Résumé :
Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d'une obsession : fuir son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à la première occasion. 900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n'est peut-être qu'un personnage de tableau, une hallucinatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
LanaTurner
  18 février 2017
«Va falloir qu'on ait une petite discussion entre quat'z'yeux.»
Pour vous faire un résumé simple : c'est l'histoire d'une femme (Rosie Mc Clendon) qui a subit les sévices de son mari (Norman Daniels), pendant 14 années et qui un beau jour se réveille, commence ses tâches journalières, ... puis « la révélation ». Elle en a assez. C'est sur ce coups de nerf, qu'elle s'empare de son manteau, saisis la carte de crédit de son mari, et fuit le domicile. Lui, flic disposant de ressource, n'est pas décidé à laisser sa femme impunie. Comment a-t-elle pu le voler ? LUI !? C'est sur cette motivation, qu'il commence ses recherches bien décidé à lui apprendre une petite leçon.
Le roman tourne principalement autour du nouveau départ de Rosie. Son travail, ses ami(e)s, un tableau trouvé dans un troc et (bien évidemment), sur l'avancée de son mari. Ce qui est en soit une partie plutôt excitante. Je dirais même, LA plus entraînante des parties.
Garantie suspens, signé Stephen King !
Rosie femme qui prend son courage à deux mains.
Envie de vivre autre chose que la peur, la tourmente, la douleur des coups.
Grandie de son aventure, pourra-t-elle lui faire face ?
Mon point de vue.
Rose est une personne gentille, et à certes usée de courage pour sauter le pas et quitter l'horreur de sa vie quotidienne. Mais elle reste aussi guillerette, et franchement ennuyeuse,... Même ses sautes d'humeurs avaient un coté enfantin très désagréable. J'ai eu envie de la secouer. Pour être honnête j'avais hâte que son mari la retrouve et lui mette une branlée, histoire qu'enfin, elle puisse montrer que ces mois passés sans lui, on servit à quelque chose. Se venger, alors?
Sa nouvelle romance aux « JE TAIME », sucrés de vanille? gnan, gnan.
Quant aux dialogues? Prévisibles. too much.
J'aurais voulu juste un peu plus de consistance dans son personnage. J'ai eu l'impression que du début à la fin, elle ne faisait que « suivre », mais jamais « mener». Et quand enfin elle réagit, c'est à cause de quelque chose totalement indépendant d'elle. D'où ma déception.
MAIS, heureusement il y a Norman. On sait tous dès les premières lignes, qu'il la retrouvera. Sinon le roman n'a aucun sens. Mais alors que lui fera-t-il ? C'est encore plus effrayant que celui-ci sombre peu à peu dans la folie! On sent qu'il à des troubles psychologiques antérieurs. Ceux-ci exacerbés par le départ de sa femme. Rongé par la haine. Attisé par sa colère. Et animé d'une rage dévorante.
Tout ceci, le laissant conscient à mesure de son épopée ; qu'il y perdra probablement tout.
... mais pas avant de lui mettre la main dessus! Et quand ceci sera fait....
Et ça? J'adooore!
Toujours est-il que l'histoire aurait pu être sacrément bonne :
Si Stephen King ne l'avait pas gâché avec ses idées surnaturelles en ramenant un tableau «magique», qui fichera (simplement) en l'air toute la fin/beauté du roman. Et ça sans parler du retournement de caractère soudain de ses personnages. A en éclater de rire . A mon sens, un thème aussi fort que celui-là, avec un antagoniste pareil, n'a nul besoin d'artifice supplémentaire. Pas de grosse bête sortie d'un livre sur la mythologie.
Juste... cette peur viscérale et l'envie d'en réchapper.
Une leçon à apprendre : Celle de survivre.
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Commenter  J’apprécie          599
iz43
  15 janvier 2018

J'ai fait connaissance avec Rose McClendon Daniels d'une drôle de manière.
Recroquevillée dans un coin, elle est en train de perdre du sang, beaucoup de sang. La douleur est atroce.
Norman enguirlande les secours au téléphone avant de manger son sandwich. Puis il s'attaque au nettoyage de la scène: enlever le sang, mettre Rose dans les escaliers.
Les dernières recommandations d'usage: tu as bien compris ce que tu dois dire Rosie sinon je te tue.
Le décor est planté dès les premières lignes. Bienvenue dans l'enfer quotidien de Rosie. Cette fausse couche n'est qu'une épreuve parmi tant d'autres. Rosie est mariée à un cinglé ultra violent qui la frappe pour un oui ou un non (un drap froissé, un livre de poche qui traine).
Rosie reste 14 ans avec ce sale type.
Un matin, elle prend conscience que Norman va finir par la tuer et qu'elle doit partir. Rosie part sans rien hormis la carte bancaire de Norman. La cavale commence.
Si Norman est un connard de première et un cinglé, il n'en reste pas moins un flic plutôt doué qui marche à l'instinct. Il est bien décidé à lui donner une bonne leçon. "Il va falloir qu'on ait une petite discussion , mon chou , une petite discussion entre quat 'zyeux ."
Ce roman est vraiment bien écrit. La narration alterne entre le point de vue de Rose et celui de Norman. On le sent se rapprocher; on suit son cheminement. IL est sur ses talons.
Stephen King m'a épatée par sa capacité à traduire si justement l'enfer des femmes battues.
J'ai trouvé l'histoire captivante du premier mot au dernier mot. Je n'ai pas trouvé de longueurs comme dans Sac d'os. Comment ne pas être tenue en haleine lorsqu'on sait que si Norman retrouve Rosie, elle va y laisser sa peau? J'ai adoré la voir se reconstruire, s'épanouir;
Quant à Norman, on le voit s'enfoncer dans la violence et la haine.
J'ai apprécié aussi la partie fantastique. Fan de mythologie, j'ai bien aimé ces clins d'oeil notamment au Minotaure et à son labyrinthe.
Captivant, flippant aussi. Différent, très réaliste.
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LiliGalipette
  19 juillet 2014
« Je ne t'ai jamais battue sans que tu m'y obliges, tu le sais bien. » (p. 12) Cette phrase et la menace qu'elle sous-entend sont le quotidien de Rose, femme au foyer toujours sur la brèche, toujours entre deux raclées. Pendant quatorze, elle encaisse les coups et bien pire. Et un matin, un évènement anodin la dire de sa torpeur : si elle veut survivre, elle doit partir. N'emportant que son sac à main et la carte bancaire de Norman, son époux, elle quitte le domicile conjugal sans se retourner. « Je l'ai quittée. Peu importe ce qui m'arrivera à partir de maintenant, je l'ai quitté. Même si je dois dormir sous les ponts, je l'ai quitté. Il ne me mordra plus jamais, parce que je l'ai quitté. » (p. 48) Dans un refuge pour femmes battues, elle commence une nouvelle vie et reprend confiance. Elle trouve un emploi formidable et rencontre même un homme qu'elle pourrait aimer. Mais surtout, elle découvre un tableau singulier qui la fascine : la femme représentée sur cette toile semble l'appeler et la peinture semble vivante, animée. Rose ne le sait pas encore, mais ce tableau lui sauvera la vie quand Norman, engagé dans une traque maniaque, ne recule devant rien pour la retrouver et la punir. « le long bras de la loi, salope. […] le putain de long bras de la loi qui va bientôt s'abattre sur toi, tu peux me croire. » (p. 131)
Rose Madder est un très bon roman ! Stephen King se place alternativement dans les chaussures de la femme battue et dans celle du mari furieux, mêlant les voix et les terreurs. Entre démence et rage, l'intrigue flirte avec l'hallucination et la mythologie : Norman est un taureau enragé qui court après sa femme égarée dans un labyrinthe de peur. Stephen King peint l'histoire d'une revanche digne où les faibles se relèvent et rendent coup pour coup. Et quand le lecteur pense que l'histoire est close, que les comptes sont réglés, il y a encore des dettes à paye, de vieilles histoires à conclure. Comme Dolores Claiborne et Jessie qui se sont rebellées contre les perversités de leurs époux, Rose brise la loi du silence et reprend son destin en main.
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lilyrose87
  04 avril 2014
Par où commencer...il y a tellement de choses que j'aimerais écrire afin de vous faire partager mon amour de ce roman, mais dans le même temps je crains que tant de passion vous fasse partir en courant!
En restant modérée et totalement objective, je dirais que Rose Madder est le meilleur roman de Stephen King (avec Salem, je n'arrive jamais à trancher ces deux-là).
En lisant les premières pages, je me suis d'abord demandée si j'étais bien dans un roman de Stephen King. Une femme battue qui décide de quitter son mari pour commencer une nouvelle vie...très bien, mais où sont les monstres, les événements surnaturels?
Commençons par les événements surnaturels. Il y en a bel et bien un, qui arrive au milieu de l'histoire. Rose, l'héroïne, souhaite vendre sa bague de fiançailles. En entrant dans une boutique, elle aperçoit un tableau dont elle va tomber amoureuse. Il représente une femme, blonde, qu'on ne voit que de dos, et s'intitule Rose Madder. Rose achète Rose (j'ai toujours rêvé d'écrire ça) et l'installe chez elle.
Bien entendu, ce n'est pas un tableau ordinaire...je ne vous en dis pas plus, mais croyez-moi, si vous voulez du surnaturel, vous n'allez pas être déçus!
Et maintenant le monstre : l'habituée que je suis devenue attendait avec impatience l'apparition du monstre (finalement, la devise du cheval n'est pas si idiote que ça)...et finalement, le monstre était présent dès les premières pages. Simplement, il ne s'agissait ni d'un clown (encore heureux!), ni d'un esprit malveillant, ni de vampires, ni de chien possédé (bien que je n'ai pas encore lu Cujo, l'état dans lequel il a laissé certains de mes amis me donnent à penser que ce n'est pas un gentil toutou). Ici le monstre est un homme, un être humain en apparence, mais diabolique à l'intérieur...c'est le mari! (On se croirait dans un épisode des Experts...si la femme disparaît, cherchez le mari).
Norman Daniels (non mais rien que le nom...Norman...c'est un signe!) est le mari ultra violent de Rose...quand je dis ultra, c'est vraiment un euphémisme. Je ne vais pas vous faire la liste de tout ce qu'il lui a fait subir...mais franchement, c'est très glauque. Lorsqu'il découvre que sa femme a disparu, il va partir à sa recherche, en semant des cadavres derrière lui.
Norman est l'archétype de la brute sanguinaire, et d'ailleurs, la représentation qui en est faite à la fin du roman l'illustre parfaitement. Il n'a qu'un seul objectif : torturer et tuer sa femme pour avoir eu l'audace de le quitter.
Rose Madder est un excellent roman pour trois raisons :
1) Il nous fait réfléchir sur l'image que nous avons du monstre. Il arrive souvent que sous un masque de vertu, de bienveillance, se cache une âme noire. Et il arrive encore plus souvent qu'une victime devienne un bourreau.
2) Il traite avec pudeur d'un thème souvent passé sous silence, les femmes battues.
3) Il est dans mon top 3! Non je plaisante, ce n'est pas une raison, et j'avais promis d'être objective. La véritable troisième raison a trait à l'évolution du personnage principal.
Je vous avais promis une critique modérée et objective, j'espère avoir tenu ma promesse. Mais gardez bien en tête qu'en l'écrivant, je n'avais qu'une seule pensée en tête :" Ce livre est trop génial (avec une multitude de a), il faut le lire (avec "faut" écrit en majuscule et une foultitude de points d'exclamation).
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AgatheDumaurier
  22 mars 2017
Dans la série Stephen King aime les femmes, je demande Rose, Rosie la vraie, la vraie Rosie.
Rosie n'était que Rose Daniels, la femme de son mari violent et barbare, jusqu'à ce qu'elle mette les voiles, un matin comme un autre, poussée par, sans doute, le désir de survivre. Et la voilà dans une grande ville, anonyme et néanmoins prête à tout recommencer. Et le monde peut lui offrir cette chance. Mais Norman, son mari, est à ses trousses. Elle le sait, elle le sent...
Stephen King explore dans ce roman plusieurs pistes pour le surnaturel, plusieurs métaphores. La magie est dans un tableau que Rosie achète, et qui est une entrée pour un autre monde, où vivent des doubles des personnages réels, version mythologique. Stephen King entremêle des mythes grecs au réalisme de son histoire de femme battue. Pour se révéler à elle-même, pour devenir la "vraie Rosie", Rose devra combattre le taureau mythique du labyrinthe et sortir de celui-ci, comme une Thésée moderne.
Mais ce que j'ai trouvé le plus fascinant dans le texte, c'est la transformation de Norman, le mari violent, en fou furieux et en minotaure cannibale, hors même du tableau, dans la réalité. L'idée qu'en voulant détruire Rosie comme étant sa propriété il se détruit lui-même et s'anéantit en tant qu'être humain est ainsi incarnée d'une façon extrêmement efficace. Toute conscience, toute trace d'humanité s'efface, et il ne reste plus qu'une chose lamentable, horrible et sanglante ...Oui, vraiment, c'est une image très frappante.
Stephen King est un grand romancier, à l'imagination absolument exceptionnelle et à la sensibilité universelle.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
iz43iz43   15 janvier 2018
Rosie n'est pas ici, Norm, dit-elle en continuant à se tortiller, mais elle m'a laissé un petit message de ses reins, par l'intermédiaire des miens. J'espère que tu es prêt car il arrive.
Elle avança encore d'un genou, se mit en position au-dessus de la figure de Norman et se laissa aller. Ah, délicieux soulagement.
Norman ne parut pas se rendre compte sur le coup de ce qui se passait. Puis il comprit. Il poussa un hurlement et essaya de la renverser. Gert se sentit soulevée et se servit de ses fesses comme d'un marteau pilon pour le clouer de nouveau au sol. Elle était surprise qu'il fût encore capable d'un tel effort, après ce qu'il venait de prendre.
"Non, on ne bouge pas, mon bonhomme", dit-elle, continuant de soulager sa vessie.

(Norman aimait particulièrement frapper sa femme Rosie dans les reins car cela ne laisse pas de trace. Juste retour des choses).
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berouneberoune   24 mai 2009
Ce ne sont pas les coups que nous avons pris qui comptent, mais ceux auquels nous avons survécu
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MagentaMagenta   06 mai 2013
Je suis restée longtemps sans comprendre cet aspect du syndrome, reprit Anna, mais je crois avoir trouvé, maintenant. Il faut bien que ce soit la faute de quelqu'un, sans quoi toute cette souffrance, la dépression, l'isolement, n'a aucun sens. On devient folle. Et il vaut mieux être coupable que folle. Il est temps pour vous d'aller au-delà de ce choix, Rosie.
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LanaTurnerLanaTurner   05 février 2017
Elle allait le regretter pour le reste de sa vie — une période de temps qui risquait d'être courte mais qui serait... comment dire ?

« Extrêmement intense », acheva-t-il à voix haute.
C'était le mot juste. Extrêmement
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LanaTurnerLanaTurner   12 février 2017
Ne me faites pas de mal. Voilà ce qu'elle avait besoin de dire. Je vous en prie, ne me faites pas de mal. Ce qu'il y a de meilleur en moi mourrait si vous me faisiez du mal.
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Vidéo de Stephen King
Ca de Stephen King aux éditions Livre de poche
https://www.lagriffenoire.com/98328-sci-fi-ca-ca--vol-1-ca--vol-2.html
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