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William Olivier Desmond (Traducteur)
ISBN : 225315153X
Éditeur : Le Livre de Poche (11/05/2005)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 552 notes)
Résumé :
Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d'une obsession : fuir son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à la première occasion. 900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n'est peut-être qu'un personnage de tableau, une hallucinatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
LanaC
18 février 2017
«Va falloir qu'on ait une petite discussion entre quat'z'yeux.»
Pour vous faire un résumé simple : c'est l'histoire d'une femme (Rosie Mc Clendon) qui a subit les sévices de son mari (Norman Daniels), pendant 14 années et qui un beau jour se réveille, commence ses tâches journalières, ... puis « la révélation ». Elle en a assez. C'est sur ce coups de nerf, qu'elle s'empare de son manteau, saisis la carte de crédit de son mari, et fuit le domicile. Lui, flic disposant de ressource, n'est pas décidé à laisser sa femme impunie. Comment a-t-elle pu le voler ? LUI !? C'est sur cette motivation, qu'il commence ses recherches bien décidé à lui apprendre une petite leçon.
Le roman tourne principalement autour du nouveau départ de Rosie. Son travail, ses ami(e)s, un tableau trouvé dans un troc et (bien évidemment), sur l'avancée de son mari. Ce qui est en soit une partie plutôt excitante. Je dirais même, LA plus entraînante des parties.
Garantie suspens, signé Stephen King !
Rosie femme qui prend son courage à deux mains.
Envie de vivre autre chose que la peur, la tourmente, la douleur des coups.
Grandie de son aventure, pourra-t-elle lui faire face ?
Mon point de vue.
Rose est une personne gentille, et à certes usée de courage pour sauter le pas et quitter l'horreur de sa vie quotidienne. Mais elle reste aussi guillerette, et franchement ennuyeuse,... Même ses sautes d'humeurs avaient un coté enfantin très désagréable. J'ai eu envie de la secouer. Pour être honnête j'avais hâte que son mari la retrouve et lui mette une branlée, histoire qu'enfin, elle puisse montrer que ces mois passés sans lui, on servit à quelque chose. Se venger, alors?
Sa nouvelle romance aux « JE TAIME », sucrés de vanille? gnan, gnan.
Quant aux dialogues? Prévisibles. too much.
J'aurais voulu juste un peu plus de consistance dans son personnage. J'ai eu l'impression que du début à la fin, elle ne faisait que « suivre », mais jamais « mener». Et quand enfin elle réagit, c'est à cause de quelque chose totalement indépendant d'elle. D'où ma déception.
MAIS, heureusement il y a Norman. On sait tous dès les premières lignes, qu'il la retrouvera. Sinon le roman n'a aucun sens. Mais alors que lui fera-t-il ? C'est encore plus effrayant que celui-ci sombre peu à peu dans la folie! On sent qu'il à des troubles psychologiques antérieurs. Ceux-ci exacerbés par le départ de sa femme. Rongé par la haine. Attisé par sa colère. Et animé d'une rage dévorante.
Tout ceci, le laissant conscient à mesure de son épopée ; qu'il y perdra probablement tout.
... mais pas avant de lui mettre la main dessus! Et quand ceci sera fait....
Et ça? J'adooore!
Toujours est-il que l'histoire aurait pu être sacrément bonne :
Si Stephen King ne l'avait pas gâché avec ses idées surnaturelles en ramenant un tableau «magique», qui fichera (simplement) en l'air toute la fin/beauté du roman. Et ça sans parler du retournement de caractère soudain de ses personnages. A en éclater de rire . A mon sens, un thème aussi fort que celui-là, avec un antagoniste pareil, n'a nul besoin d'artifice supplémentaire. Pas de grosse bête sortie d'un livre sur la mythologie.
Juste... cette peur viscérale et l'envie d'en réchapper.
Une leçon à apprendre : Celle de survivre.
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LiliGalipette
19 juillet 2014
« Je ne t'ai jamais battue sans que tu m'y obliges, tu le sais bien. » (p. 12) Cette phrase et la menace qu'elle sous-entend sont le quotidien de Rose, femme au foyer toujours sur la brèche, toujours entre deux raclées. Pendant quatorze, elle encaisse les coups et bien pire. Et un matin, un évènement anodin la dire de sa torpeur : si elle veut survivre, elle doit partir. N'emportant que son sac à main et la carte bancaire de Norman, son époux, elle quitte le domicile conjugal sans se retourner. « Je l'ai quittée. Peu importe ce qui m'arrivera à partir de maintenant, je l'ai quitté. Même si je dois dormir sous les ponts, je l'ai quitté. Il ne me mordra plus jamais, parce que je l'ai quitté. » (p. 48) Dans un refuge pour femmes battues, elle commence une nouvelle vie et reprend confiance. Elle trouve un emploi formidable et rencontre même un homme qu'elle pourrait aimer. Mais surtout, elle découvre un tableau singulier qui la fascine : la femme représentée sur cette toile semble l'appeler et la peinture semble vivante, animée. Rose ne le sait pas encore, mais ce tableau lui sauvera la vie quand Norman, engagé dans une traque maniaque, ne recule devant rien pour la retrouver et la punir. « le long bras de la loi, salope. […] le putain de long bras de la loi qui va bientôt s'abattre sur toi, tu peux me croire. » (p. 131)
Rose Madder est un très bon roman ! Stephen King se place alternativement dans les chaussures de la femme battue et dans celle du mari furieux, mêlant les voix et les terreurs. Entre démence et rage, l'intrigue flirte avec l'hallucination et la mythologie : Norman est un taureau enragé qui court après sa femme égarée dans un labyrinthe de peur. Stephen King peint l'histoire d'une revanche digne où les faibles se relèvent et rendent coup pour coup. Et quand le lecteur pense que l'histoire est close, que les comptes sont réglés, il y a encore des dettes à paye, de vieilles histoires à conclure. Comme Dolores Claiborne et Jessie qui se sont rebellées contre les perversités de leurs époux, Rose brise la loi du silence et reprend son destin en main.
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AgatheDumaurier
22 mars 2017
Dans la série Stephen King aime les femmes, je demande Rose, Rosie la vraie, la vraie Rosie.
Rosie n'était que Rose Daniels, la femme de son mari violent et barbare, jusqu'à ce qu'elle mette les voiles, un matin comme un autre, poussée par, sans doute, le désir de survivre. Et la voilà dans une grande ville, anonyme et néanmoins prête à tout recommencer. Et le monde peut lui offrir cette chance. Mais Norman, son mari, est à ses trousses. Elle le sait, elle le sent...
Stephen King explore dans ce roman plusieurs pistes pour le surnaturel, plusieurs métaphores. La magie est dans un tableau que Rosie achète, et qui est une entrée pour un autre monde, où vivent des doubles des personnages réels, version mythologique. Stephen King entremêle des mythes grecs au réalisme de son histoire de femme battue. Pour se révéler à elle-même, pour devenir la "vraie Rosie", Rose devra combattre le taureau mythique du labyrinthe et sortir de celui-ci, comme une Thésée moderne.
Mais ce que j'ai trouvé le plus fascinant dans le texte, c'est la transformation de Norman, le mari violent, en fou furieux et en minotaure cannibale, hors même du tableau, dans la réalité. L'idée qu'en voulant détruire Rosie comme étant sa propriété il se détruit lui-même et s'anéantit en tant qu'être humain est ainsi incarnée d'une façon extrêmement efficace. Toute conscience, toute trace d'humanité s'efface, et il ne reste plus qu'une chose lamentable, horrible et sanglante ...Oui, vraiment, c'est une image très frappante.
Stephen King est un grand romancier, à l'imagination absolument exceptionnelle et à la sensibilité universelle.
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lilyrose87
04 avril 2014
Par où commencer...il y a tellement de choses que j'aimerais écrire afin de vous faire partager mon amour de ce roman, mais dans le même temps je crains que tant de passion vous fasse partir en courant!
En restant modérée et totalement objective, je dirais que Rose Madder est le meilleur roman de Stephen King (avec Salem, je n'arrive jamais à trancher ces deux-là).
En lisant les premières pages, je me suis d'abord demandée si j'étais bien dans un roman de Stephen King. Une femme battue qui décide de quitter son mari pour commencer une nouvelle vie...très bien, mais où sont les monstres, les événements surnaturels?
Commençons par les événements surnaturels. Il y en a bel et bien un, qui arrive au milieu de l'histoire. Rose, l'héroïne, souhaite vendre sa bague de fiançailles. En entrant dans une boutique, elle aperçoit un tableau dont elle va tomber amoureuse. Il représente une femme, blonde, qu'on ne voit que de dos, et s'intitule Rose Madder. Rose achète Rose (j'ai toujours rêvé d'écrire ça) et l'installe chez elle.
Bien entendu, ce n'est pas un tableau ordinaire...je ne vous en dis pas plus, mais croyez-moi, si vous voulez du surnaturel, vous n'allez pas être déçus!
Et maintenant le monstre : l'habituée que je suis devenue attendait avec impatience l'apparition du monstre (finalement, la devise du cheval n'est pas si idiote que ça)...et finalement, le monstre était présent dès les premières pages. Simplement, il ne s'agissait ni d'un clown (encore heureux!), ni d'un esprit malveillant, ni de vampires, ni de chien possédé (bien que je n'ai pas encore lu Cujo, l'état dans lequel il a laissé certains de mes amis me donnent à penser que ce n'est pas un gentil toutou). Ici le monstre est un homme, un être humain en apparence, mais diabolique à l'intérieur...c'est le mari! (On se croirait dans un épisode des Experts...si la femme disparaît, cherchez le mari).
Norman Daniels (non mais rien que le nom...Norman...c'est un signe!) est le mari ultra violent de Rose...quand je dis ultra, c'est vraiment un euphémisme. Je ne vais pas vous faire la liste de tout ce qu'il lui a fait subir...mais franchement, c'est très glauque. Lorsqu'il découvre que sa femme a disparu, il va partir à sa recherche, en semant des cadavres derrière lui.
Norman est l'archétype de la brute sanguinaire, et d'ailleurs, la représentation qui en est faite à la fin du roman l'illustre parfaitement. Il n'a qu'un seul objectif : torturer et tuer sa femme pour avoir eu l'audace de le quitter.
Rose Madder est un excellent roman pour trois raisons :
1) Il nous fait réfléchir sur l'image que nous avons du monstre. Il arrive souvent que sous un masque de vertu, de bienveillance, se cache une âme noire. Et il arrive encore plus souvent qu'une victime devienne un bourreau.
2) Il traite avec pudeur d'un thème souvent passé sous silence, les femmes battues.
3) Il est dans mon top 3! Non je plaisante, ce n'est pas une raison, et j'avais promis d'être objective. La véritable troisième raison a trait à l'évolution du personnage principal.
Je vous avais promis une critique modérée et objective, j'espère avoir tenu ma promesse. Mais gardez bien en tête qu'en l'écrivant, je n'avais qu'une seule pensée en tête :" Ce livre est trop génial (avec une multitude de a), il faut le lire (avec "faut" écrit en majuscule et une foultitude de points d'exclamation).
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Aline1102
01 mai 2012
Après quatorze années de soumission à un mari violent qui la bat régulièrement, Rosie prend soudain conscience, en apercevant une minuscule tache de sang sur son drap de lit, du désastre qu'est devenue sa vie conjugale avec Norman Daniels. Dans un élan de courage imprévu, elle quitte la maison, n'emportant que son sac à main, les vêtements qu'elle porte et 350 $, qu'elle retire du compte en banque de son mari.

Arrivée dans une ville inconnue, à 900 kilomètre de chez elle, Rosie se sent complètement paumée. Heureusement, une bonne âme lui donne l'adresse d'un foyer pour femmes battues.

Chez "Filles et soeurs", Rosie se reconstruit progressivement, physiquement d'abord, mais surtout psychologiquement.

Seulement, Norman Daniels considère sa femme comme un objet lui appartenant. Et Norman déteste perdre ce qui lui appartient. Et cette histoire de carte de banque que sa femme a utilisée ne lui plaît pas du tout... Obsédé par ces pensées qu'il ressasse continuellement, Norman se lance aux trousses de son épouse et, puisqu'il est flic, la filature s'avère aisée.

Entre-temps, Rosie a quitté "Filles et soeurs" pour aller vivre dans un petit studio. le premier objet qu'elle achète pour meubler son intérieur est un étrange tableau représentant une femme debout sur une colline et scrutant les ruines d'un temple antique. Au dos de l'étrange tableau, une inscription au fusain: Rose Madder.

Et si ce tableau aidait Rosie à se débarasser définitivement de Norman?

Une fois n'est pas coutume, c'est une histoire poignante que nous livre Stephen King. Même si le côté fantastique, marque de fabrique de l'auteur, est bien présent, c'est avant tout l'histoire de Rosie, ce côté humain du récit, qui choque et fascine à la fois.

Dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet et on comprend tout de suite la nature exacte de la relation entre Rosie et son mari, Norman. le drame des femmes battues, tel qu'on le connaît tous instinctivement grâce à la presse, aux témoignages de certaines femmes particulièrement courageuses, est bien là: Rosie reçoit des coups depuis des années, mais reste là. Comme si partir, quitter cet époux violent ne servait à rien. Et dans le cas présent, on finit pas penser la même chose: Norman est flic et on se doute que si sa femme le quitte, il finira par la retrouver et par lui faire payer son élan de révolte.

On finit donc par s'identifier complètement à Rosie et par ressentir une véritable terreur au fil du récit. Alors que la jeune femme se rétablit tout doucement loin de l'enfer de son couple, King nous ramène dans l'ancien domicile conjugal et nous livre les réflexions et les faits et gestes de Norman: on comprend, avant Rosie, que Norman va forcément la retrouver et cela fait froid dans le dos. Surtout que ce type est cinglé!

Toutefois, le roman a un inconvénient: sa longueur. Certains passages sont extrêmement détaillés (trop, peut-être?) et le fait de les relater le même épisode d'abord du point de vue de Rosie, puis de celui de Norman n'arrange les choses.

Le passage du roman relatant l'aventure de Rosie au sein de son tableau est également très long, très détaillé et plutôt inutile. J'avoue sincèrement avoir lu cette petite centaine de pages en diagonale: au début, j'ai suivi le récit, après j'ai sauté des passages. Cela m'arrive rarement, en particulier avec un auteur comme Stephen King, mais cette longueur m'a ennuyée et j'avais envie de savoir ce que mijotait Norman, alors trois pages de description des murs d'un temple...

Rose Madder était donc une bonne découverte, même si je ne le considère pas comme l'un des meilleurs King que j'ai lu.
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Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
berouneberoune24 mai 2009
Ce ne sont pas les coups que nous avons pris qui comptent, mais ceux auquels nous avons survécu
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MagentaMagenta06 mai 2013
Je suis restée longtemps sans comprendre cet aspect du syndrome, reprit Anna, mais je crois avoir trouvé, maintenant. Il faut bien que ce soit la faute de quelqu'un, sans quoi toute cette souffrance, la dépression, l'isolement, n'a aucun sens. On devient folle. Et il vaut mieux être coupable que folle. Il est temps pour vous d'aller au-delà de ce choix, Rosie.
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LanaCLanaC12 février 2017
Ne me faites pas de mal. Voilà ce qu'elle avait besoin de dire. Je vous en prie, ne me faites pas de mal. Ce qu'il y a de meilleur en moi mourrait si vous me faisiez du mal.
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LanaCLanaC05 février 2017
Elle allait le regretter pour le reste de sa vie — une période de temps qui risquait d'être courte mais qui serait... comment dire ?

« Extrêmement intense », acheva-t-il à voix haute.
C'était le mot juste. Extrêmement
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LanaCLanaC16 février 2017
Espèce de pute, pensa-t-il. Rien qu'à te voir, on sait pourquoi y a tant de choses qui clochent dans ce putain de monde. Ce n'est pas avec une de tes copines bouffeuses de chatte que tu t'es fait faire ça, hein ?
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Fin de ronde - Stephen King : le trailer .Dans la chambre 217 de l?hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi? http://www.albin-michel.fr/ouvrages/fin-de-ronde-9782226328717
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