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Évelyne Châtelain (Traducteur)
ISBN : 2277234397
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 546 notes)
Résumé :
Neuf heures cinq. L'écureuil cavale sur la pelouse. Dans la salle 16, Mme Underwood donne son cours d'algèbre... "Si l'on augmente le nombre de variables, les axiomes eux-mêmes restent valides..."

L'interphone crache alors une giclée de mots-requins. Charles Decker est convoqué chez le directeur.

Neuf heures vingt. Après un entretien destroy, Charly met le feu aux vestiaires. Dans les marais puants de son subconscient, son dinosaure per... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  13 mars 2019
J'étais assez curieuse de lire ce court roman qui a été retiré de la vente suite au massacre dans je ne sais plus quel lycée américain. Un des tueurs aurait dit avoir été inspiré par ce roman, Stephen King a donc préféré le retiré et stopper la publication. Finalement, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais ! Un peu seulement, mais la prise d'otage, les confidences d'une classe , le retournement de colère contre un camarade et non pas Charlie lui-même qui vient de tuer deux professeurs….Oui c'est surprenant et en même temps on est vraiment dans une vérité de la vie lycéenne américaine. Les émotions de chacun sont crédibles et révélatrices de la difficulté de faire sa place dans ce moule. J'ai aimé ce livre pour ça et Stephen King a su, comme d'habitude , m'entrainer totalement dans son récit et me surprendre !
Challenge Mauvais genre 2019
Pioche dans ma PAL mars 2019 (merci à Sflagg)
Challenge Multi-défis 2019
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sosotess
  17 mars 2016
J'ai lu ce livre juste après l'Attrape-Coeurs, et j'ai été à bien des égards étonnée des similitudes entre les deux ouvrages. Hormis que les deux éditions de poche font l'exacte même épaisseur, les deux romans commencent avec un ado américain se faisant exclure de son lycée. et les toutes dernières pages ont aussi des points communs selon moi. Et comme son prédécesseur, ce livre aurait inspiré des auteurs de tueries, entraînant à la demande de King son retrait des librairies. Ceci dit, j'avoue avoir été plus sensible aux névroses de cet ado-là, qui comme son aîné (les deux livres ayant été publiés à 25 ans d'écart), raconte sa déroute à la première personne, celle-ci prenant cependant une forme radicalement différente et bien plus brutale (donc plus intéressante à mon goût).
Notre jeune anti-héros, donc, Charlie de son prénom, a l'esprit marqué par des mésaventures d'enfance qui pourraient être les nôtres, les miennes en tout cas. Mais pour lui, la coupe est pleine, il craque. Il a déjà agressé un de ses professeurs, et après un entretien avec son proviseur pendant lequel il se grille éhontément et lamentablement, commence à perdre le contrôle. Ou à le prendre, au choix.
Car après avoir mis le feu à son casier, répandant ainsi la panique dans l'établissement, il entre en classe, tue sa prof de maths sans lui laisser le temps de dire ouf, et prend sa classe en otage. S'ensuit un huis-clos fait de partages d'expériences, de tests de caractères, de négociations avec l'extérieur, lors duquel, finalement, bien peu de ses camarades s'opposent fermement à lui. Quelque part, ils prennent un peu cette matinée hors-norme comme une aventure, une histoire sensationnelle qu'ils pourront raconter avec excitation, et ils encouragent même Charlie, avec quelques accolades compréhensives. Finalement, ne sont-ils pas tous dans le même bateau?
J'ai apprécié de voir l'envers du décor de ce drame typiquement américain comme il y en a tant, à travers le regard de l'auteur de la tuerie, même si le bilan n'est pas aussi meurtrier et les actions un peu moins machinales qu'ils n'auraient pu l'être.
Finalement, les raisons de son craquage ou l'assentiment de ses camarades justifient-ils ses agissements? Rien ne le peut, même si on tend à l'oublier à mesure qu'il nous apparaît humain, avec ses failles, ses humiliations, ses traumatismes, et que les autres élèves révèlent les leurs comme dans un groupe de soutien psychologique. C'est ce jeune-là qui pète un plomb, mais finalement, ç'aurait pu être n'importe lequel d'entre eux. du coup, la classe entière, sans doute aidée de l'effet de groupe, devient son alliée et même un prolongement de lui si l'on y réfléchit.
Sympathiser avec ce protagoniste fait-il de nous les complices de ces jeunes machines à tuer, pourtant aussi humaines que nous, qui écument régulièrement les établissements scolaires américains? Bien sûr, si l'objectif était de lui trouver des circonstances atténuantes, elles demeureraient faibles. Tout le monde a des problèmes, certains plus graves que les siens, c'est notre manière d'y réagir qui diffère et celle de Charlie est plus qu'excessive. Le but est donc plutôt de le comprendre, d'appréhender son regard sur la société, sur ses parents, ses pairs. Et pour ça, le pari est réussi. On se glisse dans sa peau, on entre dans sa tête, on s'identifie à lui et on le comprend, sans l'excuser. La plume fluide de King nous permet sans mal de saisir comment l'accumulation de petits problèmes apparemment anodins peuvent déboussoler une personne un peu vulnérable, au point de provoquer en elle des désordres bien plus graves que ne le laisse penser son comportement ordinaire. Voilà comment un "jeune sans histoire" finit par perdre les pédales, et King nous en donne une, d'histoire. Pour ma part, elle m'a amplement satisfaite.
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bilodoh
  16 juillet 2014
Que peut-il bien se passer dans la tête d'un ado américain qui tire sur des personnes de son école ? C'est le propos de Rage, un roman de Stephen King publié en 1977 sous le pseudonyme de Richard Bachman.

C'est le triste processus de désintégration mentale. C'est la rage qui s'empare de lui et le pousse à des actes de violence incontrôlables.

Après avoir tué son enseignante, Charlie Decker s'enferme dans la classe avec ses camarades et dans un huis clos toxique ou se trame une sorte de « chaise honteuse », un jeu cruel où font surface toutes les jalousies et les rancoeurs.

C'est une des premières oeuvres de King et les ficelles sont parfois un peu grosses.

Comme dans Carrie, Stephen King met en scène la cruauté des adolescents, mais aussi la profondeur de la détresse des jeunes qui souffrent. Il ne reste qu'à y trouver des solutions avant que survienne un autre carnage…
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greg320i
  26 décembre 2013
RAGE ! Un mot , un livre, une polémique, mais surtout un sentiment plus fort que la violence. Entrez dans Rage c'est accepter la vie d'un adolescent à bout, prêt à tout pour délivrer son mal-être . Sa solution ? Rapide , stupide, définitive , exécutive .
Quand un cerveau dit: Stop! La main mise sur l'arme dit : PAN ! Aussi simple que cela.
Et Vlan , flanchant , bifurquant sur le côté horreur, la teneur 'terreur' promet et nous en met plein la vue.
Acte 1 : Petite entremise avec l'entrevue du directeur en guise de pression insidieuse pour le malheureux , suspendu aux lèvres des mots de trop chez qui il est convoqué , ressassant son passé compliqué, tout cela est trop pour Charles Decker : Sa folie l' emmène et l'amène à l'imparable, à l'irréparable;

La faute à qui ? l'entourage trop lâche , ' l'âge bête' ? le démon qui sommeille en chacun ,, on n'en sait rien et cela est d'autant mieux pour tous. Car tenter de comprendre l'acte fatal est inutile, la rétroaction d'une envie inassouvie sans doute . Voir un complexe d'une autre nature ..
Le plus important dans Rage est le dialogue qui s'ensuit. Dans la classe terrorisée, en effet ,le débat est imposé par Charles, intronisé sans doute par perfidie ,,mais à part ça , les uns les autres se confient, et on assiste dès lors à de larges déballages de craintes refoulés, de peurs , de chaleurs . le quotidien pourtant de nombreux adolescents vivant avec cela pour eux .
Voilà donc Rage, un livre rapide , vorace, qui ne laisse comme trace que le vautour machiavélique qui semble planer dans l'esprit tortueux de l'auteur.
Un King pur et dur . Garanti sans sensiblerie.
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Arakasi
  09 décembre 2014
Charlie a la rage. Rage contre son père qui le maltraite quotidiennement sous prétexte de « faire de lui un homme », rage contre les professeurs qui l'humilie devant ses camarades, rage contre les psychiatres qui le traitent comme une bête de foire, rage contre lui-même et ses nerfs trop fragiles… Alors, très naturellement, Charlie se pointe un jour dans sa classe et abat d'une balle en pleine poitrine sa professeure de mathématique. Tandis qu'à l'extérieur policiers, professeurs et parents pataugent dans la panique, le jeune assassin retient en otage les autres élèves. Charlie ne veut tuer personne d'autre, non, pas pour le moment en tout cas : Charlie veut parler, il veut se faire comprendre, mais surtout comprendre ses compagnons de classe, comprendre leur motivations cachées, leurs fêlures, leurs hontes et leurs craintes d'adolescents. Débute alors un jeu pervers de manipulation entre Charlie et ses petits camarades, d'abord terrorisés puis de plus en plus fascinés par l'audace et le démence de leur jeune persécuteur.
Partagée je suis... Pour un premier roman, « Rage » ne manque pas de qualités : l'intrigue est bien rythmée et dépourvue de temps morts, le style efficace à défaut d'être d'une grande richesse (mais le narrateur étant un gamin de seize ans, cela peut se justifier) et le sujet audacieux à aborder. Mais ces quelques bons points peinent à contrebalancer à mes yeux les défauts du roman, à savoir des ficelles scénaristiques aussi épaisses que des cordages, la subtilité d'un bulldozer et des situations si franchement irréalistes qu'elles éveillent davantage l'incrédulité que la terreur.
Je ne suis pas experte en psychologie adolescente, mais la justification des actions meurtrières de Charlie par un traumatisme familial, somme toute assez anecdotique, ne m'a pas convaincue. Sans parler des comportements des autres élèves… Sincèrement, on a vite l'impression que la classe de Charlie est constituée exclusivement de petits psychopathes en puissance ! Un seul gamin semble avoir un comportement à peu près normal, et encore, on pourrait difficilement le taxer de tout à fait sain d'esprit. Je veux bien que beaucoup d'ados soient névrosés mais, bon sang, ils ne sont pas tous cinglés ! Je suis également un peu perplexe sur le point de vue que King souhaite nous voir adopter vis-à-vis du narrateur : sommes-nous censés avoir de la sympathie pour lui ? En ce me concerne, je n'en ai pas éprouvé une seule pincée, tant ses motivations m'ont parues creuses et ses réactions disproportionnées. En conclusion, un Stephen King plutôt faiblard desservi par une approche psychologique bas-de-plafond – preuve pour moi que King est vraiment un auteur capable d'alterner l'excellent et le beaucoup beaucoup moins bon.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
biokibioki   24 août 2012
"Quand on a cinq ans et qu'on a mal quelque part, on crie pour que le monde entier soit au courant. A dix ans, on gémit. Mais dès qu'on arrive à quinze, on commence à grignoter la pomme empoisonnée qui pousse sur votre arbre de douleur personnelle (...). On commence à bouffer ses poings pour étouffer les cris. On saigne à l'intérieur"
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balrogbalrog   12 septembre 2013
La plupart des gosses se fichent pas mal de vos facultés intellectuelles ; ils en donneraient pas cent sous, et le type avec un gros Q.I. qui ne sait pas jouer au base-ball ou alors qui arrive troisième au concours de masturbation entre potes, c'est la cinquième roue de la charrette pour tout le monde
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greg320igreg320i   16 janvier 2012
Je me suis accroché à mon revolver.
L'impact m'a balancé contre le tableau noir et la porte-craie s'est enfoncé doulouresement dans mon dos. Mes deux mocasins en cuir espegnol se sont envolés. Je suis tombé sur le derrière. Je ne comprenais pas ce qui se passait . C'était trop de choses en même temps. Une atroce douleur m'a transpercé la poitrine, suivie d'une paralysie.Ma respiration s'est arrêtée.
J'avais des millions d'étoiles devant les yeux
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Mademoiselle404Mademoiselle404   02 avril 2012
La morale de l’histoire, c’est que quand on recrache le passé et que le présent est encore pire, ça rend le vomi presque appétissant.
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Sirius1Sirius1   15 août 2014
Tu devrais peut être te rendre a dit Harmon, et aller voir un médecin, tu sais un psy.

Tu veux dire un type comme Grace? a demandé Sylvia, cette espèce d’enfoiré, tu plaisante, On m’a obligée à aller le voir quand j'ai jeté un encrier à la tête de la vieille Green. Tout ce qu'il faisait , c'était de regarder sous mes jupes et d'essayer de me faire parler de ma vie sexuelle.
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Videos de Stephen King (134) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
À l?occasion de la parution de la révélation thriller « Bad Man », nous sommes allés à la rencontre de l?auteur Dathan Auerbach et lui avons posé quelques questions.
Révélation ! Bad Man signe l?entrée fracassante de Dathan Auerbach dans l?arène des maîtres du suspense et de l?angoisse en successeur de Stephen King.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2UFNbvy Existe en numérique : https://bit.ly/2Bj0gDK
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On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l?espoir n?est plus permis.
Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l?affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.
Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s?est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n?a jamais cessé ses recherches.
Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu?un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? le directeur qui n?a jamais collaboré à l?enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées? Qui est ce bad man dont l?ombre inquiétante plane sur la ville ?
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