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EAN : 9782283032374
196 pages
Buchet-Chastel (04/10/2018)
4.09/5   11 notes
Résumé :
Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. « Flaubert à cheval. Flaubert fut beau. Flaubert fut jeune. Jeune. Glorieux. Blond, bouclé. Grand et bien fait. Fl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
oiseaulire
  17 février 2022
La collection "Les auteurs de ma vie" de Buchet-Chastel invite des écrivains à rendre hommage aux grands auteurs qui les ont éblouis et formés.
Ces quarante pages au beau style un peu endiablé est une déclaration "d'amour de loin" de Marie-Hélène Lafon à Gustave Flaubert.
J'ai beaucoup aimé la passion que l'on sent sourdre sous les mots de cet hommage à Gustave dont la sincérité est évidente.
Marie-Hélène Lafon est une sculptrice de la langue.
Ce portrait saisissant de vie évoque les relations de Flaubert avec "ses femmes" (sa mère adorée, sa soeur chérie partie trop tôt et l'enfant de celle-ci, sans oublier Louise Colet) ; à ses deux grands amis, Alfred le Poittevin et Maxime du Camp ; aux voyages, à l'écriture.
Suivent une correspondance et des extraits d'oeuvres.
C'est alerte, ingénieux, pédagogique et attractif.
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igolenerougier
  06 décembre 2018
On est dans le bain dès le nom de la collectiion dans laquelle Marie-Hélène Lafon a été invitée à écrire. « Les auteurs de ma vie » : ce livre n'est pas un essai, pas un énième hommage à un grand écrivain. C'est une promenade avec un homme bien en chair avec lequel dès les premières lignes Marie-Hélène donne sa complicité en partage « Je vis un peu avec lui. Nous faisons bon ménage ». Cela n'est pas tout neuf et cela va durer : le texte a pour titre « Flaubert for ever » et les volumes de la Correspondance de Flaubert sont « en horizon d'attente sur le bureau de Marie-Hélène. Mais leur compagnonnage a ses règles de respect de chacun, règle énoncée dès la première page : « je ne peux pas écrire quand je lis Flaubert : ou je ne peux pas lire Flaubert quand j'écris ; ça ne peut pas se faire ensemble ». Loin d'être un modèle, Flaubert est une Oeuvre dans laquelle Marie-Hélène Lafon emmène son lecteur dès la lecture de la première Education Sentimentale par ce jeune homme de 24 ans à son père qui …s'endort. On entre sans détour dans l'univers flaubértien « on le devine, enseveli et enfoncé, comme on le serait dans une vase robe de chambre cossue et enveloppante, douillettement callé au creux d'une nébuleuse amicale, ancillaire, familiale ». Très vite on est happé par l'ampleur du personnage et de l'oeuvre. Alors, comme Marie-Hélène Lafon on ne peut faire autrement : « En manger, en manger par coeur, En asséner, en dévider. A ses amis . A ses amants. A ses élèves . A ses lecteurs. S'en réciter à l'intérieur muettement. Etre nourrie de. Etre adossée à ». Flaubert est bien « un auteur de ma vie ».
Cette puissance de la relation, Marie-Hélène l'offre à ses lecteur par la force de son écriture. Volontaire, incisive, sans fioritures, riche de ces phrases courtes et précises, de ces accumulations de verbes et d'adjectifs qui, telles les notes d'une musique, conduisent la partition vers un crescendo sans appel.
Mais l'oeuvre ne cache jamais l'homme, car « Flaubert fut beau. Flaubert fut jeune. Jeune. Glorieux. Blond, bouclé. Grand et bien fait. Flaubert eut mal aux dents. Flaubert fut foudroyé à l'âge de dix- sept ans sur le chemin de Pont l'Evêque, il échappa au Droit et il put commencer à vivre. » . Et lorsque tombent les derniers mots de Marie-hélène Lafon : « Flaubert est inépuisableFlaubert for ever » tout simplement : ON SIGNE !

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liberliber
  25 avril 2021
Depuis 2016, les éditions Buchet Chastel consacrent leur collection « Les auteurs de ma vie » au regard qu'un écrivain contemporain porte sur l'un de ses homologues du passé.
C'est bien évidemment l'immense Flaubert que la styliste Marie-Hélène Lafon a choisi de mettre à l'honneur.
En moins de cinquante pages, elle livre dans une première partie intitulée « Flaubert for ever » tout ce qu'elle retient d'essentiel de l'ermite De Croisset. D'abord la mort qui l'a très jeune violemment affecté : celle du père le 15 janvier 1846 (il n'a alors que 24 ans) suivie de celle de la soeur adorée le 22 mars de la même année. Il s'accrochera alors à sa mère et à sa nièce, toutes deux prénommées Caroline. Ses amitiés. Ses amours. Aux côtés des personnages réels gravitent les protagonistes de fiction. Et l'auteure des « Derniers Indiens » de clamer : « Je donne tous les Frédéric pour un Charles. Tous les Moreau pour un Bovary ». de ses lectures, elle a retenu « la litanie des prénoms ancillaires » avouant avoir choisi « Un coeur simple » en sous-texte du magnifique « Joseph » publié en 2014.
Après cette présentation, trop courte donc un peu frustrante, elle livre aux lecteurs une anthologie regroupant des extraits de sa correspondance avec sa mère lors de son voyage en Orient, de « Madame Bovary », de « L'éducation sentimentale », de « Un coeur simple », de « Bouvard et Pécuchet » et du « Dictionnaire des idées reçues ».
Lien : http://papivore.net/litterat..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   01 février 2019
En classe de quatrième, au pensionnat de Saint-Flour, en 1975, on me fait lire Madame Bovary ; je crois n'y avoir à peu près rien compris mais je fus embarquée ; ça a débuté comme ça, dirait l'autre, avec Gustave, ça a débuté comme ça, en quatrième et à Saint-Flour, sous la vive férule d'une jeune femme remplaçante qui avait de longs cheveux plats et blonds.
C'est au point que je me souviens seulement du sujet de rédaction dont fut assortie cette lecture. Inaugurale ; car ce fut une lecture inaugurale. Carrément.
Inventez un avenir pour Berthe. Carrément.
On avait de ces audaces pédagogiques, de ces élans créatifs, en 1975 en classe de quatrième au pensionnat de Saint-Flour.
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Videos de Marie-Hélène Lafon (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie-Hélène Lafon
Le livre qui a bouleversé Leïla Slimani n'est autre que "L'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera. Derrière la fascination de ce titre, l'auteure raconte que "c'est un livre qui a totalement changé le rapport avec son corps". Nous pourrions parler du génie de ce romancier et pourtant, pour Marie-Hélène Lafon, "en ce qui me concerne, chez Kundera, je n'entends à peu près rien. (...) Pour moi, cela n'a pas de corps".
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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