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ISBN : 2246810876
Éditeur : Grasset (03/01/2014)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 17 notes)
Résumé :
« Mon frère Philippe est mort le 17 juillet 1995, un peu avant midi, dans une chambre de l’hôpital de Villejuif. Il aurait eu trente-quatre ans une semaine plus tard. C’est le seul frère que j’ai connu, le seul que j’aurai jamais. L’image de Philippe allant vers sa fin n’existe en moi que par la brûlure qu’il a entretenue pendant des années, et qui dure encore. Pour parler de lui, pour aller vers lui, je suis contraint de revenir aux zones qu’il a éclairées et calci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Aela
  01 mars 2014
Marc Lambron évoque ici dans ce récit court mais rempli d'émotion les derniers moments de la vie de son frère, mort du Sida en 1995.
Il avait alors trente-quatre ans.
Il était brillant et s'est donné à fond dans son travail de banquier, malgré la maladie qui se faisait de plus en plus présente et invalidante.
C'est l'occasion d'un retour sur les années 60, les années de l'enfance de Philippe, le héros de ce récit.
Années 70 ensuite.
Philippe a toujours joué un rôle protecteur vis à vis de Marc.
L'auteur veut restituer le passé et les malentendus.
Aucun jugement de sa part. Une grande pudeur sur la vie privée de son frère. On apprend seulement qu'il a éconduit une jeune fille éprise de lui.
Les deux frères sont restés proches, malgré leur différence de parcours.
Le récit est sensible, pudique, tout en non-dits et en tendresse.
Un bel hommage à un frère disparu et une évocation sans complaisance ni tabous de cette terrible maladie.
Commenter  J’apprécie          260
Herve-Lionel
  27 mars 2015
N°886– Mars 2015
TU N'AS PAS TELLEMENT CHANGÉMarc Lambron - Grasset.
Dès la lecture du titre et des premières lignes on se rend compte qu'on va avoir affaire à un texte intimiste.
En effet le narrateur, Marc, choisit d'évoquer Philippe, son frère cadet, mort en 1995 à l'âge de 34 ans. Il refait son parcours brillant malgré la maladie qui se déclarera à l'âge de 26 ans et qui le torturera pendant 8 années, jusqu'à sa mort. le mal n'est jamais nommé[le narrateur lui donne le nom de « virus-oursin »], cette maladie qu'un acronyme a simplifié en quatre lettres qui à l'époque sont synonymes de mort devant l'impuissance de la médecine, le lecteur en comprend vite la nature et l'issue qui, en l'absence de thérapie ne faisait, dans ces années, aucun doute. Elle était la conséquence d'une contamination qu'on opposait volontiers aux maladies génétiques, résultat du hasard de l'ascendance. On instillait là l'idée d'une faute, une sorte de punition divine puisque aussi bien nous baignons malheureusement dans un contexte judéo-chrétien et le sida était un peu assimilé à la peste du Moyen-Age. Malgré cette issue certaine, Philippe se jettera dans la vie avec passion et dans métier de banquier comme s'il devait prendre sa retraite au bout de sa carrière. Marc analyse finement les relations difficiles qui ont existé entre ces deux frères pendant leur jeunesse. Ils avaient tout pour se rencontrer et faire ensemble leur chemin mais ils ont choisi, volontairement ou au hasard des circonstances, de n'en rien faire et de s'ignorer. Seules ces quelques années de souffrance les ont réunis comme du temps perdu qu 'on cherche désespérément à rattraper et c'est Marc, l'aîné, qui a survécu à son cadet. Pendant leur jeunesse, un réflexe de protection de l'aîné sur son frère se manifeste mais sans forcément l'idée de complicité. Elle ne viendra que plus tard, avec la maladie, quand celle-ci aura fait le vide autour de Philippe, l'espèce humaine ayant horreur de tout ce qui n'est pas dans la norme. le narrateur saisira cette occasion qu'il sait ultime pour lui dire tout l'amour qu'il a pour lui, même s'il le fait dans une grande solitude.
Très tôt dans le récit, le lecteur apprend que Philippe qui était un séducteur, est amené, sans doute la mort dans l'âme, à éconduire une jeune fille désireuse de l'épouser parce qu'il avait soit la connaissance, soit la prescience de ce qui allait lui arriver. Ce détail est surprenant et me paraît ne pas ressortir de la seule technique de l'écriture. A titre personnel, je ressens cette affirmation comme une intuition intime de son propre destin, formulée sous une forme sibylline, soit volontairement soit plus sûrement dans des termes spontanés, mais qui portent en eux un futur programmé. J'ai souvent noté qu'elle est l'apanage des gens qui vont mourir jeunes.
Marc refuse la réalité au début, la maladie de son frère et sa mort annoncée. C'est un combat qu'il mène, perdu d'avance, une malédiction injuste, un anachronisme, une chose inadmissible et révoltante. Quant à la contamination qui a précédé la maladie, il la juge absurde, de l'ordre du gâchis ! Pourtant Philippe choisit, par réaction, de jouer le jeu de la vie, de la carrière tout en gardant en silence son secret face aux autres, à leurs bassesses, à leurs vengeances, à leurs petitesses qui caractérisent bien l'espèce humaine. Pourtant l'inévitable dépression se manifeste comme une réaction face à la réalité.
La différence entre les deux frères ressort aussi à la fin du récit, en ce sens que Philippe n'ayant pas laissé de descendance ne souhaite pas non plus laisser de traces après sa mort, choisissant l'incinération « sans stèle », c'est à dire sans endroit pour se recueillir, laissant aux vivants la seule arme de la mémoire. Dès lors on mesure l'importance de ce récit et la démarche de son auteur. A la fin du texte, le narrateur révèle que Philippe avait un ami, ce qu'il n'avait pas mentionné jusqu'à présent, soulignant, surtout à l'époque où les mentalités n'avaient pas encore évolué, qu'il était marginal mais surtout original et singulier. Marc ne sera dès lors plus le seul a pleurer l'absent ! Il nous révèle aussi que son frère était mélomane et cherchait dans la musique, celle de Mozart, des réponses à ses questionnement intimes sur la mémoire, la faute, les alliances parfois douteuses au cours des générations !
J'ai lu ce livre comme une sorte de contrition du narrateur qui prendrait le lecteur comme confesseur. Marc a attendu vingt années avant d'écrire ce texte, comme quelque chose qu'on porte en soi, qu'on veut garder ou qui ne peut sortir. le texte est tellement personnel que l'auteur confie au lecteur qu'il ne souhaite pas faire la promotion de ce livre. A mes yeux cela met l'accent sur une manière de paradoxe : L'auteur est écrivain et s'exprime donc par les mots. Il souhaite rendre hommage à ce frère trop tôt disparu. Il y a donc une nécessité de l'écriture comme une catharsis mais aussi une volonté pudique et personnelle de garder le silence, de ne partager cela parce que cela est trop intime et de l'ordre de la confidence. On sent l'auteur qui ressent lui aussi les affres de la mort, partagé entre la nécessité de cet acte de mémoire pendant qu'il en est encore temps et ce combat intime qu'il mène contre lui-même, contre les mots !
Je suis entré de plain-pied dans ce témoignage poignant, peut-être parce qu'il parle de la mort qui est notre lot à tous mais plus sûrement parce qu'il retrace un parcours qui certes n'a pas été le mien directement mais qui m'a rappelé, toutes choses égales par ailleurs, quelques détails personnels. Les termes sont pudiques, pleins de tendresse, les phrases simples, l'écriture émouvante, sur le mode mineur de la confidence. Au début les chapitres sont normalement écrits et plus le texte avance plus il est haché, en courts paragraphes, comme les derniers soubresauts de la vie !
J'avoue que je ne connaissais pas cet écrivain pourtant académicien (je suis loin de tous les connaître), au parcours brillant et couronné par le prix Fémina 1993 (« L'oeil du silence »). Il retiendra sûrement à l'avenir mon attention.
©Hervé GAUTIER – Mars 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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VanilleBL
  27 avril 2014
Le livre aujourd'hui publié est un texte qui date de 1995, écrit par Marc Lambron quelques mois à peine après la mort de son petit frère, Philippe, fauché à l'aube de ses 34 ans par le sida. S'il a laissé passer vingt ans avant de le rendre public, c'est que l'auteur n'est pas de ceux qui se complaisent dans le récit d'eux-mêmes, de leurs petites histoires et de leurs moindres chagrins. Et s'il le fait aujourd'hui, c'est pour conjurer l'amnésie, combattre l'oubli et redonner vie au portrait d'un frère trop tôt disparu. Et même si « des mots n'ajouteraient rien à son silence », ce texte magnifique, fort, vibrant, lui rend sans nul doute le plus beau et le plus fraternel des hommages… Quant au fait que l'auteur ait choisi de ne pas faire la promotion de ce livre, c'est une admirable leçon de dignité pour tous ceux qui vendent leurs vies, leurs souvenirs et leurs âmes…
Bien que très personnel, le récit de Marc Lambron n'en est pas moins infiniment pudique et plein de respect. Hors de question pour lui de révéler des secrets que son cadet n'aurait jamais dévoilés, un cadet brillant, élégant, tellement intelligent. Hors de question aussi d'évoquer son intimité, les causes de la maladie, et ses effets, ses marques si cruels qu'il s'est attaché à masquer, pour se protéger. « le secret prémunissait Philipe contre la sollicitude, qui est souvent le masque apitoyé du sadisme ordinaire. » Les réactions à un diagnostic aussi impitoyable, véritable ‘bombe à fragmentation' sont imprévisibles et souvent indésirables. Mieux vaut entrer dans ‘le monde du secret', circonscrire au plus juste les gens qui savent. « Il est difficile d'affronter sa propre mort : mais lorsque l'on devient l'otage de l'effroi que les autres ont de la leur, cela doit devenir insoutenable. »
Pour l'entourage aussi, la situation est compliqué, savoir quelle est l'attitude à adopter est délicat. Mais d'emblée, la relation fraternelle, même si elle s'est parfois distendue au temps de l'adolescence et du passage à l'âge adulte, reprend ses droits, pleinement. « Philippe était mon frère. Je ne pouvais pas le regarder comme un être qui se résume à sa maladie. En général, on veut donner une identité à ce qui nous effraie, et cette identité-là ajoute encore à la pesanteur. Or, la moindre des libertés, c'est de pouvoir exister au-delà de la tristesse qui nous accable. Cette liberté, Philippe la recherchait : il a longtemps pris soin de ne pas se confondre avec le malheur qui le frappait. Envers les autres, c'était de la civilisation. Pour lui-même, c'était du courage. » Au fil des pages, Marc Lambron n'a de cesse de souligner la fierté, la combattivité, la capacité de rire et d'oubli, indispensable, salvatrices. « le nom de cet oubli, c'est aussi le présent, le présent rendu à sa seule grâce, l'instant auquel on demande de rester encore un peu, parce qu'il est si beau. » Vivre intensément, vivre vite et fort parce que l'on sait que le temps est compté, parce que l'on est condamné à une ‘extraordinaire restriction de temps, un cauchemar de l'irrévocable'… On apprend le prix démesuré de l'instant puisque l'espérance de vie est brutalement amputée. « Que toute chose soit perçue sur le mode de ‘la dernière fois peut-être' ; que dans chaque circonstance, si joyeuse soit-elle, s'inscrive une résonance d'adieu ; que la vie une fois donnée soit regardée comme close, sans possibilité de la transmettre ; que les actes se chargent sans cesse de sens, au-delà d'eux-mêmes, parce que chacun d'entre eux signifie la présence d'un monde que l'on va quitter ; et que cette déflagration crépusculaire frappe un être jeune - condamné à l'âge de vingt-six ans -, tout cela passait l'ordre de l'injustice. »
Face à cette injustice, Philippe inspire le respect et l'estime de tous. Même dans ces moments si douloureux, si difficiles, si impossibles, « tout chez lui, jusqu'à l'angoisse, était éclairé d'une rare civilisation. Philippe a vécu ces événements en suivant les chemins de l'intériorité. Quand l'intériorité est devenue repli, il ne s'est plus adressé qu'au silence. »
Le silence. L'oubli. L'absence. le manque. Combattre les deux premiers permet de supporter un peu mieux les deux autres. Se souvenir des belles choses, surtout. L'impitoyable maladie aura au moins offert aux deux frères l'occasion irremplaçable de resserrer leurs liens, ces liens d'enfance et de sang que la vie qui passe s'applique à distendre, à gommer même parfois. « Les fratries sont le pays du malentendu », des disputes, des incompréhensions, des rivalités. Puis on grandit, on s'éloigne. La maladie sonne le temps des retrouvailles et des réconciliations. Et la perspective inéluctable d'une disparition prochaine ouvre l'album des souvenirs. « Si je reviens aux étés, ils s'ouvrent comme autant de chemins dans la mémoire. Au fond du jardin, je sais que mon petit frère m'attend.»
Fidèle à ses principes et à ceux de son frère, le récit de Marc Lambron ne sombre jamais dans le pathos, donnant même aux dernières années l'intensité d'une longue vie tout entière… le qualificatif de ‘poignant' semble même inapproprié, tant l'auteur s'est attaché à rester pudique, sincère, direct. Rien de morbide non plus, aucune noirceur, aucune complaisance dans la douleur, bien au contraire, le portrait de Philippe est magnifiquement vivant, c'est celui d'un homme lucide, fier, résistant, combattant : « l'angoisse de vivre, qui préexistait, avait trouvé sa raison d'être : elle deviendrait un combat contre la mort. »
La mort a fini par gagner. « La fin, au-delà des mots. »
Et finalement, grâce aux mots, à la musique, aux souvenirs, la présence triomphe de l'oubli.
« Que de tous les mots perdus il reste les tiens, que de nos instants piétinés se détachent ceux où tu étais vivant, cela me justifie d'avoir été. J'ai compris que le dernier jour n'est jamais l'ultime rendez-vous : le dernier jour, c'est celui où l'amour combat l'oubli. Je reste sur la terre. Et toi tu marches dans le soleil. »
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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traversay
  15 janvier 2014
"Je reste sur la terre. Et toi tu marches dans le soleil". Ainsi se termine le récit de Marc Lambron, écrit à la mort de son frère, en 1995, et qu'il ne publie qu'aujourd'hui. Pourquoi attendre autant ? Parce qu'il n'y avait pas urgence à faire partager une douleur intime que les années, sans l'alléger, lui ont sans doute permis de se muer en un manque moins aigu, quoique sans cesse présent, et il le sera toujours. Tu n'as pas tellement changé, par sa simplicité et l'évocation délicate des rapports, parfois compliqués entre deux frères si différents et pourtant proches, évite toute impudeur et ne sombre dans aucun pathos. Il y a une certaine douceur dans ce texte mêlée à une colère rentrée, celle de voir arraché à soi un frère âgé de 33 ans. Pas une seule fois Lambron n'écrit les mots Sida ou homosexualité. Il décrit la déchéance physique mais lui préfère des souvenirs communs aux deux hommes, depuis l'enfance. Court et d'une élégance délicate et sobre, ce récit procure une émotion vraie sur la plus terrible des choses : la perte d'un être cher.
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critiques presse (7)
LeSoir   10 juillet 2014
La porte-parole de la Manif pour tous se dédouane du soupçon d’homophobie parce qu’elle a aimé un gay, Philippe Lambron. Marc Lambron, académicien, raconte qui était vraiment son frère.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LePoint   05 février 2014
L'écrivain publie un livre en hommage à son jeune frère mort à 33 ans. Un livre sans complaisance sur la douleur et le poids de l'absence.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   04 février 2014
Une lecture de souvenirs préservés, écrits il y a près de 20 ans et publiés aujourd'hui, comme pour protéger Philippe de l'oubli.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   15 janvier 2014
Les mots toujours légers, presque banals parfois, forment des phrases d’une inédite intensité. Et jamais, cependant, aucune pointe de mélo ou de pathos. Lambron, Marc, se contente jusqu’au bout de la plus sobre des simplicités pour rendre une merveilleuse vitalité sentimentale à la mémoire de son petit frère Philippe.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   10 janvier 2014
On ose à peine qualifier de «poignant» ce récit direct et vibrant, tant le terme recouvre tout ce que Marc et Philippe cherchent à fuir eux-mêmes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs   08 janvier 2014
Voici, en creux, le bouleversant autoportrait de Marc, tout plein de cette culpabilité qui ronge, entre la vague des regrets et celle des remords, les rescapés du naufrage, comme sidéré d'être encore en vie, et jamais plus écrivain que dans ce récit exhumé pour ressusciter un jeune homme chez qui «l'intelligence s'était élevée à l'intensité d'une délicatesse».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   02 janvier 2014
Face à la disparition prématurée de son frère, l'écrivain Marc Lambron livre une réflexion intime sur l'insupportable effacement d'un être aimé.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LesmotssontmavieLesmotssontmavie   21 août 2015
Imagineraient-ils que le vrai pari, c'est de considérer l'amour secret des fils et des pères. De regarder les femmes en sachant qu'elles vieilliront et que ce vieillissement n'est pas haïssable, d'entrer en somme dans les ruses de la vie orpheline et superbe?
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LesmotssontmavieLesmotssontmavie   21 août 2015
Il est difficile d'affronter sa propre mort: mais lorsque l'on devient l'otage de l'effroi que les autres ont de la leur, cela doit devenir insoutenable.
Commenter  J’apprécie          50
LesmotssontmavieLesmotssontmavie   21 août 2015
Il détestait que l'incertitude, qui est le lot de chacun, s'habille de l'arrogance de ceux qui prétendent savoir.
Commenter  J’apprécie          60
LesmotssontmavieLesmotssontmavie   21 août 2015
Le nom de cet oubli, c'est aussi le présent, le présent rendu à sa seule grâce, l'instant auquel on demande de rester encore un peu, parce qu'il est si beau.
Commenter  J’apprécie          40
pasphilpasphil   30 mars 2019
Que je fonde une famille, …, donnait à Philippe le sentiment que je répudiais celle où j'avais vécu avec lui depuis 25 ans.

J'ai pu imaginer ce que traversait mon frère, je ne l'ai pas vécu.

Les dépressions sont une enfance : elles contraignent à protéger un autre contre lui-même.

… c'est que la mort est un événement irrépétible.

Rien n'est plus unique, et rien n'est plus commun que la mort d'un homme : en se séparant de ses parents, il les rejoint tous.

J'irai sous la terre, …, toi tu marcheras dans le soleil.

Les psy… disent que le refus du lacté est un signe d'indépendance.

Je reste sur la terre et toi tu marches dans le soleil.
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Videos de Marc Lambron (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Lambron
« Ne vous fiez pas aux apparences », c'est le mot d'ordre de notre dernière émission de l'année. Deux brouilleurs de pistes, Dominique Farrugia : producteur et réalisateur et Marc Lambron : académicien, écrivain et journaliste se prêtent au jeu de l'interview croisée pour ces deux hommes qui ont plus de choses en commun que vous ne pourriez le penser? Avec : Dominique FARRUGIA : Producteur et réalisateur, Marc LAMBRON : Académicien - Écrivain - Journaliste.
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