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Pellejero Rubén (Autre)Torrents Eduard (Autre)Martín Pardo (Autre)
EAN : 9782800162218
148 pages
Dupuis (01/03/2024)
3.71/5   46 notes
Résumé :
Orphelin, industriel en vue, mafieux, amoureux sincère ou baron de la drogue : difficile de définir Carlitos, devenu le puissant Don Carlos. Peut-être parce qu'il est tout cela à la fois... Dans une Barcelone prise dans l'étau de la dictature franquiste, venez assister à un destin riche en aventures, en amours et en couleurs, porté par des auteurs au summum de leur talent respectif : Denis Lapière et Gani Jakupi, accompagnés d'un trio barcelonais : Ruben Pellejero, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Un grand merci à Babelio et aux éditions Dupuis...

Barcelone, 1948. Dans le train qui l'emmène en France, Carlos Morena Vargas, en compagnie de deux amis, se rend à Marseille, où son cousin lui a promis du travail. À la gare de Banyuls-sur-mer, alors que la gendarmerie nationale contrôle leurs papiers, une femme prénommée Jocelyne remarque aussitôt que le jeune homme parle très bien le français. Elle lui propose, des fois que son cousin le laisse tomber, de venir la voir à Perpignan, où elle tient une épicerie, rue de la gare. L'un des ses amis remarque alors sa grande cicatrice dans la paume. Carlos se souvient alors de ce jour tragique, alors qu'il n'avait que 8 ans... Dans les décombres de son immeuble touché par les bombardements, il découvre sa mère, Engracia, quasiment nue, une croix entaillée sur le bas-ventre. Aussitôt, le voisinage l'éloigne de cette scène et le confie à Don Alejandro. Celui-ci le recueille chez lui et lui suggère d'aller s'amuser avec sa fille, Paula. C'est là, à l'abri des regard, que le petit Carlitos s'entaille la paume...

Au coeur de l'Espagne franquiste, sur plus de trois décennies, l'on suit le destin de Carlitos, avant qu'il ne devienne Carlos Vargas puis Don Carlos. de l'assassinat de sa mère à son exil en France en passant par son ascension jusqu'à devenir le caïd le plus redouté de Barcelone, ses trafics, ses nombreuses rencontres qui l'aideront à gravir les échelons, ses trahisons, ses choix, sa rage d'échapper à sa condition sociale... En parallèle, l'on a affaire à un tueur en série qui sévit dans les rues de Barcelone et un policier retors qui n'a d'autre rêve que d'épingler Carlos. Cette fresque espagnole, à la fois historique et humaine, se montre tour à tour prenante et complexe à souhait, avec ses nombreux rebondissements, ses moult personnages parfois ténébreux et, malheureusement, ses ellipses. Prévu initialement en une série de six tomes, cet album unique, malgré ses presque 150 pages, souffre d'approfondissement et de quelques raccourcis, rendant sa lecture moins fluide, parfois déroutante. Malgré cela, Denis Lapière et Gani Jakupi ont toutefois su en garder l'âme. Graphiquement, Rubén Pellejero, Eduard Torrents et Martín Pardo nous offrent des planches remarquables, au découpage dense et au trait limpide et expressif, un brin rétro, et nous plongent dans un Barcelone sombre.
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P'titVincent a écrit un très joli billet sur cette bande dessinée, je comprends son engouement !

En ce qui me concerne, l'histoire, elle, est confuse, pour moi un peu trop condensée. J'ai eu du mal à m'attacher à tous ces personnages. Quand à Carlitos, on comprendra mieux sa destinée sur la deuxième partie. L'ambiance des boîtes, l'alcool, le jazz rythment quelques passages, les couleurs chaudes apportent le coté caliente. Un dessin très réussi par deux Barcelonais !

Entre flammes et règlements de comptes, je sors de cette histoire un peu épuisé.
Ce qui reste un très beau roman graphique.
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Les auteurs élaborent un roman noir autour de Carlos Vargas de Moreno, un orphelin qui va devenir un caïd de la pègre barcelonaise sous Franco. Il fera fortune en organisant un réseau de contrebande avec la France.

Le chemin de Carlos est semé de drames. Jeune, il découvre sa mère éventrée d'une croix gravée dans son bas-ventre. le tueur va perpétrer plusieurs meurtres avant d'être identifié et tué. Carlos, soupçonné un instant, a un solide alibi, il était en France. Mais le policier qui découvre le meurtrier ne va pas s'en tenir là et il va poursuivre Carlos au fil des ans, essayant de s'approprier le commerce hérité par Carlos de son père. le policier y mettra même le feu, tuant une femme. Il s'agissait de la mère de Tito, que tout le monde considérait comme le fils adoptif de Carlos, alors qu'il était son demi-frère.

On voit bien tout le sordide des liens familiaux, assez bien orchestré par Lapière et Jakupi. Les dessins cadrent plutôt bien avec l'ensemble du récit. Evidemment le roman noir est un prétexte pour rendre compte de l'évolution de l'Espagne sous la dictature. L'ouvrage couvre au bas mot une 50aine d'années. Devenu plus vieux, Carlos fait l'objet de rivalités de la part de ses lieutenants, alors qu'il est obnubilé par la vengeance à l'encontre du policier qui a tué son père et la mère de Tito...

Malgré cela, je n'ai pas été complètement convaincu ni emporté.
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Tout commence lorsque Carlitos découvre le cadavre nu et scarifié de sa mère après un bombardement lors de la guerre d'Espagne. Un choc pour l'enfant, pris en charge par l'ami de la famille, Don Alejandro.
En grandissant, il décide de partir en France afin d'établir un approvisionnement illégal pour l'épicerie familiale. Il y fera la rencontre de Jocelyne, une veuve qui lui fera découvrir les joies du commerce et du lit.
De retour en Espagne avec la marchandise, il trouve un nouveau filon pour l'écouler grâce à Eva, une tenancière de bordel qui n'est pas insensible à son jeune charme.
Mais c'est avec Paula, la fille de son mentor, qu'il se marie, celle-ci lui étant liée dès l'enfance.
Au fil des ans, l'homme grandit en même temps que son commerce triangulaire, côtoyant la pègre, les autorités (ce qui revient un peu au même) et un policier ripoux qui a juré sa perte. Aux simples produits d'épicerie s'ajoutent très vite alcools, tabacs, drogue et prostitution. Carlitos devient don Carlos et entame même une brillante carrière d'industriel et de notable. Mais cette réussite a un prix, car chaque avancée se fait dans le sang. L'homme traverse le franquisme, partagé entre sa dignité et sa réussite, divisé par les femmes qu'il aime ou dont il profite. Très vite, il ne se reconnait plus et est rejeté par les siens.
Thriller espagnol sous fond de franquisme, saga mafieuse barcelonaise, tragédie classique d'un homme qui a donné son âme au diable (ou qui s'est mouillé avec les franquistes, ce qui revient un peu au même aussi), les auteurs se sont ingéniés à multiplier les lectures possibles sur le parcours d'un homme qui veut se venger de son enfance malheureuse et se perd dans les mirages d'une réussite sociale fallacieuse.
Pour ce sublime récit, il aura fallu pas moins de 5 auteurs : Denis Lapière et Gani Jakupi pour le scénario, Ruben Pellejero, Eduard Torrents et Martin Pardo pour le dessin. Et bien malin celui qui saura exactement qui a fait quoi dans cet album, même si le trait des personnages principaux est clairement signé de Pellejero (que l'on connait surtout pour avoir repris Corto Maltese mais qui a fait beaucoup mieux) ! Une histoire parfois complexe, des personnages loin d'être caricaturaux, des dessins somptueux et des couleurs magnifiques, tout est absolument réussi dans cet album.
Une grande histoire dans l'Histoire.
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La première page est grandiose. Des voyageurs attendent leur train en gare de Barcelona, sous une voûte en fer ajourée. Des tickets, un journal, traînent sur le quai; des gens sont assis sur des valises, conversent ou lisent.
Le ton est donné : souci du détail, expansion de l'espace, jeux d'ombre et de lumière. Chaque ambiance a sa couleur attitrée, d'une tonalité claire, association heureuse de quelques couleurs dominantes, déclinées à l'envi. Les femmes sont pulpeuses et bien en chair, les hommes, secs comme des triques. Au fil des péripéties, le visage du personnage principal durcit, illustration de la mue de Carlitos, fils de l'épicier, en Carlos, dur au mal et cruel en affaires.
Quant aux décors, très précis et vivants, je présume qu'ils ont été confiés aux dessinateurs barcelonais. J'ai eu l'impression d'être transporté sur place, des ramblas au cabaret interlope.
Outre cette orgie graphique, un scénario solide, au service d'un drame classique, déployé sur quarante années et 144 pages, contribue à un intense moment de lecture, plaisir des yeux et tourment de l'âme.

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critiques presse (5)
Bedeo
24 mai 2024
Thriller générationnel dans une Espagne pleine de recoins sombres.
Lire la critique sur le site : Bedeo
LaLibreBelgique
30 avril 2024
Cinq auteurs se sont plongés sur ce parcours. Le quintet nous offre un regard très polar et cinématographique.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesAmisdelaBD
25 avril 2024
Barcelona, âme noireest une épopée de 140 pages dans laquelle le lecteur trouvera tous les éléments d’un grand récit populaire classique. Elle rappelle, de façon parfois brutale, la fatalité du destin et la dramaturgie de l’Histoire. Souvent dure et froide, cette bande dessinée réussit à apporter au lecteur ce qui est recherché dans un album : l’émotion.
Lire la critique sur le site : LesAmisdelaBD
BDGest
12 avril 2024
Vue les circonstances de sa genèse, Barcelona, âme noire n’a pas à rougir. Même amputé, l’ouvrage reste impressionnant, tant sur le fond que dans sa réalisation. Impossible cependant, de ne pas imaginer, avec un certain regret, ce qu’aurait donné cette saga dans sa forme initialement prévue.
Lire la critique sur le site : BDGest
LigneClaire
20 mars 2024
Un cocktail comme on n’en voit pas souvent et qui met en cases le destin de Carlitos qui n’aura de cesse de régner sur les Ramblas. Une progression narrative très finement élaborée sur un dessin sans défaut.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Oh santa virgen !

Encore une !

Il y a un vrai malade en liberté dans la ville.
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Barcelona ame noire
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